‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 575 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

personnage, peut-être Séjan, et mourut très vieux vers 44. Les Fables de Phèdre n'ont été découvertes qu'au XVIe siècle, par François Pithou.

Ovide, né à Sulmone, dans le Samnium, Tan 43 av. J.-C, était d'une famille de l'ordre équestre. A Rome, il étudia le droit et s'adonna bientôt à la poésie. Favorisé d'Auguste et ami de Virgile, d'Horace, de Tibulle, de Properce, il tomba tout à coup dans la disgrâce la plus complète, peut-être pour ses relations avec Julie. Exilé à Tomes (9 ap. J.-C), il y mourut en 17, sans avoir pu obtenir sa grâce. Les Métamorphoses sont les plus connues de ses œuvres.

(Poète calédonien, légendes.)

Ossian. — Ce barde calédonien ou peut-être irlandais, fils deFingal, roi de Morven, aurait combattu les Romains au temps de Caracalla. Il allait unir son fils Oscar à Malvina, lorsqu'il le vit périr par trahison. Devenu vieux et aveugle et ayant perdu Malvina, son dernier soutien, Ossian se consolait en chantant les faits d'armes de son père et de sa race. Macpherson (1762) et J. Smith (1780) ont fait connaître ses poésies, lyriques ou épiques, qui ne manquent point de beauté ; mais leur authencité est niée, et les éditeurs d'Ossian auraient abusé étrangement de la crédulité publique.

Hamlet. — D'après Saxo Grammaticus, ce prince danois, rendu célèbre par une tragédie de Shakespeare, aurait vécu au IIe siècle av. J..C. Il était neveu, par sa mère, de Roric, roi de Danemark, et fils de Horvendill, seigneur du Juthand, que son frère Fengo assassina pour lui succéder. Hamlet dut simuler la folie pour échapper à la mort.

(Savants.)

Galien (131 - vers 200) se distingua surtout en médecine, mais son influence comme philosophe a été considérable, du moins chez les Arabes. Il naquit à Pergame, fut élevé par son père, Nicon, architecte et savant distingué, qui lui donna le surnom de Galenus (doux). Dès l'âge de 14 ans, il fréquenta les écoles de philosophie et, trois ans après, sur la foi d'un songe de son père, il se livra à la médecine. En 1G4 il vint s'établir à Rome et y fut le médeein des empereurs Marc-Aurèle, Vérus et Commode. On croit qu'il termina ses jours à Pergame, sa patrie.

Galien a traité de toutes les sciences ; mais la plupart de ses écrits philosophiques sont perdus. Comparable à Aristote pour l'étendue de ses recherches, il est loin de l'égaler en philosophie , sa doctrine manque de cohésion et d'homogénéité : c'est une sorte de syncrétisme. En logique, les Arabes lui ont attribué la découverte de la 4e figure du syllogisme. Mais, en médecine, Galien est sans rival, dans l'antiquité, après Hippocrate. Il était très versé dans l'anatomie, bien qu'il n'eût disséqué, paraît-il, que des animaux. Parmi les écrits de lui qui nous sont restés, on remarque : De usu partium, qui est, comme il le dit, un hymne à l'auteur du corps humain ; De constitutione artis medicœ ; 14 livres de Thérapeutique ; des Commentaires sur Hippocrate; un traité de la Saignée. On a, sous son nom, une Histoire de la philosophie, qui fournit de précieux renseignements. Galien expliquait tout, en physique et en médecine, par 4 éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu ; par 4 qualités physiques : le chaud, le froid, l'humide, le sec ; par 4 humeurs, dont le mélange donnait les tempéraments : sang, bile, pituite, atrabile. Il admettait un esprit vital.

Pline l'Ancien, né à Côme, l'an 23 ap. J.-C, servit dans les armées et les finances, fut procurateur en Espagne (68) et préfet de la flotte de Misène (74). Il périt, dans l'éruption du Vésuve (79), victime de sa curiosité scientifique. Pline cultiva toutes les sciences avec une véritable passion. Il

écrivit une Histoire de Rome, qui continuait celle d'Aufidius Bassus ; une Histoire des guerres de Germanie ; des traités de grammaire. Mais on n'a conservé que son Histoire naturelle, en 37 livres, véritable encyclopédie pour cette époque. Cet ouvrage a été beaucoup lu anciennement, mais il manque de critique.

