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qui appelaildès lors l'aiteuiion des botanistes sur l'affinité de ce genre et de ce groupe avec les Carjopbyllées, et demandait si l'on ne devait pas les rapprocher déûnitivemen t. Plus tard, il sépara le Paronychia et quelques autres genres voisins pour en former une famille distincte qu'il plaça, en effet, auprès des Caryophy liées ; et aujourd'hui on va même plus loin , et une élude plus approfondie des caractères de toutes les plantes de ces deux familles a fait élever des doutes sur la légitimité de leur séparation, de telle sorte que beaucoup d'auteurs les confondent et les considèrent comme devant être à peine portées au rang de tribus. Le caractère de l'insertion des étamines , admis comme bypogynique dans les Caryophyllées, comme périgynique dans les Paronycbiées , semblait établir entre elles une ligne nette de démarcation ; mais on a constaté la périgynie de plusieurs Caryophyllées : on se demande si elle n'existe pas dans toutes , ou plutôt si ce caractère a, surtout ici, une valeur réelle, ainsi que la présence ou l'abaence des pétales. Ce sont précisément les questions que s'adressait dès le début l'auteur du Gênera plantarum , et qui, résolues négativement, devront amener le rapprochement de plusieurs familles, apétales et polypélales, hypogynes et périgynes , mais toutes douées , comme les Caryophyllées et Amarantacées, de certains rapports, notamment dans la situation et la structure de leurs graines. Beaucoup d'auteurs modernes n'admettent les Paronycbiées que comme une simple tribu composée des Caryophyl lées à feuilles accompagnées à leur base de stipules scarieuscs , et c'est , en effet , leur trait le plus distinciif; mais nous devons ici exposer l'ensemble de leurs caractères , puisque nous avons précédemment maintenu les Caryophyllées dans leur ancienne circonscription.
Nous exclurons d'abord une section de genres apétales et «stipulés admise par Juslieu , et que nous décrirons a part sous le nom de Scléranthées (voy. ce mol), et nous définirons les Paronycbiées de la manière suivante : Calice herbacé à 3 - 5 divisions plus ou moins profondes, assez souvent persistant et endurci autour du fruit. Autant de pétales alternes, quelquefois rudimentaires, manquant rarement tout-à-fait. Éta-
mines à iuserlion le plus souvent périgyoique , c'est-a-dire insérées avec les pétales sur le tube du calice, en nombre égal à ces pétales et alternes avec eux , très rarement en nombre double , plus fréquemment en nombre moindre, à flleU libres et couru, à anthères biloculaires. Ovaire libre, uoilocolaire, avec un placenta central portant un seul ou plusieurs ovules campuliiropes, surmonté de deux à cinq styles, quelquefois réunis inférieurement. Fruit sec, tantôt indéhiscent, nucamentacé et monosperme, tantôt capsulaire et polysperme à la manière de celui des Caryophyllées. Embryon recourbé autour d'un périsperme farineux, qu'il embrasse à demi ou complètement.
Les espèces sont des plantes herbacées ou suiïrutescentes, à feuilles opposées ou très rarement alternes, munies de stipules scarieuses; à fleurs petites rapprochées ou écartées dans une inflorescence ordinairement déûnie. Elles se trouvent dans les régions tempérées du globe, abondent surtout entre les 2V et 40e degrés de latitude boréale. Leurs propriétés sont peu pronooeée* et peu remarquables.
GENRES
Tribu I. — Illécebrées.
Ovaire 1 -ovulé. Calice à divisions simples.
Corrigiola, L. [Polygonifolia, Vaill.) — Ilerniaria, Tourn. — lllccebrum , Gcrln. f.
— Cardionema , DC. ( Bivonœa , ftloc. Sess.)
— Pentacœna, Baril. [Acanlhonychya, DC.)
— Paronychia, J. {Plattzia, Arn. — Sipnonychia, Gr. Torr.— Anychia, Rich.)— Cymnocarpus , Forsk. — ? Winlerlta , Spreog. (Sellowia , Roth.) — ? Lithophila, Sw.
Tribu II. — PrÉRAWTHÉEs.
Ovaire 1-ovulé. Calice à divisions latéralement appendiculées.
pteranthus, Forsk. (Louichea, Lhér.) — Comètes, Burm. (Saltia, R. Br.)
Tribu III. — Pollicbiefs.
Ovaire 2 -ovulé. Calice 5-denté.
Pollichia, Sol. (Neckeria, Gmel.— Ueer»
burghia, Mœnch.)
Tribu IV. — TaiiraixKs.
Ovaire pluri-ovulé, incomplètement de
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3-4-loculaire par l'existence do cloisons à sa base. Feuilles alternes.
Telephwm, Tourn.
Tribu V. — Polycabpées.
Ovaire multi-ovulé, 1-loculaire. Feuilles opposées ou ver irciiiecs
Latfjlingia , L. — Ceriia , M oc. Sess. — Polycarpon, Lœfl. (7VicMu\ Hall. — ^nfAyl* /•s, i4d. ) — ^rversio, Camb. ( Hapalosia, Wight. Arn. ) — Orreoïa , Lœfl. ( Ortega , DC. — /uncaria , Clus. ) — Stipuliceda , Micb. — Polycarpœa, Lam. ( Hagea, Vent. — J#o/iïa , W. — Lahaya, Rœm. Sch. — Hyafû, Lbér.) — iykria, Mari. — SperjrMlana, Pers. (Lepigonum, Fries. — Stipu- ' laria, Haw. — Dclila, Dumort. — Itatarriia, Camb — Buda et Ti«o, Ad.) — Spergula, L. — Drymaria, Vf . (Ad. J.)
PAROKYQUE. Paronychia (n»o«r,vX.'«, nom grec de cette plante), bot. ph. — Genre établi par Tour oefort, et que beaucoup d'auteurs avaient rapporté au genre Illecebmm. M. de Jussieu (in M<m. Mus., 1. 388) en a fait de nouveau un genre particulier qu'il considère comme le type de la famille des Paronychia es, tribu des Illécébrées, et auquel il assigne les caractères suivants: Calice sans involucre, i tube très court, infundibuliforme ou cupuliforme, à cinq divisions herbacées ou membraneuses, mucronées ou aristées vers le sommet, qui est en forme de coiffe ou, rarement, convoluté. Corolle à cinq pétales, in* sérés dans les divisions «lu calice, très petits, quelquefois nuls. Étamines,* cinq ou en nombre moindre par avortement, alternes •ui pétales; filet* très couru ; anthères globuleuses, i deut loges, s'ouvrant longitudiitnlement; oraire sessile, à une seule loge uni ovulée. Style biûde ou biparti dont les divisions portent les stigmates. Utricule indéhiscent ou s'ouvrant en cinq valves.
