PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE
remplacées par une mesure plus simple et plus généreuse encore, au jour des noces de diamant de M. et Mme Alfred Marne (8 janvier 1893). Son fils Paul s'est associé à toutes ses œuvres et en est aujourd'hui le continuateur. Dans ses dernières années, Alfred Marne disait souvent : « Ce qui me rassure et me console avant de mourir, c'est que, dans tout le cours de ma longue vie, je n'ai jamais imprimé une seule ligne contraire à la religion ou à la morale, et j'ai toujours voulu les servir ». Digne d'un tel chrétien, M"1C Marne était d'une charité intarissable : « Ma pauvre vieille femme, lui disait souvent son mari, je te donne 3.000 francs par mois pour tes toilettes, et le 15 du mois tu n'as plus le sou, et tu es plus mal mise que ta femme de chambre ». Alfred Marne montra le plus beau patriotisme lors de l'occupation de Tours par les Prussiens (v. les Contemporains). (Financier.)
Rothschild. — Cette famille financière, qui domine en quelque sorte aujourd'hui toutes les places de l'Europe, tire son origine de Moïse Anselme (Moses Amschel), brocanteur d'Allemagne. Son fils Mayer Amschel, né en 1743, mort en 1812, acheta la vieille maison à l'Enseigne rouge (en ail. roth schild) de la Judengasse ou ghetto de Francfort. De là le nom de Rothschild qui a passé à la famille. Mayer eut 5 enfants, et sa veuve, qui ne voulut jamais quitter sa vieil'e maison de Francfort, s'y éteignit à 96 ans, en 1849. Les dernières recommandations de Mayer à ses enfants sont dignes d'être retenues. Les ayant réunis autour de son lit de mort, il leur dit : « Restez toujours fidèles à la loi de Moïse ; — ne vous séparez jamais ; — ne faites rien sans les conseils de votre mère. Si vous observez ces trois préceptes que je vous donne, vous deviendrez riches parmi les plus riches, et le monde vous appartiendra. » Une dynastie financière et qui devait, en effet, posséder le monde, était fondée : Anselme, l'aîné, eut Francfort et l'Allemagne ; Salomon eut Vienne et l'Autriche ; Nathan, Londres et l'Angleterre, où la délaite de Waterloo fut l'origine de son immense fortune ; Charles s'établit à Naples, mais sa famille vint en France; James eut Paris et la France. Celui-ci est mort en 1868, laissant 5 enfants : Alphonse, qui habite l'hôtel Talleyrand, à Paris, rue Saint-Florentin ; Nathaniel, qui est mort, laissant deux fils, Edmond et Arthur; Salomon, mort; Gustave, à qui sa famille a enlevé l'administration de ses biens; Edmond, qui amasse de riches collections. Edmond Rothschild, fils de Nathaniel, se tua en 1881, à la suite des échecs qu'il subit au commencement de la lutte contre l'Union générale (v. les Contemporains).
Jouffroy d'Abbans (le marquis de), né à Beaume-les-Dames (1751-1832), proposa, dès 1775, d'appliquer la vapeur à la navigation. En 1776, il parvint à faire marcher sur le Doubs un bateau de 40 pieds de long. 11 y gagna le sobriquet de Jouffroy-la- Pompe En 1783, il remonta la Saône, de Lyon à l'Ile-Barbe, sur un bateau de 43 mètres de long. Toujours méconnu, il se ruina en voulant réaliser ses idées, vit le succès de Fulton et mourut aux Invalides (v. les Contemporains).
Jacquard, né à Lyon (1752-1834), n'était qu un ouvrier fabricant de chapeaux de paille. Dès 1790, il imagina des perfectionnements à donner au métier à tisser et réalisa son invention douze ans plus tard. Mais il fut poursuivi par les ouvriers et vit son métier brisé publiquement par sentence du conseil des pru'hommes. Néanmoins le métier à la Jacquard ne tarda pas trop à être généralement adopté.
Fulton, né en Pensylvanie (1765-1815), d'une famille d'émigrés irlandais, proposa au gouvernement français plusieurs inventions nautiques et
fit sur la Seine l'essai d'un bateau à vapeur (1803). Econduit, il retourna en Amérique et lança sur 1 Hudson, en lh07, le premier navire à vapeur, le Clermont.
