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Gneiss et a la même origine; la Pegmatite stratiforme ou sans délit forme des nions ou amas transversaux dans la partie supérieure des terrains primitifs. Elle provient évidemment d'injections venant du centre de la terre à sa surface , et qui ont eu lieu postérieurement au dépôt des masses traversées. (C. D*0.)
PEGOLETTIA. bot. mj. — Genre de la famille des Composées-TubuliOores, tribu des Astéroldées, établi par Cassini (in Dict. se. nat., XXX VIII, 230). Arbustes ou berbes du Cap et delà Sénégambie. Ko y. composées.
•PEGOMYIA (irnyïj, source; fiv~«, mouche), ihs. — Genre de l'ordre des Diptères bracbocères , famille des Atbéricères, tribu des Muscides, établi par M. Macquari(//t$fotre des Diptères , Suites à Buffon , édition Roret, t. XII, p. 350) aux dépens des Anihomyia de lleigen , dont il diffère par le style des antennes tomenteuxou légèrement velu; par l'abdomen ordinairement cylindrique ; par les cuillerons fort petits et les ailes allongées.
M. Macquart rapporte a. ce genre {loco ci' lato) seize espèces qui toutes vivent en France et en Allemagne (P. Hyoscyami, mitis, setaria, bicolor, etc.). Leurs larves se logent dans l'intérieur des feuilles entre les surfaces membraneuses qui lea recouvrent et dont le parenchyme leur sert d'aliment. La Jusquiame, l'Oseille, le Chardon sont les principales plantes qui nourrissent ces larves. Ces dernières sont assez semblables à celles des Mouches proprement dites; elles ont la tête pointue et la bouche munie de deux pièces cornées qui agissent l'une sur l'autre pour ronger le parenchyme des feuilles. (L.)
PÉGON. mou..- Nom vulgaire du Venus dura Gmel.
PÉGOT. ois. — Nom vulgaire d'une espèce du genre Accenteur (Accentor alpinus Bechcst.). (Z. G.)
PÉGOUSE. poiss. — Nom d'une espèce du genre Pleuronecte.
PEIGNE. Pecten. moll. — Genre de Concbifèresmonomyaires tellement naturel qu'il était déjà indiqué par les naturalistes du xvu* siècle, et que le nom de Peigne avait été donné par les Grecs à ces mêmes coquilles d'après une certaine analogie de formes. Cependant Linné réunit les Peignes avec beaucoup d'autres Bivalves dans son
grand genre Huître {Ostratà), et c'est Bruguière qui, le premier, ensuite rétablit convenablement le genre Peigne; et depuis lors l'étude anatomique de l'animal , faite par Poli et répétée par d'autres zoologistes , a confirmé cette séparation des Peignes et des Huîtres. Ce genre , type de la famille des Pectinides , est caractérisé ainsi par La- ; marck : la coquille est libre, régulière, inéquivalve, auriculée; à bord supérieur ou cardinal transverse , droit ; à crochets contigus. La charnière est sans dent ; à fossette cardinale tout-à-fait intérieure, trigone, recevant le ligament qui est interne. L'animal est peu épais , traversé par un seul muscle rétracteur , et compris entre les deux lobes minces et circulaires du manteau qui est désuni dans tout son contour. Les bords sont plus épais et garnis d'une frange multiple de tentacules simples , entre lesquels se trouvent également espacés des tentacules un peu plus gros, terminés chacun par un tubercule oculiforme vivement coloré , auquel se rend un filet nerveux et qu'on a pris pour un œil. Les branchies sont grandes, décomposées en filaments capillaires parallèles, formant des franges libres et flottantes, au lieu d'être réunies en lames striées, comme chez les Huîtres et la plupart des autres Conchifères. Le pied est petit, dilaté et évasé à l'extrémité; la bouche est assez grande, ovale, entourée de lèvres saillantes multifides, ou profondément découpées en tentacules rameux , et accompagnés d'une paire de palpes triangulaires , tronqués. Poli avait donné à cet animal, étudié spécialement, le nom d'Argus ou d'Argoderme, faisant allusion à ses yeux nombreux portes par le bord du manteau. Quelques Peignes ont la faculté de se fixer aux corps sousmarins par un byssus que sécrète leur pied , et qui sort par un hiatus laissé entre les oreillettes antérieures; mais la plupart des espèces de ce genre vivent libres au fond des eaux, etsont même susceptibles de se mouvoir et de nager d'une manière assez remarquable. En fermant brusquement leurs valves entr'ou vertes, ces Peignes chassent l'eau avec force, et se trouvent repoussés en sens inverse par un effet de réaction ; ce mouvement, successivement répété plusieurs rois , suffit pour les porter assez loin des dangers qu'ils veulent éviter. Les valves des Peignes
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ne sont jamais nacrées à l'intérieur, ni revêtues à l'extérieur d'un épiderme eorné ou drap-marin; suivant les espèces, elles sont tantôt presque planes , tantôt également convexes, tantôt inégalement convexes, et, dans ce cas, l'une d'elles peut être bombée, tandis que l'autre est presque plane ou même concave extérieurement. Leur surface est lisse ou striée, ou marquée de côtes plus ou moins nombreuses , lesquelles peuvent être elles-mêmes lisses ou striées , ou munies d'écaillé» saillantes Televées en manière de tuiles.
