‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 92 sur 170 · Patubin commun, Poa trivialis Lin · texte numérisé non relu

Patubin commun, Poa trivialis Lin

Cette espèce justifie dans nos pays le nom spécifique qu'elle porte; elle abonde surtout dans les prés. Sa racine est fibreuse ; ses feuilles et ses gaines sont rudes au toucher; la ligule qui termine celles-ci estoblonguélancéolée, aigué; sa panicule est pyramidale, diffuse, formée de rameaux demi-verticillés; ses épillets sont ovales, 3-4-flores, à glumes aiguës, presque égales entre elles; la glumelle interne est obtuse, pubescente à sa base. Ce Paturin fournit un Foin d'excel* lente qualité, précoce et abondant; on doit avoir le soin de le faucher de bonne heure pour éviter qu'il ne sèche sur pied. Il est très propre à faire des prairies artificielles ; dans ce cas, on emploie, en moyenne, 18 kilogrammes de graine par hectare.

3. Patubim dks mis , Poa pratensis Lin. Ce Paturin, commun dans les prés, est traçant; son chaume, ses feuilles et leurs gaines sont lisses ; sa ligule est courte et tronquée; sa panicule est diffuse, formée d'épillets ovales, 3-4-flores, à glumes aiguës, presque égales entre elles ; les deux paillettes de leur glumelle sont égales, rattachées l'une à l'autre par des poils, l'interne presque obtuse. Cette espèce passe pour

fournir un Foin d'aussi bonne qualité que le précédent, mais elle est encore plus pré* coce ; de telle sorte que , mêlée à d'autres espèces, elle sèche souvent avant que cellesci soient en état d'être fauchées ; le Paturin commun peut cependant être mêlé avec lui sans inconvénient, à cause de la nécessité où l'on est de le faucher de bonne heure. Il est aussi très propre à faire des pelouses fines. H s'accommode, au reste, de presque tous les sols humides ou sers. La quantité de graine employée pour les semis est la même que pour le précédent.

Quelques autres espèces du même genre sont encore estimées et cultivées comme plantes fourragères. (P. D.)

PATURON, sua. — On donne ce nom à la partie de la jambe du Cheval entre le boulet et la couronne. (E. D.)

PATURON, POTIRON et POTURON.

■ot. ph. et ca. — Noms vulgaires d'une espèce de Courge, CucurbUa maxima (voy.

cooigk) et de quelques Champignons comestibles qui croissent dans les pâturages.

PAULETIA, Cavan. ( V, 5). sot. ra.— Syn. de Bauhinia, Plum.

PAULLINIA. bot. ph. — Genre de la famille des Sapindacées, tribu des Sapindées, établi par Linné ( Gcn., n. 331 ) et généralement adopté. Ses principaux caractères sont : Calice à S folioles (ou à 2 folioles par l'adhérence des deux folioles supérieures ) , concaves , les deux extérieures petites. Corolle à 4 pétales, insérés sur le réceptacle , alternes aux folioles du calice. Disque à 4 glandules opposées aux pétales, les deux supérieures plus petites. Étamines 8 , ceignant l'ovaire; filets libres ou soudi's à la base ; anthères introrses, à 2 loges s'ouvrant Jongiludinalement. Ovaire à 3 loges uni- OTulées. Style court, 3-fide ou 3-parti, avec les stigmates situés dans l'intérieur des lobes. Capsule trigone, pyriforme, membraneuse ou coriace, garnie souvent au sommet de 5 appendices en forme d'ailes, 3-loculaire, ou 1-2-loculaire par avortement, trivalve.

Les Paullinia sont des arbrisseaux grimpants, volubiles, à feuilles alternes, pétiolées , stipulées, lernées, ou 2-3-ternées, ou pinnées , bipinnées ou décomposées ; à folioles dentées, ou, rarement, très entières, souvent marquées de points ou de lignes

transparentes ; à fleurs disposées en grappes axillaires, avec deux cirrhes à la base. Ces plantes sont originaires de l'Amérique tropicale ; on les trouve aussi, mais plus rarement , dans l'A Trique tropicale. De Candolle (Prodr., I , 604) en décrit 39 espèces, parmi lesquelles quelques unes sont recherchées dans les forêts qu'elles habitent pour leurs propriétés médicales. Elles sont peu répandues dans nos serres. (J.)