Stephenson, né àWylam (1781-1848), dans le Northumberland, ne fut d'abord qu'un aide chauffeur. Dès 1814, il inventa la locomotive, qu'il perfectionna ensuite. Il imagina les rails, et la première ligne de chemin de fer fonctionna en 1825. — Son fils Robert (1803-1859), associé à ses travaux, s'est rendu célèbre par ses ponts tubulaires. Son chef-d'œuvre est le pont Victoria sur le Saint- Laurent, près Montréal.
(Histoire.)
Bausset (le cardinal de), né à Pondichéry (1748-1824), évêque d'Alais en 1784, incarcéré en 1792 jusqu'au 9 thermidor, devint membre du chapitre de Saint-Denis en 1806, pair de Fiance en 1814, académicien en 1816, cardinal en 1817. Il a écrit l'Histoire de Fénelon et l'Histoire de Bossvet.
Ségur (le comte de), fils aîné du marquis de Ségur, né à Paris (1753-1830), prit part à la fin de la guerre d'Amérique, fut ambassadeur en Russie (1784), où il réussit auprès de Catherine. En 1804, il fut grand maître des cérémonies et comte de l'empire, etc. Il était entré à l'Académie en 1803. Ses principaux ouvrages sont historiques: Histoire de France ; Abrè<jè de l'histoire universelle. — Un de ses fils, le comte Philippe-Paul de Ségur, né à Paris (1780-1873), servit brillamment sous Napoléon, dans l'armée et la diplomatie, fit la campagne de Russie, etc. On a de lui : Histoire de Napoléon, et de lagrande armée pendant l'année 1812, etc.
Michaud (les frères), nés l'un à Albens, en Savoie (1767-1839), l'autre à Bourg (1772-1858), publièrent divers ouvrages, qui pour la plupart intéressent l'histoire : Histoire des croisades (1808 et suiv., œuvre de Michaud aîné) ; Biographie universelle (1812 et suiv..), qui ne compte pas moins de 52 vol., plus 3 vol. de mythologie et 29 vol. de supplément ; Collection de mémoires pour sei-vir à l'histoire de France (32vol. gr. in-8), etc.
Thierry (les frères) se distinguèrent surtout par leurs œuvres historiques. Augustin, né à Blois (1795-1850), entra à l'Ecole normale en 1811, fut pendant 3 ans le disciple, le secrétaire et le fils adoptif de Saint-Simon (1814-17), dont il se sépara ensuite. Il revint plus tard admirablement à la foi de son enfance. Citons de lui : les Lettres sur l'histoire de France; l'Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (1825). Devenu aveugle l'année suivante, il publia néanmoins les Récits des temps mérovingiens, précédés de Considérations sur l'histoire de France, etc. L'Académie lui décerna le prix Gobert, dont il jouit les 15 dernières années de sa vie. — Sa femme, Julie de Querangal, fille d'un contreamiral, l'aida dans ses travaux. — Son frère, Amédée, né à Blois (1797-1873), a publié : Histoire des Gaulois; Histoire d'Attila et de ses successeurs; Tableau de l'empire romain; Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine en Terre-Sainte, etc.
Gorini (l'abbé), né à Bourg (1803-1859), d'une famille originaire d'Italie, devint curé d'une petite paroisse, la Franclière, où, non content de remplir avec zèle tous les ■ devoirs de son ministère, il s'adonna à des travaux de philosophie et surtout d'histoire. Ils lui acquirent, malgré son extrême modestie, une grande considération et une juste célébrité. Son ouvrage principal, Défense de l'Eglise, est une réfutation des erreurs historiques commises par Guizot, Thierry et autres historiens plus ou moins défavorables au catholicisme. Thierry, qui se convertit un peu plus tard, se plut à lui
HISTOIRE : XIXe SIÈCLE
rendre hommage. Honoré par son évêque, Mgr Chalandon, qui le créa chanoine honoraire, comme il avait fait pour le curé d'Ars, voulant honorer également, disait-il, la science et la piété, Gorini mourut dans un âge peu avancé. (V. les Contemporains.)
