PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE
Histoire des Missions de l'Inde : Pondichèry, Maïssour, Coïmbatour).
Goa. — La ville actuelle de Goa, chef-lieu des possessions portugaises dans les Indes, est située dans l'île de Goa et à 8 kil. de l'ancienne Goa, qu'elle a remplacée depuis 1765. Sa pop. n'est guère que de 9,000 h.; celle de l'anc. Goa n'atteint pas 2,000. Prise par les Portugais, que commandait Albuquerque, en 1510, Goa devint la capitale des possessions portugaises et fut très florissante. Sa décadence commença lorsque les Anglais enlevèrent aux Portugais leurs riches colonies. La ville fut même abandonnée à la suite d'une épidémie. Elle est aujourd'hui encore la résidence de l'archevêque primat des Indes. Elle possède, avec une belle cathédrale, les reliques de S. François Xavier.
Indo-Chine. — Cette grande presqu'île, à l'E. de l'Inde, s'étend au S. de la Chine et du Thibet. Elle s'allonge entre le golfe du Bengale à l'O. et la mer de Chine à l'E. et au S. Celle-ci découpe dans l'Indo-Chine les golfes de Siam et du Tonkin. Le climat et les productions sont généralement celles de la zone des tropiques. L'Indo-Chine comprend : des pays possédés ou protégés par la France (Cochinchine, Cambodge, Annam, Tonkin); le royaume de Siam; des possessions anglaises (Birmanie, etc.); des Etats indépendants.
Tonkin. — Cette région de l'Indo-Chine est limitée par la Chine, au N., la Birmanie et le Laos à l'O., l'Annam et le Siam au S. Elle comprend une partie montagneuse (1,000 à 2,000 m.), couverte de forêts, et des plaines basses très peuplées (delta du Fleuve Rouge, etc.). Les côtes sont généralement marécageuses, si ce n'est dans le N. La superficie est d'env. 11 millions d'hectares. Pop. 10 millions d'il. La culture du riz est très développée, surtout dans le delta. Le Tonkin a été conquis parla France, à la suite des vexations sans nombre exercées contre des Français. Par le traité de Tien-Tsin (1884), la Chine renonça à toute prétention sur le Tonkin. Depuis 1887, les colonies françaises d'Indo-Chine sont réunies sous la direction d'un gouverneur général. Le Tonkin, en particulier est divisé en 14 provinces (6 grandes et 8 petites) et en 4 territoires militaires. Les provinces sont administrées par des résidents français et des mandarins. — Au point de vue ecclésiastique, le Tonkin est partagé en vicariats apostoliques, desservis par les prêtres des Missions étrangères et les Dominicains.
Chine. — L'empire chinois comprend, outre la Chine proprement dite, des pays qui relèvent plus ou moins du gouvernement de Pékin : Mandchourie, Mongolie, Turkestan oriental, Thibet, etc. La Chine proprement dite a une superficie d'environ 4 millions de kil. carrés et une pop. de 346 millions d'h. Elle est divisée en 18 provinces, subdivisées elles-mêmes en départements (fou), arrondissements (tchêou) et districts (hian). Avec Pékin, la capitale, les villes principales sont : Canton (2 millions d'h.), Tien-tsin (950,000), Han-Kéou ou Kang-Kiéou (800,000), Hang-tchéou (700,000), Fou-tchéou (650,000), Sou-tchéou (500,000), Changhai ou Shang-Haï (450,000), Ning-po (250,000). La Chine est généralement bien cultivée et très peuplée ; les arts mécaniques y sont assez développés. Les Chinois ont connu avant les Occidentaux la plupart des inventions dont ceux-ci ont tiré un si merveilleux parti. La Chine n'a été largement ouverte à l'influence des étrangers qu'à la fin du XIXe siècle. Sa dernière guerre avec le Japon a révélé la faiblesse de cet empire immense, à la veille peut-être d'entrer en dissolution, après des milliers d'années d'existence. La dynastie régnante à Pékin est une dynastie mandchoue, depuis la conquête de 1644. Evangélisée depuis longtemps, la Chine s'est soustraite à la civilisation chrétienne par des persécutions odieuses et persévérantes jus-
qu'à ces derniers temps. La religion dominante est le confucianisme, dont l'élément spiritualiste paraît se réduire au culte des ancêtres. — Au point de vue ecclésiastique, la Chine est divisée en un grand nombre de vicariats ou préfectures apostoliques, desservis par les prêtres des Missions étrangères, les jésuites, les dominicains, les lazaristes, les capucins, etc. (V. Atlas des missions catholiques au XIXe siècle).
