Chapitre IV
Des Dieux.
Dieux. Paganisme. Science des religions.
Mi/thologie. — Avant la venue de J.-C. sur la terre, tous les peuples, hormis les Juifs, avaient perdu plus ou moins la connaissance du vrai Dieu ; ils avaient multiplié la divinité ou méconnu plusieurs de ses attributs essentiels : toute-puissance, liberté, providence, sainteté, etc. De là les religions païennes, les superstitions de toute sorte, les fables des poètes et la mythologie. Plusieurs dieux paraissent n'avoir été que des héros divinisés ; d'autres sont comme des personnifications des forces de la nature, eau, air, feu, soleil, vent, etc. ; d'autres encore ne sont que des esprits mauvais, des démons, évoqués par la superstition et cachés derrière les idoles : tous doivent beaucoup à l'imagination des peuples et à l'esprit inventif des poètes, qui ont fondu ensemble toutes les erreurs et dénaturé les anciennes traditions. Celles-ci néanmoins, avec le culte primitif, percent toujours à travers les inventions et les mensonges. Toutes les religions fausses recouvrent, en effet, quelques vérités touchant l'existence de Dieu, la lutte des bons et des mauvais anges, la destinée de l'homme, la survivance de l'âme après cette vie, le jugement dernier, etc. L'étude de toutes les religions est donc instructive, non seulement au point de vue historique, mais encore au point de vue apologétique, pourvu qu'elle soit conduite avec discernement. Elle met en évidence la transcendance de la religion chrétienne, qui a été une restauration religieuse et surtout une nouvelle révélation ; elle