‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 345 sur 429 · TN · texte numérisé non relu

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Lan (abel), probablement un lieu couvert de gazon, un pâturage, une pramie. Ce mot, peu usité tout seul (1 Sam. vi, 18), se trouve très-souvent employé en composition pour exprimer des noms géographiques comme :

που Πα ban (abel beth maachah), les plaines de Beth-Maachah, ville des Manassites située au pied du mont Livan, Il Sam. xx, 14; 1 Rois, xv, 20; II Rois, xv, 29, etc. Elle est appelée ailleurs gt -6ax (abel Maïm ) la plaine des Eaux, Il Par. xvi1, 4; et même simplement Ὧν I Sam. xx, 18.

ἘΣ ban (abel haschschittim), la plaine des Acacias, Nom. xxxu1, 49, située parmi les possessions moabites.

ὩΣ 2 Lan (abel cheramim), plaines des Vignobles, Jud. τι, 35, village des Ammoniles qui au temps même d'Eusèbe était encore fameux par l'abondance et la qualité de ses vins.

som Dan (abel mehholah), pratum Saltationis, bourg de la tribu d'Issachar, et patrie du prophète Elisée, Jug. vu, 22; I Rois, 1v, 12.

pv EN (abel mitsraim), plaines d'Egypte, non loin du Jourdain, Gen. 1, 11. Quelques interprètes lisant nv Jan (ebel mitsraim) ont traduit : le deuil des Egyptiens.

ban et ax (ubal). Ce mot, que nous ne plaçons ici que pour ne point interrompre l’ordre alphabétique, dérive plus immédiatement de la racine Das ila coulé, et signifie, d’après Je sens radical, un fleuve, uue rivière, Dan, vin, 2, 3, 0.

fax (aban), racine inusitée dans la langue hébraique, mais qui, rapprochée de ses homogènes 13,1} ἃ édilié; PEN, il ἃ jeté les fondements, paraît avoir eu priniitivement à peu près la même signification.

ax (eben), signifie, 1° une pierre en général, quelle que soit sa nature, Gen. 11, 5. — 2° Spécialement une pierre précieuse, Ex. xxvur, 9. — 5° Une pierre d’airain , une pierre calaminaire, Job. xxvim, 2. — 4° Un rocher, Gen. xuix, 24. — 5° Le poids d’unelivre, parce que les Hébreux seservaient de pierre pour peser, 66 qui ἃ lieu encore chez quelques peuples d'Orient. — 6° Un fil à plomb et par suite la ligne qu’il trace dans sa direction naturelle; une règle, Is. xxxiv, 11: 1| étendra sur elle une ligne de dévastation, c.-a.-d. il ravagera tellement le pays qu’il le réduira à une plaine immense et nue, sur laquelle on pourra sans peine faire passer une règle : c'est l'adæquare solo, des Latins. — 7° Ce mot concourt à la formation d’un certain nombre de noms géographiques, tels que :

bn TEN (eben haezel), pierre du départ, 1 Sam. xx, 19.

NA TAN (eben haezer), pierre du secours, placée par Samuel au nord de la tribu de Dan, 1 Sam. 1v, 1; vu,

ἿΞΝ (oben). Ce mot, qu'on ne rencontre qu’au duel OYJAN (obnaün), ἃ exercé la sagacité de tous les comientateurs qui, en négligeant, commie il leur errive quelquelois, le sens naturel et qui se présente

Pan 514 le premier à la pensée, se sont égarés à la recherche d’une signification étrangère à la véritable racin de ce mot. ΔΝ (oben) est une variété de as (cben), donc il signifie pierre; c'est l'idée principale : Jer. XVHI, 3, en nous représentant un vase de terre façonné sur ces obnaüm, y vient ajouter l’idée accessoire, Les pierres en effet qui servent au potier ne sont autre chose que ces deux roues ou meules de pierre de grandeur différente, placées horizontalement et unies ensemble par un axe vertical, dont l’une, la plus grande, est mise en mouvement par les pieds de l'ouvrier, tandis que l’autre, sur laquelle il place l'argile, lui sert par sa rotation simultanée à donner au vase qu'il travaille une forme régulière. Or la meule ou roue inférieure, incessamment frottée par les pieds du potier, finit avec le temps par se creuser peu à peu, et à prendre la forme concave d'un bassin. Cette circonstance frappante a servi de point de départ, et l'on ἃ appelé D'32x les larges bassins de pierre dans lesquels les Orientaux avaient coutume de plonger les enfants nouveau-nés. Ettelest le véritable sens du passage de l’Exode 1, 16.