*PAULOWXlA(nom propre), bot.ni.— Genre de la famille des Scropbu Urinées , tribu des Digitalées , établi par Siebold et Zuccarini (Ft. Jap., 25, t. 10). Arbres du Japon. Voy. scropbclaruiexs.

PAUPIÈRES, zoou. — Voy. oeil.

•PAURIDIA. bot. pb* — Genre de la famille des Hypoxidées?, établi par Harwey (Gênera of south Afric. plant., 341). Herbes du Cap. Voy. htfoxid&s.

•PAUSSIDES. Paussidœ. iss.— Tribu ou famille de lordredes Coléoptères tétramères xylophages, établie par Westwood (Tram.

Lmn. soc. Lond., vol. XVI, p. 697; III, p. 45.— Supp., Trans.Ent. soc. £ond.,vol.H) avec des Insectes de forme très bizarre, rappelant celle dtsOzana de Dejean, maisayaot le corps plus épais et des antennes également épaisses, composées d'un très petit nombre d'articles singulièrement conformés. On les diterépitaots, nocturnes et habitant les nids de certaines Formicaires. Burmetster a publié un extrait d'un mémoire (Annales de Us Société entomologique de France, Bull., p. 31) ayant pour titre : Observations sur les affinités naturelles de la famille des Pa%issides,diai lequel l'auteur fait ressortir les principaux rapports qui existent entre ces Insectes et les Curabiques, soit par la forme de leurs pieds, soit par celle de leur abdomen, soit enfin par la structure de leurs ailes.

Genres ou sous-genres qui sont rapportés aux Paussides: Paussus , Orlhoplerus , Phymaloptcnss, Uomopterus, Pleuroptenss, Arthropterus, Plalyrkopalus et Ceraptervs.

PAUSSILES. Faussai, «s.— Tribu de Coléoptères peu ta mères et tétramères, famille des Xylophages, établie par Latreille (Gênera Cruslaceorum et Inseclorum, i. III, p. 1) avec ces caractères : Corps oblong, très aplati en devant; abdomen plus large que le corselet; palpes grands, coniques; lèvre

grande, cornée; étuis tronqués ; antennes de deui articles (Pavssus) ou de dix et perfoliés {torapterus). (C.)

PAUS5U9. ma. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Xylopbages, tribu des Pausaides (ooy. ce mot), créé par Linné (Distertatio Big. Ins., lab. 1, f. 6, 10) et adopté par Fabricius, Herbst, Latreille,Westwood, etc., etc. Il est composé d'une vingtaine d'espèces originaires d'Afrique , d'Asie et d'Europe, parmi lesquelles nous dé» signerons les suivantes: P. uiicrocephalus Lino., flavicornit, integer Fabr., LinnoH, Burmeisterii , tibialis, fulvus, Stevansianus , Hardwickii Westw.,pi//comij Don., Tttreicus Friw., bifaxiatus Koll., comulus Cbr., Jousselinii Guér. Caractères : Quatre palpes inégaux ; antennes composées de deux articles, dernier fort grand, comprimé. (C.)

«PAITTSAVIA, Juss. (in Dicl. se. nal., U , 158). sot. re.-Sjn. de A/ar/m, Roxb.

PAUVRE UOMME. crust. -Nom vulgaire du Pagurus eremitus.

PAUXI. Ourax. ou. — Genre de l'ordre des Gallinacés et de la famille des Cracidées (Hoccos), caractérisé par un bec haut, fort, comprimé, convexe ; des narines percées dans une membrane qui recouvre dévastes fosses nasales ; des joues couvertes de plumes ; des ailes amples, très concaves; une queue moyenne arrondie; des tarses robustes, scutellés , et la peau membraneuse qui recouvre la base du bec ainsi qu'une partie de la tète, recouvert» de plumes courtes et serrées comme du velours.

Les Pauxis , dans la Méthode de Linné, font partie du genre Hocco. Vieillot ne les en a point séparés, seulement il les considère comme formant une section distincte de celle des vrais Hoccos. G. Cuvier, le premier, les distingua génériquement sous le nom d'Où rox, nom auquel Swainson, tout en adoptant cette division, a substitué celui de Laphocercus.

