‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 348 sur 429 · EL · texte numérisé non relu

EL

ΤΙΝ (ahah), interjection de douleur : Ah! hélas! eheu, allem., aechzen, Jos. vu, 7.

TN (ehoud), probablement, réunion; ἢ. pr. — 4° D'un juge en Israël, Jug. τη, ἰδ. — 2° D’un autre personnage cité | Par. vu, 10.

NTIS (ahava), ἢ. pr. d’un fleuve de Chaldée, Esd, vus, 21, 31.

ΠΝ (ehi), où, Os. χα, 10. Ce mot est proprement la première personne du futur apocopé du verbe n°, pour ΠΝ. Et en effet, toute interrogation de lieu se fait par rapport à celui qui parle; ainsi, ce passage d'Osée xin, 10 : NN 7299 ὙΠΝ (ehi malc'cha epho) se traduira littéralement et proprement : Je suis (ici) ; et votre roi? Par conséquent, où est donc votre roi?

ΠΝ est encore une interjection qui s'emploie pour exciter, exhorter, railler; bien! bon! allons! courage! Os. χει, 10. Voyez le précédent.

ns (ahal), peut-être comine 557 et son correspondant en arabe : 1° Proprement, briller, miroiter

= 226 au soleil; d’où s'est formé San (ohel), une tente, qui brille, qui rayonne au soleil du désert. dan à son tour ἃ communiqué sa signification au verbe, sa racine, qui alors a signifié : — 9° Propr., remuer 52 tente, soit pour la lever, soit pour la déployer, sens qui lui est resté au Καί, Gen. xur, 42. Au piel fut. Sn? (icehal), comme le Καί; mais plus particulière. ment, fixer sa tente, Is. xm, 20. L’hiphil a conservé la signification primitive de briller, jeter, répandre de l'éclat, une vive clarté, Job xxv, δ.

nn (ohel), une tente, les tentes, et généralement tout ce qui sert à l'habitation des hommes; quoique ce mot s'applique plus volontiers aux habitations qui peuvent facilement être transportées d'un lieu dans un autre. +y2 ΠΝ est le tabernacle d’alliance ; c'était le temple des Israélites dans le désert. — De 3 (ohel), lente, vient αὐλή, aula, cour; aulœum, tente, ou tenture.

nn (oholah) ἢ. pr. d’une eourtisane, sous lequel le prophète Ezéchiel désigne l’impie Samarie, vouée à un culte profane, xx, 4.

ΝΙΝ (oholiab), la tente du père; nom pr. d'un artisan, Ez. xxx1, 6 ; xxxv, 34.

nan (oholibah), ma tente est en elle; nom pr. d'une courtisane, sous lequel le prophète Ezéchiel désigne le royaume de Juda plongé dans une honteuse idolâtrie, ΕΖ. xxim, 4.

MoN (oholibamah) , tabernacle du Très-Haut ; p. pr. de l'épouse d’Esaü, Gen. xxxvi, 14. C’est aussi le nom d’un prince iduméen, Gen. xxxvi, 41 ; I Pa- Far 02

©nx (uhalim), Nomb. xx1v, 6; Pro. vu, 17. C’est le nom d’un arbre odoriférant, que l’on rencontre principalement dans les Indes. Les anciens l’appelaient ἀγάλλοχον; les modernes ξυλαλόη; nous le nommons aloès (Linn. excæcaria agallacha). 1] est très-probable que ce mot, comme les noms grecs équivalents, est d’origine étrangère, et qu'il faut en chercher la racine dans la langue des Indes ; là, en effet, l’aloès s'appelle aghil ; Sanscr. agaru et aguru.

