PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE
Jannée ; il fut détrôné par Aristobule son frère, puis rétabli par les Romains. Dépouillé de nouveau
par Antoine, fils d'Aristobule. il fut mis à mort par Hérode (vers 30 1, à l'âge de 80 ans.
DEUXIÈME SERIE. — Origines. — Egypte. — Chine. — Inde. — Assyrie. Empire des Perses jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand.
Ordre logique des Noms.
a) Egypte — Menés. Les Hycsos. Busiris. Osymandias. Chéops. Chéphrem (v. Pyramides d'Egypte, les 7 Merveilles du monde). Mœris. Aménophis. Thoutmès ou Thoutmosis. Ramsès ou Sésostris. Séthos. Ménephtah. Sésac. Bocchoris. Sabacon. Néchao. Psammétique. Psammis. Psamménite.
Apriès. Amasis. Nectanébo (v. Manéthon).
h) Chine — Fo-hi ou Fou-hi. Yao. Yu. Thsinchi-hoang-ti. Confucius. Lao-tseu. Fo.
Inde — Manou. Rama. Krichna (v. Hercule). Valmîki. Vyâsa. Kapila. Patandjali. Gotama. Kanada. Djaïmini.
Bouddha ou Çakya-Mouni. Calanus. Taxile. Porus. Sandrakotos. Pilpay ou Bidpay.
c) Assyrie. Chaldée. Syrie. Mèdie. Perse Lydie — Bélus. Ninus et Ninyas. Sémiramis. Sardanapale. Salmanasar. Téglath-Phalasar ou Phul. Sargon. Sennachérib. Assar-Haddon. Assourbanipal.
Nabonassar. Mérodach-Baladan. Nabopolassar. Nabuchodonosor. Holopherne. Evilmérodach. Nitocns. Nériglissor. Nabonide ou Labynite. Balthasar.
Bénadad. Hazaël. Naaman (v. Elisée).
Arbace. Bélésis. Déjocès. Arphaxad. Phraorte. Cyaxare. Astyage. Mandane. Harpage.
d) Cyrus. Achéménides. Thomyris.
Crésus. Atys. Candaule. Gygès. Tigrane.
Cambyse. Smerdis. Darius I. Zopyre. Datis et Artapherne. Xerxès I. Mardonius. Artaban. Artaxerxès I Longue-Main (v. Assuérus, Esther). Xerxès II. Sogdien. Darius II Nnthus. Pharnabaze. Artaxerxès II Mnêmon. Cyrus le Jeune. Tissapherne. Artaxerxès III. Bagoas. Darius III Codoman. Statira. Sisygambis. Memnon le Rhodicn. Bessus.
Zoroastre. Bérose. Sanchoniathon.
ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES
Menés. — Dès les temps les plus reculés (on dit 5000 ans av. J.-C), un prince de la Moyenne- Egypte, Mini ou Menés, aurait réuni en un seul Etat les principautés voisines de la sienne et fondé Memphis. De Menés à la conquête d'Alexandre, l'historien Manéthon compte 30 dynasties. Les dix premières correspondent à la période mernphite, dans laquelle Memphis fut la capitale de l'Egypte. Les dix suivantes correspondent à la période thèbaine, dans laquelle la capitale fut Thèbes. Cette période est partagée en deux parties par l'invasion des Hycsos ou rois pasteurs, qui envahirent et dominèrent quelque temps l'Egypte, entre la 16e et la 17e dynastie. Enfin les dix dernières dynasties correspondent à la période suite, pendant laquelle Sais et d'autres villes du Delta fuient les capitales des princes régnants (v. les travaux des orientalistes et, en particulier, des égyptologues : de Rougé ; Lenormant, Manuel de l'histoire ancienne de l'Orient, etc. ; et plus récemment Maspero, etc. Celui-ci nourrit des préjugés hostiles à la foi).
