‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 194 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

qui naissent du cerveau ou le plus souvent de la protubérance annulaire, de la moelle allongée, etc.; ils sont au nombre de 12 paires : 1° les nerfs olfactifs, qui naissent du cerveau, traversent l'os ethmoïde, criblé comme une écumoire, et tapissent les fosses nasales; 2° les nerfs optiques, qui naissent aussi du cerveau (couches optiques) et s'entre-croisent avant de pénétrer dans leurs orbites respectives ; 3° les nerfs moteurs oculaires communs, qui viennent du pédoncule du cerveau; 4° les nerfs "pathétiques , ainsi nommés parce qu'ils donnent aux yeux leurs mouvements les plus expressifs : ils naissent sous les tubercules quadrijumeaux et viennent s'épanouir dans chaque muscle grand oblique de l'œil ; 5° les nerfs trifaciaux ou trijumeaux, qui naissent de la protubérance annulaire et forment trois branches, qui se distribuent dans les différentes parties de la face et en particulier dans les mâchoires; 6° les nerfs moteurs oculaires externes; 7° et 8° les nerfs faciaux et nerfs auditifs; 9° les nerfs glosso-pharyngiens ; 10° les nerfs pneumo- gastriques, qui descendent dans la poitrine et vont jusqu'à l'estomac et atteignent aussi le cœur par leurs filets cardiaques ; le rôle de ces nerfs est donc très important dans la respiration, la digestion, etc. ; 11° les nerfs hypoglosses, formant deux branches, l'une cervicale et l'autre linguale, qui donne à la langue son mouvement; 12° les herfs spinaux ou plutôt l'un d'entre eux, qui ne naît pas au-dessus du trou occipital, comme les précédents, mais remonte néanmoins dans le crâne avec la moelle épinière, en ressort avec la 8e paire et se distribue dans les muscles du cou. Viennent ensuite les nerfs rachidiens nu spinaux en général, qui naissent de la moelle épinière après sa sortie du crâne. Ils forment 30 paires : cervicales, dorsales, lombaires, sacrées, avec différents plexus : plexus cervical, plexus brachial, plexus sciatique, etc.

Outre le système cérébro-spinal, auquel appartiennent tous les nerfs précédents, il y a, en outre, le système nerveux ganglionnaire ou grandsympathique, composé d'une double série de ganglions, petites masses nerveuses, d'où émanent une foule de nerfs, avec des plexus autour des organes de la vie de nutrition, en particulier autour des vaisseaux sanguins. Ces ganglions communiquent entre eux par des filets nerveux, qui établissent ainsi des relations sympathiques entre toutes les parties de l'organisme. Le système ganglionnaire communique aussi avec le système cérébro-spinal par des filets et des anastomoses. Mais il est évident qu'il jouit d'une certaine indépendance par rapport au sytème principal et qu'il échappe davantage aux prises de la volonté. Les ganglions sont ainsi distribués : 2 paires dans la tête ; 3 paires dans le cou ; 12 paires dans la poitrine ; une seule dans le ventre; 5 paires dans les régions lombaires; enfin les ganglions sacrés.

Moelle épinière. — C'est la partie du système nerveux central, ou cérébro-spinal, qui est contenue dans le canal vertébral, à la façon dont la moelle est contenue dans les os. Comme le cerveau, elle est composée de substance blanche et de substance grise, mais celle-ci est à l'intérieur au lieu d'occuper la surface. La moelle épinière a une partie intra-crânienne, dite moelle a/longée ou bulbe, qui est en rapport avec le cervelet, etc. Cette partie est renflée et présente quatre éminences : deux en dehors, appelées olivaircs, et deux en dedans appelées pyramides. Celles-ci entre-croisent leurs fibres nerveuses, et c'est par là qu'on explique les effets croisés des altérations cérébrales, c'est-à-dire la paralysie des membres du côté opposé à celui du cerveau malade. La moelle épinière se termine, au niveau de la deuxième vertèbre lombaire, par deux renflements, d'où naît un faisceau de nerfs, appelé

queue de citerai. Les maladies de la moelle épinière sont très graves : myélite, ataxie locomotrice, etc. Mais elles n'affectent pas les facultés supérieures, comme celles du cerveau.