Pékin ou Pé-King. — Cette capitale de la Chine aurait été fondée au XIIe siècle avant J.-C. Gengis-Khan s'en empara ; Koublaï-Khan l'agrandit beaucoup ; les Mandchous la prirent en 1644. Elle fut désolée par deux tremblements de terre fameux : celui de 1662, qui fit périr, dit-on, 300,000 personnes ; celui de 1732, qui en fit périr 100,000. L'armée anglo-française occupa Pékin en 1860, après la bataille de Palikao. La pop. actuelle est très diversement évaluée, depuis 500,000 jusqu'à 2 millions. Les rues de Pékin sont longues, larges, droites et très propres. On y distingue la ville chinoise et la ville tartare ou impériale. La cité tout entière, qui s'élève au milieu d'une vaste plaine, est entourée de hautes murailles. Le palais impérial n'a pas moins de 4 kil. de tour. (V. sur Pékin, l'ouvrage de Mgr Favier, missionnaire lazariste et mandarin du Céleste Empire.)
Mandchourie. — Ce pays, d'où sont sortis, au XVIIe siècle, les conquérants qui ont donné à la Chine la dynastie encore régnante, est limité par la Sibérie, la Mongolie, la Corée et la Chine. Son étendue est le double environ de celle de la France ; la pop. est évaluée à 7,500,000 (8 par kil. carré). Le pays est très froid en hiver, mais assez fertile. Il est habité par des Manchoux, des Chinois et des nomades Toungouses. La Mandchourie forme un vicariat apostolique, desservi par les missionnaires des Missions étrangères de Paris.
Mongolie. — Ce vaste pays, d'où sont sorties tant de hordes conquérantes, s'étend au S. de la Sibérie et à l'E. du Turkestan. Sa superficie est d'environ sept fois celle de la France ; mais la pop. n'est évaluée qu'à 2 millions d'habitants ; c'est-àdire un peu plus d'un habitant pour 2 kil. carrés. Le climat est sain, mais exposé à de brusques variations de température. Le pays est semé de lacs ; il offre des plaines ou plateaux, où croissent des herbes, et des montagnes couvertes de forêts. Au centre s'étend le vaste désert de Gobi. La Mongolie est occupée par des tribus, dont les chefs héréditaires reçoivent l'investiture de l'empereur de Chine. — Au point de vue ecclésiastique, la Mongolie est divisée en deux vicariats, desservis par des missionnaires belges.
Corée. — Cette contrée est formée par une grande presqu'île, de laquelle dépendent un grand nombre d'îles (archipel de Corée). Placée au S. de la Sibérie et de la Mandchourie, baignée par la mer Jaune et la mer du Japon, la Corée jouit d'un climat assez tempéré et même chaud, bien que les hivers soient rigoureux. Sa superficie est presque la moitié de celle de la France ; la pop. est évaluée à 7,500,000; celle de Séou, la capitale, à 193,000. Naguère dépendant de la Chine, le royaume de Corée a été regardé comme indépendant par les puissances et par la Chine elle-même, lors du traité de Simonoséki (avril 1895), qui mit fin à la guerre sino-japonaise. Fondée depuis longtemps, l'Eglise de Corée a subi de cruelles et persévérantes persécutions, qui ne paraissent point devoir finir. Néanmoins le nombre des chrétiens atteignait 35,645 en 1898; les missionnaires avaient baptisé près de 4,(100 adultes dans le dernier exercice. (V. les Missions catholiques du 10 févr. 1899; Launay, Les missionnaires français en Curée, 1895.)
