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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

SIXIEME SERIE. — De Jésus-Christ à Constantin. — Église : papes, docteurs et apologistes, martyrs et autres saints ; hérétiques . — Empire romain. — Philosophes, jurisconsultes, rhéteurs, écrivains, poètes, savants, historiens.

Ordre logique des Noms.

a) Jésus, Marie, Joseph. Siraéon. Anne la prophétesse. .loachim. Anne. Elisabeth. Zacharie. Jean-Baptiste. Salomé. Hérodiade. Les Hérodes. Mariamne. Pilate. Caïphe. Anne. Barabbas.

Pierre. André. Jacques le Majeur. Jean. Barthélémy. Philippe, Thomas. Mathieu. Jacques le Mineur. Jude. Simon. Judas. Mathias. Marc.

Paul. Barnabe. Timothée. Tite. Luc. Onésimc. Aquila (v. Denys l'Aréopagite).

Marie Salomé. Zébédée. Marie de Cléophas. Marthe. Madeleine. Lazare. La Samaritaine. Jaïre. L'Hémorroïsse. Véronique. Joseph d'Arimathie. Cléophas. Nicodème. Gamaliel. Candace. Etienne.

b) Papes : Lin. Clet. Clément I. Anaclet. Evariste. Alexandre I. Sixte I. Télesphore. Hygin. Pie I. Anicet. Soter. Eleuthôre. Victor I. Zéphyrin. Calixte I. Urbain I. Pontien. Anthère. Fabien. Corneille. Luce I. Etienne I. Sixte II. Denys. Félix I. Eutychien. Caïus. Marcellin. Marcel I. Eusèbe. Melchiadc.

c) Docteur*, martyrs, saints, etc. : Denys l'Aréopagite. Ignace. Papias. Polycarpc. Pothin. Irénée. Denys. Rustique. Eleuthère. Yon. Martial. Anatole. Ga.tien. Janvier. Cyprien. Grégoire le Thaumaturge. Nicolas. Pantène. Clément d'Alexandrie. Origène. Aristide. Quadrat. Justin. Tatien. Athénagore. Tertullien. Minutius r^élix. Arnobe. Lactance.

d) Gervais et Protais. Symphorien. Sophie. Félicité. Perpétue. Anastasie. {Cécile. Agathe. Apolline. Christophe. Polyeucte. Laurent. Colombe. Marguerite. Philomène. Maurice. Légion thébaine. Sébastien. Crépin et Crépinien. Victor. Christine. Agnès. Emérentienne. Lucie. Cosme et Damien. Alban. Georges. Barbe. Dorothée. Catherine — Ursule.

Hérétiques, etc. : Simon le Magicien. Cérinthe. Nicolas (v. nicolaïtes, gnostiques). Cerdon. Marcion. Aquila. Montanus. Sabellius. Novatien. Paul de Samosate. Manès ou Manichée.

Celse. Hiéroclès. Apollonius de Tyane.

e) Empire romain . Auguste . Julie .

Agrippa. Agrippine. Livie. Cinna. Mécène. Pollion. Apicius. Varus. Arminius ou Hermann. Cottius.

Tibère. Séjan. Drusus. Germanicus. Pison. Caligula. Claude. Messaline. Britannicus. Caractacus. Pœtus. Néron. Octavie. Poppée. Burrhus (v. Sénèque). Corbulon. Thraséas. Epicharis. Locuste. Galba. Othon. Vitellius. Vindex. Vespasien. Flavius. Flaviens. Céréalis. Civilis. Sabinus etEponine. Velléda. Agricola. Galgacus.

f) Titus. Bérénice. Domitien. Nerva. Trajan. Adrien. Antinous. Barcochébas. Antonin. Faustine. MarcAurèle. Vérus. Commode. Pertinax. Didius Julianus. Septime-Sévère. Pescennius Niger. Albinus. Caracalla. Géta. Macrin. Héliogabale. Alexandre-Sévère. Mammée. Maximin. Gordien. Balbin. Maxime-Pupien. Philippe. Décius ou Dèce. Gallus. Emilien. Valérien. Gallien. Claude IL Odénat. Zénobie. Aurélien. Tacite. Florien. Probus. Carus. Carin. Numérien. Aper. Dioclétien. Maximien-Hercule. Galérius. Maximin-Daïa. Bagaudes.