AK (abner), père de la lumière, nom propre du général des troupes de Saül, 1 Sam. xiv, 51, etc. ; ail leurs M2R ibid. x1v, 50. LXX ᾿Αθέννηρ.

DA (abas), comme en chaldéen, nourrir avec plus d'abondance, engraisser. Peut-être la signification première de ce mot est-elle, comme le pense Gese. pius, inculquer, insérer, insinuer : le rapprochement de cette racine avec son homogène ΟἿΣ, qui signifie à peu près la même chose, le donnerait assez à penser et exprimerait bien cette espèce de violence que les nourrisseurs emploient pour engraisser certains animaux, comme les pores, les poulets, les dindons, ete. De ce mot vient le grec ἐπείσιον, le gras du ventre; et de DT2N (abous), étable, le mot βοῦς, bos, bœuf.

NY2YaN (ababuoth), f, pl., vessies, tumeurs, pustules qui soulèvent la peau. Ce mot, dont VX est prosthétique, vient naturellement du chaldéen y qui fait à la conjugaison pilpel Y2ÿ2 bouillir, pulluler, s’enfler ; d’où le syriaque KTMYT2ÿ2 pustules, et l’hébreu ny21y2n.

V2N (abats), racine inusitée dans la Jangue hébraïque, mais qui pourrait bien être une variété de va (bouts), son homogène, qui signifie être blanc, d’où le chaldéen KYaR étain, à cause de la blancheur de ce métal.

Vax (ebets), n. pr. d’une ville de Ia tribu d’Issachar, peut-être ainsi nommée à cause de ses mines d’étain, Jos. x1x, 20.

7#2x (ibtsan), d'étain, n. p. d’un juge d'Israël ainsi nommé, soit à cause de sa couleur blême et plomhée, soit plutôt parce qu'il possédait des mines d’étain, Jug. ΧΙ, 8, 10.

Pan (abak), racine inusitée en ΚΑΙ, dont le sens primitif paraît être celui de briser, broyer, fracasser (contundere, comminuere) ; c'est du moins là le sens général qui résulte de toutes les racines homogènes, dans lesquelles entre, comme élément premier, la

bilittérale Pa, et ses varielés 3, 2, F2. Du resie celte sigaification explique parfaitement celle du dérivé PIN poussière (Voyez plus bas). be

Pan (abak) signifie proprement une poussière excessivement fine et déliée, telle qu'est celle d’un corps broyé dans un mortier, Ou écrasé sous les coups répétés du marteau. C'est ce qui distingue ce mol de son synonyme 727 qui exprime plus particulièrement une poussière délayée dans de leau, un limon, de l'argile.

Dan (abakah), fém. id. : d’où vient,

bar np2 («bkath rochel), poussière aromatique, parfum, Cant. ut, 6.

ἘΝ (abar), proprement, s'élever dans l'air, soit au propre, comme l'oiseau ; soit au figuré, pour désigner la supériorité du fort sur le faible. De là deux sortes de dérivés : les uns, exclusivement consacrés aux êtres qui s'élèvent véritablement daus Pair; les autres, destinés à exprimer la force, la vigueur, lénergie, par opposition aux défauts contraires. Hiphil Yann, s'élever dans les airs en volant, Job XxxIX, 26.

La racine ΣΝ ἃ passé dans plusieurs langues ; nous trouvens le persan eber, le grec ὑπέρ, le latin super, l'allemand weber, etc., eic., qui smpliquent, comme l’hébreu, une idée d’ascension, d'élévaiion, de supériorité.

nan (ebrah), fém., même signification que le précédent, Job xxxix, 16; Ps. Lxvur, 14. 1} se dit poétiquement de Dieu, Deut. xxxu, 11; Ps. χαι, 4.

Dn72N (abrakam), Abraham, fils de Tharé, père et chef du peuple juif. Le nom de ce patriarche se tire naturellement de 2x (ab), père, et 21 (kamon), multitude ; il signifie, selon l'intention de Dieu qui le lui imposa, qu'Abraham devait être et qu'il ἃ été le père d’une multitude de peuples. Voyez son histoire, Gen. ΧΙΠ-ΧΧΠΙ.

Dan (abram). C’est le nom que le même patriarche portait avant que Dieu ne lui eût fait la promesse solennelle d’une nombreuse postérité. Il signifie pater altitudinis, de ΔΝ père, et de D" élevé, élévation, grandeur.

