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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

ses Etats. Il mourut en 1827. — L'un de ses successeurs, Jean, né en 1801, roi de 1854 à 1873, prit parti pour l'Autriche en 1866 et dut payer une forte contribution de guerre. — Son fils Albert commanda l'armée saxonne pendant la guerre francoallemande. Il a succédé à son père.

(Pologne.)

Czartoryski. — Cette famille polonaise, issue des Jagellons, a fourni plusieurs personnages célèbres. — Adam-Càsimir, né à Dantzig (1731- 1823), cousin du roi Stanislas-Auguste, compta trop sur l'appui désintéressé de la Russie. — Son fils Adam Geor<;es, né à Varsovie (1770-1861), combattit les Russes en 1793, fut envoyé comme otage à Saint-Pétersbourg, devint l'ami d'Alexandr I et espéra vainement la reconstitution du royaume de Pologne. 11 présida le gouvernement provisoire de 1831 Banni et dépouillé de ses biens, il vint mourir en France.

(Russie.)

Alexandre I, empereur de Russie, fils de Paul I, né à Saint-Pétersbourg (1777-1825), succéda à son père assassiné en 1801, continua les réformes de Catherine II, occupa la Géorgie en 1802, entra dans la 3e et la 4e coalition contre Napoléon et signa la paix de Tilsitt (1807). Allié alors avec Bonaparte, qui lui abandonnait, pour ainsi dire, l'Orient, il agrandit ses Etats ; puis rompit de nouveau avec Napoléon, qui entra à Moscou en 1812. Mais survinrent la fatale retraite et la chute de Napoléon. Alors Alexandre joua le premier rôle dans les affaires de l'Europe ; il entra à Paris le 31 mars 1814 et fit rappeler les Bourbons. Au Congrès de Vienne, il se fit céder la Pologne. Il fut l'auteur de la Sainte-Alliance qui, dans son esprit, devait pacifier l'Europe. On lui reproche d'avoir persécuté les Polonais et abandonné les Grecs insurgés (v. les Contemporains.)

Barclay de Tolly, feld-maréchal russe, né en Livonie (1750-1818), d'une famille d'origine écossaise, fut gouverneur de Finlande, ministre de la guerre, et conçut le plan de défense des Russes pendant la campagne de 1812. Il fut général en chef de l'armée prusso-russe en 1813. Il mourut oublié.

Rostopchine, né d'une famille qui descendait, dit-on, de Gengis-Khan (1765-1826), avait la garde de Moscou, lors de l'invasion française. 11 fit évacuer la ville et la fit incendier. Mais il eut la faiblesse de décliner en partie cette responsabilité dans une brochure : la Vérité sur l'incendie de Moscou (Paris, 1823). Rostopchine vécut longtemps en France et retourna mourir dans sa patrie. Il a écrit sur les Français des remarques aussi fines que judicieuses. L'une de ses filles épousa le petit-fils du marquis de Ségur, maréchal de France sous Louis XVI. Le premier-né de ce mariage et le premier petit-fils de Rostopchine fut Mgr de Ségur (v. les Contemporains).

Nicolas I, né en 1796, fils de Paul I, succéda à Alexandre, après la renonciation au trône de son frère aîné Constantin Paulowits (1825-1855). Il réprima une révolte soutenue par plusieurs régiments ; s'agrandit du côté de la Perse, à la suite de la guerre de 1826 ; protégea les Grecs contre la Turquie, à laquelle il déclara la guerre (1828), s'empara de Varna et d'Andrinople et obtint, par le traité de paix, le littoral oriental de la mer Noire; le passage des Dardanelles devint libre pour les vaisseaux européens. Il réprima violemment la révolte des Polonais en 1830; il aida l'Autriche, en 1848, à réprimer la révolte de Hongrie. Ayant réclamé vainement de la Turquie le protectorat des populations qui professaient la religion grecque, il recommença la guerre, mais fut arrêté par la coalition franco-anglaise (guerre de Crimée). Nicolas mourut le 14 janv. 1855, laissant 7 enfants, dont

quatre princes : Alexandre, Constantin, Nicolas, Michel (v. les Contemporains).

