‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 434 sur 686 · LIVRE XII : DE L INSTRUMENT · texte numérisé non relu

LIVRE XII : DE L INSTRUMENT

Bassin. — Ce nom convient à une foule de récipients, mobiles ou fixes, de capacités fort diverses. Quand le bassin est d'une grandeur considérable, il prend le nom de pièce d'eau, vivier, réservoir. La construction des bassins rentre dans l'architecture hydraulique : ils doivent être sans trous ni fissures et être bien établis. C'est une bonne méthode d'en consolider le fond par des grillages en charpente et de le bétonner.

Canal. — Ce nom, qui s'applique à des constructions considérables, s'applique aussi à de simples conduites, tubes et tuyaux, qui servent à transporter et à distribuer les eaux ou les gaz. Ces canaux sont faits de diverses matières : mortier hydraulique, fonte, plomb, tôle de fer, terre cuite, bois. On sait que la vitesse de l'eau dans une conduite cylindrique dépend de diverses conditions : différence de niveau de l'eau aux deux extrémités de la conduite ; longueur totale de cette conduite ; son diamètre , étranglements , coudes ou inflexions qu'elle présente. De là des problèmes, que résout l'architecture hydraulique. La circulation des gaz dans les conduites dépend aussi, dans une certaine mesure, des mêmes conditions.

Sarbacane. — Les enfants se servent de cet instrument, qui consiste en un long tube, pour lancer sur les oiseaux de menus projectiles, tels que petites flèches, petites balles ou dragées. Sous Henri III et Henri IV, les courtisans s'amusaient de la même manière, mais au détriment des passants. La sarbacane a été une arme redoutable, entre les mains de certains sauvages, qui lançaient, par ce moyen, leurs flèches empoisonnées. Avec le même instrument, on a lancé aussi le feu grégeois. Le fusil à vent ou air comprimé n'est qu'une espèce de sarbacane. Ce fusil est prohibé.

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