Les Paronyques sont des herbes vivaces ou rarement annuelles, souvent gazon na nies, à feu H les opposées ou quelquefois groupées par trois ou par cinq, et formant alors une sorte de veriicille, de formes variables, très entières , à stipules interfoliacées, membraneuses, argentées, très entières, biûdes ou bipartites; à fleurs bractéées et présentant divers modes d'inflorescence.
Os plantes sont originaires des régions
chau>)c$ et tempérées «lu globe. Les espèces
comprises dans ce genre oui été réparties en six sections désignées et caractérises de la manière suivante : ». iiptonj/c/iia , Fenzl {M te.): Divisions du calice herbacées, un peu membraneuses sur le bord, ovales oblongues ou lancéolées, aiguës, concaves, mutiques, pubesceo tes. Corolle i cinq pétales. Style très court, bifide. Utricule inclus dans le calice, indéhiscent a la base. — b. Aconyckia, Fenzl {loco citalo): Divisions du calice semi-membraneuses, très rarement herbacées, ovales oblongues, infléchies sur les bords, garnies d'une courte arête vers le sommet qui est en forme de coiffe. Corolle à cinq pétales. Sly le court, biGdo ou biparti. Utricule inclus dans le calice, denisceut à la base. — c. Eunythia, Fenzl (loco cilalo) : Divisions du calice urcéolées à la base, ovalesoblongues, semi-membraneuses, infléchies sur les bords et garnies au sommet d'épines ou d'siéies. Corolle à cinq pétales. Style biparti. Utricule indéhiscent (?), enfermé dans le calice. — d. Chœtouychia , DC. (Prodr., III, 370): Divisions du calice ovales -oblongues, linéaires ou lancéolées, semi- membraneuses, souvent rigides, infléchies sur les bords , terminées par une arête au sommet qui est écaillé ou convoluté. Corolle à cinq pétales. Style bifide on biparti. Utricule indéhiscent (?), enfermé par le calice. — e. Stphonychia, Torr. et A. Gr. {Flora of Sorth. Amer.,l, 173): Divisions du calice linéaires, semi-membraneuses, mutiques. Corolle à cinq pétales. Slylefili forme, diviséau sommet en deux petites dents. Utricule inclus dans le calice.— f. Anychia, L.-C. Ricb. (in Michaux Flor. bor. Amer., I, 113) : Divisions du calice ovales-oblongues, herbacées, à peine membraneuses sur les bords, mucronées au sommet. Corolle nulle. Étamines trois ou rarement cinq. Utricule indéhiscent, de la même longueur que le calice ou le dépassant un peu.
Quelques unes des espèces de Paronyqncs croissent en France, principalement dans les contrées méridionales ; elles ne sont d'aucune utilité. (J.)
•PAKOPES, Megerle (Curtis syst.,Cat., p. 193). «s. — Synonyme de Brachylarsus, Schr. (C.)
PAKOPSIA (««pe^t;, petite assiette), bot.
ra Genre de la famille des Passidorées, tribu
desParopsiéeSjétabliparNoronh* (ri Thouart
Hist. Veg. afr. austr., 59, t. 19). Arbrisseaui de Madagascar. Voy. passiplobehs.
•PAIIOPSIÉES. Paropsicœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Passiflorées ( voy. ce mot ), ainsi nommée du genre Paropsia qui lui sert de type. (Ad. J.)
PAROPSIS ( «*pof < , écuelle ). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramêres de Latreille , famille des Cycliques , tribu des Cbrysomélines, créé par Olivier [Entomologie, t. V, 1807, 92, p. 596, pl. 1, f. 1-14), et qui est composé d'une cinquantaine d'espèces originaires d'Australie , et deux ou trois d'Asie ( la Dourie). Nous citerons les suivantes comme en faisant partie : P. atomaria , picea , marmorea f obsolela , bimacutata , coccinelloidcs, ruflpes, pallida, teslacea, Auslralasia , ustulata, chiot 'o/ ica , notulala, AmboinensisQl., dttriia, morio F., etc. Marsbam a décrit vers la même époque (1807) des Insectes du même genre sous le nom de Notocîea, qui n'a pas prévalu , et Ericbson faitconnaltre {Archiv. furNalurg., 18 «2) douze espèces nouvelles. Ce genre se distingue de tous les autres de cette famille par ses palpes maxillaires , dont le dernier article , beaucoup plus grand , est en forme de hache. Son corps ressemble à celui des Cassidaires; mais il est plus régulièrement ovalaire et convexe en dessus , et est orné de couleurs vives, variées, et quelquefois métalliques ou nacrées. (C.
•PAROPLS, Megerle {Cal. Dahl). ins.— Synonyme de Brachytarsus , Scbœnbêrr.
•PAROSELLA , Cavanil. (Elem. horl. Madrid), woi. ph. — Synonyme de Dalca, Linn.
PAROT. ois.— Nom vulgaire du Rossignol des murailles.
•PAROTIA. ois. — Nom latin du genre Sifilet créé par Vieillot dans la 'amitié des Paradisiers. (Z. G.)
PARRA, Linn. ois. — Nom générique des Jaeanas.
PARRAKOUA. Orlalida. ois. — Genre formé aux dépens des Guans ou Yacous, et appartenant âla famille des Pénélopidées. Voy, PÉNÉLOPE. (Z. G.)
•PARRIXÉES. Parrinv. ois.— Sous-famille de Tordre des Écbassiers correspondant à l'ancien genre Parra de Linné, en partie à la famille des Écbassiers macrodaciyles de
G . Cuvier, et comprenant les genres Parra, Hydralector, Atetopidius et Hydrophasianut. Voy. jacana. (Z. G.)
•PARROTIA. bot. pb. — Genre de la famille des Hamamélidées , tribu des Hamaméliées, établi par C.-A. Meyer(K*r*idw.
caucas. Pflanj., 46). Arbres de la Perse borda le et du Caucase. Voy. hamahélidëes.
PARRYA. bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères , tribu des Arabidées. établi par R. Brown (in Parry's Yoy. App., 268). Herbes de l'Amérique et de l'Asie aretique. Voy. CRUCIFÈRES.
