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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

d'autres services à sa patrie, fut ambassadeur et commanda l'expédition contre Samos (441). On n'a conservé de lui que sept tragédies en entier, sans parler de fragments détachés : Philoctète, Antigone, Œdipe roi, Œdipe à Colone, Ajax, Electre, les Trathiniermes.

Euripide naquit à Salamine (480) le jour même où la Grèce remportait la fameuse victoire de ce nom. Après avoir étudié la philosophie sous Anaxagore, il cultiva la poésie, devint le rival de Sophocle et fut couronné en 441. Il composa, dit-on, plus de 80 tragédies. En butte à des attaques et même accusé d'impiété, il quitta Athènes et se retira auprès d'Archelaiis, roi de Macédoine, qui le combla d'honneurs. Dans son théâtre, Euripide réduit beaucoup le rôle du chœur, dont les chants ne sont plus que d'agréables hors-d'œuvre ; à la fatalité il substitue l'empire des passions ; il rabaisse les héros antiques au niveau de ses contemporains. Euripide excella dans le pathétique; ce qui fait (ju'Aristote l'a proclamé le plus tragique des tragiques. Il nous reste de lui, avec un drame satirique, le Cyclope, dix-huit tragédies : Hécube, les Phéniciennes, les Troyennes, Mèdée, Hippolyte, Iphigènie. Euripide a été imité par Racine.

Aristophane, né vers 444, à Athènes ou à Egine, porta à la perfection la comédie satirique. Il débuta fort jeune et attaqua dans ses pièces bien des personnages en vue et le peuple lui-même ; les dieux n'échappèrent pas à ses railleries. La licence fut telle qu'on défendit par une loi, en 388, de représenter et de nommer au théâtre aucun personnage vivant. L'une des victimes d'Aristophane fut Socrate, dont la condamnation fut préparée inconsciemment par la comédie des Nuées. Citons, parmi les autres pièces qui ont été conservées : les Chevaliers, où Cléon était raillé; les Grenouilles; les Acharniens, où figurait Euripide; les Harangueuses, où les ambitions politiques des femmes sont tournées en ridicule ; Plutus, qui est une satire de la richesse.

(Artistes.)

Phidias. — C'est le nom le plus glorieux dans l'histoire artistique, au siècle de Périclès. Celui-ci préposa Phidias à tous les travaux d'art entrepris par les ordres de la ville d'Athènes : le Parthé non, etc. Déjà célèbre par ses œuvres précédentes, entre autres une Minerve guerrière, Phidias exécuta pour le Parthénon une nouvelle statue colossale de Minerve, en ivoire et en or. On l'accusa d'avoir dérobé une partie de l'or destiné à son travail ; mais il put se justifier. On l'accusa alors de sacrilège, pour avoir tracé son portrait et celui de Périclès sur le bouclier de Minerve, où se trouvait représentée la bataille des Amazones. Il fut mis en prison et y serait mort, dit-on, en 431. Mais on pense plutôt qu'il fut banni et se rendit k Olympie, où il exécuta le fameux Jupiter olympien, qui l'a fait surnommer l'Homère de la sculpture.

Apelle, le plus célèbre des peintres grecs, vécut à la cour d'Alexandre, puis à celle de Ptolémée. Il ne passait pas de jour, dit-on, sans travailler. Il exposait ses œuvres au public et, se tenant caché derrière un rideau, il recueillait les observations des spectateurs, qui ne soupçonnaient pas sa présence. Alexandre ne voulut permettre à aucun autre de faire son portrait.

(Savants.)

Méton, astronome athénien, établit, avec la collaboration d'Euctémon, le fameux cycle astronomique aiujiiel il a donné son nom (v. cycle). Il construisit aussi, sur le Pnyx, un gnomon pour l'observation des solstices, qu'il ne put calculer qu'imparfaitement.