Par leurs mesura, comme par leur organisation, les Pauxis ont les plus grands rapports avec les Hoccos. Us sont, comme eut, sans défiance et d'une placidité telle qu'ils passent pour avoir un caractère stupide. Ils paraissen t ne point apercevoir le danger qui les menace, ou du moins ne font rien pour l'éviter; car, au rapport de Fernandes, ils se laissent tirer jusqu'à six coups de fusil

sans se sauver. Ils sont d'une bomeur facile et sociable, et s'habituent aisément au joug de la domesticité ; cependant ils supportent difficilement qu'on les touche ou qu'on les prenne. Leur démarche est fière et pesante. Assez souvent, et surtout lorsque quelque chose les affecte, chacun de leurs pas est accompagné d'un mouvement brusque et comme convulsif de leurs ailes et de leur queue. Ils prennent difficilement leur essor, et volent lourdement Les Pauxis aiment à se percher sur les arbres, surtout pour y passer la nuit. A la manière de tous les Gallinacés, ils font leurs pontes à terre, conduisent, comme eux, leurs petits et les rappellent par un cri semblable à celui des Faisans. Leur nourriture consiste an fruits et en graines; les jeunes ont un régime plus insectivore.

M. Leuon a créé pour les Pauxis de G. Cuvier deux genres, représentés chacun par une seule espèce. L'un de ces genres, auquel il conserve le nom de l'ami (Ourax), comprend l'espèce qui a la base du bec surmontée par une énorme protubérance osseuse ovalaire; l'autre, qu'il nomme H océan (Mitu), se distingue par une crête rouge saillante, au lieu du tubercule.

Le Pauxi Pistas, Ourax pauxi G. Cuvier (Buffon, pi. «ni. 78, sous le nom de Piem de Caycnne), a son plumage généralement d'un noir lustré et bleuâtre lâché de blanc sur l'abdomen et à l'extrémité de la queue. Un tubercule, plus grand chez le mâle que chez la femelle, pyrifbrme, adhérent par son sommets 1a base du bec et incliné en arrière, est de couleur bleue. Ce tubercule, dont la surface est parsemée de rainures, a, malgré les cellules nombreuses dont il est pourvu, la dureté de la pierre, ce qui semble autoriser la dénomination d'Oiseau pierre qu'on a donnée à cette espèce , et ensuite celle de pierre sous laquelle on l'a également fait connaître. Les Mexicains appellent cet Oiseau Pauxi , nom sous lequel Buffon l'a décrit dans son texte, et qui a été adopté.

Le Pauxi Pierre habite la Guiane.

Le Hoccah ou Mitu, Ourax tnilu Temm.

(pl. col. 153), Crax galeala Lalh. Cette espèce est si peu différente de celle dont il vient d'être question que M a regrave avait pu la considérer comme une simple variété.

Chez elle, une crête saillante remplace le

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tubercule de la base du bec. Son plumage, en dessus, est couleur acier bruni, les parties inférieures brun chocolat; la queue noire terminée de roui.

On le trouve à Surinam.

6. Cuvier rapporte encore au genre Pauxi le Crax tubcrosa (pl. 67)et le Crax uramurum (pl. 62) de Spix. Il pense que l'Oiseau décrit par Bu (Ton sous le nom de Chacamel {Crax vociférant Lath.), n'est pas assez authentique pour qu'on puisse l'admettre dans le genre auquel on a voulu le rapporter.

PAVATE, Ray (Hist. plant.. Il, 1581).

bot. ph. — Syn. de Pavctla , Linn.

PAVE. moll. — Nom vulgaire et marchand du Conus eburneus.

PAVETTA. bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu des Psycbotriées, établi par Linné (Gen.,n. 132), et dont les principaui caractères sont : Calice à tube turbiné, soudé à l'ovaire, à limbe supère , court , 4-5-denlé. Corolle supère , bypocratériforme; tube grêle, cylindrique ou un peu renflé à la partie supérieure; gorge nue ou villeuse; limbe à 4 ou 5 divisions plus courtes que le tube, obtuses ou aiguës. Anthères 4-5 , linéaires , insérées à la gorge du tube de la corolle, saillantes ou rarement incluses. Ovaire infère, à 2 ou 3 loges uniovulées. Style très saillant; stigmate en massue, indivis. Baie globuleuse, couronnée par le limbe du calice , à 2 ou 3 coques membraneuses et monospermes.

