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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

gèraniu.cèes (dicotylédones dialypétales), qui comprend des herbes et des arbrisseaux. Le géranium est une plante herbacée, à feuilles découpées et à fleurs régulières; son fruit est formé d'une capsule allongée, qui se rétrécit en bec de grue : d'où le nom de la plante. Plusieurs espèces et variétés de géraniums sont cultivées dans lesjardins.

Lin. — C'est le type de la famille des lin ces ou linacèes (dicotylédones dialypétales à ovaire libre), rangée par Brongniart parmi les gêranioïdêes. Le genre lin renferme une soixantaine d'espèces, dont quelques-unes ont de fort belles fleurs. Le lin est cultivé comme plante textile et aussi pour sa graine. Il existe plusieurs variétés de lin cultivé. On tire des semences de lin, dites (/reines de lin, une huile bonne à brûler et employée en peinture, en médecine. La graine de lin est un émollient souvent utilisé pour calmer les inflammations : la farine de cette graine • sert à faire des cataplasmes, etc.

Rue. — C'est le type de la famille des rutacèes (dicotylédones dialypétales à ovaire supère). La rue commune ou fétide croît sur les montagnes et dans les lieux stériles du Midi. Elle a des tiges dures, des feuilles d'un vert glauque, des fleurs jaunes, une odeur repoussante, une saveur acre et très amère. Appliquée à la peau, elle détermine de la rubéfaction. Le nom de rue, avec un qualificatif, est donné à d'autres espèces de plantes : rue des murailles (petite fougère); rue de chèvre (galéga officinal) etc. Parmi les rutacèes, on peut remarquer encore le balsamier ou baumier, qui donne le bois de rose, recherché en ébénisterie.

Simarouba. — Ce genre de plantes, type de la famille des simaroubêes, que plusieurs comptent comme une tribu des rutacèes, renferme des arbres de l'Amérique du Sud. Le simarouba officinal et le simarouba élevé sont de grands arbres, dont l'écorce est très amère et regardée comme astringents et tonique. Le quassier, qui rentre dans le même groupe, est un petit arbre de la Guyane, qui n'a que 2 ou 3 mètres de haut et dont le bois (bois de quassia), très amer, a des propriétés toniques et fébrifuges. Dans la brasserie, on emploie sa racine en guise de houblon.

Térébinthe. — Ce bel arbre est le type des térébinthacées, famille de plantes qui a été démembrée au profit des anacardiers ou anacardiacèes. Le térébinthe a des feuilles composées de 7 à 9 folioles, des fruits de la grosseur d'un poids. Dans les pays chauds, son écorce laisse suinter, par des fentes naturelles, une résine liquide, d'une odeur pénétrante : c'est la térébenthine, dont on extrait V essence de térébenthine. L'écorce, en brûlant, est odorante comme l'encens.

Anacardier. — C'est le type de la famille des anacardiacèes (dicotylédones dialypétales à ovaire supère). Cette famille renferme, avec Y anacardier, le pistachier et le sumac. Le genre anacardier comprend des arbres résineux originaires de l'Amérique du Sud. On mange l'amande de l'anacardier (anacarde) ; on peut aussi en extraire une huile très inflammable et très caustique. Le genre pistachier comprend lui aussi des arbres et des arbustes résineux. Le pistachier franc ou cultivé est un arbre qui produit la pistache, sorte d'amande utilisée pour les dragées, les crèmes, etc. Le genre sumac comprend des arbres, des arbrisseaux et des arbustes, entre autres : le sumac fustet, le sumac amarante et le sumac copal, qui donnent des résines; le sumac vernis ou vernis du Japon, bel arbre qui s'élève rapidement à une vingtaine de mètres, mais qui exhale une mauvaise odeur; le sumac vénéneux ou toxicodendron, de l'Amérique du Nord : il grimpe comme le lierre, et son suc est vénéneux.

