‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 487 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

jaune aurore. La camomille de Picardie ou camèline est une crucifère.

Tanaisie. — La tanaisie vulgaire, qui, vers la fin de l'été, «Haie son feuillage touffu et ses fleurs jaune doré dans les prairies humides, exhale une odeur balsamique fort pénétrante. Cette plante a des propriétés toniques et stimulantes ; ses semences sont employées comme vermifuge ; elle entre aussi dans la composition des insecticides. Le genre tanaisie est voisin du genre balsamite, qui comprend des espèces cultivées dans les jardins (menthe Notre-Dame, bannie des jardins).

Immortelle. — Ce nom est donné à plusieurs espèces de plantes, qui appartiennent pour la plupart à la famille des composées. Les principales sont : Vira mortelle jaune d'Orient, qui vient du nord de l'Afrique et de l'île de Candie ; etY immortelle citriue, des îles d'Hyères. Les fleurs de ces plantes sont formées d'écaillés imbriquées. On en tresse des couronnes funéraires.

Séneçon. — Cette composée, à fleurs jaunes, est le type d'une tribu très nombreuse, celle des sènècionidêes, qui renferme près de 900 espèces. Le séneçon commun abonde partout; les chèvres, les lièvres, etc., s'en nourrissent avec plaisir; les petits oiseaux sont friands de ses graines. On lui attribuait des propriétés vulnéraires. Le séneçon jacobêe ou herbe de Saint-Jacques a des tiges hautes et droites : il croît au bord des chemins. Citons encore : le séneçon des marais, le doronic.

Achillée. — Le genre achillée, de la famille des composées, renferme des herbes vivaces et aromatiques, communes aux deux continents. La principale espèce est la mille-feuille ou herbe aux charpentiers, dont le feuillage d'un vert foncé est découpé en tous sens ; elle croît au bord des chemins, et son suc est bon pour les coupures. On en cultive plusieurs variétés.

Doronic. — Ce genre de composées renferme des plantes herbacées à grandes fleurs jaunes radiées, qui s'épanouissent en avril. Le doronic à feuilles en cœur, dont la tige s'élève à 2 mètres, a les propriétés de l'arnica; il passait jadis pour une panacée.

Centaurée. — Ce genre de composées renferme un grand nombre de plantes annuelles ou vivaces, dont plusieurs ont des propriétés médicales. On emploie la racine amère de la grande centaurée, qui croît dans les Alpes. La centaurée bleue ou bleuet, bluei, barbeau, aubifoin, est commune dans les blés; ses fleurs distillées fournissent une eau appelée casse-luneites et réputée souveraine contre les maux d'yeux. La centaurée chausse-lrape uu chardon étoile, plante épineuse, croît au bord des chemins et passe pour diurétique et fébrifuge. La centaurée jacée, plante vivace, à fleurs purpurines, fournit une belle couleur jaune.

Artichaut. — Cette plante potagère, de la famille des composées, rentre aujourd'hui dans la tribu des cinarèes, qui a supplanté celle des carda acêes. C'est une plante vivace, à racine grosse, fibreuse, à tige droite et rameuse, surmontée du fruit bien connu, qui est comestible, dans l'espèce cultivée. L'artichaut est originaire d'Ethiopie, et il était apprécié des Romains et des Grecs. On donne aussi le nom d'artichaut à des plantes toutes différentes : artichaut d'hiver (le topinambour), artichaut des Indes (la patate), artichaut saura;/,' (la joubarbe).

Cardon. — Cette plante potagère, du genre artichaut, n'offre pas, comme celui-ci, des têtes ou capitules qui soient comestibles ; mais on mange les feuilles inférieures et, de préférence, les cotes, dites cardes, et les racines. On lie les cardons et on les butte, en avril, afin de les faire blanchir.

