‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 116 sur 429 · Utnon · texte numérisé non relu

Utnon

â-dre une grande abondance de fruits. Job.

ὃ. 26. Ingredieris in abundantia sepulcrum, sicul infertur acervus trilici (θη μωνία ἄλωνος) ir tempore suo : Vous entrerez fort âgé dans le tombeau, comme l’on porte dans îe grenier grande quantitéde blé au temps de la moisson.

Mais, Cantic. 7. 2. Acervus tritici : Un tas de blé, marque le devant de la robe de l'Epouse, tissue d’une broderie de gerbes de blé et de lis; d’autres l’expliquent simplement de la taille d'un corps bien fait. Et castigato planus sub pectore venter. Autrefois on aplanissait les monceaux de blé. :

Seminare triticum, et spinas metere : nées du blé et recueillir des épines , € "est espérer da bien et n’avoir que le mal qu ’on mérite.

Jer. 12. 15. Voy. SPINA.

Area trilici : Abondance de blé. Ose. 9. 1.

Voy. AREA.

᾿ς £xaudire triticum : Exaucer le blé, donner au blé de quoi le nourrir et le mürir.

Ose. 2. 922. Ter ra exaudiet triticum. Vor. EXAUDIRE.

Ruminare super triticum et vinum : Ne s’occuper que du boire et du manger. Ose. 19. 14. Voy. RUMINARE.

Vivere tritico : Vivre du plus pur εὐῤιλῥιϑι c'est-à-dire dans l'abondance des biens. Ose. 14. 8. Vivent tritico : Heb. Ils renaîtront comme le blé qui sort de la terre.

Confundere triticum : Perdre , gâter, faire périr le blé. Joel. 1. 17. Voy. CONFUNDERE.

Mensura tritici: Une mesure de blé. Luc.

12. 42. Ut det illis in tempore trilici mensuram. Le dispensateur distribuait autrefois à chacun des serviteurs la mesure de blé qui lui était destinée : c'était une certaine quantité de blé ou de choses que l’on donnait chaque mois à un esclave pour sa provision; Gr. σιτομέτριον, Lat. Demensum quaternos modios frumenti in mensem, dit Donat; mais combien contenait ce modius, c'est ce qui est ἐστὶ incertain.

2° La terre qui porte le blé. Joel. 1. 10. Des vastatum est trilicum : Les campagnes sonL ravagées.

89 La parole de Dieu, la doctrine du salut.

Jer. 23. 98. Quid paleis ad triticum ? Voy:

PALEA.

4° Les justes qui seront séparés des méchants au jugement dernier. Matth. 3. 12.

Congregabit triticum suum in horreum : Il amassera le blé dans son grenier, c’està-dire ses élus dans le ciel. Ainsi, c. 13:

v. 25. 29. 30. Triticum ἐνὸν δὲ 5. in horreum meum.

TRITICEUS, 4, uw. ἸΔΏΝ est de +.

ou qui appartient au froment, comme Messis triticea : La moisson du froment. Gen. 90. 14. Tempore messis triticeæ : Lorsque l’on sciait le froment. Exod. 54. 22. Judic. 15, 1. Ainsi, Simila triticea : La plus pure farine de froment. Exod. 29. 2. De simila triticea cuncla

acies.

TRITURA , Æ; ἀλοητός. — Ce mot vient de terere, broyer, et se fait du supin éritum.

15 L'action de battre le blé, ou de séparer le grain de la paille, de cr manière que cela se fasse. 4. Reg. 13. 7 . Redegerat quasi

pulverem in tritura (χαταπάτησις) areæ : Le roi les avait réduits en poussière comme est celle qui s'élève quand on bat le blé dans l'aire.

Ainsi, T'empus trilurcæ (äunros), c’est le temps de battre le blé. Jer. 51.33. Filia Babylonis quasi area, tempus trituræ ejus : Babylone est comme l’aire où se doit fouler le grain : il est temps de la fouler ete la briser comme on fait la paille dans l'aire. De ce mot vient cette phrase :

Diligere trituram : Aimer à fouler le grain et non à labourer, c'est-à-dire, aimer une occupalion libre. Ose. 10. 11. Voy. ViruLa.

2 Le temps et la saison de battre et de serrer le blé. Levit. 26. 5. Apprehendet messium trilura vindemiam : L'abondance du blé sera si grande, qu'avant que vous l’ayez pu serrer, vous serez surpris par les vendanges. Voyez APPREHENDERE.