Pevse, etc. : Sassanides. Sapor — Abgar.

g) Philosophes, etc. : Philon. Sénèque. Epictète. Arrien (v. Marc-Aurèle). Philostrate. Ammonius Saccas. Plotin. Origène le païen. Porphyre. Sextus Empiricus.

J a ri se. : Capiton. Labéon. Sabinus. Pégasus. Coccéius. Salvius Julianus. Gaïus. Papinien. Paulus. Ulpien.

Rhéteurs, poètes, etc. : Afer. Quintilien. Dion Chrysostome. Hérode-Atticus. Verrius Flaccus. Athénée. Fronton. Longin. Pétrone. Pline le Jeune. Lucien. Apulée. Aulu-Gelle. Androclès. Polyen. Elien. Festus.

Virgile. Horace. Varius. Gallus. Phèdre. Ovide. Silius Italiens. Lucain. Perse. Juvénal. Martial. Stace. Oppien. Babrius.

Ossian. Fingal. Oscar. Malvina — Hamlet.

h) Saluants : Celse. Gallien. Pline l'Ancien. Columelle. Strabon. Mella ou Mêla. Pausanias. Ptolémée. Vitruve. Diophante.

Hist. : Denys d'H. Diodore de Sicile. Trogue- Poinpée. Aufidius Bassus. Tite-Live. Valère-Maxime. Velléius Paterculus. Quinte-Curce. Josèphe. Florus. Tacite. Suétone. Justin. Arrien. Appien. Plutarque. Dion Cassius. Diogène Laërce. Hérodien. Lampride.

ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES

Jésus, fils de Dieu (v. Verbe de Dieu, livre I) et de la Vierge Marie, le Messie promis dès l'origine à l'humanité déchue et annoncé par les prophètes, serait né l'an 747 de Rome, selon les calculs des auteurs de Y Art de vérifier les dates, c'est-àdire 6 ans avant l'ère vulgaire, déterminée par Denys le Petit, qui fait naître Jésus l'an 753 de Rome. Notre-Seigneur aurait donc vécu 39 ans et non pas seulement 33. D'après d'autres calculs, il faudrait reporter la naissance de N.-S. à 5 ou 7 ans avant l'ère vulgaire. La vie de Jésus, à la fois humaine et divine, est racontée dans l'Evangile, ce livre inimitable, qui est la lumière de l'Eglise et fait la consolation des fidèles. Les principaux événements de la vie du Sauveur et toutes les vérités qu'il nous importe de savoir pour le salut y sont exposés : la naissance de Jésus à Bethléhem dans la nuit du 25 décembre; la circoncision et la présentation au temple; la fuite en Egypte; le retour à Nazareth ; le recouvrement de Jésus au temple de Jérusalem, où Joseph et Marie le trouvèrent au

milieu des docteurs, les émerveillant par ses réponses et ses interrogations ; sa vie obscure et obéissante à Nazareth ; son baptême par Jean le Précurseur; son jeûne au désert et sa tentation ; sa vie publique avec la vocation des apôtres ; ses miracles et ses bienfaits ; ses prédications sublimes et pourtant si simples et si populaires (paraboles de l'Enfant prodigue, du Bon Pasteur, du Bon Samaritain, etc.) ; l'institution de la sainte Eucharistie, avec sa très douloureuse passion et sa mort qui ont consommé les sacrifices anciens et racheté le monde ; puis sa résurrection glorieuse et son ascension ; la descente du Saint-Esprit sur les apôtres et le renouvellement du monde par la prédication de l'Evangile. Le fait de l'Incarnation du Verbe ou de l'apparition de Jésus sur la terre domine toute l'histoire; et les destinées de son Eglise expliquent celles du monde. Nul n'est plus étudié que Jésus, nul n'est mieux connu, nul surtout n'est plus aimé (v., avec les Evanf/iles, les ouvrages de Ludolphe le Chartreux, du P. de Ligny, de Louis

HISTOIRE

Veuillot, 1864, de Mgr Dupanloup, 1869, des abbés Lesêtre, Fouard, Le Camus, Vigouroux, Fretté, Bourquard).