Thibet. — Cette vaste région de l'Asie centrale relève encore de la Chine. Située au N. de l'Inde,
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entre le 27e et le 35e degré environ de latitude, elle jouirait d'un climat généralement tempéré, si elle n'était formée par un plateau qui est le plus élevé du monde. Le Thibet est encore imparfaitement connu. Sa pop. est évaluée à 6 millions d'h. parles uns, mais à beaucoup moins par d'autres. Le Thibet est le foyer du bouddhisme, dont le grand pontife réside à Lhassa. Les mœurs y sont des plus dégénérées : la polyandrie y est fort répandue. (V. Hue, Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine; le P. Marcellin de Civezza, Histoire universelle des missions franciscaines, traduit de l'italien. T. I. Asie, Tartarie... Thibet, etc., 1899.)
Sibérie. — Cette immense contrée, qui est une possession de la Russie, occupe tout le nord de l'Asie, depuis les monts Ourals jusqu'au détroit de Behring; elle est limitée au S. par le Turkestan et l'empire chinois : Mongolie et Mandchourie. Située entre le 42e et le 77e degrés de latitude, la Sibérie est généralement très froide; mais jouit dans ses parties méridionales d'un climat relativement tempéré et propre à diverses cultures. Le pays est riche en mines de toutes sortes ; il abonde en animaux à fourrure. La pop. comprend des races diverses : Finnois, Samoyèdes, Tongouses, Kalmouks, Russes, etc. Les villes principales sont Tobolsk, Irkoutsk, Vladivostok, port sur l'Océan Pacifique, auquel aboutit le chemin de fer transsibérien, destiné à donner à toutes les contrées qu'il traverse une grande importance. La pop. de la Sibérie n'est que de 5,731,732 h., c'est-àdire un seul hab. pour 2 kit. carrés.
Japon. — L'empire du Japon comprend quatre grandes îles de l'Asie orientale, sans parler des îles plus petites, qui sont fort nombreuses. Ces 4 îles sont : Niphon ou Nippon, dite aussi Hondo, île principale, Sikok, Kiousiou et Yézo ou Hokkaïdo. Pays montagneux et volcanique, le Japon est sujet à des tremblements de terre. C'est tout près de ses côtes que se trouvent les profondeurs extrêmes
observées dans l'Océan. Le climat est varié, le sol généralement peu fertile, mais bien cultivé. L'industrie japonaise est fort développée et lutte avantageusement sur bien des points avec celle de l'Europe, étant donné surtout l'extrême bon marché de la main-d'œuvre. Longtemps fermé ou très peu ouvert à l'Europe, le Japon s'est jeté tout à coup avec ardeur dans les voies du progrès scientifique et industriel. Le régime féodal fut aboli, par suite d'une révolution, et le pouvoir royal effectif revint au mikado, qui en avait été dépouillé pendant de longs siècles au profit du shiogoun. Le Japon n'a cessé depuis lors de se régler sur les monarchies européennes. Son armée et sa flotte, organisées aussi bien que celles des premières puissances, se sont distinguées dans la guerre sino-japonaise (1894-5), qui aurait mis la Chine à la merci du mikado, sans l'intervention de l'Europe. La pop. du Japon était de 40,072,020 h. (en 1890) ; 42,270,620 (en 1896). 111 h. par kil. carré. L'empire du Japon comprend, en outre, Formose et quelques territoires. Evangélisé avec succès par S. François Xavier et les apôtres qui le suivirent, le Japon eut à subir ensuite des persécutions affreuses et persistantes, qui semblèrent avoir anéanti le christianisme. Il se répand de nouveau aujourd'hui, grâce à la liberté qui a été rendue. Mais les religions dominantes du Japon sont le bouddhisme et le sintoïsme. On y trouve aussi le confucianisme. (V. l'abbé Marnas, miss, ap., la Religion de Jésus, ressuscitèe au Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle ; abbé Profillet, Le martyrologe de l'Eglise du Japon, 1549-1649, publié en 1895 et suiv.)
Tokio. — Cette capitale du Japon, ancienne Yèdo, est située dans l'île de Nippon, au fond d'un petit golfe. Elle a près de 70 kil. de circuit et comptait, en 1896, une pop. de 1,268,930 h. Les rues et les places sont belles, bien bâties, mais en bois. Le tremblement de terre de 1855 fit périr 30,000 habitants. Longtemps cette capitale ne fut ouverte qu'aux seuls Hollandais.