Martigny (l'abbé), né à Sauverny (1808), dans le diocèse de Belley, comme l'abbé Gorini, se distingua par ses travaux archéologiques. Son principal ouvrage est le Dictionnaire des antiquités chrétiennes (1865; 1877, 2e éd.). Il devait faire partie du Dictionnaire des antiquité* grecques et romaines de MM. Daremberg et Saglio ; mais son importance l'en fit distraire. D'abord desservant d'une petite église de village, l'abbé Martigny devint chanoine titulaire de Belley, correspondant de la Société des antiquaires de France et membre de beaucoup de sociétés savantes.
Rohrbacher (l'abbé), historien ecclésiastique, né à Langatte, dans la Meurthe (1789-1856), fut curé de Lunéville, professeur, puis supérieur au grand séminaire de Nancy. On a de lui une Histoire universelle de l'Eglise catholique, vaste et savante compilation, qui lui demanda 30 ans de travail, mais qu'il n'eut pas le temps de rédiger avec tout le soin qu'elle méritait. Il a laissé aussi : la Religion méditée; Motifs qui ont ramené à la religion un grand nombre de protestants ; Tableau des principales conversions, etc.
De Rossi (Jean-Baptiste), né à Rome (1822- 1894) , suivit les cours du P. Marchi, au Collège romain, et fut l'un de ses plus brillants élèves. De bonne heure il se fit connaître par des travaux épigraphiques et archéologiques. Mais il a mérité le titre de « prince de l'archéologie chrétienne » par ses découvertes surtout dans les catacombes. Son ouvrage principal, la Roma sotterranea cristiana date de 1864-1877. Citons aussi son Bulletin d'archéologie chrétienne, fondé et presque exclusivement rédigé par lui. Il mourut au palais de Castel-Gandolfo, que le pape, qui l'affectionnait, avait mis à sa disposition. (V. les Contemporains.)
Hergenrœther (le cardinal), né à Wurtzbourg (1822-1890), étudia sous le fameux Dœllinger, professa le droit canon et l'histoire ecclésiastique, se distingua lors du concile du Vatican, pendant lequel il défendit les doctrines romaines contre son ancien maître. Léon XIII le créa cardinal en 1879 et le mit à la tête des archives du Vatican. Outre un grand nombre de savants ouvrages, Hergenrœther avait accepté de continuer Y Histoire des conciles, commencée par Héfélé. Son Histoire de l'Eglise a été traduite en français, 8 vol. in-8. Le dernier a paru en 1894.
Héfélé (Charles-Joseph d'), né dans le Wurtemberg (1809-1893), fut professeur adjoint à la Faculté de théologie catholique de Tubingue, y fit des cours sur l'histoire ecclésiastique, l'archéologie chrétienne et la patrologie, prit le grade de docteur en théologie en 1838. Son ouvrage principal est l'Histoire des conciles (Fribourg, 1855-63, 5 vol.), traduite en français par Goschler et Delarc (Paris, 1869-76, 11 vol.) Nommé évêque de Rothenbourg (1869), il assista au concile du Vatican et publia les décrets du concile, refusa en 1874 l'archevêché de Fribourg.
Barante (le baron de), né à Riom (1782-1866), fut préfet de l'empire, pair en 1819, servit Louis- Philippe et fut ambassadeur à Turin et à Saint- Pétersbourg. Mais il s'est distingué surtout comme écrivain et historien. Ses ouvrages intéressent l'histoire politique et littéraire : De la littérature française au XVIIIe siècle; Histoire des durs de Bourgogne ; Histoire de la Convention; Histoire du Directoire, etc. Les Souvenirs du baron de Barante ont été publiés par son petit-fils (1894- 97), 6 vol.
Michelet, né à Paris (1798-1874), professa au
collège Rollin, puis à l'Ecole normale et enfin au Collège de France. Citons : son Histoire de France, qu'il n'a pas achevée (16 vol.) ; une Histoire de la république romaine; une Histoire de la Révolution française (7 vol.) : le Procès des Templiers. Michelet fut aussi un pamphlétaire et un ennemi du catholicisme. Son cours fut fermé en mars 1851. Avec Quinet, il écrivit les Jésuites.
(Historiens étrangers.)