Aristarque, de Samos, astronome et mathématicien grec, qui avait étudié sous le péripaté-

ticien Straton, est un des premiers qui aient soupçonné le double mouvement de la terre, sur son axe et autour du soleil. Il observa particulièrement le solstice d'été de 278. Il reste de lui un Traité de la grandeur et de l'éloignement du soleil et de la lune.

Euclide. — Ce fameux géomètre grec enseignait à Alexandrie, sous Ptolémée 1, qui voulut être son disciple. On raconte que le roi, rebuté par les difficultés de la géométrie, demanda s'il n'y avait pas une voie plus facile pour l'apprendre : « Non, répondit Euclide, il n'y a pas de route royale en mathématique. » Euclide composa, sous le titre d'Eléments, une sorte d'encyclopédie des connaissances mathématiques de son temps ; ce qui regarde la géométrie fait encore la base de l'enseignement de cette science.

Archimède, de Syracuse (vers 287-212), étudia à Alexandrie, sous Euclide, et ne tarda pas à se signaler par ses travaux et ses découvertes. En Egypte, il dessécha des marais et établit des digues inébranlables. A Syracuse, il prolongea pendant deux ans la résistance de la ville assiégée par les Romains. Tantôt il soulevait et brisait les vaisseaux à l'aide de ses machines ;. tantôt il les incendiait avec des miroirs ardents, etc. A la prise de la ville, il fut tué par un soldat romain, qui lui commandait de le suivre et auquel il tardait d'obéir. Enthousiaste de la science, un jour qu'il avait trouvé tout à coup et pendant qu'il était au bain la solution d'un problème, il s'élança au dehors et, oubliant de se vêtir, courut par la ville, en criant : •le l'ai trouvé! (en grec eurêka). On cite encore ce mot de lui : « Donnez-moi un point d'appui, et je soulèverai le monde ». On lui doit d'excellents traités et on lui attribue l'invention des moufles, de la poulie mobile, de la vis sans fin et de la vis creuse dite vis d 'Archimède.

Eratosthène, né à Cvrène (vers 272-1'.)'.»). se distingua, pour ainsi dire, dans toutes les sciences. Le premier il mesura un degré du méridien et évalua la grandeur de la terre. Il mesura aussi et d'une manière exacte l'inclinaison de l'écliptique sur l'équateur. Comme géographe, il dressa une carte générale, qui longtemps a servi de base à la géographie. Très versé dans les mathématiques, il a donné son nom à une méthode (dite crible d Eratosthène), pour déterminer facilement les nombres premiers. Comme historien, il fut le continuateur de Manéthon et dressa une chronologie des rois de Thèbes. Enfin il serait le premier qui aurait pris le titre de philologue. Ptolémée Evergète l'avait créé gardien de la fameuse bibliothèque d'Alexandrie. Devenu aveugle, Eratosthène se laissa, dit-on, mourir de faim.

Hipparque, né à Nicée, peut être regardé comme le plus grand astronome de l'antiquité. Il reconnut la préeession des équinoxes, créa la trigonométrie, prédit le cours des planètes et des éclipses pour 600 ans, construisit les premiers astrolabes, dressa un catalogue des étoiles, etc. Il a laissé nombre d'ouvrages de géométrie et d'astronomie. Il fit la plupart de ses observations à Rhodes, vers 128 av. J.-C.

Hippocrate, de Cos, le plus grand médecin de l'antiquité, est regardé comme le père de la médecine, dont il jeta, en effet, les bases. Il était de la famille des Asclépiades, qui prétendaient descendre d'Esculape et avaient toujours fait profession de l'art de guérir. Il naquit vers 460, voyagea beaucoup pour s'instruire et changea souvent de résidence. Il vécut quelque temps à Athènes. Il mourut à Larissa, à l'âge de 80 ans ou même de 101) ans. Cette dernière tradition expliquerait mieux son surnom de divin vieillard. Ea traduction de ses œuvres a été publiée par Littré (10 vol., avec texte eh regard).

HISTOIRE

(Historiens.)