D'après les caractères extérieurs, et d'après l'égalité ou l'inégalité de< oreillettes, on a caractérisé les espèces Ues nombreuses du genre Peigne , subdivisé en plusieurs sections. Quelques grandes espèces , pêctaées sur les côtes de l'Océan, sont apportées sur les marchés des villes voisines , où on les nomme Palowdes, Pèlerines , Bicardots, etc. C'est particulièrement le peigne a côtes mondes (P. maximus) que l'on mange , malgré la dureté du muscle rétracteur, qui forme la plus grande partie de sa masse.
Le nombre des espèces fossiles est également très considérable, et plusieurs sont véritablement caractéristiques de divers terrains secondaires ou tertiaires. Tel ert le P. çtiinquecostatus Sow.,de la Craie, ayant une de ses valves plane ou concave, tandis que l'autre valve, très convexe, présente cinq côtes plus saillantes entre les sillons égaux dont elle est couverte.
Parmi les espèces vivantes , nous citerons comme une des plus belles et des plus précieuses le Manteau ducal (P. pallium), qui habite les mers de l'Inde, et qui est remarquable par l'élégance de ses douze côtes ou rayons convexes, striés longitudinalement, et hérissés d'écaillés saillantps, et par l'élégante distribution de ses taches blanches sur un fond rouge nuancé et marbré de brun. Enfin ncus citerons aussi , comme l'espèce la plus commune sur nos côtes , le Peigne bicarré (P. varius) , qui se trouve souvent mêlé avec les Huîtres apportées sur les marchés de l'Ouest. Il est large de 3 à 4 centimètres, et varie tellement pour sa couleur noire, violette, brune, rouge, orangée, et uniforme ou tachetée, que Gmelin, dans le Systema natures, l'a désigné sous les noms divers d'Ostrcta varia, muricata ,
. subrufa . ochroleu a .
incarna La etvertkolor. (Du.)
PEINTADE. Numida. ois. — Genre de l'ordre des Gallinacés et de la famille des Méléagridées, caractérisé par un bec court, épais, convexe, renflé, entouré à sa bise d'une peau nue; des narines ouvertes près do capistrum ; une tète garnie de quelques
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tée d'une crête calleuse, conique ; le plus pe'néralemcnt des barbillons charnus occupant la base de la mandibule inférieure; ua cou nu; des ailes courtes, amples, très coucaves ; des tarses robustes dépourvus d'ergots ; une queue très courte et pendante.
Considérées dans leur ensemble, les Peiotades se font remarquer par la forme ra> et arrondie de leur corps, forme qui : toute particulière, et qui résulte de ce qu'elles n'ont qu'une très courte queue pendante, de ce que lew cou, courtet mince, porte une petite tête qui semble être sans proportion avec les dimensions du corps, et de ce que celui-ci est porté sur de très courtes jambes.
Les mœurs des diverses espèces dePeuv tades ont une telle similitude, que faire l'histoire de l'espèce ordinaire, c'est la faire de toutes. Celle-ci, très connue des anciens ce qu'attestent les écrits d'Aristote , de Varron , de Pline , de Columelle , eut une place dans la mythologie de Panneau* Grèce. Un peuple dunt l'imagination s'euùi exercée à créer et à peupler un Olympe; aa peuple porté par son imagination à tout poétiser, à tout diviniser, qui associait le Paon à Junon , comme emblème de la beauté, la Chouette à Minerve comme symbole de la sagesse, etc. , devait nécessairement trouver dans la Peintade, que la nature avait placée sous le même ciel que loi, doal le plumage et les mœurs présentaient quelque bizarrerie, un être d'origine fabuleuse. Cet oiseau fut pour lui l'emblème de l'attachement fraternel. • Les sœurs de Mtléagre, fils d'OEnée et roi de Calydon, dit l'histoire mythologique des Grecs, pleuré-, rent tant la mort de leur frère, qu'elles succombèrent elles-mêmes à la douleur que leur causa cette perle ; mais Diane les changea en Oiseaux, et voulut que leur robe portât l'empreinte de larmes qu'elles avaient
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versées. • C'est comme conséquence <re cette action que la Peintade portail chez les Grec* le nom de Meiéagride , nom qu'Aristote même lui a conservé. Celui que les modernes lui ont imposé et sous lequel nous la connaissons, tiendrait, au dire de quelques auteurs , de ce que les lâches de son plumage semblent, par la régularité de leur disposition, avoir été placées par la main d'un peintre.