PARSOKSIA. bot. pu. — Genre de la famille des Apocynacées, tribu des ÉchiWej, établi par R. Brown (in M cm. Werner soc., 1, 64; Prodr. 465). Arbrisseaux de l'Amérique et de l'Australasie. Voy. apoctxacees.
PARTHENIASTRUM , DC. (Prodr. V).
bot. pu. — Voy. partbemi'b , Linn.
PARTIIEMCIIiETA, DC. (Prodr. V).
bot. pb. — Voy. parthekitjh , Linn.
PARTIIENIUM (nom mythologique), sot.
pn. — Genre de la famille des Composés-TubuliQores, tribu des Sénécionidces, établi par Lin né (Gen., n. 1058), etdont les principaux caractères sont : Capitule multiûore, bétérogame; fleurs du rayon cinq,unisériées, liguées, femelles ; celles du disque plus nombreuses, tubuleuses, mâles par l'avortemeot du style. Involucre hémisphérique, à écailles bisériées, les extérieures ovales, les inférieures orbiculaires. Réceptacle conique ou cylindrique, à paillettes membraneuses, demiembrassantes, plus larges au sommet. Limbe en disque 5 -denté. Étamioes insérées au fond du tube de la corolle; style du disque indivis, celui du rayon biflde; stigmates semi-cylindriques, obtus. Akènes comprimes, lisses , à bord calleux , adhérent des deux côtés à la base par des squames contigues, et se séparant enûn de l'ovaire. Aigrette à écailles en forme d'arêtes ou arrondies.
Les Parthenium sont des herbes ou des sous -arbrisseaux d'un aspect blanchâtre et cotonneux, à feuilles alternes; à capitules blancs , disposés en panicules. Ces plantes croissent principalement dans les contrées équatoriales de l'Amérique. On en connaît 5 ou 6 espèces réparties par De Candolle (Prodr., V, 531), en trois sections, qui sont: a. Partheniastrum ; oreilles de l'aigrette minces, très courtes ou nulles; feuilles en-
tières (P. frutkosum, tomentosum, integrifolium); b. Parthenichata : Aigrette biaristëe, à arêtes longues, rigides; feuilles pinnées-pinnatifides (P. ramosissimum, incanum) ; c. Argyrochceta : Écailles de l'aigrette ovalet-oblongues, obtuses, membraneuses; feuilles bipinnées (P. hysterophorus). (J.)
PARTI1 E\OPE (nom mythologique).
ciust. — Genre de Tordre des Décapodes brachjures.de la famille des Oxyrbynques, delà tribu des Parthénopiens, établi par Fabricius aux dépens des Cancer de Herbst. Le genre Parthenope, tel que les auteurs modernes Pont limité, ne renferme qu'une seule espèce, et ne diffère que très peu des Lambrus (voy. ce mot). Ce qui l'en distingue principalement est la disposition des antennes externes, dont l'article basilaire ne se soude pas aux parties voisines , mais atteint presque le front, et dont le second article, plus de moitié plus court que le premier, se loge dans l'hiatus de l'angle orbitaire inférieur; la petitesse de ce hiatus qui fait communiquer l'orbite avec la fossette antennaire; la forme régulièrement triangulaire de la carapace et l'existence de sept articles distincts dans l'abdomen des deux sexes. La seule espère connue de ce genre singulier est le Partiiékope non ri ble, Parthenopa horrida Fabr. (Suppl., p. 353). Cette espèce habite l'Océan indien et l'Atlantique. (H. L.)
•PARTHÉNOPIENS. Parthenopii. crlst.
— M. Milne Edwards, dans son Histoire naturelle sur les Crustacés, désigne sous ce nom une tribu de Tordre des Décapodes brarhy ures et de la famille des Oiyrhy/iques. Ce groupe naturel correspond à peu près au genre Parlhcnope, tel que Fabricius l'avait créé, et établit le passage entre les Maïens et les Cjclométopes. La carapace de ces Crustacés est ordinairement triangulaire, les bords latéro-postérieurs sont presque transversaux, et les latéro-anlérieurs suivent la même direction que les bords du rostre; mais quelquefois les parties latérates de la carapace sont arrondies ; la surface est presque toujours bosselée et tuberculeuse. Le rostre est en général petit et entier, ou seulement échancré au bout ; les yeux sont presque toujours parfaitement rétracliles ; l'article basilaire des antennes exter.'ies présente quelquefois la même disposition que
cbex les Maïens (voy. ces mots), mais dans la plus grande majorité des cas , il en est tout autrement ; cet article est petit, et ne se soude pas aux parties voisines du test ; son bord externe ne concourt pas à former la paroi orbitaire inférieure, et son extrémité n'atteint pas le front; enfin, la tige mobile de ces antennes est courte , et prend naissance dans un hiatus de l'angle orbitaire interne. L'épistome est beaucoup plus large que long, et la forme des pattes-mâchoires externes est à peu près la même que chex les Maïens. Les pattes antérieures sont très développées, et s'écartent presque à angle droit du corps ; chez le mâle, elles sont toujours plus de deux fois aussi longues que la portion post-frontale de la carapace, et quelquefois elle est quatre fois celte longueur; la main est presque toujours triangulaire , et la pince brusquement recourbée en bas, de façon que cet axe forme un angle très marqué avec celui de la main. Les pattes suivantes sont au contraire courtes ; en général celles de la seconde paire ont moins d'une fois et demie la longueur de la portion post-frontale de la carapace, et les autres diminuent progressivement. Enfin , l'abdomen présente encore des différences assez grandes dans le nombre des articles distincts que Ton compte chez le mile, tandis que chez la femelle leur nombre est toujours de sept.
Les Parthénopiens habitent des rivages très variées ; on en trouve dans la Manche, dans la Méditerranée, dans l'océan Indien . On ne sait que peu de choses sur leurs mœurs.
Celle tribu renferme cinq genres ainsi désignés : Eumedon, Eurynoma, Lambrus, Parthenope et Crypiopodia. Voy. ces différents mots. (H. L.)
PARTHENOPII. cbust. — Synonyme de Parthénopiens. Voy. ce mot. (H. L.)
PARTHENOPINA. crlst. — Synonyme de Parthénopiens. Voy. ce mot. (H. L.)
PARTHENOX.YS , Endl. (Gen. plant. , p. 1172, n. 6058). dot. ph. — Voy. oxalwe.
PARTICULES, chib. — Voy. thborii
ATOMISTIQUe.