SIXIÈME SERIE. — Afrique.
Ordre logique des Noms.
a) Afrique (anc. Libye, libyque), Golfe de la Sidre (anc. Syrtes). Isthme et canal de Suez. Lacs Amers. Lac Timsah — Caps : Blanc, Bon, Ceuta (anc. Abyla), Vert, Bojador, de Bonne-Espérance, Guardafui.
Iles : Madagascar (Imérina, Tananarive. Tamatave, Majunga, Diego-Suarez). Comores. Mayotte. Nossi-Bé. Mascareignes. Bourbon ou La Réunion (Saint-Denis). Séchelles, Amirantes. Maurice ou Ile de France (Port-Louis). Zanzibar. Socotora. Sainte- Hélène (Jamestown. Longwood). Ascension. Iles du cap Vert. Canaries (anc. Fortunées ou Hespérides : Ténériffe. Santa-Cruz. Ile de Fer). Açores (San- Miguel, Terceira). Madère (Funchal), Fernando-Po. Ile de Gorée.
b) Monts : Atlas. Portes de fer. Mouzaïa. Jurjura. Montagnes de la Lune. Monts Lupata. Fouta- Djalon. Kong. Cameroun. Kilima-Ndjaro.
Fleuves et lacs : Nil. Nil bleu. Nil blanc. Bahrel-Ghazal. Sobat. Niger. Sénégal. Gambie. Assinie. Zaïre ou Congo. Oubanghi.Ogooué. Gabon. Cunène. Orange. Zambèze — Lacs : Dembea. Tchad. Tan- ^anika. Nyanza. Albert. Rodolphe. Bemba ou Bangouélo. Moëro.
c) Egypte (Gessen). Thèbes (Louqsor. Karnac. Médinet-Abou). Memphis. Les Pyramides. Le Caire. Boulak. Gizeh. Denderah.
Iles : Elephantine. Philœ. Assouan (ancienne Syène).
Alexandrie (Pharos. Lac Maréotis). Port-Saïd (anc.
Péluse). Sais. Suez (v. isthme de Suez). Damiette. (Lac Menzaleh). Rosette. Héliopolis. Canope. Mansourah. Aboukir. — Souakim. Kassala.
d) Ethiopie (Méroë). Nubie. Khartoum. Omdourman. Fachoda. Dongolah. Sennaar. Abyssinie. Axoum. Addis-Ababa. Choa. Tigré. Harrar. Ankober. Gondar. Adoua — Erythrée. Massouah — Obok. Djibouti. Sagallo — Kordofan (v. Soudan).
Cyrénaïque (Cyrène). Zeugitane. Numidie. Hippone. Zama. Utique. Adrumète. Carthage (Byrsa)
— Gétulie — Mauritanie.
Régences barbaresques ou Barbarie. Etats barbaresques. Tripoli. Fezzan : Mourzouk.
e) Tunisie : Tunis. La Goulette. Bizerte. Kairouan. Gabès. Sfax.
Algérie : Sidi-Ferruch. Le Tell. Darah. Kabylie. Métidjah — Riv. : Isly.Tafna. Chélif. Rummel.
Dèp. d'Alger. Arrondissements : 1° Alger. Aima. Arba. Aumale. Blida. Boufarik. Cherchell. Koléa. Kouba. Maison-Carrée. Mustapha. Staouéli
— 2° Mèdéa. Boghar. — 3° Miliana—4° Orléansville — 5" Tizi-Ouzou — Territ. de comm. Laghouat — Ouargla.
Dép. de Constantinc. Arrondissements :
1° Batna. Biskra. Lambessa — 2° Bône. La Calle
— 3° Bougie — 4° ConstanLine (anc. Cirta). Tébessa
— 5° Guelma. Souk-Ahras — 6e Philippeville — 7" Sètif.
Dèp. d'Oran. Arrondissements : 1° Mascara
— 2° Mostaganem — 3» Or an. Arzew. Mers-el-