72 (abrech). C’est ce que prononçait le héraut de Pharaon devant le char de Joseph. Plusieurs auteurs considèreut ce mot comme l'infnitif absolu de Ja conjugaison hiphil, 2x (abrech), pour 727 (kabrech}, de la racine 2 (barach), ce qui voudrait dire en donnant à l’infinitif le sens de l'impératif : inclinez-vous , fléchissez le genou. Mais il est plus probable que c'est un mot égyptien que les auteurs juifs ont hébraïsé. Quelques-uns croient qu’il faut prononcer aurek, c’est-à-dire qu'on s'incline ; Gesenius préfère la prononciation aperek, inclinez la tête.

MAN (abschai). Voyez ROYAN (abischai).

o'bvas (abschalom), père de La paix, nom propre du fils de David et de Maacha, Il Sam.ux, ὃ; 1 Ρδγ. πὶ, 2.

nan (oboth), nom propre de la trente-sixième station des Israélites dans le désert, Num. χχὶ, 10; xxx, 44,

Nix (aga), racine inusitée dont le sens paraît être, comme en arabe, fuir, s'échapper.

ΝᾺΝ (age), fugitif, nom propre du père de Samma, I Sam. xx, 44. |

Δὰν (agag), inusité, probablement comme son équivalent en arabe : brûler, être ardent.

ΔᾺΝ (agag), nom propre des rois amal!écites, Nomb. xx1v, 7; I Sam, xv, 8, 9, 20, 32.

AN (agagi), nom commun aux descendants d'Agag et en particulier d'Aman, Esth. πὶ, 4, 10; vin, 5, 5, Josèphe (Arch. x1, 6, 8 5) le rend par ᾿Αμαληχίτης.

72N (agad), inusité en hébreu; en chaldéen, lier, réunir en faisceau. En arabe, celte racine, outre ce premier sens, signilié encore voûter, former en voûle, parce que celte sorte de construction, où toutes les pierres soni liées ensemble οἱ s’appuieni les unes sur les autres, est la plus solide et la plus durable. Les racines homogènes sont ἸῺΝ (achad), ἫΝ (akad), 53(gid) sous lesquelles on trouvera quelques autres réflexions. Remarquons seulement que Ja bilittérale 53, qui est la formatrice de toutes ces racines, ἃ passé dans quelques langues, comme en latin catenæ, des chaînes ; allemand gatten, réunir, associer, etc. ;

na (aguddah), f., signifie, 1° un nœud, un lien, Jer. Lvin, 0. — 2° Ce qui est rassemblé sous un même lien, un faisceau, Ex. x, 22. — 3° Métaphoriquement, une :éunion d'hommes, qui forme comme un faisceau uni par un Lien moral, Il Sam, 11, 25 : nous disons également en français : une bande, une poiguee d'hommes. — 4° Une voûte, ou ouvrage fait en forme de voûte: c’est le sens de l'arabe cité plus haut. Amos 1x, 6.

SN (egoz). Ce mot, emprunté au persan, signifie une noix, Gant, vi, 44.

"AN (agour), nom d’un sage, fils de Jakeh, auquel est attribué le chapitre trentième des Proverbes. Ce n’est peut-être qu'un nom symbolique; et le savant M. Drach pense, avec plusieurs autres interprètes, que sous ce nom il fout entendre Salomon lui-même. Quant à son étymologie, ce mot paraît venir de la racine =3x rassembler, recueillir ; il signifierait donc un membre d’une assemblée de sages, et serait alors plutôt un titre qu’un nom véritable, équivalent à notre mot français, académicien.

nan (agorah), une petite pièce d'argent, un petit écu, 1 Sam. 11, 36. La racine est ΣΝ (agar), recueillir. (Comparez le latin stips dans la locution stipens colligere.)

δὴν (agal), racine inusitée dont le sens est assez difficile à fixer. tlomogène de bb, de l'arabe et de ses dérivés, qui tous expriment une affluence, un rassemblement d’eau, il est assez probable, selon la pensée de Gesenius, que ce verbe participe à ces différentes significations , qui expliquent assez bien du reste les dérirés de cette racine.