Strabon, géographe grec, né en Cappadoce vers 50 av. J.-C, voyagea beaucoup, demeura longtemps à Rome et mourut vers la fin du règne de Tibère. Il avait écrit une Histoire, qui continuait celle de Polybe, et une Géographie, qui seule nous a été conservée, du moins en majeure partie. C'est une véritable encyclopédie et un ouvrage des plus remarquables de l'antiquité.

Ptolémée. — Cet astronome et géographe grec naquit probablement à Ptolémaïs, en Egypte, et vécut longtemps à Alexandrie ou à Canope. Il commença ses travaux vers 128 et les poursuivit pendant 40 ans. De ses nombreux ouvrages, dont plusieurs ont été conservés, citons : un traité d'astronomie en 13 livres, connu sous le nom d' Al m a geste ; la Géographie , des Tables astronomiques; des tables chronologiques, dites Canon royal. Ptolémée coordonna les travaux d'Hipparque et de ses autres devanciers : il montra plus d'érudition que de génie. Il a donné son nom au système selon lequel la terre est au centre du monde, système opposé à celui de Copernic.

Vitruve, architecte, né à Vérone ou à Formies, fut employé, sous César, à la construction des machines de guerre. Il vécut longtemps. Il dédia à Auguste son traité De architecturu , où il est question également de l'hydraulique et de la gnomonique.

(Historiens.)

Diodore de Sicile, historien grec, vivait au temps de César et d'Auguste. Après avoir parcouru l'Europe et l'Asie, il se fixa à Rome et y publia une Bibliothèque historique, véritable histoire universelle, en 40 livres, dont il ne reste que 15, savoir : les 5 qui contiennent l'histoire primitive de l'Orient, et les 10 qui vont de la 2e guerre Médique à l'an

Tite-Live, historien latin (50 av. J.-C. - 19 ap.), né à Padoue, où il se retira dans sa vieillesse, vécut à Rome et fut honoré par Auguste, qui lui confia l'éducation de Claude. Il écrivit une Histoire romaine en 140 livres, que l'on a distribués en Décades, mais dont nous ne possédons plus que 35 livres et des fragments. Tite-Live manque de critique, mais il est assez impartial ; son style est élégant et pur, et ses discours sont des chefsd'œuvre.

Josèphe. historien juif, était de la famille des Maccabées. Il naquit à Jérusalem, l'an 37 de J.-C, entra dans la secte des Pharisiens, prit part à l'insurrection contre les Romains comme gouverneur de Galilée. Pris en 67 par Vespasien, à la suite d'un siège, il prédit à ce général son élévation à l'empire et se concilia son' amitié. Titus l'emmena à Rome, où il reçut le droit de cité et le titre de chevalier. Aveugle devant l'accomplissement des prophéties, il cherchait à reconnaître le Messie dans la personne de Vespasien. Il écrivit en syriaque, puis en grec : l'Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains ; les Antiquités judaïques ; sa propre Vie, de 37 â 90 ; deux livres contre un adversaire des Juifs, Appion ; un Eloge des 7 Maccabées, martyrs.

Tacite, historien latin, ami de Pline le Jeune, a été loué beaucoup et vivement critiqué. Il naquit peut-être à Rome, vers l'an 54, d'une famille de l'ordre équestre, se distingua au barreau, fut questeur et tribun et épousa la fille d'Agricola. Sa mort se place entre 1 17 et 120. De ses nombreux ouvrages on a conservé une partie de ses Annales et de ses

HISTOIRE

Histoires, la Vie d'Agricola et les Mœurs des Germains. Tacite puisa aux meilleures sources (Acta diurna, Acta senatus, etc.).

