Jer. 49. 24. 1. Mach. 7. 18. c
3° Crainte respectueuse , accompagnée d'une grande application à son devoir; en ce sens il se met ordinairement avec timor ou’ metus. Ps. 2.14. Servite Domino in timore et exullale ei cum tremore: Servez le Seigneur dans la crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Phil. 2. 12. Cum Melu et tremore vestram salutem operamini :
Opérez voire salut avec crainte et tremblement. Tob. 13. 6. 2. Mach. 15. 23. Ainsi les serviteurs doivent servir leurs maîtres avec crainte οἱ respect. Ephes. 6. 5. Servi, obedite dominis carnalibus cum timore et tremore.
2. Cor. 7, 15. Cum timore et tremore excepistis illum : Les Corinthiens avaient reçu Tite
avec beaucoup de marques de respect.
Baruch. 3. 33. Obedit illi in tremore :
Dieu fait paraitre la lumière qui lui obéit avec crainte et respect, comme les serviteurs font à leurs maîtres : ce qui se dit dela terre, Eccli. 16. 19. Cum conspexerit illa, tremore concutientur ; sc. fundamenta terre.
, &° La crainte et la terreur que l’on fait anx autres. Gen. 9.2. Terror vester ac tremor sit super οποία animalia : Que tous les animaux de la terre soient frappés de terreur et de tremblement en vous voyant. Judith. 11. 9.
TREPIDARE ; δειλιάζειν. — Ce verbe vient, à ce qu’on croit, de sf: , qui signifie aussi, |
Trembler, être dans le trouble et dans l’'épouvante. Eccli. 34. 16. Qui timet Dominum nihil trepidabit (εὐλαθεῖσθαι) : Celui qui craint le Seigneur ne tremblera point. Ps. 13. 5. Ps. 52. 6. Illic trepidaverunt timore ubi non erat timor. (Eccli. 5k. 16. etc.) Ps. 26. 1. Dominus protector vitæ meæ, a quo trepidabo ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, qui pourra me faire trembler? 1. Mach. 16. 0.
TREPIDATIO, nis. — Epouvante qui trouble l'esprit, alarme, frayeur. 2. Mach. 3. 14. Non modica per universam civitatem erat trepidatio (ἀγωνία) : Toute la ville était rem-
lie de crainte et d’effroi.
TREPIDUS, 4, uM; δειλός. — Qui tremble, épouvanté, alarmé, effrayé. Ezech. 7. 16.
Erunt in montibus quasi columbæ convallium omnes trepidi (μελετητιχός) : 115 trembleront tous comme des colombes. Eccli. 22. 23.
Sicut cor trepidum in cogitatione fatui omni tempore non metuet, sic et qui in præceplis Dei permanet semper : Comme le cœur de l’insensé demeure toujours dans sa pensée sans aucune crainte, ainsi est immuable celui qui se tienttoujours attaché aux commandements de Dieu. Comme les amis du monde, dans quelque instabilité où ils soient à l’égard du bien, sont très-fermes à se ménager à l'égard du monde aux dépens de ce qui appartient à Dieu ; ainsiles amis de Dieu s’attachent immuablement à ce que Dieu leur commande, sans se mettre en peine de ce qu'ils pourraient craindre de la part du monde.
TRES, Tria. — Du Grec τρεῖς, et τρία, le nombre de trois.
1° Trois, nombre certain et défini. Genes.
18.2. Apparuerunt ei tres viri : Hl parut trois hommes près de lui : Abraham semble les avoir pris d’abord pour des hommes, leur présentant à manger; mais ensuite il regarda Dieu même en eux, et, selon saint Augastin, la très-sainte Trinité, dans l’unité de l'Éssence divine : Tres vidit et unum adoravit, Aug. Contr. Maxim. ἰ. 8. 26. Exod.
32. 28 Cecideruntque in die illa quasi viginit tria millia hominum; Heb. et Gr. quasi tria millia : Environ trois mille; à moins que le Caph hébreu ne serve de nombre plutôt que de signifier environ. 1. Reg. 10. 8. ὁ.
20. 20. 2. Reg. 2%. v. 12. 13. Matth. 13. 19. Luc. 13. 21. etc. Ainsi, Matth. 12. ῦ. Sicut
fuit Jonas in ventre ceti tribus diebus et tribus
noctibus, sic erit filius hominis in corde terræ tribus diebus et tribus noctibus. Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre de la baleine, mais Jésus-Christ ne fut dans le sé— pulcre qu’un jour entier et une partie des deux autres, et deux nuits entières seulement; mais l’Ecriture parle de la sorte pour opposer la vérité à la figure, par une figure assez commune qui met le tout pour une partie, et par une manière de parler propre aux Hébreux, Matth. 27. 63. Marc. 8. 31.
Posttres dies resurgam ; parce que les Hébreux metlent ordinairement un temps achevé pour un temps commencé. [sa. 40.
12. Appendit tribus digitis molem terræ ; Heb. trientali pulverem terræ: Dieu soutient de trois doigts toute la masse de la terre, comme si ce n’était presque rien. On soutient ordinairement du pouce, et des deux autres doigts ce quiest léger. Dan. 6. v. 10. 19.
Tribus temporibus in die flectebat genua sua: Daniel fléchissait les genoux chaque jour à trois d fférentes heures. On peut remarquer ici l'ancienne coutume de prier trois fois le jour ; c’est-à-dire , selon saint Jérôme, à l'heure de Tierce , à l’heure de Sexte et à l'heure de None, comme il leprouve par divers endroits de l'Ecriture, Ps. 54. 19. Vespere, mane, et meridie : Le soir, le matin et à midi. WUyez'ACE. 2 15. ww. ΠῚ Ὁ 10: 90. [0 10.