Il n'est peut-être pas d'Oiseaux qui, par leurs habitudes naturelles, se rapprochent autant des Perdrix que les Peinlades. On a quelquefois comparé, sous le rapport des moeurs , les premières aux Poules ; mais certainement la comparaison avec les Peinlades eût été plus heureuse. En eftet, les Poules sont des Gallinacés au port lourd, à la démarche ordinairement lente; elles ont, en outre , dans leurs caractères extérieurs, des diffère aces notables; leur queue, par exemple, relève et se dispose' en toit; les Perdrix, au contraire, sont légères à la course, ont un port gracieux, leur dos voûté donne à leur corps une forme toute particulière
ebée vers le sol; les Peinlades et ces dernières sont donc sur tous ces points semblables entre elles. Mais c'est relativement aux habitudes que ces Oiseaux peuvent surtout être comparés. On voit que ce sont les marnes allures, le même mode d'être, pour ainsi dire. Les personnes qui ont étudié les moeurs des Peinlades sur des individus renfermés dans nos étroites bosses-cours, loin des circonstances qui les rapprochent de l'état de nature, ne les ont vues que turbulentes, inquiètes, impatientes; elles n'ont été frappées que de leurs cris aigus, discordants, sinistres et fort désagréables , lorsqu'ils sont trop souvent répétés; elles les auront surprises dans leurs moments de colère et de jalousie; elles les auront vues se baitre entre elles et les autres Oiseaux domestiques renfermés avec elles ; mais autre chose est de les observer presque à l'état de liberté , de les suivre dans les vastes parcs où quelques riches propriétaires les élèvent pour leurs plaisirs. Là elles ne sont plus contraintes, reprennent leur naturel , et si elles conservent leur humeur querelleuse , ce n'est plus pour l'exercer sur les Poules ou les Dindons, mais sur
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leurs semblables; encore, ce caractère ne se manifeste- t-il bien qu'à l'époque où les mâles recherchent les femelles.
Ordinairement les Peinlades vivent par troupes composées de plusieurs femelles et d'un seul mile ou deux au plus. Elles sont réglées dans leurs besoins et ont des heures marquées pendant lesquelles elles pourvoient à leur subsistance. C'est pour l'ordinaire le matin et le soir qu'on les voit courir dans les halliers, dans les buissons, pour chercher leur nourriture ou se rendre dans le lieu habituel où elles trouvent celle que la main de l'homme leur fournit. Si pendant qu'elles sont occupées à la recherche de leurs aliments (ce qu'elles fout toujours de compagnie), un objet quelconque les effraie , elles font entendre, à plusieurs reprises, un cri rauque, lèvent la tête, restent quelques instants dans une immobilité complète, et si la cause de leur effroi s'est évanouie en même temps qu'elle a été produite, alors on les voit se livrer de nouveau à leur occupation; si, au contraire, elle persiste, soudain elles baissent la tête, penchant leur corps en avant, et courent avec une vitesse extraordinaire. De temps en temps elles interrompent brusquement leur course, s'arrêtent et regardent. D'autres fois au lieu de courir, elles prennent leur essor toutes à la fois et vont arrêter leur vol à une petite distance du lieu d'où elles sont parties.
Indépendamment du cri perçant et désagréable que le mâle fait entendre, surtout au lever et au coucher du soleil, soit pour rassembler ses femelles, soit pour exprimer les sentiments que l'époque des amours réveille en lui , les Peinlades mâles et femelles ont un autre cri bieu moins bruyant qu'elles répètent fréquemment, même dans le repos.
Et maintenant, si l'on met à coté de ces habitudes celles des Perdrix et surtout de la Perdrix grise (Perdix cincrea), l'on verra qu'elles n'en diffèrent presque en rien. On pourrait donc, avec raison, non seulement admettre une certaine analogie entre les mœurs de ces dernières et celles des Peinlades, mais encore, ce que, du reste, ont fait Linné et Vieillot, rapprocher, plus que ne l'ont fait la plupart des auteurs, les genres que ces Oiseaux forment.
Les Peinlades que l'on élève en Europe conservent toujours un peu leur nature