PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE
Il est constitué par une sorte de chapeau, monté sur un pédoncule et enveloppé d'une membrane, la volva, qui se déchire, quand le champignon a pris assez d"accroissement. Il existe 2.0Ô0 espèces d'agaric, les unes comestibles et les autres vénéneuses. L'agaric comestible ou champignon de couche est cultivé en grand dans les carrières, aux environs de Paris.
Lichen. — Les lichens sont des plantes parasites, que l'on remarque sur l'écorce des arbres, à la surface du sol humide, sur les murs et les ro- . chers les plus stériles, mais non pas sur les matières en décomposition. Ils se présentent sous la forme de croûtes sèches ou d'expansions membrabraneuses et foliacées de couleur variable. Le lichen d'Islande, qui entre dans l'alimentation des habitants de cette île, est employé dans les maladies de poitrine comme tonique et adoucissant. On tire de certaines espèces de lichens l'orseille, avec laquelle on teint la soie en violet, et le bleu de tournesol. Le lichen des rennes est la nourriture principale des rennes dans les solitudes glacées de la Laponie. On ne compte pas moins de 1.500 espèces de lichens. On a dit avec raison que les lichens sont les premiers défricheurs du sol. Ils vivent et se succèdent sur le calcaire nu, sont remplacés par les mousses, qui amassent, à leur tour, la terre végétale nécessaire à des plantes supérieures.
Mousse. — Les mousses remplissent dans le règne végétal un rôle qui n'est pas sans importance. Elles recouvrent la terre d'un tapis épais de verdure, qui entretient l'humidité et favorise la germination des graines ; elles protègent les autres végétaux contre les rigueurs de l'hiver, et, en se multipliant prodigieusement dans les marécages, elles contribuent à les dessécher, en même temps qu'elles y forment d'immenses tourbières. Aujourd'hui on ue compte pas moins de 3.000 espèces de mousses. La reproduction de ces curieux végétaux est alternativement sexuée et asexuée, c'est-à-dire qu'ils se reproduisent tour à tour par des œufs fécondés et par de simples sporules.
Fougère. — Les fougères deviennent quelquefois arborescentes sous les tropiques, où elles imitent le port des palmiers; elles atteignaient autrefois des dimensions considérables, comme en témoignent des stipes fossiles qui ne mesurent pas moins d'un mètre de diamètre. Dans nos pays, elles sont généralement herbacées et vivaces, à tige souterraine et rampante; elles croissent dans les bois et les lieux incultes. La cendre des fougères donne une potasse excellente et sert à fabriquer le verre. Les jeunes pousses et les racines de quelques espèces sont comestibles. La fougère médicinale ou capillaire sert à préparer un sirop pectoral. Avec les feuilles de fougère on fait des matelas pour les enfants.
Prêle. — La prêle, appelée vulgairement queue de cheval, est le type d'une famille de plantes (les èquisètacées). Les prêles sont des plantes herbacées à tiges rondes, caanelées et rugueuses, et à rameaux effilés ; elles croissent dans les lieux humides et marécageux et peuvent atteindre jusqu'à 2 ou 3 mètres. Mais les prêles fossiles offrent de bien plus grandes dimensions. On distingue : la 'prèle des champs, qui étouffe les plantes cultivées; la prèle de* fleuves, dont les jeunes pousses sont mangées en Italie, à la façon des asperges. On emploie la tige de la prèle d'hiver pour polir les bois et les métaux.
Monocotylédones. — Ces plantes ont pour caractères généraux un embryon à un seul cotylédon, une racine fibreuse, une lige ordinairement simple, présentant des faisceaux fibreux et vasculaires épars dans une masse de tissu cellulaire. Les familles de plantes monocotélydones les plus utiles
sont les graminées et les palmiers ; la plus belle est celle des liliacèes.
Graminées. — On compte plus de 3.000 espèces de graminées, annuelles ou vivaces, répandues sur toute la face du globe. Les graminées ont pour tige un chaume creux, entrecoupé de distance en distance par des nœuds solides ; leurs feuilles ou pampes sont lancéolées; leurs fleurs, disposées en épis ou en panicules ; le fruit est une cariopse. Plusieurs graminées donnent le fourrage dont on nourrit les animaux ; d'autres fournissent à l'homme sa nourriture la plus indispensable. C'est aux graminées, aux céréales en particulier, que la plus grande partie du genre humain demande chaque année sa nourriture. Dieu a voulu que l'homme dût son existence à des végétaux humbles et éphémères, tels que le blé et le riz.
Roseau. Cette graminée abonde dans les
étangs, les marécages et autres lieux humides. On distingue surtout : le roseau à balais, qui vient sous tous les climats et dont la racine peut être comestible; le roseau à quenouille, dit aussi roseau des jardins et canne de Provence, qui atteint jusqu'à 5 mètres et dont on fait des manches de quenouille, des échalas. On fait, avec le roseau, la flûte de Pan. On' s'en sert aussi pour fabriquer des hanches de hautbois et de basson. Les anciens se servaient, pour écrire, d'une espèce de roseau (en latin, calamus. V. plume).
Canne à sucre. — Le nom de canne est donné vulgairement à toute espèce de roseaux ou de plantes à tiges droites, articulées de distance en distance comme le roseau : canne à main ou rotang, canne de Provence ou roseau à quenouilles, etc. La plus remarquable est la canne à sucre, haute de 3 à 4 mètres, épaisse de 0 m. 05 et remplie d'une moelle blanchâtre et succulente. Outre le sucre, on en retire un vin agréable et le rhum. Cette plante précieuse est originaire de l'Inde ; elle fut apportée, au XIVe siècle, en Sicile et en Espagne ; les Espagnols l'introduisirent dans les Antilles, où elle est cultivée en grand, ainsi qu'au Brésil. Les Chinois, paraît-il, connaissaient déjà le sucre de canne 2.000 ans av. J.-C.
Bambou. — Ce genre de graminées comprend des plantes parfois gigantesques, qui sont pour la plupart originaires de l'Inde et des îles de la Sonde. Le bambou roseau s'élève à une vingtaine de mètres ; il fournit un bois très flexible et très léger, en même temps que très solide; avec les jeunes tiges, on fait les cannes qui portent le nom de bambou. Cette plante rend de grands services aux Hindous, qui mangent ses jeunes pousses et retirent des nœuds de la tige une liqueur sucrée ; le bois sert à toutes sortes d'ouvrages : on en fait des bateaux, des poutres, des meubles, des corbeilles, du papier, etc.
Avoine. — Il en existe une cinquantaine d'espèces, h' avoine commune se donne principalement aux chevaux; elle sert aussi à engraisser les moutons ; elle augmente la ponte des volailles. Le pain qu'on en fait est de qualité inférieure. On sème généralement l'avoine au printemps. La folle-avoine, ainsi appelée à cause des longues barbes de sa panicule grêle, étalée, qui oscille au moindre souffle, est une plante nuisible aux blés qu'elle envahit, et dont il est difficile de les débarrasser.
Chiendent. — Il en existe un grand nombre d'espèces. La plus connue est le chiendent des boutiques ou chiendent officinal, qui rentre dans le genre froment; sa tige s'élève à plus d'un mètre ; sa racine est vivace et traçante. On en fait des tisanes émollientes et diurétiques, qui conviennent au début d'une maladie. Le chiendent commun est une plante traçante, dont les cultivateurs ont beaucoup de peine a se débarrasser.