Hérodote, surnommé le père de l'histoire, naquit à Halicarnasse (484-406), colonie dorienne. Dès sa jeunesse, il voyagea en Grèce, en Asie et en Egypte. A son retour, il contribua à l'expulsion du tyran d'Halicarnasse, qui avait fait périr son oncle, le poète Panyasis. Il se retira ensuite à Thurium, colonie athénienne d'Italie, et y rédigea son Histoire. Elle comprend les guerres médiques, autour desquelles se trouvent comme introduction ou épisodes les histoires des Perses, des Mèdes, des Egyptiens, etc. La véracité et l'exactitude d'Hérodote sont remarquables, quand il écrit d'après ses souvenirs personnels ; mais il est crédule quand il s'agit du témoignage d'autrui, et ami du merveilleux quand il s'agit d'anciennes légendes. D'après Lucien, Hérodote lut le commencement de son Histoire aux jeux Olympiques (456) et excita un vif enthousiasme. On raconte aussi qu'il lut tout l'ouvrage aux Athéniens, à la fête des Panathénées (446) et qu'il reçut une récompense de 10 talents (v. Hauvette, Hérodote, historien des guerres médiques. 1896).

Thucydide, né à Athènes (471-395), aurait senti s'éveiller sa vocation d'historien, en entendant Hérodote aux jeux Olympiques. Ce qui n'est pas douteux, c'est qu'il servit pendant la guerre du Péloponèse, fut chargé de secourir Amphipolis et échoua. Il en fut puni par le bannissement. Retiré en Thrace, où il possédait des mines d'or, il achevait son Histoire de la guerre du Pèloponèse, quand il fut assassiné. Dans son ouvrage, Thucydide se montre aussi versé dans la politique que dans l'art militaire ; les causes et les conséquences des événements ne lui échappent point ; son style a de la précision et de la vigueur : mais il pèche par l'obscurité, et ses divisions trop méthodiques laissent l'intérêt languir.

Xénophon mérite d'être cité à trois titres différents : comme historien, philosophe et homme de guerre. Né dans un des bourgs de l'Attique (445- 355), il devint, dès l'âge de 16 ans, l'un des auditeurs assidus de Socrate, qui lui sauva la vie à la bataille de Délium (424). Il était parmi les mercenaires que Cléarque emmena en Asie pour soutenir Cyrus le Jeune et, après la défaite de Cunaxa, il dirigea la fameuse retraite des Dix Mille. Revenu à Athènes, il se rendit suspect, en protestant contre la condamnation de Socrate; lié avec Agésilas,

roi de Sparte, il fut banni comme coupable de laconisme (394). A Coronée, il combattait avec les Spartiates contre sa patrie. Il n'y rentra plus, bien que le bannissement qui l'avait frappé eût été rapporté en 361); mais il envoya ses fils s'enrôler dans l'armée d'Athènes. Le reste de sa vie s'écoula en Elide et à Corinthe. Parmi les ouvrages de Xénophon, il faut citer les ouvrages historiques : les Helléniques, qui continuent l'Histoire de Thucydide; YAnabuse ou Retraite des Dix Mille, qui est son chef-d'œuvre; l'Eloge d'Agèsilas. Quant à la Cyropèdie ou Y Enfance de Cyrus, elle n'est guère qu'un roman moral Ses ouvrages philosophiques sont : le Banquet, V Economique, Hiéron ou les Devoirs d'un roi, les Entretiens mémorables de Socrate et Y Apologie. Xénophon a été surnommé Y Abeille attique, h cause de la douceur et de l'élégance de son style. Il publia Y Histoire de Thucydide, inconnue avant lui. Parmi les auditeurs de Socrate, il est le témoin le plus fidèle de ses doctrines.

