‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 78 sur 170 · U PAN · texte numérisé non relu

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qu'une seule espèce de l'Australie, YHydrosaurus Gouldii de M. Gray. (E. D.)

•PANTHOLOPS. ma». — M. Hodgson (Ann. nat. Ins., t. I, 1838) indique sous ce nom un groupe distinct de Ruminants, appartenant au grand genre Antilope. Voy. ce mot. (E. D.)

•PANTODACTYLUS r>5«, entier ; iixtw)oî, doigt), sept. — Genre de Sauriens, de la division des Lézards Chalcidiens, voisin de celui des Ophisaurus, créé par MM. Duméril et Bibron (Erp. gcn., t. V, 1839), qui lui assignent pour caractères : Peau écaillcuse; deux paires de pattes : les antérieures à cinq doigts; des porcs fémoraux; les flancs sans sillons; le dos simplement écaillcux et non hérissé de fortes épines. Ce groupe, qui correspond probablement à ceux des Lijcosoma Spix , et Lcpidosoma Wagler, ne comprend qu'une seule espèce que MM. Duméril et Bibron (toc. cil.) désignent sous le nom de Panlodaclyius Orbignyi. Ce reptile est en dessus d'un brun noirâtre, avec les régions inférieures piquetées de noir sur un fond blanc; il provient de Buenos Ayres , d'où un individu a été rapporté au Muséum de Parts, par le savant naluralisteauquel il est dédié. (E. D.)

♦PANTOLIA. Ins.— Genre de Coléoptères peiitamères , famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides mélitophiles , créé par Burmeister ( Handbuch der Entomolog., vol. 3), et adopté par Scbaum {Ann. de la soc. Ent. de Fr., 2* sér., t. III, p. 51 ), et composé des trois espèces suivantes, toutes originaires de Madagascar: p. scapha G. -P., rubrofasciala et cbenina Schaum. (C.)

PAYTOPLANES errant), ras. — Genre de Coléoptères télramèrcs, famille des Curculionidcs gonatocéres, division des Brachydérides, créé par Schœnherr (Gc~ ncra et sp. Curculion. syn., t. VI, 1 , p. i 1 1) et qui se compose d'une espèce, le p. anihnbiformis ; c\)e est originaire du Brésil.

•PWTOPOEUS. ws. — Genre de Coléoptères télramèrcs, famille des Curculionidcs gonatocéres , division des Cyclomides, établi par Schœnherr (Gênera et sp. Curculion. syn., t. VU, 1, p. 352 ). Le type, le p. cerrinusde l'auteur, est indigène de la Nouvelle-Hollande. (C.)

PA.YIOI'TÈKLS. Pantoplera. rotss. —

Nom donné par M. Duméril à une famille de ses Holobranches apodes , et qui répond i celle des Anguilliformes de G. Cuvier.

•PANTOTliLES (n«»Tetti^t parfait, entier). i\s. — Genre de Coléoptères tétrameres, famille desCurculionides gonatocéres, division des Aposlasimérides cryptorbynchi.les, établi par Schœnherr {Gênera et spec. Curculion. syn., VIII; II, p. 60) avec deux espèces de l'Amérique méridionale: les P. erythrorhynchus et tenuirostris Chvt., Schr. L une est de Démirari et l'autre du Brésil. (C.)

•PANTOTIUCHUM («à;, tout; O.oi'Ç, Tpigo;, cheveu), infus.— Genre d'Infusot. rcs ciliés, établi par Ehrenbcrg dans sa famille des Cyclidina qui fait partie du groupe de ses Poly gastriques anenlérés, épitriques. Les Pantotrichum, qui se distinguent des autres Cyclidiens, parce qu'ils ont tout le corps hérissé de cils vibratiles, nous paraissent devoir être rangés parmi les Enchdys.

(Du.)

PANTOUFLE, bot. mi. — Nom vulgaire de VAntirrhinum ntajus et du Cypripedaim calceolus.

