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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

chorètes : les premiers vivaient en communauté sous une règle et un abbé ou un supérieur ; les autres vivaient seuls au désert. La vie monastique s'introduisit en Occident dès le IVe siècle. Son histoire est liée à celle des plus grands noms : S. Augustin, S. Martin, Cassien, S. Honorât et surtout S. Benoît.

Abbé. — Ce nom, qui signifie père, fut bien choisi pour désigner le supérieur, c'est-à-dire le père spirituel d'une communauté de religieux. On donna aussi le titre d'abbé aux anachorètes et aux cénobites d'une sainteté de vie reconnue, quoique solitaires et simples laïques. Après bien des vicissitudes, qui n'étaient point finies, le nom d'abbé fut réservé aux supérieurs de certains monastères qui avaient rang d'abbaye (bénédictins, bernardins, prémontrés, trappistes, etc.) Avant la Révolution, on distinguait les abbés réguliers et les abbés commendataires. Ceux-ci étaient des séculiers, à qui on avait donné des abbayes en commende. Plusieurs abbés ont le droit, par privilège du Saint-Siège, de porter la mitre et le bâton pastoral. Dans les conciles et ailleurs, les abbés ont la préséance sur tous les prélats inférieurs.

Novice. — La profession religieuse est chose trop grave pour qu'elle n'exige pas la plus sérieuse préparation et des épreuves préalables, qui sont une sorte d'apprentissage : c'est le noviciat, exigé par les constitutions de tous les ordres. Il est souvent précédé lui-même d'une épreuve préliminaire ou postulation. Le droit canon exige des novices certaines qualités générales : on ne doit admettre au noviciat que des adultes, non soumis à des obligations incompatibles avec l'état religieux (personnes mariées, débiteurs, enfants qui doivent subvenir absolument aux besoins de leurs parents, etc.). Le noviciat était jadis de trois ans. S. Benoît le réduisit à un an. Dans bien des ordres, on usa ensuite de dispenses. Le concile de Trente statua qu'on ne serait admis à la profession qu'à lfianset après un an de noviciat. L'année de probation doit être continue. Les novices doivent être soumis, en outre, à un sérieux examen. Selon les prescriptions du concile de Trente, les novices religieuses doivent être examinées hors la clôture et les lieux réguliers par l'évéque diocésain ou son vicaire.

Lévite. — Sous l'ancienne loi, le service des autels était dévolu à la tribu de Lévi, issue de ce 3e fils de Jacob. Jusque-là les fonctions du culte avaient été exercées par les premiers-nés. Mais Moïse les attribua aux lévites pour les récompenser du zèle qu'ils avaient montré dans la répression de l'idolâtrie. Les sacrificateurs et le grand prêtre devaient être choisis dans la famille même d'Aaron. Les lévites n'avaient pas de territoire en propre, mais ils étaient dispersés dans les autres tribus, occupaient certaines villes, dites lèi^itiques, avec quelques campagnes environnantes, et percevaient les dîmes et les offrandes. Les principales villes lévitiques étaient Cadès, Sichem, Gabaa, Hébron et Ramoth ; six d'entre elles étaient des lieux de refuge.

Prêtresse. — Chez les chrétiens, de même que chez les Juifs, les hommes seuls sont admis au sacerdoce. Mais il en fut autrement dans le paganisme : souvent les femmes furent acceptées et même choisies de préférence pour certaines fonctions du culte. La déesse Artémis, en Achaïe, avait des prêtresses, qui étaient de jeunes vierges; les prêtresses de Junon, en Mossénie, étaient des femmes mariées; les Vestales romaines entretenaient le feu sacré sur l'autel de Vesta ; les Gaulois avaient aussi des prêtresses (druidesses). Celles-ci exerçaient même la plus grande influence sur leur nation, comme on le voit par l'histoire de Velléda. Roi. — La France a eu des rois, depuis Clovis jusqu'à la Révolution. Avant Philippe-Auguste, ils

