DIXIEME SERIE
XlIIe s. — Eglise. Etats. — Théologiens, philosophes, lettrés, poètes, artistes, chroniqueurs, voyageurs.
Ordre logique des Noms.
a) Innocent III. Foulques. Honoré III. Grégoire IX. Célestin IV. Innocent IV. Alexandre IV. Urbain IV. Clément IV. Grégoire X. Innocent V. Adrien V. Jean XXI. Nicolas III. Martin IV. Honoré IV. Nicolas IV. Célestin V. Boniface V11I. Benoît XL Clément V.
François d'Assise . Dominique . Claire .
Elisabeth de Hongrie. Elisabeth de Portugal. Hedwige. Antoine dt; Padoue. Bonaventure. Simon Stock, (v. Albert le Grand, etc.).
Thomas d'Aquin. Pierre Nolasque. Haudri.
Roch.
b) Louis VIII, IX. Blanche de Castille. Marguerite de Provence. Pastoureaux. Etienne Boileau. Robert de Sorbon. Raoul d'Harcourt. Robert d'Artois. Charles d'Anjou. Vêpres Siciliennes. Jean de Procida. René de Beauvau. Robert de Clermont. Maison de Bourbon.
Philippe le Hardi. P. le Bel. Pierre de la Brosse. Pierre Flotte. NogareL Jacques de Molay. Guy de Dampierre — Pierre de Castelnau. Raymond VI, VIL Montfort.
c) Espagne : Pierre (divers rois). Jacques ou Jayme. Alphonse III, d'Aragon. Alphonse X, de Castille. Infants delà Cerda.
Italie : Grimaldi. Fiesque. Doria. Spinola. Contarini. Dandolo. Gradenigo. Maison d'Esté. Capulets et Montaigus. Délia Scala. Visconti. Ugolin. Strozzi. Colonna. Orsini.
Allemagne, etc. : Frédéric II. Conrad IV. Conrad V ou Conradin. Manfred ou Mainfroi. Pierre des Vignes — Maison de Habsbourg. Rodolphe I. Adolphe de Nassau. Albert I. Gessler (v. Tell) — Venceslas III-V. Ottokar — André II, III. Croy. — La Hanse — Vassili ou Basile.
d) Orient : Lascaris. Empire latin de Constantinople. Baudouin I, II. Courtenay. Jean de Brienne. B. de Montferrat. Michel VIII Paléologue. Andronic IL
Turcs : Othman ou Osman I. Osmanlis.
Mongols : Gengis-Khan . Koublaï-Khan . Tartares.
e)Anglet. etc. : Jean sans Terre. Arthur. Henri III (v. Montfort). Statuts d'Oxford. Edouard I — Wallace. Douglas. Baliol. Bruce — Christophe. Valdemar. Magnus.
f) Théologiens, etc. : Albert le Grand, Vincent de Beauvais. Guillaume d'Auvergne. Alexandre de Halès. Duns Scot. Roger Bacon. Lulle. Guillaume de Saint-Amour. Latini — Beaumanoir. Accurse — Thomas de Celano. Jacopone — Villeneuve. Thibaut. Guillaume de Lorris. Jean de Meung. Rutebeuf — Sadi — Cimabué — Pierre de Montereau. Eudes de Montreuil. Erwin de Steinbach. Sabine — Guillaume le Breton. Villehardouin. Sire de Joinville. Mathieu Paris. Guillaume de Nangis — Rubruquis. Marco Polo. Gioja.
ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES
Innocent I'I. — Ce grand pape, né à Anagni, qui régna de 1198 à 1216, ouvre le XIIIe siècle, l'un des plus beaux de l'histoire de l'Eglise. Elève de l'Université de Paris et regardé comme le plus savant homme et le plus habile jurisconsulte de son temps, il sut défendre et affermir l'indépendance et les droits du Saint-Siège. 11 lrappa Philippe-Auguste pour son mariage illégitime avec Agnès deMéranie, et le roi de France dut se soumettre. 11 fit prêcher la 4e croisade par Foulques, curé de Neuilly, et, après le meurtre de son légat, Pierre de Castelnau, la croisade contre les Albigeois (1209). La même année il approuva l'ordre de Saint-François. Ayant d'abord refusé de satisfaire à la demande du patriarche séraphique, il vit, en songe, la nuit suivante, la basilique de Latran menacée de ruine, mais soutenue par cet étranger qu'il avait éconduit. Cet avertissement du ciel changea ses dispositions. 11 excommunia Jean sans Terre, puis, lorsque celui-ci fut venu à résipiscence, il frappa les barons révoltés contre lui. 11 protégea le jeune Frédéric, roi de Naples, qui devint empereur d'Allemagne. En 1215, il présida le concile général de Latran. 11 écrivit plus de 4.000 lettres adressées aux personnages les plus divers du monde catholique. Il est l'auteur du Veni, sancte Spiritus. Plusieurs lui ont attribué le Stabat Muter. — h' Histoire de ce pape a été écrite par Hurter, trad., franc., 1838 (V. aussi Delisle, Mémoire sur les actes d'Innocent 111, suivi de l'itinéraire de ce pontife, 1860).
Honoré ou Honorius III, né à Rome, de la famille des Savelli, successeur d'Innocent III, régna de 1~10 à 1227. Il avait été d'abord camérier de l'Eglise romaine et, en cette qualité, avait rédigé le Liber censuum, fameux recueil des titres du patrimoine de S. Pierre. 11 approuva l'ordre de Saint- Dominique, fit entreprendre la 5e croisade et poursuivit la lutte contre les Albigeois. L'abbé Horoy a publié ses œuvres (1830 et suiv.).
Grégoire IX, né à Anagni, était de la famille des comtes de Segni et Marsi, qui avait déjà donné à l'Eglise Innocent III. 11 était cardinal évêque d'Ostie, quand il futélu en 1227. Il mourut dans sa centième année, en 1241, après avoir lutté avec une constante énergie contre l'empereur Frédéric. Plusieurs fois il dut quitter Rome en fugitif. Le Corpus juris contient un recueil des décisions de ce pape, connu sous le nom de Décrétâtes de Grégoire IX. — Après lui, Cèlestin IV, né à Milan, ne régna que quelques jours.
Innocent IV, né à Gênes, reprit la lutte contre Frédéric (1243-1254), dont il avait été d'abord l'ami, et le déposa dans un concile général tenu à Lyon (1245). Après la mortde ce prince (1250), il s'opposa également à son fils Conrad, mais protégea ensuite Conradin, fils de ce dernier. Ce pape se montra par son caractère un digne successeur d'Innocent III et de Grégoire IX. En 1240, il envoya Plan- Car pin vers les Mongols. — Ses Régestes ont été publiés en 1884 (V. Berger, ^. Louis et Innocent IV, étude sur les rappports de la France et du S.S., 1893).
Alexandre IV, qui lui succéda (1254-1261), était neveu de Grégoire IX. Il eut à lutter contre les Gibelins, qui avaient à leur tête Manfred, tuteur de Conradin.
Urbain IV, né à Troyes, en Champagne, en 1185, ne régna que trois ans (1261-1264). 11 avait été élevé peu à peu des rangs les plus humbles aux premiers degrés de la hiérarchie et se trouvait revélu de la dignité de patriarche de Jérusalem, lorsqu'il lut élu pape. Il augmenta le nombre des car-
dinaux et institua la fête du Saint Sacrement. Après la déposition de Manfred, il offrit la couronne de Naples à S. Louis, qui la refusa ; mais elle fut acceptée par Charles d'Anjou, son frère. — Les Règestes de ce pape, de même que ceux de Clément IV, Grégoire X, Jean XXI, etc., ont été publiés dans la Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome.
