Populus de umbilico terræ descendit
Voilà un grand peuple qui sort des lieux éminents de la terre ; c'est-à-dire, des montagnes. Ainsi, Ezech. 28. 12. Possidere cœpit el esse habitator umbilici terræ : Qui commençait à habiter et à posséder celte terre remplie de collines fertiles : c’est la Judée qui était pleine de montagnes ; mais d’autres lPentendent du milien de la terre, ou du monde habitable, parce qu’on prétend que la Judée en fait le milieu.
UMBRA, Æ ; σκία. — On croit que ce mot vient du Grec ôpépos, imber, soit parce que les nuées font des ombres, soit parce que toutes les ombres sont humides ; c’est proprement l'air qui n’est point éclairé du soleil, ce qui se fait par l’opposilion de quelques Corps, εἴ surtout des nuées.
1° L'ombre, Act. 5. 15. Ut, veniente Petro, sallem umbra illius obumbroret. quemquam illorum : Afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins en couvrit quelqu'un d'eux, et qu'ils fussent guéris de ieurs maladies. Marc. 4. 32. Jon. 4. v. 5. 6. 3. Reg. {4. 5. etc. De là vient, Umbræ longiores : Des ombres plus grandes; ce qui se fait le soir.
Jer. 6.8. γώ nobis quia longiores factæ sunt umbræ vesperi : le prophète fait parler les Chaldéens qui viennent assiéger Jérusalem, et qui dans l’impatience où ils étaient de la détruire, étaient fâchés que la nuit vfut ; lorsque, comme dit le poële (Virg. Eclog.1 et 2):
Et sol crescentes decedens duplicat umbras.
Majoresque cadunt altis de montibus umbræ.
Mais parce que l'ombre ἃ plusieurs pro-
priétés, ce mot signifie,
2% Ce qui s’évanouit, se dissipe el passe vite. 1, Par. 9, 15. Dies nostri sicut umbra super terrum : Nos jours passent comme l'ombre. Job. 8.9. e. 14,2. Homo fugit velut umbra : L'homme s’évanouit comme ombre:
Ps. 101. 12. Ps. 103. 22. Ps. 143: Eceli. 7,