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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

sujet très complexe, allège singulièrement la phrase, sans nuire à sa clarté. On distingue les pronoms personnels (je, tu, il, me, te, etc.), les pronoms démonstratifs (ce, celui, celle, cela, etc.), les pronoms possessifs (mien, tien, sien, etc.), les pronoms conjonctifs ou relatifs {qui, que, lequel, laquelle, etc.), les pronoms indéfinis (on, chacun, quiconque, auxquels on peut joindre des adjectifs indéfinis, comme tel, aucun, nul, employés sans substantifs). On donne quelquefois le nom de pronom à des adjectifs démonstratifs, possessifs, etc. Les pronoms doivent être comptés parmi les mots primitifs et les plus importants du langage ; ils jouent un rôle très remarquable dans les langues à flexion.

Verbe. — En se plaçant surtout au point de vue philosophique, on peut dire que le verbe est un nom qui signifie l'acte comme tel et par conséquent le présent. Les scolastiques font remarquer, avec raison, que si le verbe peut marquer aussi le passé, le futur, le commandement, le désir, etc., c'est en vertu de ses différentes formes, dites temps et modes. En soi le verbe signifie l'acte, comme le substantif signifie le sujet, et l'adjectif le sujet qualifié. Sans doute, le substantif peut signifier l'acte (par ex. marche, passage), mais c'est comme sujet, abstraction faite de toute activité présente. Notre définition n'est que l'interprétation, croyonsnous, de celle d'Aristote, qui a dit que le verbe est un nom qui sursignifie le temps et marque toujours quelque attribution. L'auteur de la Lotjique de Port-Royal critique cette définition avec plusieurs autres et préfère celle-ci : Le verbe est un mot qui signifie l'affirmation ; mais il avoue qu'il s'agit d'une affirmation actuelle. Malgré tout, nous persistons dans notre définition et nous croyons que si le verbe signifie l'afiirmation, c'est parce qu'il signifie d'abord l'acte comme tel.

C'est le verbe, en effet, qui fait la synthèse des termes ; c'est de l'analyse de l'idée exprimée par le verbe que naît, pour ainsi dire, la proposition. Cette seconde fonction du verbe, la mieux remarquée, s'explique par la première. Car le verbe signifie l'acte; or le sujet et l'attribut sont unis par l'acte et dans l'acte, l'un déterminant l'autre. Soit par exemple cette proposition : Pierre est fort. Pierre et la force apparaissent dans une seule idée : c'est Pierre ayant la force ou la force qualifiant Pierre actuellement.

Il résulte de là que le verbe est le mot par excellence. Ici il s'agit surtout du verbe essentiel être, auquel s'applique tout ce que nous venons de dire. Il exprime la première idée, la plus générale, l'acte le plus simple ; il est le lien formel ou implicite de toutes les propositions, de tous les jugements. Il est le seul verbe, pour ainsi dire; les autres sont composés de lui et de quelque attribut : vivre, par exemple, c'est être virant ; agir, c'est î'tre unissant; souffrir, c'est être souffrant. Les autres verbes sont donc des expressions complexes, et ainsi se justifient ou du moins s'expliquent toutes les définitions qu'en donnent les grammairiens. Par exemple celles-ci : « Le verbe exprime l'état ou l'action » (Chassang). — « Le verbe est un mot qui affirme l'existence d'une personne ou d'une chose, ce qu'elle est, ce qu'elle fait ou ce qu'elle éprouve » (Sommer). Le verbe actif exprime une action exercée; le verbe passif, une action reçue. Suivant ses désinences, le même verbe peut exprimer le présent, le passé, le futur, la lre, la 2e ou la 3e personne, le singulier, le pluriel et même le duel ; il peut indiquer (par exemple : je vais)', commander (va), insinuer, supposer (vous iriez), etc. On voit déjà combien les éléments grammaticaux du langage peuvent être complexes ; ils le sont merveilleusement dans les langues anciennes, ce qui indique bien que le langage n'est pas une œuvre réfléchie.