Muscles. — Les muscles sont des organes charnus, rouges, contractiles, qui peuvent imprimer divers mouvements aux parties auxquelles ils sont insérés. Leur ensemble constitue le système musculaire. On distingue les muscles extérieurs ou de la vie de relation, et les muscles intérieurs ou de la vie de nutrition ; les premiers seuls sont soumis directement à la volonté. Les muscles sont constitués par des faisceaux musculaires, forméseuxmêmes de fibres. En général, ils offrent à leur naissance et à leur terminaison, des aponévroses et des tendons qui servent à les fixer aux os. On distingue près de 400 muscles dans le corps humain. Plusieurs maladies peuvent les affecter directement ou indirectement, par le système nerveux : convulsions, crampes, rhumatismes, etc.

Sang. — C'est le liquide nourricier qui remplit le système circulatoire. On y distingue une partie liquide (plasma sanguin) et des globules en suspen-, sion dans ce liquide. Ces globules sont les globules rouges ou hématies et les globules blancs, dits leucocytes. C'est aux premiers que le sang doit sa couleur. Le sang est dit artériel, lorsqu'il est chargé d'oxygène, rutilant et propre à entretenir la vie : il circule alors dans les artères ; il est veineux, lorsqu'il a dépensé son oxgène et revient au cœur : il est alors rouge-noir et circule dans les veines. Les leucocytes paraissent posséder des mouvements propres et défendre l'organisme contre certaines invasions de microbes. Le plasma contient, avec de l'eau, une foule de sels ou autres substances. Le sang se modifie et se refait à chaque instant par la respiration, par l'arrivée de la lymphe et des peptones intestinales et par l'élimination des éléments contenus dans l'urine. Un grand nombre de maladies graves proviennent de l'altération du sang ou la causent : le choléra, le clan-bon, l'albuminurie, le diabète, Y asphyxie par le charbon, etc. Le sang est rouge chez les vertébrés, hormis l'amphioxus, et chez certains annélides ; mais il est vert chez les autres annélides, jaune ou rougeâtre chez beaucoup d'insectes et de crustacés, bleuâtre légèrement chez les arachnides et les mollusques, incolore chez les échinodermes.

Hémoglobine. — C'est la matière colorante du sang, à laquelle les globules rouges doivent la propriété d'absorber l'oxygène pendant la respiration. En se fixant sur l'hémoglobine, l'oxygène de l'air aspiré dans les poumons donne,1 '1' 'oxy hémoglobine, composé très instable, de façon qu'en traversant les tissus et en baignant les cellules, le sang leur cède facilement son oxygène. L'oxyde de carbone, au contraire, en se combinant avec l'hémoglobine, donne un composé stable, qui rend le sang impropre à ses fonctions : de là l'empoisonnement par l'oxyde de carbone.

Caillot. — La fibrine qui est en dissolution dans le sang, se solidifie lorsque le sang se coagule; elle forme alors une sorte de réseau qui emprisonne les globules rouges et d'autres éléments. On ne connaît guère encore les causes de cette coagulation ; mais elle se produit lorsque le sang est extravasé, à moins qu'on n'enlève la fibrine; elle se produit aussi dans les vaisseaux malades, etc. Le caillot ainsi formé peut donner lieu à une embolie (v. ce mot).

Vaisseau. — En anatomie, on entend spécialement par ce nom les canaux qui transportent à travers le corps le sang ou la lymphe : artères, veines, vaisseaux lymphatiques. Le nom de conduits est laissé aux canaux qui livrent passage aux produits des sécrétions. Toutefois le système vasctilaire comprend seulement les canaux du sang, artères et veines; les vaisseaux lymphatiques, avec

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