Dan. 11.2. Ecce adhuc tres reges stabunt in Perside : ΤΠ y aura encore trois rois en Perse. C's trois rois sont Cyrus qui régnait alors, Cambyse, son fiis, et Darius, fils ἃ Hystapes, connu sous le nom d’A-suérus, qui fut celui sous lPempire duquel arriva l’histoire d'Esther. Car quoiqu'un mage de Perse nommé Oropastès, feiguaut d’être le fils de Darius, ait usurpé le royaume après la mort de Cambyse, il fut bientôt reconnu et traité comme un imposteur, et Darius fils d'Hystaspes demeura maitre de ce grand empire. Le quatrième fut Xerxes fils de ce Darius, qui marcha contre les Grecs avec une armée si prodigieuse, qu’elle couvrait toute la terre. Les autres rois qui suivirent ontété peu considérables.
2° Un' nombre indéterminé ; soit pour marquer plusieurs. Zach. 11.8. Succidi tres pastoresin mense uno : J'ai fait mourir trois pasteurs en un mois; Gr. je ferai mourir, savoir, plusieurs pasteurs en fort peu de temps. On entend par ces pasteurs les conducteurs du peuple juif jusqu'à Jésus-Christ. Voyez Mexsis: Apoc. 16. v. 13. 19. c. 21. 13. Job. 33. 29. Tribus vicibus : Plusieurs fois. Mais quand le nombre de quatre y est ajouté, il marque un très-grand nombre. Voyez Quaruor.
Soit pour marquer un petit nombre. Apoc.
11.v.9.11. Videbunt corporaeorwm per tres dies et dimidium : Hs verront leurs corps morts étendus par terre durant trois jours et demi. Ce nombre est mystérieux dans les jours comme dans les années : il signifie ici un peu de temps, pendant lequel les infidèles croyaient que la religion chrétienne élait éteinte. On l’entend aussi en particulier de ce temps préfix, pendant lequel les corps
des deux témoins devaient être étendus morts, el ressusciter le troisième jour.
TRIBUERE. — Ce verbe vient du mot éribus, parce qu'on distribuait à chacune des tribus en particulier ce qui lui était dû.
{° Partager, distribuer. Num. 33. 54. Singulis ut sors ceciderit, ita tribuetur (μεταδιδός var) hœreditas : On distribuera à chacun l’hérilage qui lui sera échu par sort. Jos. 21.8. Rom. 12. 8. Qui tribuit, in simplicitate : Que celui qui est chargé de distribuer les aumOnes, le fasse avec simplicité ; c’est-à-dire, de bonne foi, sans aucun égard ni intérêt particulier. 1. Tim. 6. 18. Facile tribuere : Ordonnez aux riches de distribuer aux pauvres de leur bien avee promptitude; εὐμεταδότους. Tob. 4. 9. Job. 36. 6. Ps. 36. 21.
2° Donner, céder, octroyer. Luce. 6. 30.
Omni pelenti te, tribue (διδόναι) : Donnez à tous ceux qui vous demanderont, selon les règles de a prudence chrétienne. Galat. 3.
5. Eph. #. 28. Prov. 30. 8. ὁ. 19. 6. etc. D'où vient cetle phrase ordinaire à l’Ecriture, Quis mi tribual, pour utinam : Plût à Dieu que. 2. Reg. 18.33. Quis mihi tribuat (τὶς δώῃ) ut ego moriar pro te : Piût à Dieu que 16 fusse mort pour vous. Job. 14. 13. c. 19. 23. €. 23. δ. οἵδ:
TRIBULA, æ. — Ce mot vient de ferere, comme si l'on disait, {eribula.
Une espèce de traînoir, dout on se servait pour faire sortir les grains de l'épi avant l'invention des fléaux. 1. Par. 20. 3. Fecit super eos tribulus (σκέπαρνον)..... transire : I] fit passer sur le ventre de ses ennemis les traineaux et les autres instruments du labourage. Voyez TRana. c. 21. 23. Ces trafnoirs étaient garnis de pointes de fer. Aug. ἰ. 1 de c. D. c. 8. Sub eadem tribula stipulæ comminuuntur, frumenta purgantur. La paille était broyée pour servir de nourriture aux bêtes, à cause de la disette de foin.
TRIBULARE ; θλίθειν. — Ce verbe vient de tribula où tribulum, et signifie dans lEcriture,
Accabler de misère, de même que les épis sont brisés par le traînoir, ou foulés aux pieds par les bœufs. Plin.1. 18. c. 30. Messis alibi tribulis in area, alibi equorum gressibus, alibi perticis flagellatur.
1. Persécuter, affliger, opprimer, accabler de maux. Amos. 3. 11. Tribulabilur et circuielur terra : Laterre sera foulée aux pieds, comme le blé Pest dans l’aire ; c’est-àdire, sera fortaffligée. Cette métaphore setire de la coutume de battre le blé, ou le séparer de la paille ; ce qui se faisait, ou en le faisant fouler par les pieds des bœufs, ouen broyant la paille par des traînoirs armés de dents de fer. Il marque la ruine du royaume d'Israël par les Assyriens. Soph. 1. v. 14. 17. Tribulabo (ἐκθλίδειν, homines : J'affligerai les hbomines. Ps. 3. 2. Ps. 12. 5. et souvent ailleurs. D'où vient,
Tribulans, tis : Persécuteur , tyran, qui maltraite etafflige. Thren 1.5. Ducti sunt in caplivitate ante faciem tribulantis (θλιδωνῚ : Es ont été emmenés en captivité devant leurs persécuteurs, qui les chassaient devant eux
189 TRI comme on fait les troupeaux de bêtes.Ps. 77.