Clément IV. — Un autre Français occupa le siège suprême, après Urbain IV. 11 s'appelait Guy de Foulques et était né à Saint-Gilles (Languedoc). Jurisconsulte exercé, il servit S. Louis et Alphonse de Poitiers. Devenu veuf, il entra dans l'état ecclésiastique (vers 1247), devint évêque du Puy, archevêque de Narbonne, cardinal évêque de Sainte- Sabine, légat en Angleterre, fut élu pape à Pérouse en 1265, et mourut à Viterbe en 1268. Comme ses prédécesseurs, il soutint les Guelfes, en Italie, contre Mainfroi et Conradin.
Grégoire X (le B.), né à Plaisance, avait été d'abord archidiacre de Liège. Elu pape, quoique absent, et après un long interrègne (1271), il tint à Lyon un concile général (1274), pendant lequel mourut S. Bonaventure et auquel se rendait S. Thomas, lorsqu'il fut arrêté lui aussi par la mort. Le but du concile était de réconcilier l'Eglise grecque avec l'Eglise latine, de porter secours aux chrétiens d'Orient et de réformer la discipline. Le concile fut célébré avec beaucoup d'éclat. On y vit des ambassadeurs des souverains de l'Europe et de quelques princes de l'Asie, (irégoire X mourut deux ans après (1276). Il avait obtenu de Philippe le Hardi le comtat Venaissin, qui fit partie du domaine des papes jusqu'à la Révolution. Grégoire X est aussi l'auteur du règlement du conclave pour l'élection des papes.
Innocent Y, qui ne régna guère que cinq mois, s'appelait Pierre de Tarentaise. Il était dominicain et l'un des professeurs les plus estimés de l'Université de Paris, où il avait eu pour disciple Grégoire X. Celui-ci le créa archevêque de Lyon en 1272, puis cardinal évêque d'Ostie. Innocent V a été déclaré Bienheureux par Léon XIII (1898). Sa Vie a été écrite par un religieux dominicain, 1896, Rome.
Adrien V, né à Gènes, ne régna guère qu'un mois (1276) et fut remplacé par Jean XXI, né à Lisbonne, dont le règne ne dura que huit mois (1276-1277).
Nicolas III, né à Rome, pape de 1277 à 1280, s'appelait Jean-Gaétan des Ursins ou Orsini. 11 se fit rendre par Rodolphe de Habsbourg plusieurs villes des Romagnes : Bologne, Imola, Ravenne, Rimini, etc.
Martin IV, qui régna de 1281 à 1285, était Tourangeau d'origine. Avant d'être élu pape, il fut légat en France sous le nom de Simon de Brie. Il fut soutenu contre les Gibelins par le parti guelfe, représenté surtout par Charles d'Anjou, et lutta contre Pierre d'Aragon. De son temps eurent lieu les Vêpres siciliennes. Ses Régestes ont été publiés en 1889 par le chanoine Isidoro Cazini.
Honoré ou Honorius IV, né à Rome, pape de 1285 à 1287, réprima le brigandage dans les Etats de l'Eglise et soutint en Sicile le parti français contre le parti de Pierre d'Aragon. Ses Ré gestes ont été publiés par M. Prou.
Nicolas IV, né à Ascoli, pape de 1288 à 1292, était général des Frères Mineurs. 11 fut élu après un long et pénible conclave. C'est lui qui signa la bulle de création de l'Université de Montpellier (1289). On lui doit l'abside de l'église de Sainte- Marie Majeure. M. Langlois a publié ses actes,
HISTOIRE : XIIIe SIÈCLE
d'après les Régestes du Vatican (V. Bibliothèque de l'Ecole française de Rome).
S. Célestin V, né dans la Pouille, fut élu pape en 1294 à l'âge de 79 ans, alors qu'il avait opéré la réforme qui porte son nom et donnait à ses religieux l'exemple de toutes les vertus. N'ayant accepté la tiare que par devoir, il fit agréer bientôt son abdication et mourut deux ans après dans la retraite. Clément V le canonisa. Sa fête est le 19 mai.