PAMOLFLIEK. roiss.— Espèce du genre Marteau. Voy. ce mot.

PAMJRGE. panurgus («avovaw, artificieux). Ins. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Apiens ou Melliféres, famille des Andrénilcs, groupe des I».isj ^dites, établi par Panzcr (Faun. germ.), et auquel M. Blanchard {Uùloirc de* Inycics, édition Firmin Didot) donne pour pii'uipaux caractères : Palpes labiaux de <u articles : antennes en massue dans les deux sexes.

On connaît peu d'espèces de ce genre.

sont toutes remarquables parleur grosse t '■»<?. La plus commune est le Paîwrge lobé , Panurgus lobatus (Dasypoda lobala Fabr.) <i"» a le corps noir, les antennes rou«aircs et les cuisses postérieures dilatées en formelle lobe. On le trouve principalement eu In rue, en Allemagne et en Italie. (L)

♦PAMRtS, Koch. ois. — Synonïtne.ie Calamaphilus, Lcach. Voy. h&akgc. (Z 0 )

•PAMJS, Latreille. ixs.— Synonyme ou division du genre Thamnophilus ou .Wu<jdalinus, Schœnherr; il est composé d'espèces chez lesquelles les mâles offrent une massue cylindrique et en brosse. [C) *PA\L S. uot. Cft.-Ccmotqui, chez le* La-

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Uns, signifiait navellc , lumcur, a été donné par M. ie professeur Fries {Epie. Syst. A/yc, p. 396) à un genre de Champignons de la famille des Agaricinées, qui est caractérisé par un chapeau d'une consistance charnue, coriace, tenace, devenant dure en se desséchant, et d'une contexture fibreuse; les lames fermes, persistantes, inégales, entières et aiguës à la marge, sont souvent réunies entre elles par des prolongements veineux. Les espèces qui appartiennent à ce genre végètent sur les bois, sont difformes, dimidiées, et vivent très longtemps. Celle qui est la plus répandue chez nous et une des mieux connues est YAgaricm stipticus de L., dans laquelle on serait fort embarrassé de reconnaître les caractères que je viens d'indiquer; il en est de même pour VAgaricus Dclastrii Montg., et VAgaricus (Pleuropus) e/cu/erophylius Lév., March., que M. Frics a jugé convenable d'appeler farinaceus sans qu'on puisse en apprécier le motif ; c'est un véritable Agaiic qui ne diffère de l' Agaricus ulmarius que par l'absence du pédicule. Les autres espères rentrent naturellement dans les Pleuropodes.

Le genre Panus n'a donc pas de caractères particuliers, et il ne peut même former une section distincte des espèces sessilcs ou à pédicule latéral. Les espèces qui le composent doivent rentrer dans les Pleuropus ou Crepidolus, selon qu'elles ont les spores blanches ou colorées. (Lév.)

PANZERA. Willd. (Spec, II, 540). bot.

ru. — Syn. d'Eperua, Aubl.

PANZERIA, Mœnch (Melhod., 402). bot.

pb. — Voy. leonumjs, Linn.

PAOîM. Pavo. ois. — Pour tous les ornithologistes, les Paons dont nous allons faire l'histoire forment un genre auquel on assigne pour caractères : Un bec en cône courbé, robuste, à mandibule supérieure voûtée et débordant l'inférieure, à base nue; des narines garnies d'une membrane gonflée et cartilagineuse, situées près du rapistrum; des joues en parties nues; une aigrette sur la tête; des tarses robustes; des scutelles armés, chez le mâle, d'un éperon ; des ailes concaves , arrondies ; une queue composée de dix-huit pennes, cachées par des tectrices sus-caudales larges , fort longues , très nombreuses et susceptibles de se relever. Ce dernier caractère est

tellement tranché qu'il suffirait à lui seul pour distinguer ce genre.