Les Pa\<etta sont des arbrisseaux à feuilles opposées; à stipules interpétiolaires mucronées ; à fleurs blanches, axillaires ou terminales, et disposées en corymbes. Ces plantes croissent dans les parties tropicales de l'Asie et de l'Afrique. Parmi les espèces connues, une seule est cultivée depuis longtemps en Europe : c'est la Pavctla indica Linn., qui se multiplie de marcottes et de boutures, et qu'il faut avoir soin de rentrer dans la serre aux approches de la mauvaise saison. (J.)

PAVIA. bot. ta. — Genre de la famille des Hippocastanées , établi par Boarhaave (Ludg. Batav., 260) aux dépens des jEsculus , Linn. , dont il ne diffère que par sa capsule dépourvue d'épines. On y rapporte 4 espèces , toutes de l'Amérique méridionale : ce sont les Pav. macrostachya {Asculus id. Micbx., Asc. parviflora Walt. , Pavia aiba

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Poir. , Pavia edulisPoit.), à fleurs blanches); — Pav. rubra ( Asculus pavia Linn. ) , à fleurs rougeAtres ; — Pav. hybrida (£scvliis id. DC, Asc. discolor Pursh.), à fleuri variées de blanc et de rouge ; — Pav. (lava (Asc. id. Ait., Asc. lutea Wang., Pav. lutca Poir. ) , à fleurs jaunes. Toutes ce* espèces sont cultivées en France. (J.)

PAVILLON, bot. — Syn. d'Étendard, Vexillum.

On a aussi appelé :

Pavillow dk Hollande, l'AcbatinedeLamarck (Bulla fasciata Linn.) ;

Pavillon do prince, le Bulmus perversus ;

Pavillon d'obaxge, une espèce de Volute.

•PAVINDA , Thunb. (jYsc.). bot. m. - Syn. û'Audouinia, Brongn.

PAV10N. mais. — Synonyme de Papkto.

Voy. ce mot. (E. D.)

PAVO. o». — Nom générique du Paoo dans Linné.

PAVOIS. Sculus. moll. — Genre établi par Montfort aux dépens des Patelles de Linné, mais que M. de Blainville a fait connaître plus exactement en le nommant Pas- ■opbore. Voy. ce mot. (Dcj.)

•PAVOIS. Pelta. moll.— Genre de Mollusques gastéropodes nus, établi parM.de Quatrefages pour une petite espèce dont le corps, long d'environ 3 millimètres , limaciforme. est muni d'un pied qui le déborde latéralement et en arrière, et dont la tête sans tentacule est entourée *ur les côtés par deux lobes foliacés en demi-cercle qui se rejoignent en arrière; le Pavois d'ailleurs a deui yeux sessiles. L'auteur a placé ce genre avec lesCbalides dans sa famille des Dermobrancbes, la deuxième de son ordre des Phlékn lérés. (Dw)

PAVONAIRE (pavo, pavonit, paon).

polyp.— Genre de Polypes alcyoniens, établi par Cuvier comme sous-genre de ses Polype* nageurs ou Pennatules , et caractérisé par un corps ou support libre, allongé et grêle, sur lequel les Polypes sont disposés en quin • conces d'un seul côté. Ce genre ainsi défini devait comprendre deux espèces, savoir:

!• la Pavonia piscatorum, qui est la Pennatula anlennina d'Ellis etSolander ou Pennatulaquadrangularis de Pallas; 2# la Pewnatula scirpea de Pallas ; mais M. de Blainville , et après lui M. Ehreoberg, en adop-

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tant le genre Pavonaire, lui ont donné pour caractère la non-rétractililédes Polypes, ce qui ne convient qu'à la première espèce, dont Lamarck Tait une Funiculine. (Dcj.)

•PAVOXCELLA, Leach. ois. — Synon.

de Machelts (Combattant), Cuvier. (Z. G.)