PARTDLA. moll. — Genre de Mollusques gastéropodes pulmonés, établi par Férussac aux dépens des Bulimes , pour les espèces dont la coquille a un bourrelet autour de I l'ouverture, ei dont les œufs éclosent à Tin-
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lérieur du corps; ces particularités n'ayant point ici une véritable valeur générique , le genre Partule n'a pas été adopté par tous les zoologistes; mais quelques autres l'admettent au contraire, en lui attribuant pour caractère distinciif d'avoir seulement deux tentacules au lieu de quatre comme les Bulimes. (Dw.)
•PARI-LA. ois. — Genre établi par Ch.
Bonaparte sur une espèce de Passereau à bec fin , dont les caractères milles , si l'on peut dire, ont conduit les auteurs à en faire tantôt une Mésange (Linné), tantôt une Fauvette (Lalbam, Wilson). Cette espèce, que Ch. Bonaparte nomme P. americana, est la Syl. pusilla de Wilson [Amer, orntth. pl. 23, Ûg 3). (Z. G.)
PAUL' LUS, Spix. ois — Synonyme de Syiallaxis, Vieillot.
PARUS, ois. — Nom latin du genre Mésange.
•PARVATIA. bot. pu. — Genre de la famille des Ménispermacées, sous-ordre ou tribu des Lardizabalées, établi par M. Decaisne (in Cotnpt. hebdomad. Academ. Paris, 1837, II, 394; Archiv. Mus., I, 190, t. 12, f. A). Arbrisseaux du Népaul. Voy. ménis-
PKriMACttS.
* PAR Y PII ES (*apv?i>(, qui porte la robe prétexte; par allusion aux couleurs), iss. — Genre du groupe des Anisoseélites , famille des Coréides, de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Burtueister (Handb. der Ent.) sur quelques espèces de l'Amérique méridionale, dont la tête est très courte et les pattes grêles, dépourvue d'expansions. Le type est le P. lœtus ( Lygœus ta lus Fabr ). {Bl )
*PARYPBLS ( , broché, bordé
d'une frange), ws. — Genre de Coléoptères pen tanières, famille des Clavicorues, tribu des Colydiens, créé par Erichson (Xaturgcsrhichte der Insecten Dcutschlands , 1845, p. 256) et qui fait partie des Syncbitiniens de l'auteur. Le type, seule espèce connue, le P. Lbatus Er. , est indigène de Colombie. (C.)
PAS D'AIME, dot. pu. — Nom vulgaire d'une espèce de Tussilage. Voy. ce mot.
PAS DE CUEVAL. bot. pu.— Nom vulgaire du Cacalia.
PAS DE PAÏSAW «ou..— Nom vulgaire et marchand du Volula cancellala.
PAS DE POULAIN. icuiN. — Nom vul-
PAR
gaire du Spatangue-Cœur-de-mer. Vog.
SPATANGUB.
PASAIV. aux. — Les Persans donneat ce nom à une espèce de Chèvre sauvage , dont ils tirent leur Béxoard. Bu (Ton a appliqué le même nom de Pasau à une espèce du genre Antilope. Voy. ce mot. (E. D.)
PASCALIA ( nom propre ). bot. n. — Genre de la famille des Coraposées-Tubulh Dores, tribu des Sénécionidées , éUbli pu Onega (Decad., IV, 39, t. 4). Herbes du Chili. Voy. composées.
•PASCllAYUll'S (*r«'»x«. la Pàque; â»0oç, fleur ). bot. pb. — Genre de la famille des Passiflorées, tribu des Modeccées, fiabli par Burchell ( TraveL. I, 543). Arbrisseaux du Cap. Voy. passiflorées.
PAS1MACOUS (««;, tout; ^e^, combattre), ws. — Genre de Coléoptères pestamères , famille des Cara biques , tribu ots Scarilides, créé par Bonelli ( Obsen aiiou enlomologiques , 1813) et adopté par Latreille, Dej., Lepell., Serv , Hope, Westw., Brullé et Pulzeya. Ce dernier auteur (Prémices enlomologiques, 1845) lui a assigné des caractères plus rigoureux. On doit considérer comme faisant partie du genre, les espèces suivantes : P. depressus , subiukatus Dej., ilexicanus Gray, marginoius F., subla-vis P.-B., et ootusus St. A l'exception de la troisième, toutes les autres sont originaires des Étals Unis. Les Paswiachn sont d'une taille au-dessus de la moyenne, leur corps est robuste, large, aplati ; les mandibules sont fortes, larges, dentées, tranchantes , et les mâchoires se terminent en crochet. (C)
PASINA, Adans. bot. ru. — Synoiijwe d'//orrmnum.
PAS1P11.EA (nom mythologique), cxcsi.
— Genre de l'ordre des Décapodes macroures, établi par Savigny et rangé par M. Wilne Edwards dans la famille des Salicoques et dans la tribu des Pénéens. Le genre des Pasiptea comprend des Crustacés qui établirent* plusieurs égards le passage entre les IVoéef et les Scrgesles, et qui sont reinarquibie» par l'aplatissement latéral de leur corps. Leur rostre est très court ou même ruoV mentaire, et la carapace beaucoup pb* étroite en avant qu'en arrière. Les yeux sont médiocres et dirigés eu avaut. Le pédoncule des antennes iulerwes c*t fifccet
PAS
terminé par deux fileU multiarticulés, dont l'un est assex long; les antennes ei 1er nés sont insérées .iu -dessous des précédentes, et n'offrent rien de remarquable. Les mandibules sont fortement dentées et dépourvues
ternes sont très longues , grêles et pédiformes; à leur base se trouve un palpe lamelieux ei cilié. Lea pattes tboraciques portent aussi suspendu au coté «sterne de leur article basilaire, un appendice la melleux assez long et de même forme, mais peu on point cilié. Les pattes des deux premières paires sont assez grosses, à peu près de même longueur, années d'épines aur leur troisième article, et terminées par une main didactyle, dont les pinces sont grêles et garnies d'une utie d'épines sur le bord préhensile. Les paaes des trois paires suivantes sont très grêles, monodactyles, et plus ou moins natatoires; en géuéral, sinon toujours, celles de l'avant dernière paire sont de beaucoup les pins courtes. L'abdomen est très long et fort comprimé. Las fausses pattes du premier anneau se terminent par une seule lame, mais celtes des quatre paires suivantes portent chacune deux lames natatoires courtes et peu ciliées. Le sixième anneau abdominal est très long, et le septième court et triangulaire; enfin, les lames externes de la nageoire caudale sont grandes et réirécies vers le bout.