Marie. — La très sainte Vierge était de la race royale de David, de inêrae que son époux saint .Joseph, qui fut le gardien de sa virginité et son protecteur. Peu après son mariage, l'ange Gabriel lui apparut et la salua ainsi : « Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre les femmes. » Il lui annonça ensuite qu'elle concevrait par la vertu du Saint-Esprit, sans cesser d'être vierge et que son enfant serait le fils de Dieu. Marie répondit alors : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole ». Neuf mois après, elle mettait Jésus au monde et l'offrait à l'adoration des bergers de Bethléhem et des rois mages de l'Orient. Avec Joseph, qui avait douté un instant de sa vertu, mais qu'un ange avait éclairé, elle put soustraire l'Enfant Jésus aux recherches d'Hérode, en fuyant en Egypte ; puis elle revint à Nazareth et y vécut obscurément. Elle s'effaça encore pendant la vie publique du Sauveur, mais ce fut à sa prière que Jésus opéra son premier miracle, aux noces de Cana. Elle était au Calvaire pour recueillir les dernières paroles et le dernier soupir de Jésus, qui, en mourant, lui dit, en regardant saint Jean, le disciple bien-aimé : « Voilà votre fils » et ajouta, en s'adressant à celui-ci et en regardant Marie : « Voilà votre mère ». Marie, à cette heure suprême, adoptait pour enfants tous les disciples de son Fils. Après la résurrection et l'ascension, elle pria avec les apôtres, réunis au cénacle pour attendre la venue du Saint-Esprit. Elle s'effaça ensuite de nouveau et mourut à Ephèse ; mais sa gloire est la plus grande après celle de Jésus. L'Eglise célèbre les principaux événements de sa vie : sa Conception immaculée (8 déc), sa Nativité (8 sept.), sa Présentation au temple (21 nov.), l'Annonciation (25 mars), la Visitation (2 juillet), la Purification (2 févr.), V Assomption ou l'élévation de Marie au ciel en corps et en âme (15 août). Le mois de mai lui est consacré (v. les ouvrages cités livre I, col. 27; Rohault de Fleury, la Vierge (1878); Drochon, les Pèlerinages français de la sainte Vierge; F.-T.-D., Mûrie enseignée et la jeunesse, nouv. éd. 1899).

Joseph (saint), était de la race de David et le plus proche parent de Marie, qu'il épousa alors qu'elle était jeune orpheline (vers l'âge de 15 ans) et qu'il était lui-même d'un âge beaucoup plus avancé. Instruit par le ciel du mystère de l'Incarnation, il fut le gardien et le protecteur de l'Enfant Jésus et de sa mère. Il les honora devant le monde et les nourrit du fruit de son modeste travail ; car Joseph exerçait la profession de charpentier. D'après la tradition, il mourut lorsque Jésus était arrivé à l'âge adulte ; et sa mort fut la plus douce des morts, puisqu'il expira entre les bras de Jésus et de Marie. Aussi est-il invoqué spécialement comme le patron de la bonne mort. Sa fête est le 19 mars. On célèbre son Patronage le 3e dimanche après Pâques. Le mois de mars lui est consacré (v. le P. Mercier, 5. Joseph, Epoux de Marie, père nourricier de l'Enfant Jésus, patron de l'Église, 1895)

Siméon. — Ce pieux vieillard appelait de tous ses vœux la venue du Messie, et il lui fut révélé qu'il ne mourrait pas sans l'avoir vu. Il se trouvait dans le temple, en effet, quand Marie y apporta son fils pour le présenter selon la loi Alors le saint vieillard, inspiré de Dieu, prit Jésus dans ses bras et exprima ses transports dans le cantique qui nous a été conservé : Nunc dimittis servum tuum, Domine... Il ajouta prophétiquement, en rendant l'Enfant ;i sa mère, que Jésus serait un signe de contradiction, et qu'elle-même aurait le cœur percé «l'un glaive de douleur.

