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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

phibies aux phoques, aux morses et autres animaux à sang chaud également propres à habiter la terre et les eaux. Vulgairement on donne le nom d'amphibie à tout animal qui vit sur terre ou dans l'eau, comme la grenouille, le castor, la loutre, l'hippopotame. On voit donc que cette dénomination vulgaire convient à des animaux d'ailleurs très différents de nature. Aujourd'hui les naturalistes réservent le nom d'amphibiens à une classe de vertébrés, les batraciens.

Rongeurs. — Ils forment un ordre de mammifères de petite taille, caractérisés surtout par leur système dentaire. Les rongeurs n'ont que deux sortes de dents : des incisives et des molaires ; la place des canines est vide. Leur vie est sédentaire ; ils se nourrissent de fruits, d'herbes, etc. ; quelques-uns sont omnivores. Cet ordre compte plus de 400 espèces, sans compter beaucoup d'espèces fossiles. Les principales familles comprennent les espèces ou genres suivants : écureuil, marmotte, castor ; rat, loir, campagnol ; gerboise ; porc-épic, agouti ; cochon d'Inde ; chinchilla ; lièvre, lapin.

Pachydermes.- - Cuvier fait des pachydermes un ordre de mammifères, qu'il divise en 3 familles : les pachydermes proprement dits (cochon, hippopotame, rhinocéros), les pachydermes à trompe ou proboscidiens (éléphant) et les solipèdes (cheval). Aujourd'hui on disperse souvent les pachydermes dans différents ordres : proboscidiens, jumentès, etc.

Ruminants. — Les ruminants, dont Cuvier faisait un ordre, sont caractérisés par un mode particulier de digestion. Les aliments, reçus dans un premier estomac, dit panse ou herbier, remontent dans la bouche en passant par un second estomac, le bonnet ; après avoir été remâchés, ils redescendent par l'œsophage dans un troisième estomac, le feuillet ; puis dans un quatrième, la cailL-tte, où s'opère la digestion principale. Les ruminants ont les pieds fourchus ; au lieu d'incisives, leur mâchoire supérieure offre un bourrelet dur et cailleux. Les principales familles de ruminants comprennent : le bœuf, la chèvre, le mouton, l'antilope ; le cerf, le renne, le daim, ie chevreuil, la girafe ; le chameau, le lama, l'alpaca, la vigogne.

Marsupiaux. — La femelle de ces animaux est pourvue d'une poche, formée par un repli de la peau du ventre, et où les petits sont abrités jusqu'à ce qu'ils soient assez développés. Il y a chez ces animaux, en effet, comme une double gestation. Les petits, ou plutôt les embryons, naissent après 20 ou 26 jours, mais se fixent par la bouche à la mamelle de la mère. Plus tard, ils cessent d'adhérer à la mamelle, mais peuvent la reprendre comme les autres nourrissons. On les voit sortir alors de la poche maternelle et s'y réfugier au moindre danger. Les marsupiaux ont disparu de l'Europe, mais ils sont presque les seuls mammifères de l'Australie.

Mégathérium. — Parmi les animaux disparus dont on retrouve les fossiles, l'un des plus remarquables est l'édenté gigantesque qui porte le nom de mégathérium. Sa taille était celle du grand rhinocéros et même de l'éléphant. Ses débris se retrouvent surtout dans l'Amérique du Sud. Sa découverte date de 1789.

Mammouth. — C'est le plus connu des éléphants fossiles. Sa taille atteignaitjusqu'à 6 mètres; ses défenses étaient fort longues et recourbées.. Elles sont très recherchées encore aujourd'hui, sous le'nom d'ivoire fossile. Les mammouths abondaient sur les côtes de ia Sibérie, où les débris de ces animaux sont accumulés. On en a retrouvé de conservés dans les glaces, avec leur chair, leur peau et leur crinière.