Boniface VIII, né à Anagni, pape de 1294 à 1303, est connu surtout par ses luttes avec Philippe le Bel, qui empiétait sur les droits de l'Eglise. Boniface VIII délia les sujets du roi de France du serment de fidélité et fulmina contre lui les bulles Clericis laïcos et Ausculta, fili. Mais le roi, mal conseillé par des juristes, fit arrêter le pape à Anagni par Nogaret. Après avoir été lâchement insulté et. maltraité par Colonna et retenu prisonnier pendant quatre jours, Boniface VIII fut délivré par le peuple; mais les mauvais traitements qu'il avait subis hâtèrent sa mort, qui arriva peu après. Il mourut à 88 ans. — Ses Règestes ont été publiés par Digard et Antoine (1884 et suiv.).
Benoît XI (le B.), né à Trévise, n'occupa le siège pontifical que pendant 8 mois (1303- 1304). Par amour de la paix, il retira les bulles que son prédécesseur avait lancées contre Philippe le Bel, et rétablit les Colonna dans leurs possessions. Ce pape était le fils d'un berger de Trévise. Il entra chez les Frères Prêcheurs et devint général de l'ordre. Ses Règestes ont été publiés récemment.
Clément V, né à Villandraut (Gironde), occupait le siège de Bordeaux, sous le nom de Bertrand de Got, lorsqu'il fut élu pape à Pérouse en 1305. Favorable à Philippe le Bel, il convoqua à Vienne un concile général, où la fameuse bulle de Boniface VIII Clericis laïcos sur les immunités des clercs fut annulée et où les Templiers furent condamnés solennellement (1310). Des constitutions de ce pape, dites Clémentines, font partie du Corpus juris. Clément V mourut en 1314. Il avait transporté sa résidence de Home à Avignon en 1309. Ses Règestes ont été publiés grâce à l'initiative et à la générosité de Léon XIII (1885-87)
(Saints, fondateurs d'ordre, docteurs, etc.) S. François d'Assise. — Le grand patriarche de l'ordre franciscain ne vécut que 44 ans (1 182-1220). Fils d'un riche marchand d'Assise (Ombrie), appelé Bernardon, il s'adonna d'abord au commerce comme son père et apprit si bien le français (françois), que le nom lui en resta. A l'âge de 24 ans, touché par une grâce extraordinaire, qui s'harmonisait avec sa nature tendre, généreuse et ardente, il abandonna ses biens aux pauvres, malgré l'indignation de son père, et se consacra tout entier aux œuvres de zèle et de miséricorde. Avec les nombreux disciples qui se réunirent autour de lui à la Portioncule, prés d'Assise, il fonda dès 1208 l'ordre des Frères Mineurs, qu'il appela ainsi par humilité. Sa règle fut approuvée par le pape en 1209. Les nouveaux religieux ne devaient vivre que d'aumônes et se répandre par toute la terre pour convertir les pécheurs et les infidèles. François alla lui-même, dans cebut, en Syrie et en Egypte (1219). En 1224, la veille de l'Exaltation de la Sainte- Croix, il eut une vision célèbre, à la suite de laquelle il porta comme saint Paul les stigmates. Notre-Seigneur lui avait apparu sous la forme d'un séraphin crucifié. De là le nom de séraphique donné au saint patriarche. Il fonda en outre le Tiers-Ordre (1221) pour les séculiers; et cette nouvelle association fut une puissante protection pour les faibles, toujours menacés par les abus de la féodalité et des autres pouvoirs. Bientôt le nouvel institut se répandit dans le monde entier et exerça une influence non moins grandeque celle des béné-
dictins aux siècles précédents. François fut canonisé par Grégoire IX. Sa fête est le 4 oct. Celle des impressions des stigmates, le 17 sept. S. Bonaventure, après plusieurs autres, écrivit sa vie. De nos jours on peut signaler l'Histoire 'le S. François d'Assise par l'abbé Le Monnier, 1890. — M. Sabatier a écrit aussi la Vie de S. François d'Assise, 1893, mais à un certain point de vue du protestantisme.