Trois espères représentent ce genre; parmi elles j'indiquerai comme pouvant servir de type, la l'asiphœa sivado Bisse (Crus*, de A'ice, p. 9i, pl. 3, fig i ). Cette espèce est très commune sur les cotes de Nice. (H. L.)
PAS1TES. in*. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Mellifères , famille des Nomadides, groupe des Pbilerémites , établi par Juriue et adopté par Latreille. Ce genre est très peu nombreux en espèces. Nous citerons principalement le Pasites unieolor Jur. (Pas. Scholtii Letr.) qui habite l'Allemagne. <L.)
*PASlTlifiA. noix. — Genre de Mollusque» pecliuibrauebes établi par M. Lea, aux dépens des «isiou. (Du.)
PAS1THEA. bot. eu. — Genre de Ja famille des Liliacées, établi par Don {m Eâmb. Aéio. philosoph. Magaz. July, 1 832, p. 236). Herbe du Chili. Yoy. Liuacncs,
«PAMTIIOC (aommiitiuJagiqi!^. oicsa.
PAS 365
— C'est un genre de l'ordre des Arauéiformes, de la famille des Pyehnogonides , établi p.ir M. Goodsir, dans le tome XIV des Annah of kistory nalural% 1814, et dent la seule espèce connue est le Pasithot vcsiculosa Goodsir {loc.cit., p. 2, pl. 1, fig. 10). (H. L.)
PASPALE. Paspalum (ir«ff«a>D, grain de millet), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Panicées, établi par Linné (Gen., n. 73) , et dont voici les principaux caractères : Epillets biflores, articulés avec le pédieelle; fleur inférieure neutre, la supérieure hermaphrodite. Une seule glume, quelquefois deux. Fleur «entre; Paillette 1 , membraneuse , mu tique. Fleur hermaphrodite : Paillettes 2 , coriaces, mu tiques; l'inférieure concave, embrassant la supérieure, qui a deux nervures* Paléoles 2, charnues, courtes. Ovaire sessile. Styles 2 , terminaux; stigmates a*per> giilMbreies. Caryopse oblong, comprimé, libre.
Les Paspales sont des Gramens répandus dans toutes les régions tropicales du globe. On en connaît environ quatre-vingt-dix: espèces, parmi lesquelles quatre croissent dans une grande partie de l'Europe et surtout en France, savoir : Le Pasc-alr samgiin, P. sanguin aie ; le P asm le a ué, P. ciltaium; le Pabtale clame, P. giabrum , et le Pascal*, dacttle, P. dactylon. On les trouve au milieu des champs cultivés et dans les endroits sablonneux.
Deux autres espèces, originaires du Pérou, sont l'objet d'une culture spéciale : Le Paspale stoumiifèie, P. racemosum, dont le chaume porte de jolis épillets d'abord blancs, puis rougeitres; le Paspale ueubiiakelx, P. membranaceum (Cetisia élégant Pers.), remarquable par son rachis extrémemeu* élargi, comme uaviculaire, et par an duvet blanc et soyeux qui entoure ses fleurs. (J.)
PASSA LIA, Soland. (JUec.). bot. pb. — Syn. d'Alsedcia, Thouars.
PASSALL'S (* pieu), tws. —
Genre de Coléoptères pen ta mères, Tamilie des I lamellicornes pétnJotères , tribu des Lucanides, établi par Fabricius (EnUwiolugia syslemalica, 1792), et généralement adopté depuis. Percheron (Monographie des Passâtes, Paris, 1835; Revue critique et Supplément à la Mon. des Pass*/«, Mag.
Zt>o.\, 1S4I) en a décrit C7 espèces, et en a
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cité 7, qu'il n'a pu observer ou reconnaître. Sur ce nombre, 38 seraient originaires de l'Amérique, 10 d'Asie, 7 d'Afrique, 5 d'Australie, et 7 seraient de patrie inconnue. L'auteur les divise en Hexaphylli, Pentaphylli et Triphylli , d'après le nombre des feuillets de la massue des antennes. Nous citerons comme faisant partie de ce genre, les espèces suivantes: P. interruptus Linné,emarginatvs, assimilât, distinctus Weber, trident Wied., barbatus, denlatus, bicolor F., pentaphyllus P.-B., Leachii, crenatus, cdcnlatus M.-L. Il a pour caractères : Antennes simplement arquées ou peu coudées, velues; labre toujours découvert, crustacé, transversal; mandibules fortes, très dentées, sans dispositions semelles remarquables ; mâchoires entièrement cornées avec deux fortes dents au moins; languette pareillement cornée, très dure, située dans une éebancrure supérieure du menton , terminée par trois points; abdomen porté sur un pédicule offrant en dessus l'écusson, et séparé du corselet par un étranglement ou un intervalle notable. Ces Insectes vivent sous les écorces ou dans le tan des vieux arbres ; leurs larves, qui se trouvent dans les mêmes lieux, sont remarquables en ce qu'elles n'offrent que quatre paites; elles ont du reste la forme cintrée et cylindrique des autres Lamellicornes.
Panzer avait donné à ces insectes le nom générique de Cupes; mais celte dénomination, déjà employée pour désigner un autre genre d'Insectes [voy. cupes) a été remplacée par celle de Passalus , nom généralement adopté.
De Castelnau a formé son genre Ocythoe sur les espèces dont la massue est composée de six articles , et Mac-Leay celui de Paxillus, sur celles dont la massue n'offre que cinq articles. (C.)
PASSA IV DRA. ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Xjlophages, tribu des Cucujites, créé par Dalmann {Appendixad syn. Ins.t Schr., 1817, p. 146), adopté par Newman {Enlomological Magaz. , V, 589) et par Ericbson (Nalurgcsehkhle der Insect., 1845), et composé des trois espèces suivantes : P. stxstriata Daim., Columbtu New., et fasciala Gray. La première a été découverte à Sierra-Leone, la seconde aux environs de RioJaneiro, et la troî-
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sième près de la Havane. Ces deui auteurs fondent plusieurs genres avec des espèces qui faisaient autrefois partie du genre Passandra , et Ericbson établit un groupe du nom de Passandrini , dans lequel rentrent les genres suivants: Passandra, Heelartrumt Catogenus, Ancistria, Scalidia et Prostomis. Cas insectes sont larges , allongés, aplatis; leur corps est uni, luisant; les antennes sont presque aussi longues que le corps, assex épaisses, le dernier article est sécuriforme ; les élytres offrent quelques stries sillonnées le long de la marge et de la suture. (C)
PASSE, ois.— Nom vulgaire, dans quelques cantons de la France, de la Fauvette d'biver.