PAVONIA (pavo, paon), bot. ta. — Genre de la famille des Malvacées, tribu des Malvées, établi par Cavanilles(Dtu., III, 1 32), et dont les principaux caractères sont : lnvolucelle à 5 ou plusieurs folioles distinctes ou soudées , et disposées sur une seule rangée, très rarement sur deui. Calice à 5 divisions. Corolle à 5 pétales bypogynes , adhérents par des onglets au fond du tube staminal, dressés ou réunis en tube. Tube staminal eu forme de colonne , de la même longueur ou plus long que les pétales , et 5-denté ; filets nombreux, filiformes; anthères réniformes. Ovaire sessile, 5-lobé , à 5 loges uoi-ovulées. Style iO-fide au sommet ; stigmates capilellés. Capsule à 5 coques monospermes , tantôt anguleuses , tantôt cylindriques, muliques ou 3-cuspidées au sommet, bivalves ou indéhiscentes.

Les Pavonia sont des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux, très rarement des herbes, à feuilles alternes, péliolées, entières, dentées, lobées, glabresou pubescentes, couvertes quelquefois de petits points transparents; à stipules pétiolaires géminées, à pédoncules axillaires , solitaires ou rarement groupés , composés d'une ou quelquefois deux fleurs disposées en corymbes , en grappes, en particules, et de couleurs différentes.

Ces plantes croissent principalement dans l'Asie tropicale; on les trouve aussi, mais plus rarement, dans l'Amérique.

Les espèces que ce genre renferme ont été réparties en plusieurs sections, désignées et caractérisées ainsi : a. Pavonia , Nées et Mart. (in S. A. N. C, XI, 96) : Folioles de l'involucelle libres ou soudées à la base, égalant ou dépassant le calice; corolle plane, ou a pétioles réunis en tube ; coques muliques, ou aristées au sommet, bivalves. — b. Lophnia , Nées et Mart. ( loc. cit. ) : Folioles de l'involucelle libres, sétacées, plus longues que le calice; corolle plane ; coques muliques, indéhiscentes. — c. Lebrelonia, Schrank {Hort. Monac., t. 90) : lnvolucelle 5-parti ; pétales de la corolle réunis en tube ; coques muliques, indéhiscentes. — d.? Gœ-

thea, Nées et Mart. (loc. cit.) : lnvolucelle renflé en forme de vessie , plus long que le calice, 4-6-parli ; pétales soudés à la base , dressés ; coques muliques, indéhiscentes. (J.)

PAVONIA. aor. ra. — Genre de la famille des Munimiacées , sous-famille des Athérospermées , établi par Ruiz et Pavon (Prodr., 127, t. 28). Arbres du Chili. Voy.

MONIIIAC&ES.

PAVONIA. lits. — Genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes , tribu des Nympbalides, établi par Latreille aux dépens des Morpho de Fabricius , dont il diffère par le corps un peu moins grêle; les antennes un peu plus fortes; les palpes plus longs et les ailes ayant leur cellule discoldale ouverte. L'espèce type de ce genre, le Pavonia cassiœ (Paptlio id. Lion., Pap. hycerie Fab., Pap. Quiteria Cram. , Morpho cassiœ God. ) , habite le Brésil. (L.)

PAVON IE. Pavonia. poltp. — Genre de Polypiers pierreux, lamellifères, établi par Lamarck pour diverses espèces de Madrépores de Linné, qui se distinguent par leurs expansions foliacées irrégulières , ayant les deux surfaces garnies de sillons ou de rides, correspondant à autant de rangées d'étoiles lamelleuses, sessiles, plus ou moins imparfaites. Cette disposition des étoiles sur les deux faces du Polypier distingue les Pavon ies des Agaricies qui n'ont d'étoiles que sur une seule face. Ce genre, ayant pour type les Madrepora agaricites ticristata de Linné, a été adopté par M. de Blainville et par M. Ebrenberg ; mais M. de Blainville en a séparé avec raison le P. lactuca (Madreporalactuca Pal las) pour en faire son genre Tridacophyllie. Voyez ce mot. Les Pavonies comme les autres Madrépores se trouvent seulement dans les mers tropicales. On en connaît trois espèces vivantes et une espère fossile du terrain de transition. (Duj.)

PAVONINE. Pavonina. moll.? for a m y.

— Genre de Foraminifères établi par M. Aie. d'Orbigny pour une espèce vivante des côtes de Madagascar. Ce genre, qui fait partie do la ra mille des Stichostègueséquilatérales, est caractérisé par la forme de la coquille comprimée flabelliforme , ayant plusieurs ouvertures sur une seule ligne. (Duj.)