Sismondi, né à Genève (1773-1842), d'une famille originaire de Pise, vécut en Angleterre et en Italie et publia principalement des ouvrages d'économie politique et d'histoire. Citons : Histoire des républiques italiennes (1807-18, 16 vol.) ; Histoire des Français (30 vol.), qui l'occupa jusqu'à sa mort. •
Cantù (César), né à Brivio (1805-1895), se distingua de bonne heure par ses talents littéraires et s'appliqua surtout aux études historiques. Entre tous ses travaux, très nombreux, il faut citer son Histoire universelle, traduite en français (1843- 49, 19 vol,). Citons aussi : Histoire des Italiens (1859-61, 12 vol.) ; les Hérétiques d'Italie (1866- 71, 5 vol.). Pie IX l'avait admis, seul des laïques, au concile du Vatican, et l'avait nommé historiographe de cette assemblée. Léon XIII l'honora aussi de ses lettres et de son amitié.
Macaulay, écrivain et historien anglais, né d'une famille écossaise (1800-1859), fut envoyé à Calcutta, en 1834, comme membre du Conseil suprême de l'Inde, fut secrétaire de la guerre, à son retour (1838), membre du Conseil privé, pair d'Angleterre, etc. Outre des articles de revue et des poésies, il a publié des ouvrages d'histoire très estimés : Histoire d' Angleterre depuis le règne ■ de Jacques II; Histoire de Guillaume III.
(Géographie, voyages.)
Malte-Brun, né dans le Jutland, exilé en 1800, vint à Paris et ne cessa de travailler aux progrès de la géographie. On a de lui : Géographie mathématique, physique et politique (16 vol. et atlas), etc. En 1810, parut le premier volume du Précis de la géographie universelle, qui consacra sa réputation. Il fonda les Annales des Voyages en 1808 et contribua à la fondation de la Société de géographie (1821).
Vivien de Saint-Martin, né et mort à Saint-Martin-de-Fontenay (1*02-1897), dans le Calvados, fit partie de la Société de géographie de Paris, dès sa fondation (1822). Il se fit connaître bientôt par ses publications géographiques : Carte électorale et administrative de la France (1822); Atlas universel. Il dirigea les Annales desvoyages (1845-55), rédigea Y Année géographique, etc. Son œuvre principale est le Dictionnaire de géographie universelle. Sa merveilleuse activité lui a permis de publier aussi un grand nombre d'autres ouvrages qui intéressent l'histoire, l'ethnographie, etc.
Freycinet (Desaulses de), né à Montélimar (1779-1842), fut chargé d'une exploration scientifique dans les îles de l'Océanie (1817-20) et rédigea à son retour son Voyage autour du monde, qui compte 13 vol. in-4 avec atlas.
Dumont d'Urville, né à Condé-sur-Noireau (1790-1842), fit sous les ordres de Duperrey un premier voyage de circumnavigation, de 1822 à 1825. Nommé capitaine de frégate, il fit, surl'Asfo'Olabe, un second voyage (1820-29), dans lequel il retrouva les débris du naufrage de La Pérouse et enrichit la science. Dans un dernier voyage (1837- 40), il reconnut plusieurs des terres antarctiques. Il périt dans l'accident du chemin de fer de Versailles. Citons de lui : Résumé général des voyages autour du monde.
(Etrangers.)
Balbi, géographe italien, né à Venise (1782- 1848), vécut en Portugal, à Paris, à Padoue. L'ouvrage qui a fait sa réputation est l'Amas ethnographique du globe et Abrège de géographie.
Franklin (John), né dans le Lincoln (1786- 1847), se distingua dans la marine anglaise, prit part à l'expédition de John Ross pour la découverte d'un passage au N.-O. de l'Amérique, explora l'Amérique septentrionale, etc. En 1845, avec deux navires, Erebuset Terror, il tenta de nouveau une expédition polaire et succomba à ses fatigues le 11 juin 1847; ses compagnons étaient morts de froid et de faim. On ne retrouva leurs traces qu'en
Livingstone. — Né dans l'île d'Ulva (181 3— 1873), une des Hébrides, Livingstone étudia la médecine et entra, à 27 ans, dans la Société protestante des Missions. Il s'est aistingué comme explorateur et savant, visitant, à partir de 1840, tout le Sud africain, alors si peu connu. Il mourut le 31 avril, au cours de ses laborieuses explorations.