prenaient le titre de roi des Français, qui fut changé en celui de roi de France. Louis XVI, pendant quelque temps (1790) et Louis-Philippe régnèrent de nouveau sous le premier titre. L'institution de la royauté paraît remonter très haut, chez les Egyptiens, les Assyriens, etc. ; les rois succédèrent naturellement aux patriarches. Néanmoins chez les Hébreux, la royauté ne commença qu'avec Saûl. La royauté est héréditaire (les monarchies actuelles) ou élective (comme en Pologne), absolue (Turquie, Russie) ou constitutionnelle (v. formes île gouvernement : monarchie, etc.). A Athènes, le second des archontes, qui présidait aux sacrifices, prenait le titre à' archonte-roi. Il y avait aussi à Rome un roi des sacrifices. Au moyen âge, on donnait le titre de roi à certains chefs : roi d'armes (chef des hérauts), roi des barbiers, des merciers, de laJ>asoche, etc. (chefs de certaines corporations).

Tyran. — Chez les anciens, les noms de despote et de tyran n'avaient pas toujours la mauvaise signification qu'ils ont prise depuis : ils étaient synoymes du nom de- roi. Néanmoins, les Grecs appelaient tyran celui qui s'était emparé du pouvoir dans une ville libre, ou qui avait été imposé comme chef à cette ville par l'étranger. Ainsi Pisistrate et ses fils furent tyrans d'Athènes ; Périandre, de Corinthe ; les deux Denys, de Syracuse. Lysandre imposa les Trente Tyrans à Athènes, quand cette république eut succombé sous les coups de Sparte.

Ministre. — En France, en Angleterre et dans les autres pays où fonctionne le régime parlementaire, les ministres sont choisis parmi les chefs de la majorité. Les ministres français, dont le titre officiel est ministre secrétaire d'Etat au département de, etc., sont responsables solidairement devant les Chambres des actes du gouvernement. On compte aujourd'hui 1 1 ministères : Affaires étrangères, Guerre, Marine, Intérieur, Justice, Instruction publique, à laquelle on rattache les Beaux-arts et les Cultes, Agriculture, Industrie et commerce, auxquels on rattache les Postes et télégraphes, Travaux publics, Finances, Colonies.

Ambassadeur. — C'est le titre que prennent les agents diplomatiques de premier ordre envoyés par un Etat souverain auprès d'un autre pour le représenter. Outre les ambassadeure ordinaires qui résident auprès des Etats étrangers, il y a des ambassadeurs extraordinaires, qu'on envoie à l'occasion de quelque événement. La France entretient aujourd'hui des ambassadeurs à Londres, Berlin, Madrid, Rome, Saint-Pétersbourg, Berne, Vienne, Constantinople, Washington et près le Saint-Siège. L'ambassadeur est assisté par des secrétaires et des attachés d'ambassade. Au-dessous des ambassades, il y a les légations, qui sont gérées par des ministres plénipotentiaires, des ministres résidents, des consuls, des chargés d'affaires, etc. Les ambassadeurs et autres agents diplomatiques sont considérés par le droit international comme vivant sur le sol du pays qui les accrédite. Entre autres privilèges, ils ont encore celui d'avoir toujours accès auprès du chef de l'Etat.

Citoyen. — Le citoyen est celui qui participé au pouvoir souverain par son suffrage, ou du moins qui jouit de droits refusés à l'étranger. En Grèce, à Rome, le titre de citoyen était fort apprécié et était, en somme, le privilège d'une minorité. En France, le droit de suffrage est devenu le droit le plus marquant des citoyens. Aucune condition de cens n'est exigée aujourd'hui pour être électeur : il suffit d'avoir 21 ans et d'être domicilié dans la circonscription électorale. Les listes électorales sont dressées par les maires, qui doivent les reviser tous les ans. Le tableau doit en être déposé au secrétariat

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