Anne la prophétesse. — De même que Siméon,

cette femme pieuse, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser, appelait de tous ses vœux la venue du Messie; veuve de bonne heure, elle avait vécu jusqu'à l'âge de 84 ans dans le temple, où elle se consumait en prières et en bonnes œuvres. Elle reconnut le Messie dans la personne de l'Enfant Jésus et l'annonça à ceux qui attendaient comme elle le salut d'Israël.

Anne (sainte), mère de la sainte Vierge, était l'épouse de saint Joachim. La fête de celui-ci est célébrée le 20 mars ; la fête de sainte Anne, le 28 juillet. On représente ordinairement sainte Anne avec l'enfant qui devait être sa gloire. Elle est très honorée en Bretagne, où la chapelle qui a été élevée en son honneur à peu de distance d'Auray, attire beaucoup de pèlerins.

Elisabeth (sainte), cousine delà sainte Vierge et épouse de Zacharie, fut la mère de Jean-Baptiste le Précurseur, alors qu'elle était déjà d'un âge avancé et n'espérait plus de postérité. Marie, à qui l'ange avait annoncé cette naissance miraculeuse, comme un signe du Très-Haut, vint la visiter. Ce fut dans cette rencontre que sainte Elisabeth salua Marie de ces paroles : Vous êtes bénie entre les femmes et béni est le fruit <le rus entrailles... Marie exprima alors sa reconnaissance et son transport dans le Magnificat.

Zacharie, l'époux de saint Elisabeth, était attaché au service du temple ; il devint muet pour avoir douté de la parole de l'ange lui annonçant la naissance d'un fils, qui devait être Jean-Baptiste. Il recouvra la parole à la naissance de cet enfant de bénédiction et exprima sa reconnaissance dans le cantique Benedictus, que l'Eglise a introduit dans sa liturgie.

Jean-Baptiste (saint), le Précurseur de Jésus, qui lui rendit plus t;ird le plus beau témoignage, fut sanctifié et rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère. Il naquit peu de temps avant Jésus, se retira de bonne heure au désert, où il mena la vie la plus austère ; puis, vers l'an 29 de l'ère chrétienne, prêcha la pénitence sur les bords du Jourdain et annonça la venue du Messie. Jésus lui-même voulut recevoir de sa main le baptême de la pénitence, bien que le Précurseur s'en défendît. Peu de temps après, Jean fut emprisonné pour avoir flétri l'union incestueuse d'Hérode-Antipas avec sa belle-sœur, Hérodiade ; il fut ensuite décapité dans sa prison, sur la demande de la danseuse Salomé, fille d'Hérodiade, qui voulait se venger (32). L'Eglise célèbre la nativité de S. Jean-Baptiste le 24juin, et sa décollation le 29 août. (V. abbé Planus, S. Jean- Baptiste, le précurseur.)

Hérode. — On croit que la famille des Hérodes, qui régna sur la Palestine après avoir enlevé le sceptre aux Maccabées, était originaire de l'Idumée. Le chef de cette famille, Antipater, était juif de religion, mais iduméen de nation. Son fils Hèrode le Grand ou FAsculonite (74-4 av. .1 -C. ou 1 ap.) gouverna d'abord la Galilée pour les Romains. Pendant les guerres civiles, il s'attacha à Antoine, qui le fit nommer par le sénat d'abord tétrarque, puis roi de Judée (38) ; mais il dut conquérir ses Etats. Auguste lui laissa le trône et augmenta même ses possessions. Bien qu'il parût abandonner le judaïsme, il rebâtit le temple (19). Il fit périr sa femme Mariamne, deux enfants qu'il avait eus d'elle, Alexandre et Aristobule, et un autre de ses fils, Antipater, accusé de conspiration. Il laissa un renom de cruauté. On lui a attribué le massacre des Innocents. — Hèrode- Antipas, fils du précédent, fut nommé par Auguste tétrarque de Galilée et de Pérée; il bâtit la ville de Tibériade, en l'honneur de son protecteur Tibère. Lorsque son neveu Agrippa eut été créé roi des Juifs, il fut exilé à Lyon (37) ; il mourut en Espagne (40). C'est lui qui fit décapiter S. Jean- Baptiste ; c'est devant lui également que Jésus fut

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