*PAVONINÉES. Pavoninœ. ois. — C'est dans G.-R. Gray (a Liit of Ihe gênera of Birds) une sous-famille de l'ordre des Gallt-

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nacés et de la famille des Phasianides, composée des cléments du genre Pavo de Linné et du genre Crossoptilon de Hodgson.

PAVOT. Papaver. bot. n. — Beau genre de plantes de la famille des Papavéracées, à laquelle il donne son nom, de la polyandriemonogynie , dans le système de Linné. La haute imporiance qui dislingue quelques espèces de Pavuts a fixé sur le genre tout entier l'attention des botanistes ; aussi a-t-il été déjà l'objet de deux monographies spéciales , indépendamment du travail de M. Bernhardi sur l'ensemble de la famille (Lmnœa VIII, 481, et XII, 651); ces monographies sont celles de MM. Viguier(tfi,/. natur., mtdic. et économ. des Pavots et des Argémones, in-4° de 50 pages et \ pl.; Montpellier, 1845) et L. Elkan (Tentamen monographicum generis Papaver, in -4> Kœnigsberg, 1839; reproduit dans Walpers' Repcrtor., I, p. ll0). Le travaildu premier • eu pour résultat de séparer des Papaver le genre Meconopsis, dont le type est le Papaver cambricum Lin., jolie plante commune dans les Pyrénées, et que ses caractères, intermédiaires sous plusieurs rapports a ceux des Argémones et des Pavots, avaient fa.t placer tantôt avec les uns, tantôt avec les autres. Après cette seule suppression le genre Papaver est resté formé de plantes annuelles ou vivaces, croissant la plupart dans les parties tempérées de l'Europe et de lAsie, un petit nombre au cap de Bonne- Espérance et à la Nouvelle-Hollande. Ces végétaux contiennent un suc laiteux abondant; leur, feuilles, divisées plus ou moin, profondément sur le. côté, en lobes souvent incisé, eux-mêmes, sont bordées de dents fréquemment terminées par un poil. Leurs fleurs, généralement grandes, rouges, jaunes oU panachées de coureurs diverse. , surtout par l'effet de la culture, sont wlitaires sur de longs pédoncules axillaires, uniflores, nus, penchés ou pendants à leur extrémité avant l'épanouissement; elles présentent un cahee a deux ou plus rarement trois sépales caducs; une corolle à quatre ou rarement •ix pétale, éphémères, excepté dans la deuxième section; de nombreuses étamines hypog}ne»; un ovaire ovoïde, uniloculaire renfermant de nombreux ovules inséré* sur 4-20 placentaire* en forme de demi-cloi-

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«on., dilaté au sommet en un large disque, auquel adhèrent 4-20 stigmates en autant de ligne, rayonnante, et persistantes. La fruit est une capsule qui reproduit l'organisation de l'ovaire, et qui .'ouvre, à sa maturité, sous le disque stigmaUrère, en petite. valvule, ou par des .pores (excepté d.ms une variété cultivée du P. wmni/èruw). Le* graines sont petites et extrêmement nombreuses.

M. Spacb (Suites à Buffon , t. VII , p. 7, i839) a partagé les Pavots en deux genres : 1" LnCalomecon à corolle non éphémère et a calice le pins souvent trisépale , comprenant deux belle, espèces très répandues dans nos jardins; 2° les Papaver proprement dits réunissant tout le reste du genre de Tournefort ; et subdivisés à leur tour en cinq sections. Les caractères sur lesquels est basé ce démembrement ne nous paraissant pas avoir une valeur suffisante , nous adopterons ici la division suivie par M. Elkan, surtout d'après M. Bernhardi.

a. Scapiflora, Rchb. (Latiolrachyphylla, Bernb. I. c). Collet épaissi par les restes de. galne.de. anciennes feuilles; hampes nue., uniflores; feuilles toute, radicales, pétiolée.; pétale, blanchâtre, ou jaunâtres; capsule, hérissées, rarement glabres; disque stigmatifère presque plane. Herbes des haute, montagne, dans les partie, tempérées de l'hémisphère boréal , ou de la région arctique.

