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Chapitre II

Des vertébrés.

Vertébrés. — Aristote distinguait les animaux pourvus de sang (quadrupèdes vivipares et ovipares, oiseaux, poissons et serpents) et les animaux exsangues. Linné déterminait 6 classes d'animaux : mammifères, oiseaux, amphibies, poissons, insectes, vers. Lamark partagea le règne animal en deux grandes divisions : vertébrés et invertébrés. Cuvier le divisa en 4 genres suprêmes ou embranchements : vertébrés, annelès on articulés, mollusques, zoophytes. Beaucoup de naturalistes divisent aujourd'hui le règne animal à 7 embranchements, qui répondent à autant de types: vertébrés, mollusques, arthropodes, vers, èchinodermes, cœlentérés, protosoaires.

Les vertébrés sont les animaux dont la structure est la plus parfaite. Un crâne, de forme variable, abrite les hémisphères cérébraux, dont le volume diminue généralement et les circonvolutions s'effacent à mesure qu'on s'éloigne de l'homme ; des vertèbres ajoutées les unes aux autres forment une espèce de canal, dans lequel la substance cérébrale envoie son principal prolongement. Outre ce système nerveux, les vertébrés possèdent un système ganglionnaire, qui préside aux fonctions de la vie organique. Le système osseux se modifie suivant les espèces : ainsi le serpent n'a pas de membres. Les sens sont au nombre de cinq, mais la perfection de chacun est variable : ainsi l'oiseau paraît jouir d'une vue très perçante et quelquefois d'un odorat très subtil, mais il ne paraît doué que d'un goût et d'un tact grossiers. L'appareil digestif conserve les mêmes caractères que chez l'homme. Le sang est rouge et circule dans deux sortes de vaisseaux : les artères et les veines. Le cœur change de forme chez les reptiles et les poissons. Chez ces derniers il n'y a plus qu'une oreillette et qu'un ventricule, situés sur le trajet du sang veineux. La

respiration s'exerce au moyen de poumons chez les vertébrés qui vivent dans l'air, et au moyen de branchies chez ceux qui vivent dans l'eau. L'animal est dit à sang chaud ou à sang froid, suivant l'activité de la respiration et de ia circulation du sang. Dans l'animal à sang froid, la température s'élève ou diminue comme celle de l'air ou du milieu ambiant.

On divise les vertébrés en deux grands groupes : 1° les vertébrés à respiration toujours pulmonaire ; 2° les vertébrés à respiration branchiale, transitoire ou permanente. Le premier de ces groupes comprend les mammifères, les oiseaux et les reptiles; le second, les batraciens et les poissons.

Mammifères. — Ce sont des animaux vivipares, à sang chaud, remarquables par la présence de mamelles, qui sécrètent le lait, et dont le nombre varie suivant la fécondité des espèces. Les membres des mammifères sont au nombre de quatre, excepté chez les cétacés, qui n'ont que deux nageoires. La cavité de la poitrine est séparée de l'abdomen par un' diaphragme.

La classe des mammifères comprend deux groupes : 1° les mammifères monodelphes ; 2° les mammifères didelphes. Les mammifères monodelphes, de beaucoup les plus nombreux, comprennent onze ordres : les bimanes (homme), les quadrumanes (singe), les carnivores (digitigrades, tels que le chat, le chien, le lion, le tigre ; plantigrades, tels que l'ours), les amphibies (phoques et morses), les chéiroptères (chauves-souris) , les insectivores (hérisson, musaraigne, taupe), les rongeurs (écureuil, marmotte, loir, rat, castor, porc-épic, lièvre), les èdentès (paresseux, fourmilier, pangolin), les pachydermes (à trompe, comme l'éléphant, ou sans trompe, comme le rhinocéros, le sanglier, le cheval), les ruminants (chameau, cerf et renne, girafe, bœuf, mouton, chèvre, antilope, gazelle), les cétacés (baleine, dauphin). Les animaux des huit premiers ordres sont dits onguiculés, parce que leurs doigts sont distincts, mobiles et munis d'ongles ou de griffes ; les pachydermes et les ruminants sont dits O/igulés, parce que leurs doigts sont plus ou moins soudés entre eux et enveloppés dans des étuis cornés ou sabots; les cétacés sont dits ichtyoïdes, parce que leurs doigts sont réunis par des membranes, de manière à constituer des nageoires, comme celles des poissons. Enfin les mammifères didelphes comprennent deux ordres seulement : les marsupiaux et les monotrèmes.

Ces divisions sont souvent modifiées par les naturalistes. Les mammifères actuellement existants forment environ 1.700 espèces. Il y a des espèces fossiles assez nombreuses, dont la plupart appartiennent à l'époque tertiaire : aucune n'a été trouvée dans les terrains paléozoïques.

Quadrupèdes. — Chez les anciens naturalistes, ce nom désignait les animaux compris aujourd'hui sous le nom de mammifères. Mais le terme était peu exact ; car beaucoup de reptiles qui ont quatre pieds (lézards, tortues, grenouilles), n'étaient point compris cependant parmi les quadrupèdes.

Primates. — Linné donna ce nom à une grande famille de mammifères, dans laquelle il faisait entrer les singes et autres animaux (chauves-souris, galéopithèques) qui se rapprochent le plus de l'homme. On a substitué à cette division celle des quadrumanes.

Quadrumanes. — Ce nom fut donné par Cuvier au singes et aux lémuriens, qui étaient ainsi distingués de l'homme (bipède et bimane) et des quadrupèdes. Mais les naturalistes modernes regardent les extrémités postérieures du singe comme de véritables pieds. On conserve néanmoins le nom de quadrumane pour désigner l'ordre des mammifères qui succèdent à l'homme.

Amphibie. — Cuvier donnait le nom û'am-

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