On a encore appliqué le mot de Passe k des animaux et à des plantes qui surpassent en force ou en beauté les objets auxquels on les compare. Ainsi l'on a appelé:
En Mammologie:
Passe-Musc, le Cbevrotain moschifère .
En Ornithologie :
Passe-Bleu, une espèce de Friquet;
Passe de Canarib, le Serin ;
Passe-Folle, une Mouette;
Passe-Rage, une espèce d'Outarde;
Passe de Saule, le Fringtlla montants;
Passe Solitaire, le Turdus solitarivs;
Passe- Vert, le Tangara cyanea.
En Botanique:
Passe-Fleur , VAgrostemma coronaria et V Anémone pulsatiUa ;
Passe Fleur 6AOVAGE, le Lychnis dioica :
Passe-Pierre, le Crithmum maritimum ;
Passe-Rage, les Lépidiers;
Passe- Rose, VAlcea rosea ;
Passe- Ross parisienne, VAgrostemma coronaria;
Passe-Satin, le Lunaria rediviva ;
Passe-Velours , le Celosia cristata , et le Sumac.
PASSER, ois. — Nom latin donné par les anciens au Moineau domestique; Brisson en a fait le nom du genre dont cette espèce est le type. — Synonyme de Pyrgita* Cuv. (Z. G.)
PASSE RAT. ois. — Nom donné par Belon au Moineau Franc
•PASSERCULUS. ois. — Genre établi par Cb. Bonaparte aux dépens des Passerioes de Vieillot, des Fringilla de Wilson, sur
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une espèce que ce dernier nomme Fring.
savanna (Wili., Amer. Ornith., pl. 3i, t. 4). Elle Tait partie de la section des Jacarinis ou Passermes de notre arlicle Moike.au, ainsi que le Pr. palustris , qu'on lui associe. (Z. G.)
PASSEREAU, ois. — Nom vulgaire du Moineau franc, dans quelques cantons de la France.
PASSEREAUX. Passeres. ois. — Dans la plupart des méthodes ornilhologiqucs, ce nom s'applique à un ordre particulier de la classe des Oiseaux. De toutes les grandes divisions dont se compose cette classe, celle que concourent à former les Passereaux est une des moins naturelles; aussi, de toutes, est-elle celle dont les limites ont subi te plus de fluctuations. Les caractères donnés par Linné a ses Passeres étaient trop élastiques pour que leur application ne conduisit pas à considérer comme tels des Oiseaux qu'une analyse plus profonde devait en séparer, et ils étaient en même temps trop peu définis pour qu'on pût en distraire des espèces qui cependant avaient la plupart les caractères essentiels des vrais Passereaux. Aussi ne doiton pas être surpris que les premières modifications qu'ait eues à subir le système ornithologique de Linné aient porté sur cet ordre. Des tentatives nombreuses ont été faites dans le but de le rendre plus naturel; mais toutes ces tentatives n'ont eu d'autre résultat que de le simplifier , d'en restreindre les limites, et par conséquent d'en rendre la conception un peu plus facile. Quelques ornithologistes cependant ont persisté à conserver l'ordre des Passereaux , tel que l'avait fondé Linné, et lui ont même donné plus d'étendue en comprenant dans cet ordre , non seulement les Passeres de l'auteur du Systems natures , mais encore ses Picot.
Les Passereaux ont pour caractères apparents : Un bec variable, quant à sa grandeur, à son étendue et à sa forme; des pieds ayant des proportions médiocres; trois doigts dirigés en avant , l'externe uni à celui du milieu dans une étendue plus ou moins considérable; un pouce libre, dirigé en arrière ou pouvant, comme dans certains genres de la famille des Fissirostres , se porter en avant; des tarses presque constamment emplumés jusqu'aux talons ; des ongles géné-
ralement grêles, recourbés, mais jamais crochus ou acérés, et des ailes variables pour l'étendue.
Leur estomac est en forme de gésier musculeux; ils ont généralement l'intestin pourvu de deux petits caecums et un larynx inférieur des plus compliqués. Le sternum, cbex les individus à l'état adulte , n'a d'ordinaire qu'une échancrure de chaque côté de son bord inférieur. Cependant ce caractère présente quelques exceptions : ainsi les Rolliers, les Guêpiers et les Martins-Pêcbeurs en ont deux, et Ton n'en trouve plus de trace dans les Martinets et les Oiseaux- Mouches.
Considérés comparativement avec les autres ordres, les Passereaux se distinguent des Oiseaux de proie par un bec qui n'est point crochu ; par des ongles non acérés , et ' par des doigts non entièrement divisés; ils n'ont pas, comme les Grimpeurs, le doigt externe dirigé en arrière comme le pouce ; leur bec n'est point voûté et leurs doigts ne sont point réunis à leur base par une petite membrane, comme dans les Gallinacés; leur articulation tibio-larsienne n'est jamais nue comme chex les Échassiers; enfin ils n'ont ni les pieds palmés des Palmipèdes, ni les doigts festounés des Pinnatipèdes.
Les Passereaux varient autant par leurs formes corporelles et par les proportions de leurs diverses parties que par leurs habitudes , leur genre de vie et leur industrie pour se procurer leur nourriture. Les grains, les herbes , les Insectes , les fruits et même les Poissons fournissent à leur nourriture : les graines d'autant plus exclusivement que leur bec est plus gros; les Insectes et les fruits, qu'il est plus grêle. Quelques uns de ceux qui Pont fort, poursuivent même les petits Oiseaux. La plupart vivent solitaires; il en est qui se réunissent par grandes troupes. Les uns ont l'air pour demeure et volent presque constamment; les autres n'abandonnent jamais les arbres; d'autres marchent à terre sans presque s'élever dans les airs, ni fréquenter les bois ou les buissons, etc. C'est parmi les Passereaux qu'on trouve les Oiseaux chanteurs par excellence; quelques uns même ont la faculté de retenir et de répéter quelques uns des sons qui les frappent. Beaucoup de Passereaux ont été réduits en captivité par l'homme,
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■ocun d'eux n'a encore subi le Joug de la
donie sticité.
Nous renvoyons, pour les grandes divisions de cet ordre et pour les subdivisions en genres, à Parikie oeiAOX. (Z. G.)
