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té. e. k. 10. Ecc!. 7. 2. Melius est nomen bonum quam unguenta (ἔλαιον) pretiosa : La bunne réputation vaut mieux que les parfums précieux. Mais comme les mouches qui meurent dans le parfam en gâtent la bonne odeur, ainsi la moindre imprudence lernit l'éclat de la sagesse et de la gloire. Eccl. 10. 4. Voy. Musca.
2. Ce qui réjouit l’esprit. Prov. 27. 9. Unquento el variis odoribus delectatur cor : Le parfum et la variété des odeurs est ia joie du cœur ; ainsi les bons conseils d’un ami sont les délices d’une âme. 1] en est de même de l’anion fraternelle. Ps. 132. 2. Sicut unquentum, ele. Voyez ci-dessus.
UNGUIS, 15; ὄνυξ. Ce mot vient du génitif grec ὄνυχος, d'où se fait le nominatif unguis, et signilie :
15 Un ongle, espèce de corne qui vient au bout des doigts de Fhomme et de certains animaux, qui croît et qui est insensible.
Deut. 21. 12. Radel cœæsariem et circumcidet ungues (περιονυχίζειν) : Elle rasera ses cheyeux et coupera ses ongles; l'Ecrilure parle des femmes étrangères prises daus la guerre.
Ces cérémonies regardaient peul-être une manière de se purifier des superslilions du paganisme; Heb. Faciet ungues; c'est-à-dire, laissera croître ses ongles, parce qu’elle devait demeurer dans le deuil pendant un mois.
Dan. k. 30. Donec capilli ejus in similitudinem aquilarum crescerent, el ungues ejus quasi avium : En sorte que les cheveux lui crurent comme les plumes d'un aigle, et que ses ongles devinrent comme les griffes des oiseaux. Daniel parle de Nabuchodonosor, qui, ayant voulu être comme Dieu, fut réduit au rang des bêtes.
2 Une grande puissance ou de grandes forces marquées par des ongles de fer. Dan.
7. 19. Dentes et unques ejus ferrei : Les dents et les ongles de la quatrième bête étaient de fer. Cette quatrième bête était le royaume des Séleucides en Syrie, et des Lagides en Egypte. On le peut bien entendre aussi de l'empire romain, à cause de la ressemblance qu’eurent entre eux ces deux empires pour ce qui regarde la persécution des saints. Voy. BESTIA.
3° Un instrument qui sert à couper, à tailler ou trancher, comme canif, lancette ou autre de cetie sorte qui ἃ la ressemblance de l'ongle. Jer. 17. 1. Peccatum Juda scriptum est style ferreo in ungue adamantino : Le péché de Juda est écrit avec une plume de fer et une pointe de diamant. D'autres expliquent in ungue adamantino : Sur une plaque de diamant, polie comme est l’ongle : le prophète veut dire que le péché des Juifs est ineffaçable et qu'ils y sont endurcis, et partant qu'il les faut punir. Ce pécké est celui de l’idolâtrie dans lequel les Juifs retombaient toujours, nonobstant les châliments que Dieu exerçait contre eux.
UNGULA, Æ; ὁπλὴ. De l’accusatif ὄνυχα, unga; d’où vient ungula, qui signifie :
4° La corne du pied d’un cheval, d’un bœuf et des autres animaux qui n’ont point de doigts. Job. 39. 21. T'erram ungula (ποῦς, pes)
UNG 458 fodit : Le cheval frappe la terre du pied. Voy. Fopere. 4. Reg. 9. 35.
Les Juifs pouvaient manger des animaux dont la corne du pied est fendue, et qui ruminent. Lev. 11. 3. Omne quod habet divisam ungulam (ὀνυχιστήρ) et ruminul in pecoribus, comedetis. Deut. 14. 6. Mais il ne leur était point permis de manger des animaux qui n’ont point la corne du pied fendue, ou de ceux qui l'ont, mais qui ne ruminent pas.