Suétone, biographe latin, fils d'un tribun militaire, fut ami de Pline le Jeune et devint secrétaire d'Adrien. Il fut disgracié, vers 121, et mourut vers 160. De ses ouvrages il ne reste que les Vies des Don.se Césars et des notices sur les grammairiens ou hommes de lettres.

Plutarque est un des biographes et des moralistes philosophes les plus célèbres de l'antiquité. Il naquit à Chéronée et étudia à Athènes. Chargé de diverses négociations par ses concitoyens, il vint à Rome, sous Domitien, et y enseigna la philosophie avec succès. Il fut connu et protégé de Trajan, auquel il dédia ses Apophtegmes, et qui lui confia l'éducation d'Adrien. Il fut ensuite gouverneur de l'Illyrie. Revenu dans sa patrie, il fut choisi comme archonte et prêtre d'Apollon.

Bien qu'il eût étudié sous un péripatéticien, Plutarque se montra plutôt fidèle à l'esprit de l'Académie. Dans ses nombreux ouvrages, qui nous ont été conservés, il se montre narrateur habile et écrivain

consciencieux. Son traité de la Vertu morale, ses écrits sur le Bavardage, sur les Moyens de réprimer la colère, sur la Manière de discerner un flatteur d'un ami, le Banquet des sept sages, etc., méritent d'être comptés parmi les meilleurs ouvrages des moralistes anciens. Ses Vies parallèles des hommes illustres (de la Grèce et de Rome) sont devenues classiques. La bonhomie de Plutarque comme écrivain est proverbiale ; mais elle est due surtout à son traducteur français Amyot. Diogène Laërce est personnellement fort peu connu ; mais l'histoire qu'il a écrite : Vies, doctrines et sentences des philosophes les plus illustres, lui mérite la reconnaissance de toutes les écoles. Bien que cette compilation manque d'ordre et de critique, elle n'en est pas moins précieuse à cause des renseignements qu'elle nous a conservés : elle a même servi longtemps de modèle aux historiens de la philosophie. C'est grâce à Diogène que nous connaissons les opinions de tant de philosophes, et que de précieux fragments d'ouvrages perdus ou d'autres documents ont été sauvés de la destruction.

SEPTIEME SERIE. — De Constantin à Gharlemagne. Eglise. Empire d'Occident ; empire d'Orient. Perses. Barbares. Arabes. — Philosophes, rhéteurs, écrivains, poètes, historiens.

Ordre logique des Noms.

a) Sylvestre I. Marc. Jules I. Libère. Félix II. Damase I. Sirice. Anastase. Innocent I. Zozime. Boniface I. Célestin I. Sixte III.

Léon I le Grand. Hilaire. Simplice. Félix III. Gélase. Anastase II. Symmaque. Hormisdas. Jeanl. Félix IV. Boniface II. Jean II. Agapetl. Silvère. Vigile. Pelage I. Jean III. Benoît I. Pelage II.

Grégoire I le Grand. Sabinien. Boniface III, IV. Dieudonné ou Adéodat. Boniface V. Honorius I. Sévérin. Jean IV. Théodore I. Martin I. Eugène I. Vitalien Adéodat. Donus ou Domnus. Agathon. Léon II. Benoît II. Jean V. Conon. Sergius I. Jean VI, VIL Sisinnius. Constantin. Grégoirel I, III. Zacharie.

b) Docteurs, évoques, saints, etc. : Hilaire. Athanase. Ulphilas. Cyrille de Jérusalem. Basile. Grégoire de Nysse. G. de Nazianze. Césaire. Epiphane. Jérôme. Ambroise. — Paule. Eustochie.

Augustin. Monique. Optât. Flavien. Chrysostome. Cyrille d'Alexandrie. Paulin. Pierre Chrysologue. Patrice.

c) Martin. Honorât. Vincent de Lérins. Marcel. Germain. Aignan. Loup ou Leu. Mamert. Avit. Jovin. Nicaise. Rémi (la Sainte- Ampoule). Césaire d'Arles. Médard. Maclou ou Malo. Prétextât. Grégoire de Tours. Sulpice. Landri. Eloi. Ouen. Léger. Hubert. Geneviève de Paris. Geneviève de Brabant.