L'histoire de. espèce, de cette section est extrêmement difficile, par suite de la presque impossibilité de les circon.crire entre des limite, précises. Elle renferme, en effet, les Papaver nudicaule Lin., P. alpinum lia. et P. pyrenaicum DC, que les uns regardent comme autant d'espèce, distinctes, tandis que d'autres le. réunissent en une seule. Ainsi, M. Elkan les confond toutes sous la dénomination spéciflque de P. nudicaule Lin., et M. Spacb leur associe encore plusieurs autre, synonyme, qu'il groupe tou. comme appartenant à de. -variétés du P. alpinum Fisch. etC.-A. Meyer. On sent que ce n'est pas ici le lieu pour examiner des questions si délicate..

b. Macranlha, Elkan (Oxytona, Bernh., I. c. ; Calomecon, Spach). Tige simple, uniflore; feuilles radicales pétiolées, très longues, les caulinaires supérieures sfssiles. Ca-

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lice le plus souvent à trois sépales; pétales au nombre de 4-6, très grands» rouges , non éphémères ; capsules glabres ; disque stigmatifère plan. Plantes herbacées marcs ou sous-frutescentes , à suc laiteus.

1. Pavot d'Orient , Papaver orientale Lia. (P. spectabile Salisb.). Cette belle plante, connue encore des horticulteurs sous le nom de Pavot de Tourneforl, croit naturellement dans l'Arménie et le Caucase; elle est fréquemment cultivée dans nos jardins. Elle est tivace; sa lige scabre s'élève, après trois

a ou quatre ans, à 7 ou 8 décimètres; ses feuilles pinuati-partites , hérissées , assez grandes, ont leurs lobes oblongs, dentés en Mie, incisés inférieurement; sa fleur est très grande , de couleur rouge-orangée avec une tache noire à la base des pétales; elle se montre vers le commencement de l'été, et se distingue par ses sépales scabres, par ses filets dilatés dans leur partie supérieure, par son disque stigmatifère à dents obtuses; la capsule qui leur surcède est globuleuse et glabre. Ce Pavot se cultive dans nos cli* mais en pleine terre; on le multiplie par semis faits immédiatement après la maturité des graines, en terrines, qu'on rentre en orangerie pendant l'hiver, et par séparation des rejetons en automne ou à la fin de l'hiver. D'après Tournefort, les Turcs et les Arméniens en mangent les capsules encore vertes, quoiqu'elles aient an goût très acre et brûlant; mais ils n'en obtiennent pas d'Opium, bien qu'elles donnent par incision, même dans nos contrées, un suc laiteux qui se concrète, par la dessiccation , en une matière de saveur analogue à celle de l'Opium , et dans laquelle on a reconnu l'existence de la Morphine.

2. Pavot a muctées, Papaver bracteatum Lindl. Celte espèce, originaire des mêmes contrées que la précédente, est cultivée aussi dans les jardins, même plus souvent qu'elle. Elle lui ressemble par la plupart de ses caractères, et s'en dislingue uniquement par sa tige plus haute et plus grosse, par ses fleurs plus grandes encore et d'un rouge plus vif, accompagnées de grandes bractées pinnatipartites, hérissées, de même que les feuilles; ses capsules sont un peu plus allongées. On la cultive et on la multiplie de la même manière.

c. Pyramidostigma, Elkan ( MilUmtha,

Bernb., loc. cit.). Tige rameuse multiflore; feuilles radicales pétiolées, les caulinairef d'en haut sessiles, les dernières en forme de bractées; pétales d'un rouge pâle; capsules glabres ou hispides; disque stigmatifère exactement pyramidal. Herbes bisannuelles à suc laiteux, du Caucase, de l'Arménie et de la Perse ( P. caucasicum Bernh.).

d. Rhœades Bernh., (loco cilato). Tige rameuse multiflore; feuilles radicales pétiolées, les caulinaircs supérieures sessiles; pétales d'un rouge vif; capsules hérissées ou glabres; disque stigmatifère presque plan. Herbes annuelles à suc incolore, quelquefois orangé ou laiteux, croissant parmi les moissons dans les parties tempérées de l'hémisphère septentrional. Cette section renferme la plupart de nos espèces indigènes, parmi lesquelles les unes se distinguent par leur capsule hérissée; ce sont les Papaver hybndum Lin. et P. argemone Lin. ; les autres par leur capsule glabre , savoir: les P. dubium Linn. et P. Rhaas Linn. Celle-ci doit nous arrêter un instant.

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