Todleben ou Totleben, général russe, né à Mitau (1818-1884), se distingua surtout à Sébastopol, où il éleva sous le feu de l'ennemi une série de fortifications redoutables. Pendant la guerre russo-turque(1877),et après la 3e défaite de Plevna, il fit le blocus de cette ville et la prit.

Skobelev, général russe (1843-1882), se fit remarquer dans des expéditions contre le Turkestan et prit Khiva d'assaut (1873). Disgracié par Alexandre II, il obtint cependant un commaridement dans la guerre russo-turque (1877), contribua à la prise de Plevna et traversa rapidement les Balkans, ce qui amena la Turquie à signer le traité de San- Stefano. Dans une nouvelle expédition contre les Turcomans, il prit Géok-Tépé. 11 mourut subitement à Moscou.

Alexandre II, né en 1818, fils du grand-duc Nicolas, depuis tsar, et d'Alexandra Feodorovna, sœur du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, épousa en 1841 la princesse Marie, fille du giandduc de Hesse-Darmstadt. 11 succéda à son père (1855), continua la guerre d'Orient et signa bientôt le traité de Paris (30 mars 1856). Le grand acte de son règne fut l'émancipation des serfs dans toute la Russie (1861, 19 févr.). D'autres mesures vraiment libérales signalèrent son règne. Néanmoins, l'insurrection polonaise de 1863 fut réprimée durement. En 1867, l'Amérique russe fut cédée aux Etats-Unis pour 37 millions. Mais la puissance russe fut étendue ou affermie dans le Caucase et le Turkestan. En 1873, l'obligation du service militaire fut étendue à toutes les classes ; ce qui porta le contingent annuel à 700.000 hommes. A la fin de 1872 avait été conclue « l'alliance des trois empereurs ». En 1876, Alexandre encouragea la révolte de la Serbie contre la Turquie, puis déclara la guerre à celle-ci (1877), qui dut signer le traité de San-Stefano. Mais la Russie fut privée, par le traité de Berlin (1878), d'une partie des avantages qu'elle espérait. Alexandre finit par être victime (13 mars 1881) de l'un des nombreux attentats qui furent dirigés contre sa personne par les nihilistes (v. les Contemporains).

Alexandre III, né en 1845, succéda à son père Alexandre il, mais ne fut couronné à Moscou qu'en 1883. Il s'était distingué dans la guerre de Turquie (1877-78) et avait épousé en 1866 une fille du roi de Danemark, Christian IX. Devenu tsar, il gouverna avec autorité, réprima le nihilisme, prit des mesures contre les Juifs. Sous son règne, la conquête du Turkestan fut poursuivie et le chemin de fer transcaspien (de la Caspienne à Samarkand) fut construit. En Bulgarie, Alexandre III soutint d'abord le roi Alexandre, puis, le trouvant trop indépendant, l'abandonna. L'acte le plus important du règne fut le rapprochement de la Russie et de la France, pour tenir en échec la Triple Alliance. La réception de la flotte française à Cronstadt (1891), puis celle des marins russes en France (1893), préparèrent l'alliance franco-russe, qui fut contractée formellement par Nicolas II. Alexandre III mourut à Livadia le 2 nov. 1894 (V. Villefranche, la Russie contemporaine. Les tsars du XIXe siècle ; Créhange, Histoire de la Russie depuis la mort de Paul I jusqu'à l'avènement de Nicolas II. V. aussi les Contemporains) .

Nicolas II, fils d'Alexandre III, né en 1868, a succédé à son père en 1894. 11 a épousé, la même année, une princesse de Hesse. A la suite d'un voyage de Nicolas II en France, où il fut reçu avec les plus grands honneurs, et d'un voyage du président de la République à Saint-Pétersbourg, l'alliance franco-russe a été conclue.

