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Chapitre IV

Des dicotylédones.

Dicotylédones. — Ce dernier embranchement l'emporte de beaucoup sur les précédents, par le nombre et la variété des familles qui le composent. Les dicotylédones ont pour caractère principal le double cotylédon. On les remarque aussi à d'autres signes : leurs racines sont pivotantes et leurs tiges formées de cercles concentriques ; leur accroissement en grosseur se fait entre l'écorce et [le bois ; leurs feuilles ont des nervures ramifiées ; d'ordinaire les fleurs sont complètes, et le plus souvent lesétamines, les carpelles, les pétales et les sépales sont au nombre de cinq ou d'un multiple de cinq. Les dicotylédones comptent beaucoup d'herbes, de plantes, d'arbrisseaux et d'arbres remarquables, les uns, par la beauté de leurs fleurs ou de leur port, les autres, par leurs fruits ou leurs autres productions (bois, résine, gomme, racine, feuille, écorce) utilisées en médecine ou dans les arts.

Campanule. — Cette plante est le type de la famille des campanulacées, qui comprend des plantes herbacées et des arbrisseaux, à fleurs bleues ou blanches, etc., en forme de clochette. Ces plantes sont des dicotylédones gamopétales à ovaire infère. Le genre campanule renferme des plantes d'agrément {campanule des jardins ou violette marine, etc.) et des plantes potagères (campanules raiponce, gaufrier, à feuilles de pêcher).

Composées. — Cette famille très nombreuse de plantes, dont les fleurs sont réunies en capitules, a été subdivisée de plusieurs manières et renferme plusieurs tribus et genres importants, par exemple les corymbifères ou radiers, les chicoracèes. Linné donna aux composées le nom de synanthèrèes. Tournefort les divisa en floscu— leuses (rieurs régulières ou fleurons), Semi-flosculeuses (fleurs irrégulières ou demi-lleurons) et radiées (Heurs régulières au centre, irrégulières à la circonférence). Aujourd'hui on les divise en un certain nombre de tribus, considérées souvent comme

des familles. Les composées sont des dicotylédones gamopétales à ovaire infère.

Tussilage. — Le tussilage, dit aussi pas-d'âne, a des propriétés pectorales et adoucissantes. Ses fleurs sont jaunes, grandes et belles ; ses feuilles grandes, pétiolées, en cœur, blanches en dessous, ne paraissent qu'après la floraison. Le genre de plantes dont il fait partie rentre dans la tribu des astc roïdées, famille des composées.

Marguerite. — On donne ce nom à plusieurs belles fleurs de la famille des composées, mais qui appartiennent à des genres différents : la petite marguerite ou pâquerette, qui fleurit dans les prés aux premiers rayons du soleil ; la grande marguerite ou marguerite des champs, dite aussi œil-de-bœuf, qui fleurit en été, et dont les fleurs solitaires, au large diamètre, sont portées par une tige de 0 m. 70 ; la reine-marguerite, apportée de Chine en 1772 et dont la culture a fait une si belle fleur, avec nombreuses variétés ; la marguerite de Saint-Michel ou aster annuel, etc.

Hélianthe. — Le genre hélianthe, de la famille des composées, renferme plusieurs espèces bien connues : l'hélianthe tournesol du Pérou, dit aussi grand soleil ou soleil, dont les graines fournissent de l'huile et une teinture ; l'hélianthe multiflore de la Virginie, dit aussi petit soleil, dont une variété à fleurs doubles est cultivée comme plante d'agrément; l'hélianthe tubéreux ou topinambour, dont la tige peut s'élever jusqu'à 3 mètres et dont les tubercules, semblables à des pommes de terre allongées, fournissent un aliment excellent. On lui donne aussi le nom de poire de terre et d'artichaut du Canada.

Armoise. — Le genre armoise, de la famille des composées, renferme un bon nombre d'espèces aromatiques : l' armoise vulgaire, haute d'un mètre, qui porte des bouquets de petites fleurs d'un blanc jaunâtre très nombreuses : on les emploie en médecine comme emménagogues et antispasmodiques ; l'absinthe officinale ou grande absinthe, employée en médecine comme tonique et vermifuge : on en extrait une huile essentielle, avec laquelle on prépare la liqueur appelée absinthe ; infusée dans le vin blanc, l'absinthe donne le vermout ; le génépi des Alpes, ou du moins une espèce qualifiée de ce nom. D'autres espèces de génépi appartiennent au genre achillèe.

Arnica. — Le genre arnica, de la famille des composées, comprend des plantes herbacées à feuilles entières, opposées, et à capitules de fleurs jaunes, radiées, multiflores. L'espèce iprincipale (arnica montana), dite vulgairement bèioine des montagnes, tabac des Vosges, croît dans les Alpes et autres montagnes de l'Europe. On l'emploie, en médecine, comme vulnéraire, et aussi comme diurét;que, tonique, fébrifuge, anti-arthritique, antiapoplectique. Les homéopathes s'en servent fréquemment et dans les cas où les allopathes ont plutôt recours à des saignées. On emploie surtout la teinture d'arnica.

Chrysanthème. — Ce genre de la famille des composées renferme des plantes à belles fleurs, dont la culture a multiplié merveilleusement les variétés. Il y a des chrysanthèmes de toutes les couleurs : blancs, roses, violets, pourpres, jaunes, etc. Les fleurons varient aussi leur forme. Il y a de belles expositions de chrysanthèmes. Cette fleur est très estimée au Japon

Camomille. — Le genre camomille, de la famille des composées, compte un bon nombre d'espèces, qui toutes contiennent une huile volatile d'agréable odeur. La camomille romaine, qui croit dans les contrées sablonneuses de la France, est d'un usage populaire comme stomachique et sudorifique. La camomille des teinturiers, dite aussi œil-de-bœuf, donne aux laines une teinte

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