L'ordre des Gallinacés , auquel les Paons appartiennent, si peu riche en espèces, surtout lorsqu'on en sépare les Pigeons, comme l'ont fait, avec juste raison, plusieurs méthodistes, est au contraire un de ceux qui offrent le plus de richesses cous le rapport des couleurs dontsont parés les Oiseaux qui le composent. Où trouver en effet, ailleurs que dans cet ordre, l'éclat métallique et si heureusement nuancé du plumage des Lophophores, la riche parure des Tragopans, des Faisans, des Coqs; le vêtement tout constellé des Argus; mais surtout la majestueuse beauté des Paons? nulle part, sans doute ; et si parmi les Passereaux on rencontre des espèces qui, à cet égard, égalent peut-être ces derniers, il n'en est point qui les surpassent.

De tous les temps , et du moment où ils ont été connus, les Paons ont vivement excité l'admiration de tout le monde. Plus d'une fois les poêles et surtout les poètes latins ont chanté dans leurs vers l'espèce qui, transportée de l'Inde dans l'Asie mineure et de là en Grèce, est devenue domesîique en passant en Europe ; plus d'une fois les historiens de la nature ont employé , pour parler d'elle, un langage semé d'autant de fleurs qu'elle a d'yeux chatoyants répandus sur son riche plumage.

A une époque très reculée dans l'histoire de la Grèce, si les Paons eurent une place dans l'Olympe, si les anciens habitants de Samos les consacrèrent à Junon, ils ne durent sans doute qu'a leur beauté d'être ainsi associés à celle que le paganisme considérait comme la compagne du maître du ciel et de la terre. Des médailles antiques, frappées par les Samiens, attestant cette consécration, avaient contribué à faire penser que les Oiseaux dont nous parlons avaient pour patrie l'Ile de Samos ; mais des recherches historiques faites dans le but de savoir quel était réellement leur pays natal, ne tardèrent pas à faire reconnaître que l'Inde , ainsi que nous venons de le dire plus haut, était la patrie de ces magnifiques Oiseaux. C'est là qu'on les trouve à l'état sauvage. Le pays des pierreries et des aromates les plus précieux est aussi celui de l'Oiseau le plus éblouissant que l'on

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connaisse. Guzarale, Darrorhc, Cambaye, la côte de Malabar , le royaume de Siarn, l'Ile de Java, nourrissent des Paons sauvages, cl ils y sont l'objet d'un commerce considérable. Alexandre, poussé partes conquêtes jusqu'aux lieux où vivent ces Oiseaux, fui si vivement frappé de leur beauté . qu'il défendit, sous des peines très sévères, s'il faut en croire l'histoire, de les tuer. L'on pense môme que c'est de l'invasion d'Alexandre daus les contrées d'où les Paons tirent leur origine que doit dater leur apparition dans la Grèce. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'ils y furent d'abord très rares ; et ce qui Tient à l'appui de cette opinion , c'est que durant longtemps ils furent à Athènes un objet de curiosité. A chaque néomenie, c'està-dire à chaque renouvellement de lune, on exposait un ou plusieurs de ces Oiseaux aux regards du public, qui accourait, dit-on, même des villes voisines , attiré qu'il était par le désir de contempler un si magnifique spectacle que celui que leur procurait la vue du Paon. Au temps de Périclès, le prix d'un de ces Oiseaux était excessivemen t élevé.

Le livre le plus ancien que nous possédions, celui qui nous a transmis l'histoire du peuple juif, la Bible en un mot, fait mention des Paons dans des termes qui feraient supposer que ces Oiseaux , peu connus encore du temps de Salomon, devaient être considérés comme un objet de grande valeur ; car dans le neuvième chapitre du deuxième livre des Chroniques , et dans le dixième chapitre du troisième livre des Rois, il est dit que, parmi les choses précieuses, telles que l'or, l'ivoire, etc., que les vaisseaux du puissant roi rapportaient , on comptait des Paons, lesquels Paons étaient des présents faits à Salomon par d'autres puissances de son époque. En admettant que le peuple hébreu n'ait pas désigné, dans sa langue, sous le nom de Paons, des Oiseaux autres que ceux dont il est ici question, il paraîtrait donc, d'après certains passages de la Bible, que leur connaissance remonte à la plus haute antiquité, et que les Grecs, par conséquent, ne les ont pas connus les premiers.