3° Ceux qui sont opprimés et affligés, comme le grain que l’on foule dans l'aire, Isa. 21. 10. Tritura ( ὀδυνώμενοι) mea : Vous que je laisse dans loppression; et Fit areæ : Vous que je laisse briser comme la paille dans l'aire. Dieu parle à son peuple, qu'il laissait affliger pour le faire revenir à lui.

TRITURARE; ἀλοᾷν. — Ce verbe, qui vicr{ de tritura, signifie proprement battre le blé ou séparer le grain de la paille, ce qui se fuit en deux manières :

1° En foulant le blé avec des traînoirs, qui brisaient la paille avec des pointes de fer.

158. 28. v. 27. 28. Non in serris triturabitur (καθαιρεῖν) gith : Le gith ne se foule pas avec des pointes de fer. Non in perpeluum trilurans trilurabit illum : Celui qui brise ὁ bé ne Je brise pas toujours, c. #1. 15. Posui te quasi plaustrum trilurans novum , habens rostra serrantia : Je vous rendrai comme un de ces chariots tout neufs qui foulent les blés, qui ont des pointes et des dents de fer.

D'où vient friturare, pour opprimer, affliger, perdre, défaire. Isa. 25. 10. Triturabilur (χαταπατεῖσθαι) Moab sub eo: Moab sera brisé comme le sont les pailles par la roue d’un chariot. Isa. 41.15. Triturabis montes : Vous briserez les montagnes. Le prophète parle au peuple de Dieu, qui était la figure des apôtres et des fidèies de l'Eglise naissante, qui devaient soumettre à Jésus Christ les puissants de la terre; ce qui s'entend à la lettre, Amos 1. 3. ÆEo quod trituraverint (pige, Serra secare) in plaustris ferreis Galaad : Je ne changerai point l'arrêt que j'ai prononcé contre Damas, parce qu'il ἃ fait passer des chario!s armés de fer sur les ha bilants de Galaad. Cela est arrivé sous Hazaël, roi de Syrie, à qui Elisée avait prédit en pleurant qu’il exercerait ces sortes de cruautés. k. Reg. 8. 12. C’est ainsi que David en ἃ usé à l'égard des Ammonites. 2. Reg. 12. 51. 1. Par. 90. 3.

2° En foulant le blé par des bœufs qui brisaient la paille avec la corne de leurs pieds. 1. Cor. 9. v. 9. 10. Non alligabis os bovi trituranti : Vous ne lierez point la bou-

DiCTIONN, DE PHILOL, sAGRÉE. IV.

che du bœuf qui foule le grain. C’est un préceple de l’ancienre loi. Deut. 95, 4. Non ligabis os bovis terentis in area fruges tuas.

Mais 5. Paul l'applique au soin que l’on doit

avoir de l'entretien des pasteurs. 1. Timoth.

5. 18. C’est à quoi il est fail allnsion., Ο-6. 10. 11. Ephraim vitula docta diligere trituram : Ephraïm est une génisse qui s’est accoutumée οἱ qui se plaît à fouler le grain. Le prophète compare le peuple des dix tribus, qui était insolent εἰ qui aimait à dominer les autres, à une génisse qui n'aime pas à labourer, mais qui se plaît à fouler le grain, parce qu'’el'e en prend des épis de temps en temps. Ainsi, Mich. 4, 13. Surge et tritura , filia Sion : Levez-vous, fille de Sion, et foulez la paille, car je vous donnerai une corne de fer, je vous donnerai des ongles d’airain, el vous briserez plusieurs peuples. Cela s’entend principalement des victoires que l'Eglise a remporlées dans toute la terre contre ses perséculeurs el ses ennemis. Quoique cette corne el ces ongles marquent ici la manière dont les bœufs foulaient le grain, néanmoins d'autres croient que c'était en traînant sur le grain quelques instruments pour le tirer de la paille.

TRIVIUM. n.— Ce mot vient de tres et de via, el signifie, à prendre le mot à la rigueur, un lieu où aboutissent trois chemins; mais il se prend ordinairement pour un carrefour où aboutissent plusieurs chemins. Isa. 15. 3. In triviis (rharsix) ejus accincti sunt sacco : Les Mouibiles sont dars les carrefours et les rues passanles, revêlus de sacs

TRIUMPHALIS, €. — De triomphe, qui apparlieul aux triomphes. 1. Reg. 15. 12.

