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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

Indes. De retour à Londres, il publia les résultats qu'il avait obtenus dans un ouvrage intitulé : Expérience sur l'éducation faite à I' 'école des garçons de Madras (1798). Mais un maître d'école de Londres, Lancaster, réclama la priorité de cette découverte.

(Artistes : peintres, etc.)

Fragonard, nom de deux peintres français : le père et le fils, natifs de Grasse. Le père (1732- 1805) était le peintre à la mode avant la Révolution, qui le ruina. L'Assemblée nationale le nomma conservateur du musée du Louvre. — Le fils ( 1780- 1850) se perfectionna sous David et se distingua à la fois dans la peinture et la sculpture (v. de Beaulieu, les /'cintres célèbres (français) du XIXe siècle, 1894, 2 vol.).

Prud non, né à Cluny (1758-1833), fut élevé par les moines de Cluny, remporta à 18 ans le prix de peinture fondé à Dijon, passa six ans à Rome, où il se lia avec Canova, mais ne fut apprécié qu'après la Révolution, lorsqu'il eut exposé ses tableaux aux salons de 1808 et 1812. On cite de lui : le Crime poursuivi par la Justice et la Vengeance céleste et un Christ mourant sur la croix.

David, né à Paris (1748-1825), étudia avec Boucher (v. le siècle précédent), puis avec Vien, qui l'emmena à Rome, où il obtint le grand prix de peinture. I! entra à la Convention et vota la mort de Louis XVI. Il mourut exilé à Bruxelles. Citons de lui : Bèlisaire ; le Serment du Jeu de Paume ; Léonidus aux Thermopj/les ; le Premier Consul (/ravissant le Saint-Bernard.

Vernet. — C'est le nom d'une famille de peintres français, dont le premier qui ait joui d'une véritable célébrité est Cl au de -Joseph, né à Avignon (1712-1789), Louis XV le chargea de peindre les Ports de mer de France. — Son fils, dit Carie, né à Bordeaux (1758- 183(5), composa, sous le Directoire, ses Merveilleuses et ses Incroyables, avec une verve intarissable ; sous l'empire, il se révéla comme peintre de batailles. — Le fils de Carie, Horace, né à Paris (1789-1863), s'exerça d'abord dans des scènes militaires, fut directeur de l'Ecole de Rome en 1828, et multiplia ses œuvres avec une merveilleuse facilité. Citons de lui : les Adieux de Fontainebleau ; Napoléon le soir de Waterloo ; le Rocher de Sainte-Hélène ; la Dernière cartouche et surtout les grandes toiles de Versailles.

Flandrin (Auguste), né à Lyon (1804-1842), fut professeur à l'Ecole des beaux-arts de cette ville. — Son frère Hippolyte, né à Lyon (1809- 1864), élève de Ingres, remporta à 23 ans le grand prix de Rome. On lui doit : les peintures murales de Saint-Germain-des-Prés et de Saint- Vincent-de- Paul ; le Christ et les enfants; une Mater dolorosa, etc. Il fit preuve d'un sentiment religieux très élevé. Il excella dans le portrait (v. les Contemporains).

Millet, né à Gréville, dans la Manche (1814- 1875), a excellé surtout dans la peinture de la vie rustique. Parmi ses tableaux, qui sont presque tous des chefs-d'œuvre, on cite surtout l' Angélus, exposé en 1867. De son vivant, Millet n'a pas été apprécié à sa juste valeur.

Meissonier, né à Lyon (1815-1891), envoya ses tableaux au Salon dès 1834 et jouit bientôt d'une réputation qui ne fit que s'accroître et se confirmer. Il vécut loin des discussions, alors passionnées, des diverses écoles et travailla avec ardeur. Les tableaux où il a interprété l'époque impériale (1805- 1814) sont restés populaires (v. 0. Gréard, Meissonier, ses souvenirs, ses entretiens, etc., 1807).