Souci. — Cette composée est une plante herbacée annuelle, à tige basse, à Heurs jaunes et

d'une odeur forte. Les bestiaux sont avides de cette plante et l'on tire de ses fleurs une teinture jaune. Le souci des champs est commun dans les champs et les vignes. Le souci des jardins a pu donner de belles variétés. Le souci est le symbole de l'inquiétude et du chagrin.

Chicorée. — Elle est le type d'une tribu (chicoracées) do la famille des composées, qui comprend, avec la chicorée, le salsifis, la laitue, la dent-de-lion. Le genre chicorée comprend : la chicorée sauvage ou petite chicorée, plante vivace, dont les feuilles vertes se mangent en salade et dont la racine, torréfiée, s'emploie en guise de café (café de chicorée); la chicorée endive, originaire de la Chine et du Japon, dont les feuilles déliées et crépues se mangent en salade ou cuites. Parmi les variétés de la chicorée sauvage, citons la chicorée à fourrage et la chicorée amère, tonique et apéritive.

Laitue. — Ce genre de chicoracées comprend des plantes herbacées, lactescentes, à feuilles glabres. L'espèce principale, la laitue cultivée, donne près de 200 variétés. On distingue surtout la laitue pommée, la laitue frisée et la laitue romaine. Celle-ci était très appréciée des Romains. Les laitues se mangent crues, en salade, ou cuites; elles sont rafraîchissantes, diurétiques.

Scabieuse. — Cette plante rentre dans la famille des dipsacées, dicotylédones monopétales à ovaire infère. Le genre scabieuse comprend des plantes herbacées vivaces, à tiges simples ou rameuses, à fleurs bleues, violettes, pourprées et quelquefois blanches. Les scabieuses habitent les montagnes, les forêts, les prés secs ; plusieurs espèces sont cultivées dans les jardins, entre autres la scabieuse fleur des veuves, à fleurs d'un pourpre presque noir, avec anthères blanches : une de ses variétés est blanche. La scabieuse des champs a des fleurs d'un lilas tirant sur le gris; elle fleurit à la fin de l'été ; on l'employait autrefois contre la gale, d'où le nom de scabieuse. La scabieuse est le symbole du veuvage et du mystère.

Valériane. — Cette plante est le type de la famille des valérianêes, dicotylédones gamopétales à ovaire infère. Le genre valériane comprend plusieurs espèces, dont la principale est la valériane officinale, commune dans les bois et les lieux un peu humides. Sa tige, de 1 à 2 mètres, porte un bouquet de fleurs blanches ou rougeâtres, en corymbe. Sa racine a une odeur forte et pénétrante, qui plaît beaucoup aux chats : c'est un antispasmodique ; on l'emploie contre l'épilepsie et les fièvres intermittentes. Quant à la valérianelle, autre genre des valérianêes, elle n'offre aucune des propriétés de la valériane officinale. L'espèce la plus connue est la mâche ou doucette.

Chèvrefeuille. — Cette plante est le type de la famille des cuprifoliacces, dicotylédones gamopétales à ovaire infère. Cette famille comprend des arbres et des arbrisseaux, parfois grimpants, qui habitent pour la plupart les régions tempérées. Ils forment deux genres : lonicérées (chèvrefeuille) ; sambucèes (sureau, viorne). Dans le premier genre, on distingue surtout : le chèvrefeuille des jardins, à rameaux longs et flexibles, qui servent à garnir les treillages, à former des berceaux, à tapisser des murs; le chèvrefeuille des bois, à fleurs d'un blanc jaunâtre, réunies en têtes terminales et exhalant une bonne odeur. On tire de sa racine une couleur bleu de ciel.

Viorne. — Les viornes sont des arbrisseaux qui croissent dans des pays montueux de climat tempéré. L'espèce principale est Yobier, qu'on trouve dans les bois et les prés humides. Ses fleurs blanches sont réunies en une vaste ombelle plane ; son fruit est une baie, qui de rouge devient noirâtre et est fort recherchée des oiseaux. Une de ses variétés,

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