Nuntiatum est Samueli quod venisset Saul in Curmelum, et erexisset sibèi fornicem triumphalem : On vint dire à Samuel que Saül était venu sur le Carmel, où il s'était dressé un arc de triomphe.

TRIUMPHARE. — Ce verbe, qui vient du gr C Opraubeeuw, Siguifie proprement :

1° Avoir l'honneur du triomphe, après avoir vaincu les ennemis , selon la coutume des Romains et des autres nations, à quoi saint Paul fit allusion, Coloss. 2. 15. £xspolians principalus et polestates, traduxit confidenter palam triumphans illos in semetipso :

Ayant désarmé les principautés ct les puissances, il les ἃ menées haut: ment comme en triomphe à la face de tout le monde, après les avoir vaincues par ses propres forces ; Gr. par sa croix. Sap. &. 2. In perpetuum coronala triumphat (roureveu) : La chasteté οἷς plutôt la virginité triomphe et est couronnée pour jamais d’une gloire toute particulière, parce que les vierges suivront l’'Agneau par< tout où ilira, après avoir remporté le prix dans les combats pour la chasteté.

2 Faire triompher. 2. Cor. 2. 14. Deo gra- Lias qui semper triumphat nos in Christo Jesu : Je rends grâces à Dieu qui nous fait toujours triompher en Jésus-Christ, c'est-à-dire, qui triouwphe en uous par les victoires qu'il nous donne sur les démons, et nous fait surmonter tous les obstacles qui s’opposent à l’établissement du règne de Dicu. Ce verbe se

met avec l’accusatif par la conjugaison hiphil, qui double la signification des verbes.

3 Insulter, se moquer. Ezech. 22. 5. (πώ uxta sunt , et quæ procul a Le triumphabunt (ἐμπαίζειν) de te : Les nations voisines et celles qui sont éloignées se moqueront de vous avec insolence; Heb. ludificabunt te.

TRIUMPHATOR, 15.— Qui est triomphant, qui reçoit les honneurs du triomphe ; dans l'Ecr., .

Qui fait triompher, qui fait remporter les victoires et les triomphes. 1. Reg. 15. 29.

Porro triumphator in Israel (ἅγιος τοῦ Ἰσραὴλ) non parcet : Celui qui fait triompher Israël, et qui est l’auteur des victoires qu'il remporte, ne pardonnera point. Ce nom verbal esl en biphil.

TROAS, apis; Gr. Too, Perforuta. — Ville de l'Asie Mineure, sur la côte de l'Hellespont, environ à une demi-lieue des ruines de l’ancienne Troie. D’autres croient que c’est le pays où était la ville de Troie. Act. f6. v. 8. 11. Navigantes u Troade : Nous étant embarqués à Troade. H paraît que c’était un port de mer. 6. 20. v. 5. 6. 2: Cor. 2. 12. 2. Tim. 4. 13.

C’est à Troade que saint Luc commence à se mettre du nombre des compagnons de saint Paul; jusqu'ici il en avait parlé en troisième personne, mais dans presque tout le reste du livre il paraît qu’il l’a toujours suivi partout. Ainsi il faut, où qu'il ait attendu l’Apôtre à Troade , οὖν qu'ayant été choisi par les fidèles d’Antioche pour l’accompaguer dans ses voyages , il le soit venu joindre là, comme l’Apôtre semble le dire dans la seconde aux Corinthiens. ὁ. 7. 9.

TROGLODYTÆ, κῦμ, Hebr. 225 (suciim) uncti ou obumbrati. — Ce mot est grec, et vient de τρώγλη, caverna , et de δύω, subeo ; Τρωγλωδύται, peuples d’Ethiopie, appelés Troglodytes, parce qu'ils habitent dans des cavernes. 2. Par. 12. 3. Nec erat numerus vulgi quod venerat cum 60 ex Ægypto, Libyes scilicet et Troglodytæ et Æthiopes : Le peuple qui était venu d'Egypte avec lui ne se pouvait compter, savoir : des Libyens, des Troglodytes et des Ethiopiens. D'autres prennent les Troglodytes pour des Arabes, qui logeaient sons des tentes.