Busiris n'est qu'un roi fabuleux de l'Egypte, qui était fils de Jupiter ou de Neptune. Il agrandit Thèbes et l'environna de murailles pour la détendre contre les Ethiopiens. Il immola des victimes humaines pour faire cesser une peste, et fut tué par Hercule, qui abolit ces sacrifices abominables. — Un autre Busiris de la fable régnait en Espagne (Hespérie), où il mettait à mort tous les étrangers qui abordaient dans ses Etats. Il enleva les Atlantides, mais fut tué par Hercule, ami d'Atlas.
Osymandias. — Cet autre roi fabuleux de l'Egypte, imaginé par les Grecs, aurait vécu avant Sésostris et porté ses armes jusqu'en Bactriane. Il aurait fondé une bibliothèque publique sur la porte de laquelle on lisait cette inscription : Remèdes de l'âme. Son tombeau était orné d'un cercle d'or de 365 coudées, servant à des usages astronomiques.
Chéops ou Khoufouï, roi de la 4e dynastie, éleva la grande pyramide de Gizeh. La légende grecque en avait fait un tyran odieux. Son successeur, Chéphrem, et autres rois de la 4e-6e dynastie élevèrent les deux autres pyramides et firent de l'Egypte un Etat florissant.
Mœris. — D'après Hérodote, un roi du nom de Mœris aurait fait creuser un immense réservoir (lac Mœris), destiné à retenir le trop-plein du Nil pendant l'inondation, pour le rendre en temps opportun. Mais il ne paraît pas que le lac qui a porté le nom de Mœris ait été creusé par un roi égyptien.
Aménophis ou Am.ènothès, Amenhoptou, est le nom de 4 rois de la 18e dynastie. Le 1er fit quelques guerres heureuses, éleva beaucoup de monuments et laissa une mémoire chère aux Egyptiens. Le 2e, arrière-petit-fils du précédent, fut un grand conquérant. Le 3e, petit-fib du précédent, est le Memnon des Grecs: il construisit, à Thèbes, les monuments de Louqsor et un temple devant lequel se dressaient deux colosses, qui le représentaient lui-même. L'un deux, brisé au tremblement déterre de l'an 27 av. J.-C, était la fameuse statue de Memnon, qui rendait un son harmonieux au lever du jour. Enfin, le 4e, fils du précédent, tenta une réforme religieuse qui ne se soutint pas, et son nom fut effacé des listes royales. — Le nom d' Aménophis ou Amènopi est aussi le nom d'un roi de la 21e dynastie.
Thoutmès ou Thoutmos, Thoutmosis est le nom de 4 rois de la 18e dynastie. Le 1er succéda à Aménophis I. Le 2e succéda au précédent et régna peu de temps : sa momie est au musée de Boulaq. Le 3e, fils de Thoutmos I, poussa ses conquêtes jusqu'en Mésopotamie et régna longtemps.
Ramsès. — Ce nom a été porté par 12 rois de la 19e et de la 20e dynastie. Ramsès I fonda la 19e dynastie. Il fut remplacé par son fils Séthos I, qui eut pour fils et successeur Ramsès IL Celui-ci est le Sésostris des Grecs. Il eut à combattre une coalition redoutable des peuples de la Syrie. Pendant son règne, qui fut ensuite pacifique et très long, il travailla à reconstruire ou à embellir tous les temples de l'Egypte. Sa monnaie, parfaitement conservée, a été retrouvée en 1881 et se trouve au musée de Boulaq. — Ramsès III se distingua dans la guerre et par de grands travaux exécutés dans toute l'Egypte; mais les rois suivants virent leur autorité décliner et furent supplantés définitivement par les grands prêtres d'Amon-Thébain. L'un de
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ceux-ci succéda à Ramsès XII et fonda la 21e dynastie.
Sésostris est le nom que la légende grecque a donné à Ramsès II. D'après Hérodote et Diodore, Sésostris conquit l'Ethiopie, la Palestine, la Syrie, la Médie, la Bactriane, etc., et ne rentra en Egypte qu'après neuf ans d'absence, rappelé par la révolte de son frère. Il divisa ensuite l'Egypte en 36 nomes et la couvrit de monuments. Il devint aveugle dans sa vieillesse et se donna la mort.
