Chapitre IV
De la maladie.
Maladie. — On peut donner le nom de maladie à tout dérangement fonctionnel dans les êtres vivants, à tout malaise persévérant et notable qui se termine par la guérison ou par la mort. La maladie est toujours liée à quelque altération ou lésion matérielle dans les solides ou dans les liquides du corps. Parmi les maladies, plusieurs paraissent affecter tout l'organisme à la fois, qui dépérit et se consume ; d'autres, au contraire, affectent nettement telle partie du corps, tel organe ou tel élément vital : par exemple la tête (méningite), le larynx (laryngite), le poumon, les bronches (pneumonie, plevrèsie, bronchite), l'estomac (ijastrite), l'intestin (entérite), les os (carie), la peau et les chairs (lèpres, abcès), les nerfs [névralgie], les muscles et les articulations (rhumatisme, goutte i, les vaisseaux, le cœur, l'appareil circulatoire, le sang (anévrisme, inflammation, fièvre, etc.). Les causes des maladies sont innombrables, les unes externes et les autres internes : parmi celles-ci se fait remarquer l'hérédité De là les maladies externes ou chirurgicales, les maladies internes ou médicales, les maladies héréditaires. D'après leur origine encore, les maladies se distinguent en acquises et en congénitales, puis en primitives et en secondaires, en idiopathiques et en sympto— matiques, etc. D'après leur mode de propagation, elles sont dites sporadiques, endémiques, épidêmiques, contagieuses ; d'après leur marche et leur durée, (ligues ou chroniques, etc. La pathologie, la nosologie et la thérapeutique s'occupent des maladies à divers points de vue. Connaître toutes les maladies, les comparer entre elles pour constater leurs différences et leurs affinités; les ramener toutes à certains types ; décrire leurs symptômes, leur apparition, leur marche ; signaler les remèdes qui les préviennent ou les combattent : c'é'st là une grande science ; mais ce n'est pas encore l'art mé-