‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 432 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

immergée d'au moins 0"',60 et peut faire jusqu'à 200 tours à la minute. Ses ailes, en repoussant l'eau vivement par ce mouvement rapide de rotation, font avancer le navire. L'idée d'appliquer l'hélice à la navigation date du XVIIIe siècle; mais elle n'a été réalisée avec succès qu'au milieu du XIXe. On essaie aujourd'hui d'employer l'hélice pour la navigation aérienne ou aviation.

Serrure. — Les serrures perfectionnées, telles que les serrures dites de sûreté, à secret ou à combinaisons, dont on se sert pour fermer les coffre-forts, sont parfois de vrais chefs-d'œuvre de mécanique. Parmi les serrures communes, les unes se ferment d'elles-mêmes en tirant la porte (serrures à ressort), les autres ne se ferment qu'au moyen de la clef; les unes ne s'ouvrent que d'un seul côté, les autres s'ouvrent des deux côtés également ; les unes sont fixes, et les autres sont mobiles : ainsi les cadenas.

Clef. — La clef se compose ordinairement d'un an ncini, qui sert à la tourner dans la serrure et à la suspendre à un trousseau ; d'une tige, qui peut être forée, comme il arrive pour les clefs légères et destinées à des serrures plus compliquées ; enfin d'un panneton, découpé d'une certaine manière, selon la serrure à laquelle il doit s'adapter. L'usage des clefs était connu des Hébreux et des Egyptiens ; les Romains se servaient de clefs d'airain. Jadis les clefs étaient lourdes : on en fait aujourd'hui de légères, aussi commodes que sûres. Dans l'iconographie chrétienne, les clefs sont l'attribut de S. Pierre, à qui J.-C. promit les clefs du royaume tics deux : elles symbolisent le pouvoir, Jadis la remise des clefs d'une ville était le signe de sa reddition. Aujourd'hui encore la remise et l'acceptation des clefs, peuvent équivaloir à un acte entre acheteur et vendeur d'unemaison, entre propriétaire et locataire (Co'le civil, art. 1605-6).

Horloge. — Dans un sens très général, le nom d'horloge convient à tous les mécanismes ou appareils qui servent à mesurer le temps : cadrans solaires, clepsydres, sabliers, horloges mécaniques, à poids ou à ressort, parmi lesquelles lespendules, montres, chronomètres. Les anciens n'avaient à leur usage que les cadrans, les clepsydres et les sabliers. Les horloges mécaniques furent construites d'abord en Orient. Gerbert, qui devint pape, appliqua le poids aux horloges et inventa probablement le genre d'échappement qui fut employé jusqu'au XVIIe siècle. La sonnerie existait dès le XIIe siècle. Au XIVe siècle, les horloges se perfectionnèrent ; la corporation des horlogers naquit et obtint ses statuts de Louis XI, en 1483. L'horloge de Strasbourg date de 1573. Huygens appliqua le pendule aux horloges et inventa la roue balancier, qui sert de régulateur dans les montres. On a construit aussi des horloges électriques ; mais l'électricité est employée surtout pour relier diverses horloges à un chronomètre central. Les horloges pneumatiques (tubes à air comprimé) marchent aussi au moyen d'appareils qui permettent de marquer de minute en minute et simultanément, en divers lieux, l'heure donnée par un chronomètre unique.

Montre. — On pense que les premières montres (ou cadrans) de poche furent fabriquées à Nuremberg, vers 1500 : on les appelait œufs de Nuremberg. C'est bien plus tard qu'on est parvenu à leur donner la forme si commode et les dimensions restreintes qu'elles ont aujourd'hui. Les montres comprennent : un ressort moteur, roulé dans une boîte aplatie en forme de roue dentée, qui, en tournant, met tout le mécanisme en mouvement; un échappement, qui régularise la marche, et qui comprend lui-même une roue balancier, avec spiral ; des rouages, dont l'ensemble forme le mouvement de la montre ; un cadran, qui marque

les heures et souvent aussi les minutes ; une boîte en argent ou en or, qui contient tout l'appareil. Les montres sont à clef ou à remontoir ; quelquesunes ont une petite sonnerie.

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