Séthos. — Ce nom a été porté par plusieurs rois d'Egypte. Sêthos ou Séti /succéda à Ramsès I et fut un roi conquérant. — Séti II succéda à Ménephtah. Les Grecs parlent aussi d'un 3e Séti, d'abord grand prêtre de Phtah, à Memphis. La caste des guerriers refusa de le défendre contre le roi d'Assyrie, Sennachérib ; mais celui-ci, qui déjà était à Péluse, dut se retirer à la suite d'un miracle arrivé, disent les Egyptiens, à la prière de leur roi. Une foule de rats s'introduisirent une nuit dans son armée et rongèrent toutes les cordes des arcs. On reconnaît là le même fait de délivrance dont il est parlé dans l'histoire du roi de Juda Ezéchias.
Ménephtati ou Minephtah, 13e fils de Ramsès II, succéda à son père, à l'âge de 60 ans, et régna 15 ans. Il repoussa une invasion des peuples de la mer et des Libyens. On a essayé de reconnaître en lui le Pharaon qui lutta contre Moïse et dut laisser les Hébreux sortir d'Egypte.
Sésac, roi d'Egypte (vers 940-92J), le premier de la 22e dynastie, donna asile à Jéroboam, que Salomon voulait faire périr. Après la mort de Salomon, il envahit le royaume de Juda et pilla Jérusalem. On a trouvé sur les murailles du temple d'Amon, à Karnak, les noms des villes prises par lui pendant cette campagne. Trois autres rois du nom de Sésac ou Sheshonq, régnèrent dans la même dynastie.
Bocchoris. seul roi de la 24e dynastie, régnait à Sais et parvint à se faire reconnaître de l'Egypte entière. Après sept ans d'un règne qu'il rendit célèbre par la sagesse de ses lois et de son gouvernement, il fut vaincu et brûlé vif dans sa capitale par Sabacon.
Sabacon. — Ce roi éthiopien soumit l'Egypte et fonda la 25e dynastie. Pour résister au progrès des Assyriens, avec lesquels les Egyptiens ne cessaient d'être en rivalité, il s'allia avec plusieurs rois de Palestine, mais Sargon le défit complètement avec ses alliés, à Raphia.
Néchao. — Nom de deux rois d'Egypte. Néchao 1, roi de Sais et de Memphis, régna vers la fin de la 25e dynastie et fut tué par Taharqou, le Tarhakah de la Bible, roi d'Ethiopie, qui conquit l'Egypte et lutta longtemps contre l'Assyrie. — Néchao II (617-601), fils de Psammétique I, battit Josias à Mageddo et poussa ses conquêtes jusqu'à l'Euphrate. Il fut vaincu ensuite par Nabuchodonosor. Il signala son règne par deux entreprises : il rétablit le canal qui faisait communiquer la mer Rouge avec la Méditerranée, et fit exécuter un voyage d'exploration autour de l'Afrique par des navigateurs phéniciens, qui y consacrèrent trois ans.
Psammétique. — Ce nom fut porté par 3 rois d'Egypte de la 26e dynastie. Le Ier succéda à Néchao I, son père; après avoir été tour à tour vassal des Assyriens et des Ethiopiens, il s'affranchit et domina toute l'Egypte, grâce à lappui des mercenaires grecs; son règne fut glorieux. Son fils, Néchao II, lui succéda et régna seize ans. — Psammétique II, fils et successeur de Néchao II, ne régna que six ans et fit une expédition en Ethiopie. On le connaît aussi sous le nom de P&ammis. — Psammétique III, le même que le Psamménite d'Hérodote, était fils d'Amasis; il fut le dernier roi de la 26e dynastie. Battu près de Péluse par
Cambyse, il fut assiégé et pris dans Memphis. L'Egypte fut gouvernée alors pendant plus d'un siècle par les satrapes perses.