Puvis à.-. Chavannes, né et mort à Lyon (1824-1800), cultiva surtout la peinture murale et décorative. Parmi les sujets religieux qu'il a trai-

tés, citons : la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, la Madeleine au désert, Sainte Radegnndc au couvent de Sainte-Croix. Sainte Geneviève enfant. Suint Germain prédisant aux. parents de sainte Geneviève les hantes destinées de leur enfant (v. Vachon, Puvis de Chavannes, 1896).

(Sculpteurs.)

Rude, né à Dijon (17*4-1 855 \ travailla d'abord avec son père, qui était poêlier. Ses rares aptitudes pour le dessin le firent envoyer à Paris, où il obtint le grand prix (1812). Après 1815, il s'exila en Belgique. Rentré à Paris, il exécuta pour l'arc de l'Etoile le Départ des volontaires. Mais son œuvre la plus connue est Jeanne d'Arc prêtant l'oreille et ses voix (1852). Enthousiaste de Napoléon, il conçut et exécuta le Napoléon s'èveillant de la mort à Sainte-Hélène. Malgré son mérite, il ne fut pas de l'Institut. — Sa femme s'est distinguée dans la peinture.

David d'Angers, né à Angers (1789-1856), vint étudier à Paris, remporta le grand prix, fut envoyé à Rome et entra à l'Institut en 1826. Citons parmi ses œuvres : le Fronton du Panthéon ; le Monument de Fènelon, à Cambrai; la statue de Corneille, à Rouen; celle de Racine, à la Ferté- Milon ; celle d'Ambroise Paré, à Laval ; de Larrey, au Val-de-Grâce. Il épousa la fille de La Révellière- Lepeaux et fut envoyé à la Chambre, en 1848, par les démocrates de Maine-et-Loire.

Frémiet, né à Paris (1824) et neveu de Rude, a étudié quelque temps sous son oncle, a débuté au Salon en 1843; il fait partie de l'Académie des Beaux-Arts. On lui doit la statue équestre de Jeanne d'Arc érigée en 1874 sur la place des Pyramides (v. Jacques de Biez, Un maître imagier, K. Frémiet, 1896).

(Sculpteur étranger.)

Ganova, né à Possagno, près de Trévise (1757- 1822), acquit à Rome sa réputation, qui lui attira des demandes de toutes parts. Il est regardé comme le régénérateur de la sculpture italienne. En 1815, Pie VII le chargea de reprendre à Paris les dépouilles de Rome.

■ (Musique.)

Adam (Adolphe), compositeur français, né à Paris (1803-1856), étudia 'd'abord sous la direction de son père, pianiste distingué, professeur au Conservatoire. Auteur fécond, il composa surtout pour l'Opéra-comique. On regarde comme des chefsd'œuvre de l'art moderne ses deux messes solennelles (1847, 1850). Son Noél est resté populaire.

Berlioz, né à la Côte-Saint André (1803-1869), composa des symphonies et des opéras, une messe de Requiem, la Dam nation de Faust, etc., et obtint de grands succès, suivis de grands échecs. Il se distingua aussi comme critique et soutint son système musical, qui subordonne la mélodie à la recherche de l'expression. On a de lui : Traité d' instrumentation et d'orchestration moderne ; Etudes sur Beethoven, Gluck et Weber, etc.

Fétis, né à Mons (1784-1871), s'est distingué comme compositeur et surtout comme musicographe. Sa Biographie universelle des musiciens et Bibliographie générale de la musique compte 8 vol. in-8 (1834-44).

Rossini, né à Pesaro (1702-1869), mort à Pans, se forma sans maître. Il composa une foule d'œuvres pour les théâtres d'Italie. Il vint à Paris, où Charles X le nomma intendant général de la musique du roi et inspecteur général du chant en France. Guillaume Tell, qui est son chef-d'œuvre, fut représenté à l'Opéra en 1820. Citons aussi son Stubat (1842) et une Messe, qui ne fut exécutée qu'après sa mort.

