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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

être est un, vrai, bon. Cette unité supérieure est un mode général et essentiel de l'être même : l'unité mathématique, au contraire, n'est qu'un mode de quantité ou la conception abstraite de ce mode. Aussi tous les calculs mathématiques ne peuvent-ils dépasser les accidents des corps réels ou possibles; ils ne peuvent atteindre les réalités des essences, ni surtout les réalités de l'ordre spirituel et moral. Il n'en reste pas moins que l'unité mathématique et l'harmonie des nombres sont les images frappantes d'unités et d'harmonies supérieures. En ce sens, les pythagoriciens ont pu croire que l'unité et les nombres composaient tout ce qui existe. Aristote, de son côté, a pu dire que les formas substantielles (idées de Platon, espèces) sont comme les nombres ; car, de même que les nombres, les formes supérieures contiennent les inférieures, sans se confondre avec elles.

Deux. — Si l'unité est manifestedans toutes les œuvres de la nature, la dualité ne l'est pas moins; car l'opposition, le contraste, la symétrie, si remarquable dans les êtres vivants, sont universels : Omnia duplicia, union contraunum. Tout est fait de contraires, a pu dire l'Ecole, qui distingue, dans les choses, la puissance et l'acte, Vessence et Y existence, la matière et la forme, le Retire et la différence. De leur côté, les Pythagoriciens ont remarqué cette loi des êtres en déterminant leurs catégories : fini, infini; pair, impair; droit, gauche, etc.

Trois. — Les Pythagoriciens regardaient le nombre trois comme parfait et lui attribuaient des propriétés remarquables. Et il paraît bien, en effet, que Dieu, qui est triple dans ses personnes, tout en restant absolument un dans sa nature, a laissé des traces de sa Trinité dans la nature et dans nos âmes. L'espace résulte essentiellement de trois dimensions ; le temps comprend le passé, le présent et le futur; le verbe compte invariablement trois personnes, etc. Plus d'un philosophe a insisté sur ces divisions ternaires et essayé de les introduire dant ses propres conceptions. C'est ainsi que Hegel ramène toute sa philosophie à la thèse, à X antithèse et à la synthèse. Les philosophes hermétiques (Paracelse, Saint-Martin, de nos jours le D1' Encausse) ont abusé de ces sortes de considérations.

Sept. — De même que le nombre trois, ce nombre premier a des significations mystiques. Qu'on se souvienne seulement de l'institution de la semaine, qui remonte aux origines, des 7 sacrements, des 7 dons du Saint-Esprit. Mais la superstition a suivi la mystique sur ce terrain comme sur tous les autres. C'est ainsi que les cabalistes attribuaient au nombre sept la vertu d'évoquer les génies planétaires et de les obliger à opérer des prodiges.

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