C'est le 30 oct. 1871, que Stanley, envoyé à sa recherche, le trouva à Uidjiji (V. les Contemporains).
Gordon.— Né àWoolwich (1833-1884), Gordon avait pour père un officier de l'artillerie britannique. Il entra lui-même à l'Ecole militaire, se distingua au siège de Sébastopol, puis dans la guerre contre la Chine, explora ce pays, puis contribua à la répression sanglante des Taïpings. Mais ce fut dans le Soudan, dont il devint le gouverneur, qu'il déploya le mieux ses éminentes qualités. Mal soutenu, il résista longtemps néanmoins au mahdi et fut massacré dans Khartoum, pris par trahison. (V. les Contemporains) .
(Missionnaire.)
Hue, né à Toulouse (1813-1860), missionnaire en Chine, visita, à partir de 1*39, la Chine, la Tartarie et le Thibet. Il se fixa à Paris en 1853. Il a laissé des ouvrages très curieux : Souvenirs de voyages dans la Tartarie, le Thibet et la Chine pendant les années 1844-1846; V Empire chinois ; le Christianisme en Chine.
TROISIÈME SECTION. — Dictionnaire géographique.
PREMIÈRE SERIE. — Géographie générale : Océans, mers, golfes, détroits.
Ordre logique des Noms.
a) Terre ou Globe (v. univers, monde, planète, sphère, zone,équateur, méridien, longitude, latitude, carte, mappemonde, etc.). Océan (v. marée, vents). Océan Glacial (arctique, antarctique). Maëlstrom. Terres arctiques. Atlantique, transatlantique. Gulfstream. Kouro-Sivo. Mer des Indes ou Erythrée. Pacifique ou Grand Océan ou mer du Sud.
b) Méditerranée. Détroit de Gibraltar ou de Gadès (Colonnes d'Hercule). Golfes du Lion, de Jouan, de Gênes. Mer Tyrrhénienne. Détroits de Bonifacio, de Messine, Charybde et Scylla. Adriatique. Golfe de Venise. Bouches du Cattaro. Canal d'Otrante. Mer Ionienne. Euripe. Golfe Saronique. Mer Egée. Mer Icarienne. Dardanelles ou Hellespont. Mer de Marmara ou Propontide. Canal de Constantinople ou Bosphore de Thrace. Mer Noire ou Pont-Euxin. Mer d'Azof ou Palus Meotides. Mer Caspienne.
c) Golfe de Gascogne. Bassin d'Arcachon. Golfe du Morbihan. La Manche. Pas de Calais. Canal Saint- George. Canal de Bristol. Mer du Nord. Zuyderzée. Golfe de Murray. Skager-Rack. Mer Baltique. Cattégat. Grand-Belt et Petit-Belt. Sund. Golfes de Bothnie, de Finlande, de Riga. Mer Blanche.
d) Détroit et mer de Behring. Mers d'Okhotsk, du Japon. Mers Jaune et de Chine. Mer de Java. Golfes de Tonkin, de Siam, de Bengale. Détroits de Malacca, d'Ormuz. Golfe Persique. Mer Rouge ou Golfe Arabique. Détroit de Bab-el-Mandeb. Mer d'Oman. Canal de Mozambique. Golfe de Guinée.
Mer des Antilles ou des Caraïbes. Golfes de Darien, du Mexique. Détroit de Floride ou Canal de Bahama. Golfe du Saint-Laurent. Détroit de Davis. Mer de Baffin. Baie et détroit de Melville. Mer Polaire. Baie ou mer d'Hudson. Golfes de Californie, de Panama. Détroit de Magellan.
ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES
Terre. Globe. — La Terre est une des planètes qui tournent autour du soleil. L'astronomie étudie les lois de son mouvement dans l'espace ; la géologie considère la nature et la disposition des couches qui constituent ses parties solides ; la géographie en décrit la surface et les reliefs : mers, continents, montagnes, fleuves, etc. Ces sciences ont entre elles des relations étroites. La géographie, en outre, a des rapports constants avec l'histoire, l'ethnographie, l'économie politique et autres sciences qui regardent l'homme. La Terre est divisée en 5 parties : l'Europe, l'Asie, l'Afrique (ancien continent ou ancien monde), l'Amérique (nouveau continent ou nouveau monde), l'Océanie, avec l'Australie, qu'on peut regarder comme un troisième continent.