•PASSERELLA. ois. — Genre fonde* par Swainson sur la Fringilla iliaea de Merrem (Fr. ru/aWfls., Amer, ornith., pl. », f. 4). Cette espèce fait partie du groupe des Paroares. Voy. non™ ait. (Z. G.)
PASSERESois.— Nom latin, dans Linné et la plupart des méthodistes, de Tordre des Passereau*.
•PA SSERI-G ALLES. «s.— Sous-ordre de l'ordre des Passereaui établi par M. Lesson, dans son Traité a" ornithologie, pour des espèces qui, ainsi que le nom dePasseri-Galles l'indique, participent des Passereaux par quelques uns de leur» carat- ter es génériques, et des Gallinacés par leurs formes massives. Ce sous-ordre, qui correspond en grande partie à l'ordre des Colvmèœ de Meyer et WoltT, des Giratorês de M. de Blainville, comprend, pour M. Lesson, toute la famille des Pigeons et les genres Ménure, Mcgapode, Alec'.bélie, Pénélope et Parrakoua. C'est par ces derniers genres que se fait pour M Lesson le passage des Passereaux aux Gallinacés.
PASSERINA. bot. m.— Genre de la famille des Daphnoldéos , établi par Linné (Gen., n. 489), et dont les principaui caractères sont : Fleurs hermaphrodites ou dioïques par avortement. Périanthe coloré, infundibuli forme, à tube urcéolé ou cylindrique, à limbe 4-parti; gorge nue. Étamines, huit, incluses. Squamules hypogynes nulles. Ovaire à une seule loge uni-ovulce. Style latéral filiforme; stigmate capité. Ulrrculc monosperme, enfermé dans le périanthe.
Les Passerina sont des arbrisseaux ou des herbes annuelles qui croissent dans une partie de l'Europe et de l'Asie, et plus abondamment au cap de Bonne-Espérance. Leurs feuilles sont alternes, et les fleurs, solitaires ou réunies en nombre, naissent des aisselles des feuilles. On en connaît plus de vingt espèces parmi lesquelles sept croissent dans le midi de la France où elles fleurissent pendant tout Pété (Passer, dioica, nivalis, ThomasH, Tarton Raira, hirsuta, tinctoria, thymetœa.)
PASSERINE oi«. — Genre établi par
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Vieillot, sur quelques espèces qui, pour le» uns, font partie des Bruants, et, pour les aotre», de* Krtngilles. M . Lesson a fait de ce nom lesynonymede AHrarin'5. La plupart des espèces de ee groupe ont été dispersées par Bonapartedans ses genres Spiza, Spitell*, PavrrctétH*, Euipiza, etc. (Z. 6.)
PASSIFLORE, passiflora (contraction ( de flos passionis , fleur de la Passion ; à cause de la ressemblance qu'on a cru trouver ' entre la forme des organes floraux de ces ; plantes et celle des instruments de la passion ' de Jésus-Christ), bot. m. — Grand et beau genre qui est devenu , dans ces derniers temps, le type de la famille des Pasaillorées. Linné le plaçait dans la gynandrie peBiandrie de son système; mais Ca vanilles, reconnaissant qne cette manière de voir du botaniste suédois reposait sur une interprétation ineiacte de l'organisation florale des plantes qui le composent, le rangea dans la monarfelphie pentandrie, et la plupart des botanistes qui ont suivi après lof le système sexuel ont adopté cette modification. Les Passiflores connues de Linné étaient au nombre de vingt environ; aujourd'hui plus de cent cinquante sont connues et décrites; en effet, De Candolle en a caractérisé 1 26 dans le troisième volume de son Prodromus, et plus réVem ruent alpers en a relevé encore 30 nouvelles. Toutes ces plantes sont herbacées ou frutescentes , grimpantes au moyen de vrilles atillaires qui représentent un pédoncule dégénéré ; un petit nombre sont arborescentes et, dans ce cas, dépourvues de vrilles; la grande majorité croît dans l'Amérique tropicale, quelques unes se trouvent en Asie. Leurs Veuilles sont alternes, simple*, entières ou divisées de diverses manières, le plus souvent accompagnées à leur base de deux stipules. Leurs fleurs, généralement grandes et asser brillantes pour assigner à plusieurs d'entre elles un rang distingué parmi nos plantes d'ornement, sont aiHleires, portées sur des pédoncules ordinairement uni flores, rarement bî-ou pluri flores, articulés daes le haut, et munis de trots bractées qui forment un involucre plus ou moins voisin de la fleur. Ces fleurs ont été envisagées et décrites de diverses manières. Les uns, avec Tournefort et Linné , leur ont accordé un« enveloppe florale double, dont le rang e«-
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terne était regardé par eux comme un vrai calice, l'intérieur comme une corolle; les autres, avec A.-L. d$ Jussieu, n'ont tu dans ce tégument floral qu'un calice infère, urcéolé à la base, à limbe divisé profondément en 8-10 lobes colorés, disposés sur deux rangs, et ils ont décrit celte fleur comme apétale; mais il semble plus rationnel de revenir à l'opinion de Linné et de voir dans les deui rangs de l'enveloppe florale des Passiflores un calice à 5 plus rarement 4 parties, et une corolle également à 5 ou 4 parties. Le fond de la fleur est occupé par un disque extrêmement développé , qui forme inférieurement un urcéole à parois épaisses, et qui se prolonge, par sa portion libre, en plusieurs rangées de productions coniques, parmi lesquelles les extérieures sont parfois aussi longues que les pétales, tandis que celles des rangées intérieures sont souvent réduites à de simples mamelons saillants; ces appendices d'ordinaire vivement colorés et souvent annelés de teintes diverses , contribuent essentiellement à donner à ces fleurs la singularité d'aspect et l'élégance qui les distinguent; leur ensemble est fréquemment nommé couronne. Du centre de la fleur s'élève une longue colonne ou un gynophoro terminé par le pistil, et dont la plus grande partie est embrassée par le tube résultant de la soudure des filets entre eux et avec elle ; ceux-ci deviennent libres au sommet en 5 ou plus rarement 4 é Lamines opposées au calice, à anthères biloculaires, introrses, mais paraissant extrorscs dans la fleur épanouie par l'eflet de leur renversement. Le pistil se compose d'un ovaire uniloculaire, ix ovules nombreux portés sur trois placentas pariétaux, surmoulé de trois styles que terminent autant de stigmates en tète. Le fruit est charnu, souvent comestible ; plusieurs botanistes l'assimileut à celui des Cucurbitacées, et le qualifient dès lors de pépon ou péponide.