Je croirais volontiers que la bilittérale LA est la racine première qui a concouru à former la plupart des mots grecs, latins, aliemands, etc., dont le sens

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représente une des mille propriétés de l’eau tranquille et stagnante, par exemple : grec γαλήνη, calme de la mer ; ἀγλαός brillant, pur, tranquille, γλαὔσσω, brilier ; γλάφω, γλύφω polir; γλήμη, chassie, qui ternit la pureté des yeux, comme ces herbes parasites qui s’allongent sur la surface des eaux ; γλήνη, prunelle de l'œil, où les objets se viennent peindre comme dans une eau elaire et limpide; κάλαμος, calamus, roseau qui croit sur le bord des eaux; χαλός, beau ; χάλχη calthas, souci des marais; χλέος, gloire, etc., οἴου: latin glacies, gloria, glaucus, calvus, dout la tête est polie, clarus, ete. ; allemand, glatt, aplanir, polir; glatz, chauve; glanz, reflet brillant , tel que celui que projette l’eau frappée par le soleil; glass, verre; kahl, chauve, ete., eic.

Lan (egel). Ce mot ne se lit que dans Job, xxx VI, 98 : oo an (eglaital), dont l'interprétation la plus commune est : des goultes de rosée; cependant plusieurs modernes expliquent avec Gesenius les receptacles célestes de la rosée. C'est, ce nous semble, le sens le plus naturel de ce passage, et celui qui convient le mieux avec la signification que nous avons cherché à établir pour la racine.

ON (eglaim), deux étangs ; nom propre d’une ville de la tribu de Rubeu, Esth. xv, 8.

Dan (agam), racine inusitée. En arabe, elle désigne trois états particuliers de Peau qui se corrompt: 1° Elle s'échaulfe et fermente. — 2e Elle s’aitiédit et

"se corrompt. —-3° Elle devient nauséabonde et dégobütante. En chaldéen, Τὸν signifie s’autrister, éprouver de la peine et peut-être du dégoût; c’est 10 nom de la cause donn: à l'effet qu’elle produit.

D3N (agam). 1° Étang, marais : il se dit proprement de ces eaux stagnantes et épaissies par le limon qu'elles entraînent, qui séjournent dans Pintérieur des terres après les inondations du Nil, Ex. vu, 19; vit, 1. — 2° Un marais rempli de joncs et de roseaux, Jer, τι, 52.

D: (agem), triste, chagrin. Ce mot ne se trouve qu'une seule fois dans Is. x1x, 10 : W23 VIN tristes animo. Ce sens se rattache à la signification chalduique que uous avons rapportée plus haut. Vouez ΔΝ (agam).

J'aa et POAR (agmon). Ce mot ἃ des sens tellement éloignés, chaudière et roseau, qu'on n’a pu jusqu'ici en découvrir l’analogie cachée; cependant, selon nous, rien ne paraît plus facile; il suffit de se rappeler les significations que nous avons données à la racine DEN, et l’on verra que MDN s’y rattache d’une manière plus ou moins directe. Ce mot signifie en “effet : 40 Une eau échauffée, une eau bouillante, et par métonymie le vase qui la contient, une chaudière, Job χει, 12. — 20 Un étang d’eau corrompue et nauséabornde, et, par la même figure, les plantes qui y croissent el s’y nourrissent, des roseaux, ls. Lvur, 5. — 3° Corde, corbeille, parce que les roseaux et les plantes aquatiques en étaient la matière première, Job χι,, 26. Nous disons un jonc pour une canne faite d’un jonc; du lin pour une toile de lin, etc.

ΤᾺΝ 548 (agan), racine inusitée , mas probablement comme l'arabe, fouler aux pieds, écraser : et par catachrèse, laver du linge, parce qu’on foule ef presse le linge pour en exprirer toutes les souillures.

ὯΝ (aggan) signifiera done proprement le vase dans lequel on lave, grec λουτήρ; puis un vase en général, et enfin tout ce qui sert à contenir un liquide. De là le grec ἀγγεῖον, vase; NAN PIN (aggin aba), craier viroris, Aganippe, fontaine d'Hippoerène, dont la source est entourée de verdure ,

Margine gramineo patulos succinetus hiatus.

pu μὰ

“2x (agar),fut. 2x (ieegor), désigne proprement l’agglomération, le rassemblement des solides, de même que by, bb, ses homogènes expriment le rassemblement, l’agglomération des liquides. Dans les langues de la même famille, cette racine signifie encore faire gain, gagner, être récompensé; mais ici reparaît encore l’idée doinante et génératrice de collection. D'où ἀγείρω, aggrego, assembler ; ἀγορά, marché, place publique où l’on s’assemble.