Outre le verbe essentiel ou substantif, absolu, et les verbes accidentels, adjectifs, attributifs, on distingue encore les verbes actifs ou transitifs, neutres et intransitifs, auxiliaires, impersonnels ou uniper sonnets, réfléchis ou pronominaux, qui sont parfois réciproques, défectifs, déponents, fréquentatifs, inchoatifs, etc.

Participe. — Il tient de la nature du verbe et de celle de l'adjectif : de là son nom. Comme le verbe, il exprime l'existence, l'action, le temps ; comme l'adjectif il exprime une qualité ou une manière d'être. On distingue, en français, le participe présent et le participe passé. Le participe présent, qu'il ne faut pas confondre avec l'adjectif verbal, est invariable : cette invariabilité a été déclarée par l'Académie (1079). L'adjectif verbal, au contraire, est variable comme les autres adjectifs (par ex. aimant, aimante). Quant au participe passé, les règles de son accord et de son emploi avec le verbe avoir ou le verbe être offrent des difficultés spéciales, que résolvent les grammairiens.

Mode. — On distingue, en français, cinq modes du verbe: Vindicatif ou l'affirinatif, mode direct; le conditionnel, l'impératif, le substantif et l'infinitif, modes indirects ou obliques. Plusieurs regardent le participe comme un sixième mode. Les Grecs ont un mode particulier pour exprimer le souhait ; c'est l'optatif. Le subjonctif ou conjonctif a cela de propre qu'il marque toujours la dépendance du verbe par rapport à un autre verbe, exprimé ou sous-entendu. On l'emploie surtout après les les verbes exprimant la crainte ou la nécessité, le désir, la prière, le doute, etc. L'infinitif a cela de propre qu'il offre un sens général et indéterminé, sans nombre ni personne : on le confondrait avec le substantif, s'il n'exprimait encore le temps et l'acte. Il peut devenir cependant un véritable substantif, comme dans ces exemples : le manger, le boire, le dormir, le coucher.

Temps. — Le ternps ne comporte que trois ('déments essentiels : le présent, le passé, le futur. Mais ces trois moments sont relatifs : c'est-à-dire, par exemple, que ce qui était simplement passé était présent par rapport à ce dont nous parlons, ou bien que tel futur se trouvera par rapport à tel autre ultérieur dans les rapports du passé au présent, etc. Bref, outre les trois temps principaux : présent, passé ou parfait et futur, on distingue dans les verbes les temps secondaires : imparfait, passé défini, plus-que-parfait, futur passé, etc. Chaque mode a ses temps.

Adverbe. — L'adverbe n'est pas un élément essentiel de la parole : il modifie seulement le verbe, l'adjectif ou l'autre adverbe auquel il est joint. On peut toujours le traduire par une préposition avec son complément ou par un adjectif accompagné du suffixe ment (1. mens), au sens de façon, manière. Ainsi fortement signifie avec force, ou d'une manière forte; durement, avec dureté ou de façon dure. Le plus grand nombre des adverbes est ainsi formé d'un adjectif et d'un suffixe ; il arrive aussi que l'adjectif est pris adverbialement : ainsi vite, fort. Ce serait un véritable abus de multiplier les adverbes de manière formés d'adjectifs déjà longs : par exemple insurrectinnnellement, anticanstitutionnellcment. On distingue les adverbes de quantité ou de degré (tant, assez, trop, plus, moins, etc.), de temps (tôt, tant, demain, etc.), de lieu (ici, Ici, loin, pjrès), de manière, d'affirmation ou de négation, de doute, etc. Avec les adverbes simples, déjà si nombreux, il faut remarquer aussi les locutions adverbiales, qui le sont plus encore; par ex. : it loisir, (( temps, de tout temps. Leur place est, dans le dictionnaire, à la suite de chaque mot qui sert à les former.

Préposition. — Fréquente en français et dans

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