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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

lapin, les oiseaux. On distingue aussi les gibiers de poil et de plume, de plaine et de bois. Le gibier est une des richesses d'un pays; et l'on doit veiller à sa conservation, tout en préservant les propriétés des animaux nuisibles. Le droit de chasse appartient aujourd'hui à tous; mais la loi défend la chasse et le colportage du gibier dans les temps de l'année où le gibier se reproduit.

Volaille. — La volaille est une ressource très importante pour les cultivateurs, surtout aux environs des villes, où la vente des produits de la basse-cour est assurée à des prix avantageux. C'est un principe d'économie rurale que la volaille doit se nourrir principalement de graines perdues, d'insectes qui nuisent aux cultures ou de matières peu utilisables ; on y ajoute des grains et des produits qui ont une valeur commerciale pour engraisser les volailles à vendre. La basse-cour doit être une dépendance importante de la ferme et de toute maison de campagne.

Essaim. — Les abeilles émigrent d'un lieu à un autre à d'assez grandes distances sous forme d'essaim. Cette émigration se produit ordinairement à la suite de la naissance d'une nouvelle reine. Le départ s'annonce par un bourdonnement qui se fait entendre dans la ruche. Les abeilles sortent en masse et vont se poser ordinairement sur quelque arbre voisin, où elles se cramponnent les unes sur les autres autour de leur reine. Pour les recueillir, on place au-dessous de l'essaim une ruche renversée frottée de miel et on l'y fait tomber. Lorsque les abeilles émigrent trop loin, on les arrête en leur jetant du sable, en faisant du bruit avec des chaudrons, etc. Une ruche peut donner au printemps deux ou trois essaims.

Appât. — Les appâts varient beaucoup selon les espèces d'animaux que l'on pêche : une mouche, une graine peuvent attirer un poisson ou un oiseau ; mais il faut un animal entier pour attirer les grands carnivores. Pour la pêche à la ligne, on emploie le ver rouge, le lombric ou ver de terre, le ver de viande ou asticot, le fromage, la mouche vivante ou artificielle, un petit poisson, etc. Il y a celte différence entre l'appât et l'amorce, que celle-ci comprend tout ce que l'on jette dans l'eau pour attirer le poisson : l'appât, au contraire, recouvre l'hameçon. La loi défend de se servir, à la pêche, de drogues ou d'explosifs qui puissent empoisonner ou détruire le poisson.

Bercail, bergerie. — La bergerie diffère du parc en ce qu'elle est couverte et murée ; elle est donc un séjour stable. Elle seule permet aussi de défendre le troupeau contre l'humidité, qui est l'inconvénient le plus habituel et le plus grave à éviter. Il faut qu'elle soit bien aérée et percée de larges portes, munie de râteliers, d'auges, de claies pour les séparations à faire, etc. Dans les pays encore infestés de loups ou d'autres bêtes féroces, elle doit être à l'abri de leurs incursions.

Ecurie. — Les étables et les écuries doivent satisfaire aux mêmes conditions de salubrité. Dans les écuries, on sépare les chevaux les uns des autres par une pièce de bois, ou mieux encore par une cloison en planches, plus élevée du côté de la tête. On appelle stalle l'espace compris entre deux cloisons, qui doit être de lm 30 à lm50. On donne aux chevaux le foin et la paille sur le râtelier ; le son, l'avoine dans la mangeoire, qui est placée audessous.

Haras. — Les haras sont de grande importance pour la culture des meilleures races de chevaux. Un grand pays ne saurait donc s'en désintéresser, et l'intervention de l'Etat peut ainsi se justifier. Cependant, en Angleterre, tous les haras, qui sont des plus remarquables, appartiennent à dos particuliers. Les haras français furent organisés par Colbert ; ils ressortissent aujourd'hui au ministère

de l'agriculture et du commerce. On n'en compte pas moins de 23, dont dépendent souvent des écoles de dressage, pour l'attelage, la selle, etc. Ces haras, dits domestiques, diffèrent des haras sauvages, vastes espaces, comme il en existe encore en Amérique, où les chevaux vivent et se multiplient en liberté, et où l'homme n'intervient que pour s'emparer des sujets qu'il veut employer. Les haras parqués de Hongrie, d'Italie, d'Espagne tiennent des haras sauvages et des haras domestiques.

Ménagerie. — Les jardins soologiques,&vec ménageries, ne datent que du XVIIIe siècle. Ils furent créés d'abord à Londres et dans les Pays- Bas, à Anvers, à Amsterdam, etc. Le jardin du Roi, en France, datait du XVIIe siècle ; mais il fut consacré exclusivement à la botanique jusqu'à la fin du XVIIIe' siècle. Il prit alors le nom de Muséum d'histoire naturelle. On a réuni aussi des collections d'animaux rares au Jardin d'acclimatation du Rois de Boulogne.

Garenne. — La chair des lapins de garenne est bien supérieure à celle des lapins de clapier. On distinguait autrefois les garennes ouvertes et les garennes closes ou forcées. Les premières ont été abolies à la Révolution, à cause des dommages causés à l'agriculture par la multiplication des lapins. Quant aux garennes forcées, elles doivent être rigoureusement closes par un mur, ou par un fossé plein d'eau, ou par des pieux serrés et garnis d'un treillage de fer. Les terrains sablonneux et secs conviennent pour établir une garenne ; on y sème des herbes odoriférantes, des légumineuses ; on y plante des arbres résineux, qui ne risquent pas d'être rongés, etc.

Polypier. — Les polypiers sont des agrégations de polypes ou, si l'on préfère, leur habitation commune. Car ces singuliers animaux ont la propriété de s'agréger en une masse vivante, analogue à une plante. Mais comme ces agrégations arborescentes ont besoin de soutien, il arrive qu'à la base de chaque polype agrégé, il se produit un amas corné ou calcaire qui, en se combinant avec les autres, forme un corps solide et plus ou moins volumineux. De là les coraux, les madrépores et les îles madréporiques. Celles-ci, qui surgissent du fond de la mer et viennent s'étaler à la surface, sont donc construites par des légions innombrables d'animalcules.

Nid. — Beaucoup d'oiseaux, certains mammifères et certains poissons se construisent de véritables nids ; chaque espèce y apporte d'ailleurs son instinct particulier, souvent merveilleux. Généralement les palmipèdes, les gallinacés et les échassiers ne font pas de nid; le coucou d'Europe se sert du nid d'autrui ; l'autruche dépose ses œufs dans le sable échauffé par le soleil ; beaucoup d'espèces se contentent d'un nid très simple ; mais la pie, le chardonneret, la fauvette, etc., construisent le leur avec beaucoup d'art ; de même l'hirondelle, qui fabrique à cet effet une sorte de ciment. On pense que l'hirondelle de Chine (salangane), dont le nid est un aliment recherché, se sert, pour le construire, du frai de mollusques ou de poissons. Beaucoup d'oiseaux nichent en commun. Parmi les mammifères, citons le campagnol, qui se fait un nid souterrain ; l'écureuil, qui niche au haut des chênes ou des pins. Certains poissons, comme l'épinoche, se construisent de véritables nids dans l'eau. Toujours la nature, en s'imitant constamment elle-même, nous offre les variétés les plus inattendues.

Colombier. — - Les colombiers doivent être construits de façon qu'ils soient à l'abri des animaux malfaisants; ils doivent aussi être bien aérés. Les colombiers de pied sont les colombiers isolés et construits en maçonnerie. Ceux qui sont construits sur un pilier de bois sont appelés volets ou fuies. Sous l'ancien régime, le droit de colombier était un privilège»

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