"AN (ahar), racine inusitée, et dont le sens est inconnu.

te (aharon), peut-être le même que ΤΥ, montagneux, avec un δὲ prosthétique. Aaron, frère aîné de Moïse, Ex. vi, 20; vu, 7; grand-prêtre des Hébreux, Ex. xxx; Lev. vit. FN 932 (δ᾽ πὸ aharon), Les snfants d'Aaron, Jos. xx1, 4. ΤΙΝ ΤῊ (beth aharon), la maison d’Aaron, Ps. cxin, 10, etc. Ces différentes expressions désignent les prêtres dont Aaron était le père et le chef. Le nom d’Aaron luimême s'applique métaphoriquement à tous les grands prêtres, Ps. cxxxur, 2,

ἽΝ (av), de la racine MR (avah), vouloir. Il ne se rencontre qu’une seule fois, et dans lesens de volonté, désir, Prov. xxx1, 4.

(0) vient aussi de FN (avah), et n’est que l’état construit de ἽΝ (av); il signifie ou, vel. On voit qu'il en est en hébreu comme en plusieurs autres lan« gues, où la particule disjonctive n’est qu'une variété

δ] du verbe vouloir (vel de velle, sive pour si velis). Du reste tous les mots qui séparent, disjoignent, restreignent le sens des propositions, sont du domaine de cette particule, et rentrent dans sa signification.

ὈΝῚΝ (ouel), probablement, volonté de Dieu; nom propre, Esdr. x, 34.

ΞῚΝ (ob), ΞῚΝ (oub), racine inusitée; en Arabe : 41° revenir, retourner, se coucher, en parlant du soleil. — 99. Aller de nuit chercher de l’eau. C'est cette dernière signification seule qui ἃ passé dans les dérivés.

τ 23 (ob), ce mot signifie une outre, une cruche, un vase propre à conteuir les liquides. Par extension, il s'applique aux devins, aux magiciens, soit parce que, dans leurs enchantements, ils affectaient une voix sourde qui paraissait sortir comme d’une outre, Soit parce qu'ils étaient ce que les Grecs ont appelé plus tard des ἐγγαστρίμυθοι, des veniriloques. Cette espèce de charlatans n’est pas nouvelle, il y en avait beaucoup en Egypte; et c’est probablement dans ce pays que les Hébreux avaient appris à les connaître. Ob a passé dans l’italien, ubbia, mauvais présage.

n'ax (oboth), les outres; nom d'une des stations des Israélites dans [6 désert, Nomb. xx, 10; xxx,

bas (obil), pour ὉΣῚΝ (obel), signifie proprement celui qui a le soin des chameaux. C'était la charge d'un Ismaélite au service de David, I Par. xxxvu, 30.

ax (oubal) et SEX (ubal), Nuyez la racine Sax (abal).

TN (oud) οἱ x (id), racine imusitée, probablement comme dans les dialectes voisins : 4° fléchir, courber ; puis Lourner, convertir, eufin aller autour, ceindre, se tourner : triple signification qui représente sous différentes formes la même idée. — 2° Peser, aggraver, opprimer ; c’est en ce sens l’'homogène de ΥῚΝ (outs) qui veul dire aussi presser, appuyer, faire instances. — 3° Avoir de la force, être robuste; c'est la conséquence et la raison de la précédente signification. Du reste ces divers sens paraissent d'autaut plus probables qu’ils se retrouvent plus ou moins dans ‘ous les dérivés, comme on le verra successivement.

TN (oud), charbon, braise, tison enflammé tout autour, et par métonymie , le fourgon qui sert à le retourner ; c’est l’idée première de la racine; Zach. ui, 2, Amos 1v, 11; Is. vus, 4.

ΤῸΝ (odoth) signifie proprement circonstances, et rappelle encore par conséquent la première signification du verbe sa racine (circumstare).

MN (avah), inusité au Καί, proprement se détourner. De cette signification primitive il en est résulté deux autres bien différentes en apparence, mais qui ont cependant entre elles une connexion intime : 1° habiter dans une auberge, parce qu’on se détourne de la route. En latin, la même analogie de forme te retrouve : diversorium vient de divertit, diversatus est, — 2° Etre porté de cœur, ce qui ne se fait voint sans une Conversion morale vers l’objet désiré ;

envier, désirer. Le dernier sens a passé dans le piel. — De là vient le latin aveo, désirer ; edot, evoe, evohe, acclamation de joie et de désir (Voyez la racine suivante); et du participe ΓΊΝΩ (m'avve), le grec μάω désirer.