Levit. 11. v. 4. 26, Deut. 14. v. 7. 8. Voyez RUMINARE.
De ce mot viennent ces expressions figurées :
Ungulas equorum cadere : Que la corne du pied des chevaux tombe; c’est-à-dire, qu’eile soit rompue dans l’impéluosilé de leur course, marque une déroute telle que fut celle de Sisara. Judic. 5. 22. Ungulæ equorum ceciderunt. Au contraire, Ungulæ equorum ut silex ; Quand la corne du pied des chevaux est dure comme les cailloux, c'est une marque de force et d'avantage sur les ennemis : c’est ce qui est dit des Chaldéens qui venaient ravager la Judée. Isa. 5. 28. Ungulæ equorum ejus ut silex.
Ainsi, Ungula ærea : Un ongle d’airain, c'est une grande force pour briser celle de ses ennemis. Mich. 4.13. Ungulas luas ponam æreas : Je vous donnerai des ongles d’airain : le prophète parle à l'Eglise, en faisant allusion aux bœufs qui brisent le blé avec la corne de leurs pieds. Voy. ÆREus.
Ungulis equorum conculcare : Fouler aux pieds des chevaux; c’est désoler, ruiner, ravager. Ezech. 26. 11. Ungulis cquorum suorum conculcabit omnes plateus Luas : Nabu-— chodonosor fera fouler par les fers de ses chevaux 16 pavé de toutes les rues : le prophète parle de la ville de Tyr.
Dissolvere ungulas pecorum : Rompre la corne des pieds des brebis ; c’est exercer une domination pleine de violence sur ceux qui sont soumis à son autorité. Zach. 11. 16. Ungulus (ἀστράγαλος) eorum dissolvet. Le prophèle parle des mauvais pasteurs, ow des princes injustes et violents.
Mordere ungqulas equi : Mordre le pied du cheval; c’est dresser des piéges pour perdre. Gen. 49.17. Fiat Dan coluber in via, cerastes in semila mordens ungulas (πτέρνα) ejus. Voy. CERASTES.
Non remanere ungulam : Qu'il ne demeure pas seulement un ongle des troupeaux; c'est-à-dire, que tout doit être emmené. Exod. 19, 26. Cuncti greges pergent nobiscum, nec remanebit ex eis ungula. C'est ce que dit Moïse à Pharaon.
Unquiam (vos) jumentorum aquas turbare:
Que longle “es bêtes trouble les eaux; c'est une marque qu'elles sont fréquentées; au lieu que quand l’ongle des bêtes ne les troubiera plus, c’est qu'elles seront abandonnées. Ezech. 32. 13. Non conturbabit eas pes hominis ultra, neque ungula jumentorum tur= babit eas; le prophète prédit que l'Egypte devait être désolée el déserte.
2 Ongle de fer qui servait à séparer le blé de la paille. Isa 28. 28. Mec ungulis suis
comminuet eum : Le laboureur ne rompt pas toujours la paille avec les ongles de fer, C’était l'usage dans la Judée de séparer le blé de la paille avec des pointes de fer.
3° Une espèce d’aromate appeléé onyx, parce qu'elle ressemble à l'ongle de l'homme. Eccli. 24. 21. Quasi storax, et galbanus, et ungula (ὄνυξ) : J'ai parfumé ma demeure comme le storax, le galbanum et ionyx.
C'était une des quatre espèces d’aromates que Dieu avait ordonnées pour faire le parfum qui devait servir au culte du tabernacle. Exod. 30. 34. Sume tibi aromata, stacten et onycha. Voy. ONYx.
UNICOLOR, 15: — De unus et de color.
Qui est tout d’uve couleur. Gen. 30. 85.
Cunctum gregem unicolorem [λενχὸς, albus), i.e, albi et nigri velleris, tradidit in manu filiorum suorum : Laban, ayant mis à part les troupeaux tachetés et de diverses couleurs, donna à ses enfants la garde de tout le troupeau qui n’était que d'une couleur; c'est-à-dire, qui était, ou tout blanc, ou tout noir.