Oranger. — C'est le type de la famille des aurantiées ou hespèridèes (dicotylédones dialypétales à ovaire supère), comprenant, avec l'oranger, le citronnier, le limon, etc. (v. orange). L'oranger est un arbre élégant et arrondi, à rameaux anguleux, à fleurs blanches d'une suave odeur. On prépare, avec ces fleurs, Veau de fleur d'oranger, qui a des propriétés antispasmodiques. La fleur d'oranger forme le bouquet des jeunes mariées : elle est le symbole de la virginité. On pense que l'oranger est originaire de l'Inde, d'où il passa en Arabie et en Afrique. Il fut répandu par les croisés en Italie et en Provence.

Acajou. — On distingue plusieurs espèces d'acajous. L'acajou à meubles est un grand et bel arbre, dont le bois, dur et compact, est fort employé en ébénisterie. L'acajou à planches est un grand arbre, dont le bois léger et d'une saveur amère est à l'abri des ravages des insectes : on s'en sert pour la construction des navires. Ces deux arbres appartiennent à la famille des cêdrèlacêes, qu'on peut ramener à celle des hespèridèes. Quant à l'acajou à pommes, petit arbre noueux, c'est une espèce d'anacardier : il fournit la pomme d'acajou, qui est comestible, et la noix d'acajou.

Coca. — Cet arbrisseau du Pérou est rattaché aux hespèridèes par Brongniart, et aux linacèes par d'autres botanistes. Les anciens Péruviens le regardaient comme une plante sacrée et le brûlaient sur l'autel du Soleil. Les feuilles de coca paraissent réunir les propriétés du café et du thé. Cette plante doit sa vertu à un principe, la cocaïne, qui est un anesthésique local énergique, souvent employé en chirurgie, pour l'extraction des dents, pour des opérations sur les yeux, etc.

Erable. — C'est le type de la famille des acèrinées ou acéracès (dicotylédones dialypétales à ovaire supère). Les érables sont de grands et beaux arbres, qui habitent surtout nos montagnes, où ils forment de grandes forêts. On distingue l'érable sycomore, l 'érable platane ou plane, l'érable ci feuilles de frêne, etc. sans compter des espèces exotiques. Le bois d'érable est compact, dur, veiné, souple et sert à peu près à toutes sortes d'usages : il faut en excepter les grandes constructions, car il s'altère promptement. L'érable sycomore ne doit pas être confondu avec le figuier d'Egypte, de la famille des morèes, appelé aussi sycomore. On donne le nom de faux sycomore àl'azédarac.

Marronnier d'Inde. — Ce bel arbre, originaire de l'Asie septentrionale, est le type de la famille des Jiippocustanèes, détachée de celle des ucèrinèes ou érables. Il fut importé de Constantinople à Paris, au commencement du XVIIe siècle. Il a des feuilles grandes et composées de 5 à 7 folioles, des fleurs blanches, panachées de rose, étagées en grappes pyramidales du plus bel effet. Le fruit est une grosse capsule, renfermant un ou deux marrons, semblables à des châtaignes, mais qu'on n'a pu utiliser pour l'alimentation, à cause de leur amertume.

Vigne. — C'est le type de la famille des ampèlidces ou vitèes (dicotylédones dialypétales à ovaire supère). Le genre vigne comprend des arbrisseaux [à tige noueuse, qui poussent des jets grimpants, appelés sarments, à feuilles partagées en 3 ou 5 lobes et à fleurs en grappes. La vigne cultivée offre des variétés à l'infini, surtout depuis que, à la suite des ravages occasionnés par le phylloxéra, on a introduit en France et ailleurs les cépages américains, dont les racines résistent au phylloxéra. Les cépages américains ont été utilisés soit comme porte-greffes des variétés françaises, soit comme producteurs directs. On a réussi également à faire des hybrides de vignes françaises et américaines, qui ont les qualités des deux races. La vigne ne réussit que sous les climats tempérés,

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