(Chine).
Fo-hi ou Fou-hi. — Le personnage le plus célèbre que nous trouvons à l'origine de l'histoire des Chinois est Fo-hi. Il aurait enseigné à son peuple l'écriture et les premiers éléments de la civilisation. Il ne paraît pas que l'existence de ce législateur puisse être reportée bien au delà de 3.000 ans, quoique les Chinois s'attribuent une antiquité de H() à 100.000 ans. Ils ne font commencer leur ère historique et ne comptent leurs cyeles, dont la durée est de 60 ans, qu'à partir de l'an 2.637 av. J.-C, sous le règne de Houang-ti, leur troisième empereur. Celui-ci divisa la Chine en 10 provinces et ses sujets en plusieurs classes, distinguées par la couleur. On lui attribue l'invention de la monnaie, celle des poids et mesures, etc.
Yao aurait régné longtemps, vers le XXIIIe siècle av. J. C. Il encouragea l'étude de l'astronomie, fit dresser un nouveau calendrier, inventa la musique religieuse. De son temps eut lieu une inondation extraordinaire (2298), à l'occasion de laquelle il fit faire de grands travaux pour l'écoulement des eaux. Le Chou-King, livre sacré des Chinois, commença à être rédigé de son temps. 'Yao associa au trône Choun ou Chun, un simple laboureur, qui l'avait aidé beaucoup dans ses travaux d'assainissement (2285).
Yu avait été intendant de Yao et ministre de Choun. Celui-ci le choisit pour successeur en 2107. Yu gouverna avec sagesse. Quoique d'un âge avancé (il avait 93 ansi, il visita toutes les provinces de son empire. On le regarde comme le fondateur de la religion qui fut restaurée par Confucius. Yu est la tige de la dynastie des Hia, lre dynastie impériale.
Thsin-chi-hoang-ti. — Du Xe au IIIe siècle av. J.-C, la Chine fut morcelée en une multitude de principautés féodales, qui ne dépendaient que de nom de la dynastie des Tchéou-Kue (ou rois combattants). Thsin-chi-hoang-ti, fondateur de la dynastie des Thsin, mit fin à cet état de choses. Cet empereur, qui a donné son nom à la Chine, hérita en 247 av. J.-C. du seul royaume de Tsin ; mais il réussit à réunir tous les Etats chinois en un seul empire, qu'il gouverna jusqu'en 210. On lui doit beaucoup de travaux d utilité publique, entre autres l'achèvement de la Grande Mitraille, élevée pour arrêter les Mongols. Il eut à combattre les grands, qui voulaient toujours morceler l'empire, et les lettrés, trop attachés à d'anciens usages. Il fit détruire les vieux textes sur lesquels on s'appuyait pour lui faire opposition. De son temps la Chine fut menacée par les Hiong-Nou (Huns), qu'il tint en respect. La dynastie des Thsin fut remplacée par celle des Han (202 av. J.-C. — 226 ap.), sous laquelle la Chine s'agrandit, prospéra et développa ses rapports avec l'Occident. Les ouvrages de Confucius furent pieusement recueillis et interprétés.
Confucius. — Ce philosophe, qui porte le plus grand nom de la Chine (en chinois Khoung-foutseu), naquit vers 551 avant J.-C. et mourut vers 479. Il était de famille ancienne, fut berger, dit-on, puis occupa une charge de surintendant, fit des voyages et visita Lao-tseu. La Chine était alors partagée en petits Etats, qu'il essaya de réformer, mais sans succès. Apôtre infatigable, il s'attacha toute sa vie à remettre en honneur les traditions ; mais il n'insista guère lui-même que sur les prescriptions morales, évitant de s'expliquer sur les questions métaphysiques. On a pu dire que la doctrine métaphysique qui se dégagerait le mieux de ses écrits serait un vaste naturalisme panthéistique; mais on a dû avouer cependant qu'il accorde à son