C'est en passant de la Grèce à Rome que l'espèce qui fait l'ornement de nos parcs, de nos basses-cours, est arrivée jusqu'à nous. Les Romains, en effet, dont les conquêtes

s'étendirent fort au loin, furent les premiers des peuples de l'Europe continentale qui virent introduire chez eux ce superbe étranger. Il commença à paraître à Rome vers la décadence de la république, à l'époque où le luxe et la corruption arrivaient à leur apogée. Moins admirateurs que les Grecs, lei Romains se lassèrent de le regarder comme un objet de curiosité , et voulurent connaître le goût de sa chair. « L'orateur Horlensius, dit Guéneau de Montbeillard, dans 1* Histoire naturelle des Oiseaux de Buflon , fut le premier qui imagina d'en faire servir sur sa table, et son exemple ayant été suivi, cet Oiseau devint très cher à Rome; et les empereurs renchérissant sur le luxe des particuliers, on vit un Vileltus, un Héliogabale, mettre leur gloire à remplir des plats immenses de têtes ou de cervelles de Paons, de langues de Pbénicoptères, de foies de Scares, et à composer des mets insipides qui n'avaient d'autre mérite que de supposer une dépense prodigieuse et un luxe excessivement destructeur. » Les Paons étaient servis à table avec toute leur queue; nous avons imité eu cela les Romains, car le Faisan Ligure quelquefois dans nos repas avec une partie de ses attributs.

Vus dans leur ensemble, les Paons sont (es plus beaux des Oiseaux ; ils réunissent la grandeur, l'élégance dans les formes, J'éclat du plumage. C'est principalement d'eux qu'on pourrait écrire ce qui a été dit des Oiseaux-Mouches et des Colibris, qu'il semble que la nature ait broyé en leur faveur les pierres les plus précieuses pour en former des couleurs qui servissent à peindre leur plumage. Si l'empire, comme l'a admirablement exprimé le collaborateur de Bu (Ton, dans son histoire du Paon domestique , appartenait à la beauté et non à la force, celui-ci serait sans contredit le roi des Oiseaux, car il n'en est point sur qui autant de richesses soient réunies avec plus de profusion. « La taille grande, le port imposant, la démarche lière, la figure noble, les proportions du corps élégantes ctsveltes, tout ce qui annonce un être de distinction lui a été donné. Une aigrette mobile et légère, peinte des plus riches couleurs, orne la uHe sans la charger; son incomparable plumage semble réunir tout ce qui flatte nos yeux daus le coloris tendre et frais des plus belles

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fleurs, tout re qui éblouit dans les reflets pétillants des pierreries , (oui ce qui les étonne d.ins l'cclat majestueux de l'arc-enciel. Non seulement la nature a réuni sur le plumage des Paons toutes les couleurs du ciel et de la terre pour en faire le chefd'œuvre de la magnificence, elle les a encore mêlées, assorties, nuancées, fondues de son inimitable pinceau , et en a fait un tableau unique, où elles tirent de leur mélange avec des nuances plus sombres, et de leurs oppositions entre elles, un nouveau lustre et des effets de lumière si sublimes que notre art ne peut ni les imiter ni les décrire.