Océan. — Il couvre les trois quarts du globe. Sa profondeur est en moyenne de 3 à 4.000 mètres; elle peut atteindre et même dépasser 9.000. Le fond de l'Océan offre des accidents analogues à ceux des continents : montagnes, vallées, plateaux, volcans. Les îles ne sont pour ainsi dire que les sommets des montagnes marines. Au sein de l'Océan se forment d'immenses courants déterminés par la rotation de la terre, la différence de densité et de température des eaux, les obstacles apparents ou sous-marins, l'action des vents, etc. En général, les eaux froides et plus lourdes des pôles descendent vers l'équateur par des courants profonds, tandis que les eaux chaudes de l'équateur montent vers le pôle par des courants supérieurs. Un grand courant équatorial, déterminé par la rotation de la terre, se dirige de l'est à l'ouest, c'est-à-dire en sens inverse du mouvement de la terre. On dislingue : l'océan Glacial (arctique et antarctique) ; l'océan Atlantique, entre l'Europe et l'Amérique ; l'océan Indien, mer Erythrée des anciens ; l'océan Pacifique ou Grand Océan, inconnu des anciens.
Océan Glacial ou mer Glaciale (arctique et antarctique) . — On suppose que les deux cercles polaires, parties les plus froides et les plus inaccessibles du globe, sont occupés par deux mers ou océans, semés d'îles plus ou moins nombreuses. On suppose, en particulier, que la mer Glaciale arctique est une mer libre, séparée du reste du monde par des barrières de glaces difficiles à fran-
chir (Terres arctiques). Mais, bien que des navigateurs hardis aient pu passer de l'Atlantique dans le Pacifique par le N.-E. et parleN.-O., et atteindre la latitude de 86° 13' (Nansen), le pôle n'a pas encore livré son secret. L'océan Glacial antarctique est moins connu encore. On n'a pu atteindre le 79e degré.
Maëlstrom. — Le maëlstrom, c'est-à-dire le courant qui moud, est un tourbillon et un gouffre très dangereux pour les navigateurs, dans l'océan Glacial, sur la côte de Norvège, près de l'île Mosko. une desLofoden, par 67° 50' lat., N. et 9° 20' long. E, On croit qu'il a augmenté beaucoup dans les dernières années.
Gulf-stream. — Le gulf-stream ou courant du golfe apporte les eaux tièdes des régions équatoriales vers les côtes septentrionales et occidentales de l'Europe, qui lui doivent leur température modérée. Chargées de petits organismes, les eaux du Gulf-stream expliquent, en outre, l'abondance du poisson, qui a fait de tout temps l'une des principales ressources des habitants de cette partie de l'Europe (Normands et autres hardis pêcheurs). Le gulf-stream est formé par le courant équatorial de l'Atlantique qui, rencontrant les côtes du Brésil, se divise en deux branches, dont l'une pénètre dans le golfe du Mexique, en sort par le détroit de Floride ou canal de Bahama, suit les côtes d'Amérique jusqu'au 40" lat. N.,puis s'infléchit vers leS.-S.-E.; des branches secondaires et des nappes superficielles baignent les côtes d'Angleterre, de l'Irlande et de la Norvège. La vitesse de ce courant est de 6 à 7 kilomètres à l'heure; ses eaux sont bleues, très salées et ont -+-30° centigr. à l'origine.
Kouro-Sivo. — Le Kouro-Sivo ou Fleuve Noir des Japonais est formé par le courant équatorial du Pacifique. Il baigne les côtes du Japon, et une partie pénètre dans l'océan Glacial par h: détroit de Behring, tandis qu'une autre revient vers l'Equateur, en longeant les côtes de l'Amérique du N. On comprend de quelle importance est pour la navigation la connaissance des courants marins, de même que celle des vents réguliers.
Pacifique (Océan). — Cet océan, qui mesure 16,650 lui. dans sa plus grande largeur, et 9,000 kil. dans sa longueur, qui va du nord au midi, forme