Augustin d'Anglet. Isidore de Séville.

Paul ermite. Antoine. Hilarion. Pacôme. Siméon Stylite. Pélagie. Scolastique.

Benoît. Maur. Colomban. Gall. Fiacre.

Hérétiques : Arius. Macédonius. Pelage. Donat. Nestorius. Eutychès. Acace. Priscillien. Vigilance. Jovinien. Symmaque (v. philosophes païens).

d) Constantin I. Fausta. Constance Chlore. Hélène. Crispus. Constantin II. Constance. Constant. Maxence. Licinius. Magnence. Vétranion. Julien l'Apostat. Jovien. Valens. Valentinien I, II. Gratien. Maxime. Arbogaste. Eugène. Théodose le Grand.

Empire d'Occident. Honorius. Placidie. Valentinien III. Radagaise. Stilicon. Boniface. Genséric. Aétius. Maxime-Pétrone. Eudoxie. Avitus. Majorien. Olybrius. Ricimer. ^Egidius. Syagrius. Julius Népos. Augustule. Odoacre — Huns : Attila.

e) Bas-empire. Empire d'Orient (v. Porphyrogé-

nète). Arcadius. Eudoxie. Rufin. Eutrope. Théodose IL Pulchérie. Marcien. Léon I, II. Zenon. Basilisque. Anastase. Justin I.Justinien. Théodora. Bélisaire. Gélimer. Narsès. Justin IL Tibère IL Maurice. Phocas. Héraclius. Constant IL Constantin Pogonat.

Perse : Sapor II, III. Chosroès I, H.

f) Osiroi/oths, etc. : Théodoric le Grand. Amalasonte. Théodat. Athalaric. Vitigès. Totila.

Alaric I. Ataulphe. Théodoric I. Hunéric. Alaric IL Amalaric. Athanagilde. Léovilgide. Herménégilde. Récarède. Roderic. Comte Julien. Pelage. Alphonse I le Catholique, etc. — Alboin. Rosemonde. Autharis. Agilulphe. Luitprand — Agilolfinges.

g) Francs : Marcomir. Pharamond. Clodion. Mérovée. Mérovingiens. Childéric. Basine.

Clovis (v. Rémi). Clotilde. Gondebaud (Loi Gombette). Gondemar Thierri.Childebert. Clodomir. Cloud ou Clodoald. Clothaire. Radegonde. JThéodebert. Théodebald. Caribert. Contran. Sigebert. Brunehaut. Chilpéric. Galsuinthe. Audovère. Frédégonde. Landri. Dagobert. Grimoald. Clovis II, III. Bathilde. Rois fainéants. Ebroïn. Pépin de Landen. Gertrude. Pépin d'Héristal.

h) Bretons, lége?ides, etc. : Arthur ou Artus. La Table Ronde. Perceval. Tristan. Lancelot. Fée Morgane. Merlin — Amadis de Gaule.

Anglet., Ecosse: Ethelbert. Edwin — Kenneth.

Arabes : Mahomet ou Mohammed. Kadichah.

Aiclia. Fatime. Fatimites. Abdallah. Koraïchites. Abou-Bekr. Omar. Othman. Ali. Khaled. Amrou. Moaviali. Ommiades. Abbassides. Tarik — Antar.

i) Philosophes, lettrés, etc. : Jamblique. Hypatie. Proclus. Hiéroclès. Boëce. Cassiodore. Salvien. Prosper. Fulgence. Claudien Mamert. Marcien Capella. Denys le Petit. Isidore Mercator — Tribonien. Libanius. Thémistius. Donat. Stobée. Priscien. Végèce. Longus. Macrobe. Claudien. Prudence. Ausone. Sidoine Apollinaire (v. S. Avit). Fortunat.

Histoire : Eusèbe de Césarée. Silvie. Eutrope. Sulpice-Sévère. Ammicn Marcellin. Aurélius Victor. Sozomène. Zozime. Théodoret. Priscus. Paul Orose. Jornandès. Procope. Agathias. Frédégaire. (v. Grégoire de Tours, Isidore de Séville).

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