(Savants : médecins, etc.)

Cabanis, né à Cosnac, dans la Corrèze (1757-

HISTOIRE : XIXe SIÈCLE

1808), cultiva la médecine et en même temps l'idéologie ou philosophie sensualiste, qui prévalait en France à cette époque. Admis chez Mme Helvétius, dont il fut l'héritier et pour ainsi dire le fils adoptif, il y rencontra les hommes les plus célèbres de l'époque, se lia avec Franklin. Condorcet, etc. Il embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, fut l'ami de Mirabeau et son médecin. Pendant la Terreur, il échappa à l'attention en se livrant à la pratique de son art dans un hôpital, et parvint à sauver plus d'un proscrit. Après le 9 thermidor, il professa l'hygiène aux Ecoles centrales, entra à l'Institut dans la section de l'Analyse des sensations, fut distingué par Bonaparte, approuva le 18 brumaire et entra au Sénat. Sa liaison avec Fauriel, auquel il adressa une Lettre célèbre, date des dernières années de sa vie. Vers 1807, sa santé, qui avait toujours, été précaire, fut gravement ébranlée, et il mourut l'année suivante d'une nouvelle attaque d'apoplexie. En 1802, paraissait son fameux livre des Rapport* du physique et du moral de l'homme (2 vol.). composé de douze mémoires, dont les premiers avaient été lus à l'Institut dès 1796. Ses œuvres, publiées par Thurot (1823-25), comprennent en outre : le Journal de la maladie et de la mort de Mirabeau ; un Essai sur le* secours publics ; un Coup d 'œil sur les révolutions de la médecine ; des Mélanges de littérature allemande ; une Lettre à M. Fauriel sur le* causes premières, dans laquelle Cabanis parait revenir à des idées spiritualistes.

Laënnec, né à Quimper (1781-1826), reçu docteur en 1804, se fit connaître par ses beaux travaux d'anatomie pathologique. 11 est célèbre surtout par sa découverte de l'auscultation, qu'il exposa dans son Traité de l'Auscultation médiate ou Traité du diagnostic de* maladies des poumons et du cœur (1819). Il inventa aussi le stéthoscope. (Y. les Conte mpora ins) .

Broussais, le chef de l'école physiologiste, né à Saint-Malo (1772-1838), suivit à Paris les cours de Bichat et de Pinel, fut reçu docteur en 1803 et suivit les armées de l'empire comme chirurgien. En 1820, il remplaça le baron Desgenettes comme premier professeur à l'hôpital du Val-de Grâce, où il enseignait déjà depuis 1814. En 1830, il obtint la chaire de pathologie et de thérapeutique générales à la faculté de médecine; en 1832, il entra à l'Académie des sciences. Citons de lui : Examen de* doctrine* médicales (1817), où il s'élevait contre l'autorité de Pinel en pathologie; Traité de V irritation et de la folie (1828), vivement attaqué par les spiritualistes, où il cherche à expliquer tous les phénomènes pathologiques par l'inflammation ou l'irritation des tissus; Cour* de phrènoïogie (1836). Broussais a professé le matérialisme. Il acceptait à peu près les idées de Bichat et faisait de l'irritation (stimulation, excitation) la base de toutes ses théories. Il prétendit expliquer par les mêmes principes la vie intellectuelle et la vie physique : toute pensée, selon lui, serait due à une simple excitation de la pulpe cérébrale. Il regardait l'âme, l'intelligence, l'esprit, comme de simples entités ou des mots, dont il ne réussissait pas cependant à se passer dans ses exposés de doctrine. Avec son maître Cabanis, il se llattait de prouver- que le moral n'est qu'un aspect du physique; que l'émotion morale, par exemple, ne diffère pas réellement de 1 émotion passionnelle. N'oublions pas que Broussais a laissé comme Cabanis une sorte de testament philosophique où il se déclare déi*te; il reconnaît qu'une intelligence a tout coordonné dans l'univers.