(Grèce.) Georges I, roi des Hellènes, né à Copenhague (1845), second fils du roi de Danemark Christian IX,

HISTOIRE : XIXe SIÈCLE

a été appelé au trône par l'Assemblée Nationale grecque, en vertu du protocole signé à Londres (5 juin 1863) par les trois puissances protectrices de la Grèce : la France, l'Angleterre et la Russie. Entraîné par son peuple, il a pris les armes contre la Turquie (1897), lors du massacre des Arméniens et de l'insurrection des Cretois ; mais, abandonné par les puissances, il a perdu la Thessalie et payé une contribution de guerre. Son fils aîné est le prince Constantin; son second fils est le prince Georges, appelé par les puissances au gouvernement de la Crète.

(Roumanie.) Charles de Hohenzollern, né en 1839, sous-lieutenant prussien v accepté comme souverain par les chambres moldo-valaques, en 186G, a pris part à la guerre de la Russie contre la Turquie, en

(Bulgarie.) Ferdinand I de Saxe-Cobourg, né à Vienne, en 1861, fils du prince Auguste de Saxe-Cobourget-Gotha, fut élu roi de Bulgarie par l'Assemblée nationale de Bulgarie en 1887 et succéda à Alexandre 1. Mais le tsar, Alexandre III, refusa de le reconnaître. Pour obtenir la protection de la Russie, Ferdinand, quoique catholique, a donné son fils Boris à l'église schismatique grecque. v

(Serbie.) Milan I, roi de Serbie, né en 1854, fils de Miloch Ephremovitch, fut proclamé prince de Serbie, dès 1868. 11 déclara la guerre à la Turquie en 1876, pour s'affranchir de sa suzeraineté, fut soutenu par la Russie et obtint en 1S77 une complète indépendance. Il divorça en 1888 et dut abdiquer en faveur de son fils, Alexandre I, le 6 mars 1889. — Celui-ci, né en 1876, a régné d'abord sous une régence. (Monténégro.) Nicolas I, prince de Monténégro, né en 1841, a succédé à son oncle Danilo I (1860), qui avait été reconnu comme prince souverain et héréditaire de Monténégro par la Russie, en 1852. L'une de ses filles, la princesse Hélène, née en 1873, a épousé le prince de Naples (1896), Victor-Emmanuel, fils aîné du roi d'Italie.

(Turquie.) Mahmoud H, fils d'Abdul-Hamid et, dit-on, d'une Française, né en 1785, succéda à son frère Mustapha IV (1808-1839). il céda la Bessarabie à la Russie parla paix de Bukharest (1812); soumit la Serbie (1814), détruisit la puissance d'Ali, pacha d'Albanie (1820-1822) ; ne put réprimer la révolte de la Grèce (18:21-1829), qui conquit son indépendance : fut vaincu par son vassal, Méhémet-Ali, auquel il livra Adana et la Syrie (1833). En 1826, il s'était affranchi des janissaires, en les exterminant. En 1829, il avait cédé à la Russie les bouches du Danube et le protectorat des trois principautés danubiennes*.

Abd ul Medjid, né en 1822, fils et successeur de Mahmoud II (1839-1861), fut protégé par les puissances de l'Europe contre Méhémet-Ali (1840), puis menacé par la Russie et sauvé par l'intervention de la Fiance et de l'Angleterre (guerre de Crimée, 1854-1856). Les réformes qu'il opéra excitèrent le fanatisme du vieux parti turc.

Abd-ul-Aziz, né en 1830, frère de Abd-ul- Medjid, lui succéda ( 1861-1876). Il tenta diverses réformes, réprima difficilement une prise d'armes du Monténégro (1862) et une insurrection de l'île de Candie ( 1866-1867), fut renversé par une révolution de palais et assassiné.