UNICORNIS, 153 μονοχέρως. — Ce mot, qui vient d’unus et de cornu, signifie proprement qui n’à qu’une corne; ce qui s’entend ordinairement d’un animal. Ceux qui ont écrit de la nature des animaux, ou qui en ont fait des relations, rapportent plusieurs sortes d’animaux de terre ou de mer qui n'ont qu’une corne; mais cela se dit principalement d’un animal farouche qui s’appelle licorne, de la grandeur d’un cheval; il a une corne blanche au milieu du front, de cinq palmes de longueur, et ne se trouve qu’en Afrique ou en Ethiopie, quoique tout ce qu'on en dit est encore fort incertain, L'Ecriture ne le distingue point du rhinocéros. Voy. Raino- CÉROS.
4° Une licorne. Ps. 28. 6. Comminuet eas tanquam vitulum Libani, et dilectus quemnadmodum filius unicornium : Le tonnerre brise les cèdres aussi aisément que si c’étaient de jeunes taureaux du Liban, ou les petits des licornes chéris de leurs mères. Ποῦ}. Il les fera sauter comme de jeunes veaux : les veaux et les petits de licorne sont fort crain- Lifs.
2° Celui qui est fort et puissant, comme les princes et les grands du monde. sa. 34. 7.
Descendent unicornes cum eis : Les licorues descendront avee eux; c’est-à-dire, les princes avec le peuple. Ps. 77. 69. Εἰ œædificavit sicut unicornium; Hebr. (sicut excelsa) sanctificium suum : El a bâti son sancluaire comme les palais élevés des princes, qui sont comparés aux licornes à cause de leur force et de leur élévation; Gr. sicul monocerotis; ce que lon explique de la corne de la licorne, qui est très-forte et très-dure. Voyez SANCTIFICIUM. Ainsi, parce que la force de cet animal consiste principalement dans sa corne, COTnu unicornis, OU Cornu unicornium, marque la force et la puissance.
Soit des bons. Ps. 91. 11. Exultabitur sicut unicornis cornu meum : Ma force s’élèvera comme la corne de la licorne. Le prophète, var cette expression figurée, fait voir que
Dieu le rendra invincible contre ses ennemis.
Soil des méchants qui insultent et qui maltraitent, Ps. 21. 22. Salva me ex ore leonis et a cornibus unicornium humilitatem meam :
Sauvez-moi de la gueule du lion et dés cornes des licornes, dans cet état d’humiliation où je suis. C’est la prière que fait Jésus- Christ à la croix, plutôt pour nous que pour lui, car il était assuré qu'il serait bientôt délivré de la fureur de ses ennemis, qu’il appelle des lions et des licornes.
UNICUS, 4, UM; μονογενής. — Ce mot vient d'unus, οἱ ajoute ἃ l'unité du nombre la singularilé, et signifie : je
1° Qui est unique et seul de même nature.
Sap. 7. 22, Est in illa Spiritus intelligentiæ, sanctus, unicus, multiplex : Il y a dans la sagesse un Esprit d'intelligence, qui est saint, unique, multiplié dans ses effets. Cet Esprit est unique, parce qu’il ne se partage ayec aucun autre esprits Gr. μονογενής, unigenitus ; ce qui marque la seconde personne de la sainte Trinité, qui esi la Sagesse du Père.
2° Unique, fils unique. Tob. 6. 15. c. 8. 19. Misertus es duobus unicis : Vous avez eu pi-
tié de deux enfants uniques : le jeune Tobie
et Sara élaient uniques chacun de leur côté.
Luc. 7. 12 Defuncius efferebatur filius unicus matris suæ; On portait en terre un mort qui était fils unique. 6. 8. 42. c. 9. 38. 2. Reg.