PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPKDIQUE
ferme aussi assez souvent l'organe de l'odorat. Le bec de l'oiseau est formé de deux mandibules, souvent inégales, et revêtues d'une lame cornée. Sa forme et son emploi varient beaucoup selon les espèces. Le bec des grands oiseaux de proie, comme l'aigle, est aussi redoutable que la dent des plus grands carnassiers. Les oiseaux sont dits conirostres, tënuirostres, becs-fins, etc., selon la forme de leur bec. Les grimpeurs s'en servent souvent pour s'accrocher aux branches.
Aile. — Les ailes de l'oiseau sont garnies de plumes longues et fortes ; celles de la chauve-souris sont formées par une membrane qui se développe entre les doigts allongés et le corps; celles de l'insecte sont des organes distincts, souvent d'une ténuité extrême : ils forment une ou deux paires insérées à la partie supérieure du thorax. Les ailes ont de tout temps symbolisé la légèreté et la promptitude des mouvements. Dans l'iconographie chrétienne, elles sont un attribut des anges, prompts à exécuter les ordres de Dieu. Deux chérubins ailés protégeaient le propitiatoire dans le tabernacle du peuple de Dieu. Isaïe donne six ailes à ses séraphins. Satan est représenté avec des ailes de chauve-souris. La mythologie donnait aussi des ailes à ses dieux et déesses, en particulier à Iris, à Cupidon, à Mercure, à Pégase.
Nageoire. — L'aile de l'oiseau devient la nageoire du poisson. Mais on peut observer cette différence, que le poisson se déplace par le mouvement de sa queue plutôt que par celui de ses nageoires, qui ne servent guère qu'à le maintenir, au lieu que l'oiseau s'avance à tire d'ailes, sa queue lui servant de gouvernail. Les nageoires sont formées d'un nombre variable d'os (rayons), qui divergent comme les rayons d'un éventail et que l'animal déploie ou replie à son gré. Le nombre, la forme, la disposition des nageoires sont très variables et servent à classer les poissons. Les rayons des nageoires, qui sont tantôt mous, tantôt cartilagineux, tantôt osseux et piquants, fournissent aussi des caractères aux classificateurs.
Patte. — Ce nom s'applique aux organes de locomotion de la plupart des animaux : singe, lion, chien, chat, oiseau (excepté les oiseaux de proie), reptile, crustacé, insecte. Chez des ruminants, comme le cheval, le pied, armé d'un sabot, peut être redoutable ; la griffe du lion ou du tigre l'est bien davantage; de même l'oiseau de proie saisit et déchire avec ses ongles et ses serres. Sans que l'analogie soit rompue, l'organe de chaque animal s'adapte toujours à la fin particulière que comporte son espèce.
Aiguillon. — Les moindres bestioles ne sont pas toujours dépourvues de moyens défensifs et offensifs. Les scorpions et certains insectes, tels que abeilles, guêpes, portent à l'extrémité de l'abdomen un aiguillon acéré, extrêmement pénétrant, dont la piqûre est plus ou moins venimeuse. Si l'aiguillon reste dans la plaie, l'animal qui l'a perdu en meurt, mais la blessure qu'il a faite en mourant n'en est que plus mauvaise. L'aiguillon des femelles de certains insectes, prend le nom de tarière. Elles s'en servent pour introduire leurs œufs clans le bois ou même dans le corps d'autres animaux.
Queue. — Chez les mammifères, la queue n'est que le prolongement de la colonne vertébrale. Courte chez l'ours, le lapin, etc., elle est, au contraire, fort développée chez le lion, le renard, etc.; tantôt elle est nue et tantôt elle est garnie de poils. Avec leur queue, certains espèces de singes peuvent se suspendre aux branches ; la queue des castors, qui est large et aplatie, leur sert de nageoire et de truelle. La queue des oiseaux, ou plutôt le croupion, porte un faisceau de plumes, qui est la queue proprement dite. La queue des poissons
porte une nageoire, dite caudale, qui aide à la natation et sert de gouvernail.