FAN (agorah ), petit écu d'argent ainsi nommé, soit parce qu'il valait à lui seul autant que plusieurs autres pièces de monnaie de moindre valeur, soit plutôt piree que c'était le tribut fixé par ceux qui en faisaient le relevé ou la collecte. 1 Sam. n, ὅθ.

NN (igra), chald. et Krm3N épitre, lettre, la même qu’en hébreu nan, Esd. 1v, 8, 11, etc.

EAN (egroph), m., pour A3, de δ; le poing.

Ex. xxvu, 18; JS. Lvit, 4.

binsax (agartal ). Les interprètes sont à peu près d'accord sur la signification de ce mot, mais ils diffèrent beaucoup sur sa composition. Les uns veulent qu'i soit formé de "3x recueillir, et de Lu la rosée. Le Talmud de Jérusalem le fait venir de ΔΝ rassembler, et de nt agneau; parce que, dit-il, c’est daus les coupes ou bassins que l’on recueillait le sang des ‘agneaux immelés. D’autres auteurs croient reconnaître dans ON des traces du grec χάρταλλος qui signifie corbeille chez les Septante, et ils traduisent en conséquence; enfin , Gesenius, auquel sa connaissance profonde des langues sémitiques donne un grand poids en celte matière, pense, peut-être avec ie plus de raison, que ce mot est pour Lun qui lui-même n’est qu'une forme allongée de D; or boy, à cause de l’affinité des lettres ἃ et P, n’est autre chose que Sp qui en hébreu signifie tuer, en syriaque immoler : ainsi ΔΝ voudrait dire proprement le vase d’immolation; ce sens se rapproche beaucoup de celui du Talmud, et donne ainsi à l'opinion du savant hébraïsant un haut degré de probabilité.

nan (iggereth)}, f. plur., NAN (iggeroth). Ce mot de bas hébreu (Gesen. Lex.) se dit particulièrement des lettres et des édits émanés d’une autorité royale ou publique, I Par. xxx, 4. Sa racine est AN, courrier public, mot d'origine persane , qui a passé avec sa signification dans le grec ἄγγαρος. "ὯΝ lui-même remonte à un radical antérieur qui pourrait bien

avoir formé le néopersan engariden peindre, écrire, d'où engare, un écrit, une lettre, et par suite celui qui la porte, un courrier.

ἽΝ (ed), Voyez DK.

ΤῊΝ (odoth), Voyez T\TN.

27N (adab), comme 2nN7 dont les radicales sont transposées ; maigrir, tomber en langueur; I Sam. 1:09.

bats (adb'el), nom propre du fils d’Ismael ; il signifie probablement, selon l'arabe, le miracle de Dieu, comme si l'enfant de la servante Agar eût voulu consacrer dans le nom de son propre fils le miracle de son salut désespéré au milieu du désert, Gen. xxv, 15.

TN (adad), racine inusitée; en arabe elle se dit du malheur qui survient ou menace.

ΤῚΝ (adad), nom d'un Iduméen, I Rois, n, 17. Il est aussi nommé 71.

nn (adah), racine inusitée, dont le sens est probablement le même que celui de ses homogènes ΠῚΝ ei ΓΝ il a passé. Voyez NN.

TN (iddo), infortunium ejus; ἢ. pr. m. Esdr. vin,

TN (adon). Ce mot signifie proprement et dans toute la force du terme, un maître; signification qui implique celle de soutien, de base, de fondement, idée étroitement liée à la racine TR. Mais la notion de maître suppose, 4° le droit de disposer; 2° celui de régir, de gouverner ; de là le nom de FIN donné à tous ceux qui participent plus ou moins à l’une ou à l’autre de ces facultés : ainsi au propriétaire d’un champ, etc. I Rois, xvi, 24; au chef des esclaves, Gen. xxiv, 14, 27 ; xxxix, 2, 7; aux rois, seigneurs et maîtres de leurs sujets, Is. xxvr, 15; au mari relativement à sa femme, Gen. xvu1, 42 (compar. allem. Eheherr; grec ἄυριος γυναιχός ); aux ministres et aux gouverneurs attachés à la personne des princes, Gen. x£v, 8; enfin, et de la manière la plus parfaite, à Dieu lui-même, régulateur suprême, maître et Seigneur de toutes choses, Is. 1, 43. De cette application propre et littérale il en est résulié une autre, impropre el figurée. Car on a donné ce nom par respect, amour, flatterie ou politesse à ceux-là mêmes qui n'avaient rien pour mériter ce titre, mais que l’on désirait se rendre favorables. Gen. xxx1, 35 ; Num. χη, 11: LReg.r, 17, 18; 11 Sam. χιν, 9 ; Gen. ΧΧΧΙ͂Σ, 8, 16, 14, 15, etc. C’est ainsi que nous disons, en nous adressant à un évêque : Monseigneur, quoique nous sachions bien que ce titre est purement honerifique. C'est par une raison contraire que l'usage ἃ ,prévalu depuis longtemps de mettre au bas des lettres certaines formules exagérées qui expriment le degré de considération que l’on a pour la personne à qui l’on écrit; comme par exemple : votre très-humble, votre très-obéissant servileur ; votre serviteur tout dévoué, eic. Ces phrases et autres semblables sont connues, employées et appréciées de tout le monde, quin'yattache que l'importance minime qu'elles mériteut. Le pluriel OY37x (adonim) siguifie les seigieurs,