A côté de celle peinture si large et si vraie, que nous empruntons à l'histoire naturelle de Buflbn , en regard de ce beau langage, nos lecteurs nous permettront et nous sauront pcut-êlre gré de placer un passage de l'histoire non moins belle, mais plus naïve, qu'un auteur du xvu* siècle a faite du Paon domestique. D'ailleurs cet extrait, dans lequel quelques particularités de mœurs sont légèrement esquissées, nous permettra de faire quelques réflexions au sujet de certaines erreurs que n'ont cessé d'éditer, même jusqu'à nos jours, presque tous les auteurs qui ont écrit sur cet Oiseau.

« Le Paon, dit François René, dans son Essai des merveilles de la nature , prétend bien tenir le premier rang parmi les Oiseaux, tant il est fler de sa beauté, et piaffe a la monstre de sa roue estoilée. 11 est glorieux au possible, et s'aperçoit bien lorsque l'on prend plaisir à le contempler, car aussitôt il baulse sa teste haultaine, et secoue par bravade le panache d'aigrettes qu'il porte sur la teste. Puis d'un œil assuré regardant l'assistance, il se met à son jour, et prend le soleil et l'ombrage qu'il faut pour faire paroistre sa riche tapisserie, et donner l'éclat à ses vives couleurs. En se contournant gravement il fait briller sa teste serpentine et son col habillé d'un précieux duvet qui semble de saphirs, de mesme est sa poitrine diaprée de pierreries esclatantes qui y semblent enchâssées pour luy faire un carquan. Ce qui lefait glorieux, estsa queuëet •on thresor qu'il porte toujours en crouppe. Il n'a pas si tost superbement desployé ses pennes dnré<»«, faisant la roue, qu'il semble vou-

loir disputer le prix de la beauté avec toutes les créatures ; car le ciel ne luy semble pas plus beau avec lous ses yeux et ses astres dorez que sa queue" parsemée d'esloilles d'or, de saphirs et de fines cmcraudcs.Si la terre au printemps se pare de ses fleurs, le Paon porte toujiours quant et soy son printemps qui luy sert de lacquay qui est toujiours à sa queue, et vous fait voir une primevère de soie et de salin, un parterre portatif, un iardin mouvant et un royal bcl-vcdère. Sa roué luy serl de tapisserie de haute lice, de ciel et de day, où il est appuyé en roy. C'est le poisle sous lequel il marche gravement , c'est son parasol qui le défend des rigueurs du soleil. Autanl de pennes, autant de mirouers où il mignarde et flatte sa beauté: il sent bien, le galanJ, qu'il est magnifique, c'est pourquoy il se hasarde de vouloir faire peur trainassant par terre le bout de ses pennes et les faisant claqueter contre terre, avec une démarche arrogante. Le plaisir est quand on se moque de luy : car aussi tost il plie son panier, enferme sa coquille, et enveloppant son thresor, se despile si très fort que s'il osoit vous creveroit les yeux de ses ongles, et vous arracheroit la langue. Vous le voyez transir à vue d'oeil, mais bien davantage quand en octobre il a perdu sa queue, car il se cache comme s'il porto il le deuil et qu'il eust fait banque-route à la nature. Mesme la nuit s'il s'éveille es ténèbres, il pense d'avoir perdu sa beauté et se met à soupirer comme si les voleurs lui avoient desrobé ses richesses el que de Paon il fust devenu un corbeau et un oyseau tout noir. ■

On ne saurait mieux avoir observé le Paon qui vit près de nous ; mais l'on ne saurait également interpréter d'une manière plus contraire à la vérité les faits dont on est le témoin. Cet Oiseau , quand vient l'époque des beaux jours, semble étaler avec complaisance sa belle queue ; on croirait qu'il se plati à s'admirer lui-même, et , tout en se pavanant , il laisse de temps en temps apercevoir des trépignements qui se décèlent par les mouvements de ses ailes et des plumes île sa queue. Toutcela n'a point échappé, comme on vient de le voir , à l'observation ; mais malheureusement le désir de voir dans les actes d'un Oiseau aussi noble quelque chose de peu commun , a été bien souvent,

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