TROPHÆUM , τ; Gr. τρόπαιον. — Ce mot vient de τρέπειν, mettre les ennemis en fuite, d’où se fait τροπή, la fuite des ennemis ; ainsi on devrait écrire Tropæuwm.

Trophée, monument dressé des dépouilles des ennemis, pour marquer leur défaite.

D'où viennent ces phrases :

Capere trophœum : Prendre des trophées sur les ennemis, c’est-à-dire, en tirer de grands avantages par leur défaite. 2. Mach.

>. 6. Arbitrans hostium et non civium trophæa (χαταδάλλεσθαι, Conslituere) capturum : Jason, faisant main basse sur ses compatriotes, 51maginait remporter des avantages sur ses ennemis.

Statuere trophœum de aliguo : Remporter sur quelqu'un une pleine el entière victoire. 2, Mach. 15. 6. Cogitaverat commune tro-

phœum (συνίστασθαι, Consfituere) statuere de Juda : Nicanor avail résolu de dresser un trophée commun de la défaite de Juda et de tous ses gens. ,

TROPHIMUS, Gr. Altor ou alumnus.— Ce mot vient de τρέφειν, nutrire.

Trophime, natit d'Ephèse, qui a suivi saint Paul dans la Grèce et dans la Syrie, et qui, l'ayant aussi accompagné dans son voyage de Rome, demeura malade à Milet. Act. 20, k. ©. 21. 29. 2, Tim. #. 20. Trophimum reliqui infirmum Mileti.

TRUCIDARE. — Ce verbe vient de frux, ets, οἱ de cædo. )

Tuer cruellement. 1. Reg. 22. 18. Jrruil in sacerdotes, et trucidavit. in die illa octoginta quinque viros veslitos ephod lineo :

Doeg, Iduiséen, se tourna contre les prétres, se jeta sur eux, et (μὰ ce jour-là qua tre-vingi cinq hommes qui portaient l’éphod de lin. Ps. 36. 1%. Ezech. 16. 40. 1. Mach. 1. Y. 69. 63. etc.

TRULL2A, 2. — Ce mot est un diminutif de truc, un écumoir, et signifie pot à uriner, οἷν un pot un peu large, avec un manche, pour boire, ure truelle ; dans l'Ecriture :

15 Cuiller, nappe, ou vase à divers usages en général. 4. Reg. 95. 14. Ollas quoque œreas et trullas (θυΐσχη)., el omnia vasa œrea in quibus ministrabant tulerunt : Is emportèrent aussi les marmites et tous les autres vases d’airain qui étaient en usage dans le temple. Le mot hébreu est interprété diffé remment. Voy. PHraLa.

2% Une truelle de maçon. Amos 7. vw. 7. 8.

Ponam trullum (ἀδάμας) in medio populi meë Israel : Je ne me servira plus à Favenir de la truelle parmi mon peuple d'Israël (ponam est mis pour deponam). Le prophète compare son peuple à une vieille muraille qu’ik avait crépie pour la soutenir encore quelque temps ; mais il déclare ici que le temps ἀθ sa miséricorde est passé, et qu’il est résolu de les abandonner à leurs ennemis. Ecce Dominus stans super murum lutum : Je vis le Seigneur au-dessus d'une muraille crépie ; GT. ἀδαμαντινός. Hebr. ad normam : Dressé à la ligne ; selon l'Hébreu, Dieu paraît ici sur une muraille dressée à la ligne , et ayant le plomb à la main, pour marquer que, comme la Sagesse, figurée parce plomb et cette ligne, les avait élevés à ce comble de grandeur où ils étaient alors , ainsi sa justice les détruirait, en gardant une admirable proportion entre leurs crimes et leur supplice, parce qu’il ne pouvait plus dissimuler leurs désordres.

TRUNCARE. — Ce verbe vient de éruncus, et éruncus de τρύχειν,

T'erere, absumere, user, consumer, et si gnifie proprement, tronquer, rogner, çouper par le bout ; et dans l’Ecr. :

Frapper, blesser, tuer. Judic. 7. 12. Mutua se cœdle truncabant : Hs setuaient les uns les autres.

TRUNCUS, 1; στέλεχος, — 4° Tronc d'arbre.

Job. 14.8. Siin pulvere emortuus fuerit trun« cus illius : Quand bien même son trone serait mort dans la poussière, il faut πόθ πα

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