S. Dominique. — Ce patriarche de l'ordre dominicain naquit en 1170, dans la Vieille-Castille, étudia à Palencia et devint à 24 ans chanoine régulier à Osma. Ayant accompagné son évèque à Rome, en 1204, il dut traverser le midi de la France, où il constata le mal fait par 1 hérésie albigeoise et l'insuffisance des moyens employés pour la combattre. Dieu lui inspira alors la fondation de l'ordre des Frères Prêcheurs, qui fut protégé par Innocent III, l'évoque de Toulouse et Simon de Montfort. L'institut se propagea rapidement comme celui de saint François et attira à lui les plus belles intelligences. Dominique parcourut la France, l'Italie, l'Espagne et fonda partout des couvents. En 1221, il tint à Bologne le 1er chapitre général de son ordre et mourut en 1224. "Grégoire IX le canonisa en 1233. Sa fête est le 4 août. Sa Vie a été écrite par son premier successeur, Jourdain, et, au XIXe siècle, par Lacordaire (1841), et la Rév. Mère Drane (1893, trad. de l'anglais).
Ste Claire, née à Assise en 1194 et morte en 1253, se voua de bonne heure à la vie religieuse la plus austère et fonda, avec le concours de S. François, son compatriote, l'ordre contemplatif des Clarisses. Cet institut se répandit rapidement. La fête de suinte Claire est le 12 août.
Ste Elisabeth de Hongrie était fille du roi de Hongrie André IL Elle naquit en 1207 et épousa, à 14 ans, le landgrave de Thuringe, Louis IV. Son mari étant mort dans les croisades, en 1227, elle eut à souffrir de grandes humiliations et se voua aux œuvres de la plus héroïque charité. Sa fête est le 19 nov. Son Histoire a été écrite par Montalembert, 183fi. — Sa nièce, S'e Elisabeth de Portugal, épousa Denis, roi de Portugal. Devenue veuve, elle se retira au couvent des Clarisses, qu'elle avait fondé à Coïmbre. Sa fête est le 8 juillet (v. de Moucheron, Sainte Elisabeth d'Aragon, reine de Portugal, et son temps, 189G).
S. Antoine de Padoue, dont le culte est si répandu de nos jours, naquit à Lisbonne et fut d'abord chanoine régulier ; il entra ensuite dans l'ordre franciscain, en 1221, et alla prêcher l'Evangile aux Maures d'Afrique. Forcé de se rembarquer pour l'Espagne, il fut jeté par la tempête sur les côtes de Sicile, où il vit S. François. Il termina sa courte vie en parcourant l'Italie et en prêchant avec une grande éloquence. On a de lui des Sermons. Il mourut à Padoue en 1231. Sa fête est le 13 juin. Son culte s'est répandu d'une manière extraordinaire à la fin du XIXe siècle (v. G. Loth, Vie, gloire et merveilles de[S. Antoine de Padoue, 1895).
S. Bonaventure, docteur de l'Eglise, n'est pas moins célèbre par sa doctrine que par sa sainteté. Natif de Toscane (I2"il), il s'appelait d'abord Jean Fidensa. Sauvé miraculeusement d'une grave maladie, il reçut le surnom de Bonaventure. Vers 1238 probablement, il entra de plein gré dans l'ordre de Saint-François, auquel l'avait déjà voué sa mère reconnaissante. 11 fut le disciple d'Alexandre de Halès, qui disait de lui qu'il ne paraissait pas avoir hérité du péché d'Adam; puis, à son tour, il enseigna la théologie à Paris avec éclat. Comme saint Thomas, il défendit les ordres mendiants contre les attaques de Guillaume de Saint- Amour et de l'Université de Paris, qui prétendait les priver du droit d'enseigner à l'Université. Les