Abd-ul-Hamid, né en 1842, fils d'Abd-ul- Mcdjid, succéda à son frère Mourad V, qui ne fit que passer sur le trône (1876). Il eut à soutenir, L'année suivante, la guerre contre la Russie, qui lui imposa le traité de San-Stefano. Il réprima cruellement les velléités de révolte des Arméniens

et commit des massacres épouvantables (plus de 100,000 victimes), qui l'ont fait surnommer le sultan rouge, et à la suite desquels la Grèce prit les armes contre la Turquie. Mais, soutenu indirectement par Guillaume II, empereur d'Allemagne et protégé par les rivalités des puissances, il put écraser la Grèce (1897). Il a reçu amicalement Guillaume 11 à Constantinople, lors du voyage de ce ce prince à Jérusalem.

(Egypte.) Méhémet-Ali, regardé comme un saint parles musulmans fanatiques, né en 1769, servit dans l'armée turque et se fit proclamer pacha d'Egypte en 1805. Il affermit son pouvoir, en exterminant les Mameluks (1811), en se débarrassant des Albanais dont il avait été le général, en organisant une armée et une marine à l'européenne, etc. 11 appuya le sultan Mahmoud contre les Grecs, mais perdit sa flotte à Navarin (1827). Aidé par son fils, Ibrahimpacha, il s'empara ensuite de la Syrie sur le sultan (1833) et aurait poussé plus loin ses conquêtes, sans l'intervention des puissances, la France exceptée. 11 fut reconnu pacha héréditaire (ou vice-roi) d'Egypte, mais dut renoncer à la Syrie, à la Mecque, à Candie (1841). 11 mourut en 1849.

Saïd-Pacha, né en 1822, 4e fils de Méhémet- Ali, succéda à son neveu Abbas (1854-1863). Il soutint le sultan pendant la guerre de Crimée et autorisa le percement de l'isthme de Suez, entrepris par de Lesseps.

Ismaïl Pacha, 2° fils d'Ibrahim, né en 1830, succéda à Saïd-Pacha (1863), inaugura le canal de Suez en 1869 et prit le titre de khédive. Il mit le désordre dans ses finances et dut abdiquer en 1876. Il mourut en 1895.

Abbas II Hilmi, khédive actueljd'Egypte, souverain de Nubie, du Soudan, du Kordofan et du Darfour, né en 1874, a succédé à son père Thewfik, en 1892. Mais il règne en réalité sous la tutelle de l'Angleterre, qui affirme de plus en plus sa domination sur l'Egypte, depuis surtout l'expédition heureuse de Kitchener contre les mahdistes ou derviches (1898).

(Algérie.) Hussein-Pacha, dernier dey d'Alger, né à Smyrne, vers 1772, provoqua par ses pirateries et son insolence l'expédition d'Alger (1830). Après la prise de cette ville (5 juillet 1830), il se retira à Naples, puis à Livourne et mourut à Alexandrie d'Egypte.

(Amérique. Etats-Lnis.) Monroë, né dans la Virginie (1759-1831), fut ministre des Etats-Unis à Paris en 1794, négocia le traité par lequel la Louisiane fut acquise à l'Union (1*1)3), devint président de la république américaine (1817), acquit la Floride (1819), fut réélu en 1821. C'est en 1823 qu'il émit le principe que l'Europe n'avait pas le droit d'intervenir en Amérique. Lincoln, partisan de l'abolition de l'esclavage, élu président en 1860, dirigea habilement les opérations contre les confédérés du Sud, pendant la guerre de Sécession (1861-1865). Réélu en 1864, au moment où la paix allait être conclue par suite de l'épuisement du Sud, il fut assassiné.

Davis (Jefferson) fut président des Etats confédérés du Sud pendant la guerre de Sécession. Né en 1SOS, il représenta le Mississipi au Congrès en 1S45. Malgré son énergie, les Etats du Sud furent vaincus. Rentré dans la vie privée, il est mort en L889, après avoir écrit l'histoire des succès et de la chute de la Confédération qu'il présida.

Grant (le général), né en 1S22, devint président des Etats-Unis en 1868, après s'être illustré dans la guerre de Sécession. Il s'appliqua à réduire la dette, régla avec l'Angleterre le différend de YAlabama, resta neutre pendant la guerre francoallemande. Réélu en 1872, il fit l'ace à une crise

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