PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE
(F exclamation, auxquels il faut ajouter la parenthèse, les ///'///émets, le tiret, les points de suspension, etc. Le point termine la phrase et le sens. Le point et virgule marque les grandes divisions de la phrase. Les deux points servent, en outre, à indiquer un résumé, quelque énumération, une preuve, un exemple, une citation. La virgule marque les petites divisions de la phrase ou incises Chiffre. — Les chiffres arabes nous viennent de l'Inde par les Arabes, qui les modifièrent avant de les transmettre : l'Angleterre et l'Italie les reçurent d'abord (XIIIe siècle), puis l'Allemagne (XIVe). la France (XVe siècle), la Russie (depuis Pierre le Grand). Leur figure ne devint uniforme que vers le milieu du XVIe siècle. Les Romains se servaient des lettres pour exprimer les nombres : 1 (I), 5 (V), 10 (X), 50 (L), 100 (C), 500 (D), 1.000 (M ou CIO). Les lettres placées à droite des signes V, X, L, C, etc. augmentaient leur valeur d'autant ; les lettres placées à gauche la diminuaient. Les Grecs employèrent anciennement une méthode analogue. Les premières lettres des mots cinq, dix, cent, mille (en grec 7Ti'vTc, 8éxz,ixxTÔv, x'^101) marquaient ces nombres. Mais, le plus souvent, ils employaient l'alphabet de la manière suivante : ils le divisaient en 3 séries de 8 lettres ; les 8 lettres de la première série marquaient les nombres de 1 à 10, moins le 6, qui avait un signe spécial, le stigma ; les lettres de la deuxième série marquaient les huit premières dizaines: 90 avait un signe spécial, le coppa ; les lettres de la troisième série marquaient les huit premières centaines ; 900 avait un signe spécial, le sampi. Pour les mille on reprenait les trois séries, et on plaçait un accent au-dessous de la lettre et à gauche. — A la suite des signes de l'arithmétique, on pourrait signaler ceux de L'algèbre, de l'astronomie (signes du zodiaque, des planètes), de la chimie, les signes adoptés par les botanistes, etc.
Note. — De môme que les chiffres, les notes sont d'invention relativement récente. Guy d'Arezzo aurait le premier imaginé de remplacer les lettres musicales par des points disposés sur des lignes parallèles (1023). D'abord égales en durée, les notes furent ensuite distinguées en blanches, noires, par le chanoine Jean de Mûris (1338). J.-J. Rousseau et plusieurs musiciens, de nos jours, ont essayé de substituer les chiffres aux notes.
Seing, signature. — En droit, les actes sont rendus valables par la signature. Henri II la rendit obligatoire, dans tous les actes, par une ordonnance de 1554. Jadis on se servait d'un monogramme (v. plus haut), d'un sceau, d'une croix ou d'un autre symbole. Aujourd'hui les commerçants signent souvent au moyen d'une griffe. Mais elle est interdite aux fonctionnaires publics. On distingue les actes sous seing privé et les actes notariés ou authentiques. Ceux-ci doivent être signés par les parties, les témoins et les notaires. On doit faire mention de la déclaration des parties ou témoins qui ne peuvent signer. Lorsque la signature sous seing privé est déniée par son auteur ou n'est pas reconnue par les héritiers, la vérification en est ordonnée en justice.
Archives. — Les anciens conservaient dans leurs temples les archives, de même que le Trésor public. Dans les premiers temps de la monarchie française, les rois se faisaient suivre de leurs archives en voyage et même à la guerre, les exposant ainsi à bien des dangers. Sans parler ici des archives des autres Etats, ni surtout des archives incomparables du Vatican, les Archives nationales i'rançaises furent vraiment organisées sous Louis XIV (1688). Elles ont été réorganisées en 1870 et rentrent dans les attributions du ministère de l'instruction publique. Elles comprennent trois sections : historique, législative et judiciaire,
administrative et domaniale. Aux Archives nationales est annexée l'Ecole des Chartes. Le Sénat, la Chambre, les villes, les départements, beaucoup de corps constitués et de familles ont aussi leurs archives, plus ou moins précieuses pour l'histoire. Charte, diplôme. — On donne en général le nom de charte à tous les anciens titres dont se composaient les archives des monastères, évêchés, villes, corporations, etc. Beaucoup de collections de chartes ou cartulaires ont été publiées, qui peuvent fournir aux historiens des renseignements précieux. Sous le nom de diplômes on comprend toutes les chartes, lettres patentes, donations, privilèges, actes impériaux ou royaux, etc. qui remontent au delà du XIVe siècle. La connaissance de ces documents fait l'objet de la diplomatique. Il existe plusieurs Recueils de diplômes, entre autres celui des rois de France de la 2e et 3e race, publié par l'Académie des inscriptions.
Cahier. — Le nom de cahier est donné à certains mémoires ; Cahier des Etats, Cahier des charges, etc. Les Cahiers des Etats étaient adressés au roi par les Etats généraux et ils contenaient les demandes, propositions et remontrances des trois ordres : clergé, noblesse et tiers état; ils portèrent jusqu'au XIVe siècle le nom de cédules. Ces Cahiers étaient eux-mêmes le résumé des Cahiers des bailliages, instructions que chacun des trois ordres remettait à ses mandataires dans chaque bailliage, etc., en les envoyant aux Etats. Quant au Cahier des charges, c'est l'acte contenant les conditions imposées aux adjudicataires d'une vente publique, etc. Les ventes judiciaires doivent se faire sur un cahier des charges dont la forme est réglée par la loi (Code de procédure et Code commercial). S'il s'agit d'adjudications administratives, le cahier des charges est rédigé par l'administration.
Inventaire. — Le Code indique les règles à suivre dans les inventaires qu'il y a lieu de faire au moment d'un mariage, après un décès, à la formation ou à la dissolution d'une société, à la déclaration d'une faillite. Tout commerçant est tenu par la loi de faire une fois par an l'inventaire de toutes les valeurs qu'il possède et de tout ce qu'il doit, et de l'inscrire sur un livre spécial à ce destiné.
Livret. — On donne ce nom à des mémoires ou certificat de diverses natures : livrets de caisse d'épargne, livrets militaires, livrets d'ouvriers, etc. Avant 1869, tout ouvrier devait avoir son livret portant ses nom et prénom, son âge, etc. Les congés et l'entrée chez un nouveau patron y étaient portés. S'il voulait voyager, il faisait viser son dernier congé par le maire et indiquer le lieu où il se rendait. Dans l'armée, tout soldat nouvellement incorporé est inscrit sur deux livrets : l'un individuel, qui lui appartient et reste en sa possession ; l'autre, dit matricule, qui reste au régiment. Le livretsert en particulier à l'appel des réservistes.
Cadastre. — Le cadastre a été connu des anciens. Les démarques d'Athènes devaient le tenir à jour. Il est vrai que l'exiguïté du territoire rendait leurs opérations faciles. Mais César et Auguste firent classer, d'après leur rendement, toutes les terres de l'empire romain. La Gaule protesta souvent contre les impôts qu'on levait sur elle en conséquence. A la suite des invasions des rois barbares, qui d'ailleurs se servirent du cadastre romain, il n'y eut que des cadastres partiels (terriers, pou i liés, pohjptiques). Sous Charles VII et Louis XIV, on essaya vainement d'établir un cadastre général. 11 fut rendu plus nécessaire à la suite de la Révolution, qui étendait à toutes les terres le même régime d'impôt. Ordonné dès 1793, le cadastre général ne fut terminé qu'en 1850. Depuis longtemps il ne répond plus à la valeur réelle des terres; mais les frais considérables