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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

part dérivent de cartilages, qui s'ossifient peu à peu. Les os s'accroissent aussi et môme se régénèrent par le périoste ; celui-ci exsude un blastème qui s'ossifie. Les os sont sujets à une foule de maladies et autres maux : carie, nécrose, tuberculose, inflammation, luxation, fracture.

Moelle. — La moelle, qui garnit le canal ou cavité centrale des os longs, et se retrouve dans les os plats, est une substance qui ressemble à la graisse, mais en diffère par sa composition. Outre divers éléments, elle renferme des nerfs, qui rendent très douloureuses les amputations |v. moelle épinière).

Squelette. — La forme du squelette détermine chez l'homme et les autres vertébrés la forme générale du corps. Il y a près de 250 pièces dans le squelette humain : la plupart sont doubles et toutes sont symétriques. Chez l'enfant, il y a un plus grand nombre d'os que chez l'adulte, parce que plusieurs os ne se soudent entre eux qu'avec le progrès de l'âge. Le squelette se modifie chez les animaux et disparaît chez les invertébrés. Le cheval, le bœuf, l'éléphant n'ont pas de clavicules ; elles sont doubles, au contraire, chez les oiseaux. Les membres se déforment chez les phoques, les cétacés ; ils disparaissent avec beaucoup d'autres os chez les serpents.

Articulation. — On distingue les articulations mobiles, semi-mobiles et immobiles. Les premières ont des mouvements en tous sens, dans des conditions qui d'ailleurs peuvent différer encore (articulation du fémur, celle de la mâchoire, celle du carpe et du tarse), ou seulement dans deux sens opposés (articulations du coude et du genou). Les articulations semi-mobiles ont lieu par l'intermédiaire d'un cartilage élastique (articulation des vertèbres). Les articulations immobiles comprennent la sature (os du crâne), la gomphose (implantation des dents), etc. Les articulations sont sujettes aux luxations, entorses, ankyloses, à la (joutte, au rhumatisme articulaire, etc.

Cal. — On a su de tout temps que les os brisés peuvent se ressouder naturellement, et d'autant mieux que le sujet est plus jeune et mieux portant. Mais les procédés de la nature sont mieux connus aujourd'hui. Les sérosités et autres matières épanchées dans la fracture forment peu à peu un cal provisoire, avec virole interne ci externe ; lorsque le cal est assez ferme, vers le 60e jour, les viroles commencent à être résorbées et le canal médullaire se reconstitue. Mais il peut arriver que le cal ne se forme pas : il y a alors pseudo-arthrose. Il arrive aussi, quand les os fracturés n'ont pas été remis ou maintenus dans leur attitude normale, que le cal est difforme. On y remédie en brisant l'os de nouveau, etc.

Crâne. — C'est une boîte osseuse destinée à protéger le cerveau ; elle est formée par plusieurs os aplatis et réunis par des sutures; ce sont : le coronal ou frontal en avant ; l'occipital en arrière ; les deux pariétaux sur les côtés supérieurs ; les deux temporaux, sur les côtés inférieurs ; en bas le sphénoïde et Yethmoïdc, celui-ci en avant et celui-là en arrière. On appelle indice cépha/ique le rapport de la largeur maximum à la longueur maximum du crâne, celle-ci étant toujours représentée par 100. Cet indice sert à distinguer les races en bracln/cépha/es (têtes courtes, rondes) et en dolicocèphales (têtes longues) Chez celles-ci, l'indice céphalique est au-dessous de 0,80 et même de 0,76. (V. tête, craniologie, phrènologie.)

Côte. — L'homme a 12 paires de côtes, qui forment la cage thoracique. Les 7 supérieures, appelées côtes ste?~n aies et ivraies côtes, sont attachées au sternum par un cartilage ; les 3 suivantes ou fausses côtes ne sont reliées entre elles et aux supérieures que par des cartilages ; les 2 dernières

sont flottantes. Le nombre des côtes est fort variable chez les animaux: elles sont nombreuses et avec sternum chez les lézards, nombreuses et sans sternum chez les serpents, soudées et formant carapace chez les tortues.

Sternum. — Placé au-devant et au milieu de la poitrine, qu'il ferme et protège, le sternum s'articule avec les 7 paires de côtes supérieures et les clavicules. Chez l'homme, il est large en haut, rétréci au milieu et terminé en bas par une pointe dite appendice xiphoïde. Très développé chez les oiseaux, où il forme une sorte de bouclier ou de carène, il sert d'attache aux muscles puissants du vol.

Clavicule. — C'est un os légèrement contourné en forme de S, placé transversalement au sommet de la poitrine, où il sert d'arc-boutant à l'épaule ; il s'articule d'un côté avec le sternum et, de l'autre, avec l'omoplate. Cuvier a partagé les rongeurs en deux sections, caractérisées par la présence (rat, castor, écureuil) ou par l'absence (lièvre, porc-épic) de la clavicule.

Rachis. — Le rachis, autrement dit la colonne vertébrale et épine dorsale, est composé de 24 vertèbres superposées, qui s'étendent de la nuque au sacrum et composent une tige osseuse, légèrement flexible et courbée un peu en S aux extrémités. Le rachis soutient les côtes en arrière ; ses vertèbres inférieures se soudent avec les os du bassin : il maintient ainsi tout le tronc, dont il forme l'axe. Sa face externe est hérissée d'épines, qui sont les saillies des vertèbres ; il contient au dedans la moelle épinière et porte sur chacun de ses côtés 24 trous pour le passage des nerfs.

Vertèbres. — Petits os, en forme d'anneaux, les vertèbres sont pourvues d'apophyses nombreuses, qui, en s'emboîtant, forment lépine dorsale. Celle ci comprend 7 vertèbres cervicales, parmi lesquelles, la première, qui porte la tête, prend le nom d'atlas; 12 vertèbres dorsales; 5 vertèbres lombaires. On peut y ajouter cinq vertèbres qui, en se soudant pendant le jeune âge, forment le sacrum, et trois ou quatre autres qui forment le coccyx. Le nombre des vertèbres varie selon les espèces : le cheval en a 31 ; certains serpents en ont plus de 300. La présence des vertèbres caractérise le premier embranchement du règne animal : les vertébrés.

Bassin. — Le bassin, qui contient les viscères les plus inférieures, se compose de 4 os fortement assemblés par des cartilages et des ligaments : le sacrum et le coccyx en arrière, les os iliaques ou innomïnés sur les côtés et en avant. Chez l'homme, le bassin est moins large que chez la femme. Le bassin est moins développé chez les animaux que dans l'espèce humaine, à cause de la station verticale qui est propre à celle-ci ; il disparaît chez les ophidiens et aussi chez les poissons dépourvus de nageoires ventrales.

Fémur. — C'est l'os le plus long et le plus fort de t?out le squelette : il joint le bassin au tibia. Légèrement courbé en avant et oblique en bas et en dedans, il présente à son extrémité supérieure : une tète et un col, dits tête et col du fémur ; le grand et le petit trochanter, saillies où s'attachent des muscles ; à sa partie inférieure, deux éminences dites condyles du fémur, qui s'articulent avec le tibia et la rotule, pour former le genou.

Dent. — Les dents n'ont point la même composition que les os. Elles sont recouvertes d'une substance très dure, l'émail, sous laquelle est l'ivoire de la dent ou dentine, qui renferme ellemême une pulpe ou bulbe dentaire, qui communique par les trous des racines avec les muqueuses voisines et nourrit la dent. Chez les vieillards, où la nutrition est insuffisante, les dents s'usent plus ou moins rapidement. Chez certains animaux, au con-

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