Flourens physiologiste, né à Maureilhan,dans l'Hérault (1794 1867), devint secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences (1828), professa au

Muséum et au Collège de France et entra à l'Académie française; il fut créé pair de France en 1846. Ses recherches portèrent surtout sur le cerveau et il fit faire de grands progrès à la science. On a de lui de nombreux ouvrages. Il s'attacha en particulier à populariser la philosophie des sciences. Il a donné une belle édition de Buffon.

Claude Bernard, né à Saint-Julien (Rhône), près Villefranche (1813-1878), vint à Paris avec une tragédie, mais fut heureusement détourné vers la carrière médicale par Saint-Marc-Girardin II fut préparateur de Magendie, qu'il remplaça plus tard au Collège de France comme professeur de physiologie expérimentale; il passa, en 1868, au Muséum, comme professeur de physiologie générale. Il entra à l'Acad. des scien es en 1854, à celle de médecine en 1861, remplaça Flourens à l'Académie française en 1869; la même année Napoléon l'appelait au Sénat. Cl. Bernard vécut éloigné des pratiques religieuses, mais sa fin fut chrétienne, grâce au zèle d'un de ses disciples et amis, le P. Didon.

Ses découvertes portent particulièrement sur les fonctions du pancréas, du foie, etc., dans la digestion. Parmi ses nombreux ouvrages, nous remarquerons : Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine (1855-6, 2 vol.); Introduction ii l'étude de la médecine expérimentale (1865); Rapport sur les progrès de la psychologie générale en France (1867). Claude Bernard a eu le mérite de démontrer que, dans la formation de l'être vivant, tout obéit à une « idée directrice ». Cette idée, en définitive, si l'on veut être conséquent, n'est pas autre chose, dans le Créateur, que l'idéal dont il poursuit la réalisation, et, dans la nature vivante elle-même, l'activité et la tendance de la forme substantielle. Mais Claude Bernard ne s'est jamais affranchi complètement de l'influence matérialiste de son ancien maître Magendie; il s'est exprimé souvent d'une manière incorrecte, contradictoire ; ce qui a pu le faire regarder comme un adversaire du spiritualisme.

Gall (1758-1828). — Le fondateur de laphrénologie appartient par ses origines à l'Allemagne, mais c'est à Paris surtout qu'il exposa son système, à partir de 1808. Après quelques années de succès, il mourut dans une sorte d'oubli et d'obscurité. Son principal ouvrage porte sur le< Fonctions du cerceau et sur ce/les de chacune rie ses parties, avec de* observations sur la possibilité de reconnaître le* instincts, les penchants, les talents et le* dispositions morales et intellectuelle* de* homme* et de* animaux, par la configuration de leur cerceau et de leur tête (1822-25, 6 vol.). Le long titre de cet ouvrage en indique déjà toute la doctrine. Gall prétendait que les qualités morales et intellectuelles sont innées; que ces qualités dépendent, dans leur exercice et leur manifestation, de l'organisme; que le cerveau est l'organe de tous les penchants, de tous les sentiments, do toutes les facultés; qu'il est composé d'autant d'organes distincts qu'il y a de facultés, de penchants et de sentiments ; enfin que la forme du crâne et de la tête permet de découvrir toutes les qualités morales et intellectuelles. — De ces cinq affirmations, les deux premières ne sont pas propres au système de Gall et peuvent être admises, avec de justes explications. La troisième est commune au système de Gall et au matérialisme. Les deux dernières sont propres au système de Gall, encore qu'elles paraissent inspirées par la théorie de I ,avater.

Hahnemann, né à Meissen (1755-1843), vint Se fixer à Paris, en 1835, pour y pratiquer la méthode homéopathique, dont il était l'inventeur. Il l'a exposée notamment dans un ouvrage intitulé : Exposition de la doctrine médicale hoinéopu-

thique ou Organon de l'art de guérir, Doctrine

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