Mastodonte. — C'était aussi une espèce de proboscidien, de la taille au moins de l'éléphant. Quelques mastodontes avaient des défenses aux

deux mâchoires. Les ossements de ces animaux, ou d'autres espèces fossiles gigantesques, furent regardés plus d'une fois comme ayant appartenu à une race de géants. Le squelette de mastodonte trouvé en 1613, à Chaumont, en Dauphiné, fut regardé comme étant celui de Teutobochus, roi des Cimbres. De même Pline parle du prétendu squelette d'Oreste, trouvé à Tégée, et qui mesurait 7 coudées.

Dinothérium. — Ce pachyderme à trompe avait des molaires semblables à celles du lapin ; sa mâchoire inférieure portait deux énormes défenses, dirigées en bas. Sa taille devait être plus élevée que celle de l'éléphant et son aspect terrible : sa tête ne mesure pas moins de 1 m. 10 de diamètre. On retrouve ses débris dans les terrains tertiaires d'Allemagne, de France, de Suisse.

iEpyornis ou Epiornis. — Cet oiseau gigantesque n'est connu que par quelques débris trouvés à Madagascar. Ses œufs contiennent de 8 à 10 litres, et ils ont 3 mm. d'épaisseur ; leur capacité est donc 5 ou 6 fois plus grande que celle des œufs d'autruche.

Dinornis. — Cet oiseau gigantesque habitait la Nouvelle-Zélande, où l'on retrouve aujourd'hui ses débris dans les alluvions et les cavernes. L'une de ses espèces devait mesurer 3 mètres de hauteur, car ses pieds dépassaient 1 m. 50.

Archœoptéryx. — Cet oiseau singulier, dont les rares fossiles ont été trouvés en Bavière, tient à la fois de l'oiseau et du reptile : de l'oiseau, par ses plumes et ses ailes vigoureuses; du reptile, par ses dents, les vertèbres de sa queue, la conformation des côtes et du bassin. L'archœoptéryx portait des serres aux extrémités de ses quatre membres.

Dinosauriens. — Ces reptiles fossiles caractérisent les terrains jurassiques et crétacés, où on les retrouve en assez grand nombre. Ils comprennent plusieurs genres : mégalosaure , iguanodon, etc., qui atteignent de grandes dimensions. Ces animaux offrent quelques traits de ressemblance avec les oiseaux.

Singe. — Les singes sont les animaux qui se rapprochent le plus de l'homme par leur forme extérieure et parleur organisme. Les partisans d'un évolutionnisme absolu et les matérialistes, se sont même appuyés sur cette ressemblance, pour soutenir qu'il n'y a pas de différence essentielle entre l'homme et la bête, et que le premier descend de la seconde. Mais plus la ressemblance physique de l'homme et du singe s'efface, plus aussi devient inexplicable, autrement que par une âme immortelle, la différence intellectuelle et morale qui les sépare. Car si l'homme est si près du singe, autant par l'âme que par le corps, comment se fait-il qu'il le domine de si haut ainsi que tout le règne animal ? La différence qui les sépare tient donc beaucoup moins à l'organisme qu'à l'âme elle-même. Les différences physiques de l'homme et du singe sont néanmoins appréciables : développement du cerveau chez l'homme ; rôle particulier de la langue et du larynx, ainsi que de la main ; station verticale et marche naturelle sur les membres inférieurs, etc. Le singe, au contraire, est un grimpeur. Remarquons aussi que la taille de l'homme ne varie que dans des limites assez étroites (de l'"30 à 2 m.) ; celle du singe va de celle de l'écureuil jusqu'à la taille de l'homme, bien que ses membres inférieurs soient plus courts. Remarquons encore que le singe est généralement frugivore ou insectivore : l'homme, au contraire, est omnivore. De plus, l'homme vit sous tous les climats : la plupart des singes, au contraire, ne quittent pas les régions tropicales.

Sans être les mieux doués des animaux quant aux diverses formes de l'instinct, les singes ont cependant des facultés remarquables, en particulier celle de l'imitation ; plusieurs espèces sont suscep-

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