Is. xxvi, 13; mais le plus souvent ce n'est qu'un pluriel d'excellence, qui se construit avec le singulier, 15. x1x, 14; Gen. xzu, 30, 33; Deut. x, A7, etc.

TN (Adonai), Seigneur. Il ne se dit que de Dieu, el convient en effet parfaitement au créateur de toutes choses, à celui qui les soutient et les gouverne toutes, Gen. xvur, 27; Jug. x, ὃ; Esdr. x, 3; Neh. 1, 11,cte., etc. C’est peut-être une preuve de la croyance des Juifs en la divine Providence. Mais ce mot, si simple dans sa signification, ne laisse pas d'offrir quelques difficultés quand il s’agit de rendre compte de sa forme grammaticale : aussi les sentiments sontils partagés. Le savant Ewald (Gramm. hébr. p. 299) et plusieurs autres le considèrent comme un pluriel accompagné de l’affixe, lequel aurait été bientôt négligé pour ne laisser place qu’à la signification unique de maître, de dominateur souverain. C’est ainsi qu'il est arrivé, par exemple, à nos mois français : monsieur (mon sieur), madame (ma dame), mademoiselle (ma demoiselle), monseigneur (mon seigneur), notre dame, où le pronom ἃ totalement perdu sa significa : tion primitive. Cette explication, qui plaît d'autant plus qu’elle paraît s'appuyer sur un fait notoire dans notre langue, Gesenius l’avait d'abord donnée dans sa Grammaire hébraïque, ὃ 86,1 οἱ 8119, V,annot. 4; mais il faut croire que de nouvelles recherches la Jui ont fait rejeter. Dans son Lexique, après avoir reproché à l'opinion d'Ewald d’être en désaccord avec l'usage bien connu de là langue, qui ne permet d’employer la forme ΣΝ qu'avec une signification plurielle, reproche qui nous paraît assez injuste, puisque c’est précisément la question à décider, il en donne une autre qui, pour être raisonnable, n’est pas aussi satisfaisante à l'esprit. Selon ce savant hébraïsant, %—(ai) serait la forme primitive du pluriel d’excellence, allongée par les grammairiens, pour distinguer 9278 le Seigneur, d'YJTN mes seigneurs. Nous laissons le lecteur libre de choisir; mais nous ne lui cachons pas que nous pencherions volontiers pour le premier sentiment, Nous ne pouvons terminer cet article sans avouer ingénament que nous ne comprenons rien à l'assertion du savant M. Drach qui, dans ses addi- Lions au lexicon de Gesenius, assure que les voyelles d'17x ont été empruntées au tétragramme 517. Nous regreltons de ne pas connaître sox Harmonie entre l'Église et la Synagegue, mais dans la question présente, nous avions jusqu'ici cru et professé tout le contraire. C’est que tout prouve, en effet, qu'YJTN ἃ prêté ses voyelles au nom redoutable de Dieu, à celui que les Hébreux affectent de ne jamais prononcer. On en verra la démonstration à l’article 5%; qu’il nous suffise en ce moment de dire que le sentiment que nous soutenons est celui de tous les hébraïsants depuis Buxtorf (Lex. hébr.) jusqu'à Gesenius(Gramm. hébr. ὃ 400, IT, annot.).

IN et IN (addon), ἢ. pr. d'un des guerriers qu reviurent à Jérusalem sous Ja conduite de Zorobabel, Esdr. 1, 59; Neh. vu, 61,

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