‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 231 sur 686 · LIVRE VII : LE LA SOCIETE · texte numérisé non relu

LIVRE VII : LE LA SOCIETE

par le marquis d'Argenson (1697-1718). Sous le premier Empire, il y eut des ministres de la police (Fouché, Savary). Il existe toujours, au ministère de l'intérieur, une direction de la Sûreté générale. Paris a un préfet de police.

On distingue la police politique, municipale (l'une et l'autre sont dites administratives), judiciaire, sanitaire, la police d'année, etc. La police politique surveille les journaux, les rapports avec l'étranger, recherche les complots, etc. ; elle se rattache à la police de sûreté (passeports, permis de séjour, port d'armes, attroupements, théâtre, etc ). La police municipale est exercée à Paris par le préfet de police ; à Lyon, par le préfet du Rhône ; ailleurs, par des commissaires de police, sous l'autorité des préfets ou des maires, selon que les villes ont plus ou moins de 40,000 âmes. La police judiciaire a pour objet de réprimer les infractions, en attendant que le juge en soit saisi. Elle est exercée par les procureurs et substituts, juges d'instruction, juges de paix, commissaires de police, maires et adjoints, officiers de gendarmerie, gardes-champêtres, etc. On donne le nom de force publique à tous les agents et aux corps armés chargés de maintenir l'ordre public, de veiller à l'exécution des lois, etc. L'emploi abusif de la force publique, comme aussi les violences et les insultes dont elle serait l'objet, sont punis par le Code pénal. Tout citoyen doit prêter main-forte aux agents de la force publique. Enfin la police judiciaire, avec le service de la salubrité, comprend l'hygiène publique, la surveillance des cimetières, des amphithéâtres de dissection, des établissements insalubres, halles, abattoirs, etc., celle des prisons, les secours à donner aux asphyxiés. Des conseils d'hygiène et de salubrité existent à Paris et dans les départements, où ils veillent, sous l'autorité des préfets, à la santé publique. Des commissions d'hygiène publique peuvent être instituées au canton par le maire, qui les préside. Souvent des mesures hygiéniques seraient impuissantes, si elles n'étaient prises de concert, par plusieurs puissances intéressées. Une convention sanitaire internationale a été conclue en 1852, entre les principales puissances, concernant les quarantaines à observer, les lazarets, les patentes de santé, etc.

Voirie. — On distingue la grande voirie et la petite. La première comprend les routes nationales, départementales, les chemins de fer, les fleuves et rivières navigables ou flottables, en un mot les communications d'intérêt général. La seconde comprend les chemins vicinaux, etc. Celle-ci est dans les attributions des municipalités ; celle-là appartient aux préfets. On distingue aussi la voirie urbaine et la voirie rurale. La voirie urbaine a pour objet la conservation et l'alignement des voies publiques, etc.

Poste. — Parmi les peuples anciens, les Romains paraissent avoir le mieux organisé un service de postes proprement dit, à partir du règne d'Auguste. Les voies romaines qui rayonnaient de la capitale vers toutes les frontières, étaient parcourues facilement par les messagers officiels de l'empire. En France, le service des postes fut créé par Louis XI, qui établit des relais de chevaux, de quatre lieues en quatre lieues, sur toutes les routes principales du royaume (14(34). Louis XII autorisa les particuliers à user de la poste, qui d'abord n'avait servi qu'au roi. A la poste aux chevaux on annexa ensuite la poste aux lettres. Il faut chercher l'origine de celle-ci dans l'usage qu'avait l'Université de Paris d'envoyer, à certaines époques, des messagers dans les principales villes du royaume ; longtemps les particuliers correspondirent par ce moyen. La poste aux lettres fut organisée distinctement en 1627 ; elle fut affermée à partir de L663. Aujourd'hui encore, elle est régie par une loi do

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