‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 461 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

regarder comme le symbole de la versatilité. Mais il n'est pas exact de dire que le caméléon change de couleur à son gré ou prend la couleur des objets qui l'entourent. Ce changement de couleur tient à ce que le pigment placé sous l'épidémie, peut apparaître plus ou moins.

Serpent. — Ce nom convient à tous les ophidiens, reptiles à corps allongé et dépourvu de membres. On sait que le serpent est sujet à des mues régulières et qu'il change de peau comme de fourreau. Les serpents n'ont pas de paupières ; ce qui donne à leur regard une grande fixité et explique, pour une part du moins, le pouvoir de fascination qu'on leur attribue. Leur langue est bifide ; les mâchoires sont allongées et peuvent s'écarter de façon à recevoir une proie volumineuse. Celle-ci, une fois bien saisie par les dents, qui sont infléchies en arrière, est engloutie nécessairement. La plupart des serpents passent l'hiver dans l'engourdissement; ils sont de même inertes après avoir avalé leur proie. Plusieurs espèces sont très venimeuses; mais les plus grandes (boas), qu'on ne trouve que sous les tropiques, n'ont pas de venin : elles sont redoutables alors par leur force prodigieuse. Le serpent est le symbole de la prudence, mais aussi de la ruse et de la séduction. Eve fut tentée par le serpent. Dans les saints livres, le dragon ou le serpent est l'image du démon. Les Egyptiens lui rendaient un culte : ils le représentaient entourant la tête d'Isis, etc. Chez les Grecs, il entourait le caducée de Mercure et était aussi l'attribut d'Esculape. Les Furies portaient un fouet armé de serpents.

Batraciens. Grenouille. — Celle-ci, dont il existe une vingtaine d'espèces, est le type des batraciens, reptiles caractérisés par l'absence d'écaillés et de singulières métamorphoses. Les batraciens, en effet, sont d'abord dépourvus des quatre membres et respirent par des branchies. Plusieurs d'entre eux peuvent reproduire non seulement leur queue, mais encore une partie de la tête et des membres entiers. La grenouille, qui pullule dans les marais, y vit de larves, d'insectes, de petits mollusques, etc. Le mâle porte de chaque coté de la gorge une vessie vocale, au moyen de laquelle il fait entendre ses coassements si incommodes. La femelle ne fait entendre qu'un grognement léger. On pêche les grenouilles en certains pays et l'on mange la chair de leurs cuisses, qui est blanche et délicate.

Salamandre. — Ce reptile, de même aspect

aue le lézard, a fait l'objet de toutes sortes de labiés. in a dit qu'il pouvait vivre dans les flammes et il est ainsi devenu le symbole du feu; on a ajouté qu'il était fort venimeux. La vérité est qu'il secrète une humeur abondante, qui peut le préserver pendant quelques instants de l'atteinte mortelle des flammes ; mais cette humeur, malgré son odeur forte, n'est point vénéneuse. La salamandre est inoffensive ; elle habite les endroits sombres et humides, se nourrit d'insectes, de lombrics, etc. La salamandre gigantesque, du Japon, mesure plus de 1 mètre.

Poisson. — Les poissons sont des animaux ovipares, à sang froid et respirant au moyen de branchies. Le cœur des poissons n'a qu'une oreillette et un ventricule, placés sur le trajet du sang veineux. Les membres du poisson sont transformés en nageoires : deux pectorales et deux abdominales. Quelquefois ces dernières sont placées en avant et près des pectorales, ou bien elles manquent, et alors le poisson est dit apode. Tous les poissons ont une nageoire caudale, qui sert de gouvernail, elle est disposée verticalement, tandis que chez les cétacés elle est horizontale, ce qui paraît donner à ceux-ci plus de facilité pour plonger ou revenir aspirer l'air à la surface de l'eau. Plu-

sieurs espèces de poissons sont pourvues d'une nageoire dorsale et d'une nageoire anale. Le squelette du poisson est osseux ou cartilagineux. Les arêtes ne sont que des côtes nombreuses et flottantes. La plupart des poissons sont pourvus d'une sorte de vessie natatoire, gonflée de gaz, et particulièrement d'azote. La fécondité des poissons est prodigieuse.

Cuvier les avait divisés en 9 ordres, dont 6 de poissons osseux, et 3 de poissons cartilagineux. Les 6 premiers sont : les acanthoptérygiens, les malacoptèrygiens abdominaux, subbrachiens et apodes, les lophobranches et les plcctognathes. Les 3 derniers ordres ou chondroptèrygiens comprennent : les sturioaiens, les sélaciens et les cyclostomes. Mais cette division a été souvent modifiée depuis. Parmi les familles ou genres plus importants citons : les spores et les sparo'/des (acanthoptérygiens) ; les scombres etscombèroïdes (acanthoptérygiens) , qui comprennent le genre xiphias ou espadon; les silures (malacoptèrygiens) ; les gades et gado'ides (malacoptèrygiens), qui comprennent la morue, le merlan, la lote; les pleuronectes ou poissons plats (malacoptèrygiens), qui comprennent la plie, le turbot, la sole; les squales (sélaciens), qui comprennent le requin.

Perche. — C'est le type d'une famille de poissons acanthoptérygiens. La perche commune habite les rivières; elle est vorace et grandit rapidement; sa taille ordinaire est de 0 m. 40. On la reconnaît aux bandes transversales qui raient le dos et à la couleur rouge des nageoires ventrales et anales. Sa chair est blanche et ferme. La peau sert à faire de la colle. A la famille des perches ou percoïdes appartient le bar. Le bar commun ou loup de mer atteint 0 m. 80. Sa chair était déjà très appréciée des anciens.

Chabot. — C'est le nom d'un genre de poissons acanthoptérygiens, qui comprend des poissons de mer et des poissons d'eau douce. Le chabot de rivière, vulgairement appelé meunier, est très estimé des pêcheurs; sa longueur est de 0 m. 15 ; il est noirâtre et porte seulement une épine vers l'opercule. Les chabots offrent cela de particulier que, dans les moments d'irritation, ils renflent la tète en gonflant leurs ouïes. Le chabot figure dans certaines armoiries parlantes.

Espadon. — Ce poisson, dit aussi èpèe de mer ou xiphias, est de la famille des scombres. Il atteint jusqu'à 7 m. de longueur, ou 5 sans compter son épée. Son museau, en effet, se prolonge en une lame longue, plate et tranchante des deux côtés, terminée par une pointe qui serait redoutable, si l'animal était vorace et agressif. Il a la singulière habitude de frapper de son arme les carènes des navires, dans lesquelles elle se brise souvent après avoir pénétré assez profondément. On pêche l'espadon, avec le harpon, dans la mer du Nord, dans la Baltique, sur les côtes de Sicile. Sa chair est bonne à manger.

Thon. — Ce nom désigne un groupe de poissons de la famille des scombres. Le thon commun, qui est péché dans la Méditerranée et surtout à Marseille et à Nice, est un grand poisson, qui peut atteindre de 4 à 6 mètres et qui est très estimé pour sa chair. On la mange fraîche ou marinée. Les thons sont très voraces : ils se nourrissent de maquereaux, de harengs et autres poissons. Ils vivent en troupes et exécutent de grandes migrations.

Carpe. — La carpe est le type des cyprins, famille de poissons malacoptèrygiens. C'est un poisson d'eau douce qui habite surtout les contrées méridionales et tempérées de l'Europe. Il n'a été acclimaté en Angleterre et en Danemark qu'au XVIe siècle. La carpe vit très longtemps et peut atteindre alors plus de 1 m. de longueur. Sa fécon-

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