Encolure. — Certains animaux, surtout ceux qui rendent le plus de services à l'homme, comme le cheval, ont été étudiés en détail à divers points de vue, qui intéressent l'équitation, le commerce du maquignon ou la boucherie : de là diverses terminologies. En hippologie, on divise le corps du cheval en trois parties : l'avant-main ou train de devant, le corps proprement dit, l'arriéremain ou train de derrière. L'avant-main comprend la tête, l'encolure, le garrot, les épaules, les membres antérieurs. L'encolure, qui est l'une des parties les plus nobles du cheval, a un bord supérieur, garni de la crinière, et un bord inférieur, qui s'étend de la gorge au poitrail.
Gigot. — Au point de vue de la boucherie et de la table, on distingue, dans les animaux, des parties telles que le gigot (mouton, agneau), le cuissot (chevreuil, cerf), le jambon (sanglier), le filet, la côtelette, etc. Le gigot de mouton est la partie inférieure de la cuisse de cet animal; il se distingue de l'èclancle, partie supérieure qui tient à la hanche. On estime beaucoup les gigots et les côtelettes de pré-salé, c'est-à-dire des moutons qui ont pâturé dans des prés salés par l'eau de mer, en Normandie ou ailleurs.
Poil. — Parmi les téguments dont se couvre le corps des animaux, se font remarquer surtout les poils, les écailles et les plumes. Les poils varient beaucoup de longueur, de consistance et de couleur. Tour à tour, ils se présentent sous la forme de duvet, de laine, de soies, de crins, de piquants, ressemblant à des épines (hérisson, porc-épic). Les carnassiers (tigre, lion, panthère) et les rongeurs, qui ont la peau mince, ont généralement un poil bien fourni ; et leur fourrure est très appréciée. Le pelage des espèces qui habitent le Nord est ordinairement très épais et fait surtout de duvet ou de bourre. Considéré par rapport à sa couleur, le pelage prend le nom de robe. Beaucoup de tissus sont fabriqués avec le poil des animaux.
Laine. — La laine, qui est l'objet d'une industrie si importante et qui date d'un temps immémorial, est fournie par les animaux dits bêtes à laine : brebis, mouton, agneau, et aussi par quelques autres espèces : chèvre du Thibet, lama, vigogne. Chaque poil de laine est formé de plusieurs filaments enveloppés ensemble et partant d'un même bulbe, caché dans l'épaisseur de la peau. Pour être mises en œuvre, les laines doivent être lavées, cardées, filées ; elles servent à confectionner toutes sortes de tissus : draps, tapis, tricots, etc.
Ecaille. — Les écailles sont des plaques osseuses ou cornées, très variables de forme, de consistance et de couleur, qui recouvrent la peau de certains animaux. On les observe principalement chez la plupart des poissons, les lézards, les serpents, les tortues, etc. Des écailles très fines et souvent très belles recouvrent les ailes des papillons. Dans les arts et l'industrie on emploie beaucoup l'écaillé de tortue. Quant aux écailles d'huîtres, qui rentrent plutôt parmi les coquilles, elles ne servent guère, comme celles-ci, qu'à la fabrication de la chaux et à l'amendement des terres.
Coquille. — Les coquilles proprement dites servent d'enveloppe protectrice aux mollusques (v. ce mot). Elles sont dites unira/ves, bivalves, multivalves, selon qu'elles sont à une ou deux ou plusieurs pièces. On les distingue aussi en terrestres, ma rincs, fluviatiles, selon l'habitat des mollusques auxquels elles appartiennent. Elles varient beaucoup quant à la dimension et à la forme : celle-ci peut être symétrique ou non, en forme d'hélice ou de turbine, etc. Dans certaines coquilles, on trouve les perles et la nacre.
Plume. — Les plumes couvrent le corps des