Les nombreuses espèces de Passiflores ont été divisées par De Candolle en huit sections. En les adoptant, M. Endlicher les a rapportées à cinq sous-genres, dont les deux derniers rattachés à ce genre avec doute. Voici le tableau de cette division avec la description ou l'indication des espèces les
plus intéressantes :
a. Telrapalhœa , DC. Fleur tétramère , diolque. Pédoncules triflores; des vrillât aux aisselles sans fleurs; bractées très petites ou avortées. Ce sous-genre ne renferme encore que des plantes de la Nouvelle-Zélande; il est considéré comme genre distinct par M. Raoul ( Voy. Raoul , Choix de plantes de la Nouvelle-Zélande, Paris, 1846, p. 27, lab. XXVII).
b. Cieca, DC. Calice quinquéparti; corolle nulle (1) ; 5 étamines. Pédoncuies uniflores, souvent réunis dans une aisselle avec une vrille ; bractées très petites ou nulles. Nous nous bornerons à indiquer ici comme exemple la Passiflore jaune, Passiflora lutta Lin., plante des Antilles et du sud des Liats-Unis, qui parait pouvoir être cultivée en pleine terre dans nos contrées , mais dont la fleur jaunâtre n'est ni assez grande ni assez brillante pour qu'on la voie se répandre dans les jardins.
c. Decaloba, Endl. Sous ce nom , M. Endlicher réunit les sections Decaloba, Granadtllo , Tacsonioides et polyanthea de De Candolle; le sous -genre qu'il forme ainsi est caractérisé de la manière suivante : Calice et corolle chacun à cinq parties; cinq étamines ; fruit pulpeux. Pédoncules unimultiflores naissant avec les vrilles ; bractées avortées ou formant un involucre, entières.
Ici se rapporten les diverses espèces de Passiflores cultivées dans nos pays comme plantes d'ornement, et souvent pour leur fruit dans les contrées chaudes du globe. Nous ne nous arrêterons que sur les plus répandues et les plus intéressantes d'entre elles.
1 . Passiflore quadrargclairb , Passiflora quadrangularis Lin. Celle belle plante croit naturellement à la Jamaïque et dans les parties chaudes de l'Amérique, où, de plus, on la cultive communément pour sa beauté et pour son fruit. C'est aussi l'une des plus fréquemment cultivées dans nos serres. Sa tige sarmenleuse acquiert 18 et 20 mètres de longueur ; elle pousse et se développe avec une rapidité telle , que , d'après Jac-
(l) Quoique l'thirnct H« corolle toit le vrai r»r»rler# diflmttif de ce »oui- geme, on y range c<-|>end»n« quelque* e»j«»ei qui pimuent avoir de* Onui |>M»l*«i; telle tsl U P. tuprta Lia ; du mottif, m l'on en juge p»r I» figure de J»cq., U. rar., III, Ut>. 6g0.
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qum , quelques mois lui suffisent pour couvrir de grands arbres : «s rameaux oui quatre angles ailes, ee qui lui a valu son nom spécifique; ses feuilles sont en cœur à leur base , ovales , acumtnées au sommet ; entières, glabres, grandes; leur pétiole porte 4-6 glandes; ses stipule* sont ovales, entières, de même que les bractées. Ses fleurs sont à peu près les plus grandes du genre , larges d'un décimètre ou même plus , très odorantes, pourpres en dedans, avec les filaments de leur couronne épais , arqués , fleiueui, mêlés de blanc, de pourpre et de violet. A ces fleurs succède un fruit ovolde, jaunâtre, luisant , de la grosseur d'un petit Melon, dont la pulpe odorante a une saveur douce, mêlée d'une légère acidité. Ce fruit est très estimé des créoles, qui le mangent comme nous les Fraises, assaisonné de sucre et avec ou sans vin. Dans les climats ebauds, la végétation rapide de cette plante et sa rare beauté la rendent parfaitement propre à couvrir des murs et des berceaux ; malheureusement, il arrive souvent qu'elle sert de refuge à des Serpents venimeux attirés par les Rats et les Écureuils qui se nourrissent de son fruit. Dans nos serres , la Passiflore quadrangulaire se cultive, comme la plupart de ses congénères, dans une bonne terre légère; elle demande de» arrosemenls abondants pendant le temps de son accroissement; on la multiplie par boutures, par marcottes, et, plus habituellement, par greffe sur la Passiflore bleue , dans le but de rendre sa floraison plus abondante et plus prompte. Elle mûrit souvent son fruit. Des expériences de M. Ricord-Madrana ont montré que sa racine agit comme un violent poison narcotique ; cependant à Bourbon on la regarde, à tort ou à raison, comme n'étant que vomitive. Au reste, ses usages médicaux paraissent être nuls.
2. Passifloiie ailée, Passiflora alata Ait. Cette espèce , originaire du Pérou , est presque aussi belle que la précédente, dont elle • le port, et à laquelle elle ressemble à plusieurs égards. Ses rameaux ont également quatre angles longitudinaux ailés ; mais sa tige acquiert généralement moins de longueur; ses feuilles glabres, presque en cœur, ovales, aiguës, ont quatre glandes sur leur pétiole; mais ses stipules sont lancéolées, courbées en faucille, dentelées, ainsi que ses
bractées ; ses fleurs sont un pen plus petites pendantes , du reste de couleur analogue et également odorantes. Son fruit est aussi comestible. On la cultire presque aussi fréquemment et de la même manière que la précédente.
3. Passipumc a GaarvES, Passiflora ractmma Brot. ( p. prmeeps Lodd.). Cette brillante Passiflore croit naturellement an Brésil ; elle fut d'abord observée dans les ravirons de Rio- Janeiro , et c'est de là qu'elle fut envoyée en Portugal, où Brotcro l'étudia etla décrivit le premier. Ses rameaux sonteylindriques, striés, glabres ; ses feuilles également glabres, un peu glauques, sont d'trae texture consistante et presque coriace, à trois lobes aigus, pourvues de quatre petites glandes sur leur pétiole ; elle doit son nom à ee que ses grandes et belles fleurs, d'un ronge éearlate, naissent en nombre vers l'eitrémité des rameaux , par deux à l'aisselle de feuilles qui ne se développent qne peu ou pas du tout, et que de là résultent les belles grappes pendantes qui la rendent si remarquable. Dans nos serres , elle fleurit abondamment. D'après Brotero, son Irait est oblong , d'un vert pile , uni , à trois cétes, long d'environ 7 centimètres.