Polybe. — Cet historien grec, né vers 204 av. J.-C, passa sa jeunesse près de Philopœmen. Après la défaite de ce patriote, il fut envoyé à Rome comme otage (166). Il y étudia l'état politique et militaire des Romains et se lia d'amitié avec les deux fils de Paul-Emile, surtout Scipion, le 2e Africain, qu'il accompagna au siège de Cartilage. Polybe voyagea ensuite en Afrique, en Espagne, en Gaule, et fut chargé par les Romains de diverses missions auprès de sa patrie, qu'il contribua à pacifier et à organiser en province romaine. Il mourut à 82 ans. Il écrivit : une Vie de Philopœmen, la Guerre de Numance, une Tactique, aujourd'hui perdues, et une Histoire générale de son temps, qui n'a été conservée qu'en partie. Polybe est un historien consciencieux, véridique et profond; mais on lui reproche de graves défauts comme écrivain.

Manëthon. — Ce prêtre égyptien, qui vivait sous Ptolémée Philadelphe, était garde des archives du temple d'Héliopolis. Il ne nous reste que des fragments de son Histoire universelle de l'Egypte; ils nous ont été conservés par Josèphe, Eusèbe, Jules l'Africain et Georges le Syncelle. Longtemps considérée comme un tissu de fables, l'œuvre de Manéthon a été remise en honneur à la suite des découvertes faites par les égyptologues Son Canon Royal a servi à reconstruire l'histoire de l'Egypte.

CINQUIÈME SÉRIE. — Histoire romaine jusqu'à l'empire ou l'ère chrétienne. Carthaginois, Gaulois, etc. — Orateurs, poètes, historiens, etc.

Ordre logique des Noms.

a) Janus (v. Latinus, Enée). Procas. Amulius. Numitor. Rhéa Sylvia. Romulus. Rémus. Tarpéia. Tatius. Numa (v. Egérie). Tullus Hostilius. Métius Suffetius. Les Curiaces. Camille. Les Horaces. Ancus Martius. Tarquin l'Ancien. Tanaquil. Servius Tullius. Tullie. Tarquin le Superbe. S. Tarquin. Lucrèce. Tarquin Collatin. Brutus. Publicola. Porsenna. Mucius Scœvola. H. Coclès. Clélie. Véturie. Coriolan.

b) Fabius. Cincinnatus. Claudius (v. décemvirs). Virginie. Camille (v. Rrennus). Manlius Capitolinus. M. Torquatus. Décius Mus. Curtius. Licinius Stolon. Guerres des Samnites. Papirius Cursor. Herennius. Claudius. Fabricius. Curius Dentatus.

'uicrres puniques. Mamertins. Duilius. Régulus. Flaminius Népos. Vairon. Marcellus. Flaminius. Popilius L;enas. Mummius. Caton l'Ancien. Métellus. Paul-Emile. Scipions. Cornélie. Les Gracques : Tibérius et Caïus Cracchus. Sempronius. Ûrusus. Opimius. Saturninus. Guerre sociale. Marius. Cinna. Sylla. Sertorius. Lucullus.

Cicéron. Térentia. Atticus. Tiron. Verres. Muréna. Milon. Clodius. Catilina. Petreius.

c) César. Calpurnia. Julie. Pompée. Perpenna. Crassus. Labiénus. t'assius. Brutus. Porcia. Caton d'Utique. Servilie. Antoine. Lépidus. Octave. Octavie.

Carthaginois, etc. : Hannon. Magon. (liscon. Barca. Amilcar. Asdrubal. Annibal. Adherbal. Sophonisbe. Syphax. Massinissa. Micipsa. Hiempsal. Jugurtha. Bocchus. Juba. Suréna.

d) Gaulois, etc. : Bellovèsc, Sigovèse. Brennus. Arioviste. Dumnorix. Ambiorix. Camulogène. Vercingétorix. Sacrovir.

Indibilis. Viriathe — Eunus. Spartacus.

e) Orateurs, poètes, hist. : Crassus. Varron. Hortensius (v. Cicéron). Roscius. .Esopus. Nœvius. Andronicus. Ennius. Plaute. Térence. Pacuvius. Accius ou Attius. Lucilius. Al'ranius. Lucrèce. Catulle. Properce, Tibulle. Publius Syrus. Cornélius Népos. Salluste.

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