L’hithpael ΤΑΝ, (hithavvah), fut. apoc.Kn (ithav), conserve la signification du piel à laquelle il ajouteune idée réfléchie : proprement se désirer, desideravit sibi, désirer pour soi, I Par. x1, 17; Deut. v, 18; Jer. xvu, 16; Prov. xxui, 3, 6.

ΓῚΝ (avah). Selon Gesenius et plusieurs autres, il faudrait admettre ce verbe comme racine nouvelle pour rendre compte de plusieurs dérivés qui sans cela ne trouveraient aucune explication raisonnable. Ces savants, rapprochant 5x de son correspondant en arabe, le traduisent par crier, jeter les hauts cris, hurler. Nous admettons sans doute aussi ce sens, mais il nous semble que, sans recourir à une création nouvelle, on pourrait, tout en conservant cette signilication réelle, l'expliquer par celle de la racine précédente. On sait en effet que le désir, l'amour chez les animaux, n’est autre que l'appétit grossier qui les pousse à rapprocher les sexes à certaines époques de l’année. Or cet appétit se fait reconnaître par certains cris ou hurlements qui avertissent le mâle et la femelle de leur présence simultanée ; il est donc probable qu’à cette manifestation brutale les Hébreux aient appliqué le même mot qui en exprime la cause, et que IN, proprement désirer, convoiter, signifie encore manifester son désir comme les animaux, et enfin hurler. De cette signification en naît enfin une dernière : comme les cris et les hurlements sont pour ainsi dire les signes authientiques par lesquels les animaux font connaître leurs besoins, ΓῚΝ ἃ pu encore vouloir dire, désigner, déterminer, décrire, et se retrouve aussi dans quelques dérivés.

mx (avvak), f. : 4° désir, convoitise, Deut. χα, ἰδ; xviu, 6; Jer. ἢ, 24. — 2° Caprice, I Sam. ΧΧΠῚ,

VAN (ouzai), probablement comme ÿx, y, robuste; nom propre d'homme, Neh. m1, 25.

bin (ouzal), nom propre d'un des descendants de Jectan, Gen. x, 27.

“x (evi), désir ou habitation; nom propre du roi des Madianites, Nomb. xxx1, 8; Jos. ΧΠῚ, 31.

ἮΝ (oi) : 4° lamentation, hurlement; c'est le résultat du désir non satisfait; Prov. xx, 29. —2° In. terjection de douleur, I Sam. 1v, 8; Js. mi, 9; vi, 5; ΕΖ. xx1v, 6, 8; Nomb. xxiv, 23; ou de menace et d'imprécation, Nomb. xx1, 29.

nYN (oiah), même signification que YN, Ps. cxx, ὁ.

by (evil), vx (evili), insensé, imprudent d'esprit ou de cœur; et dans ce dernier cas il est synonyme de pervers, méchant, etc. ; Prov. xxx, 9; Os. 1x, 7: Job v, 3; Is. xix, 11; xxxv, 8, elc.

TNA bn, nom propre d'un roi de Babylone, II Rois xxv,27; Jer. Lu, 31. Il est probable que ce now, qui signifie en Hébreu l'insensé Mérodach ou ἐφ

sou ΤΟΝ

culte insensé de Mérodach, n’est qu'un nom dérisoire donné par les Hébreux aux rois de Babylone qui soutenaient ce culte impie. Peut-être en est-il de ce nom comme de celui d’Epiphanes, dont on ἃ fait épimanes : avec un léger changement on lui a donné un sens tout contraire à sa signification véritable.

ὯΝ (aval), racine inusitée; mais dont le sens doit être analogue à celui de ses homogènes Ν᾽, ὉΝῚ; il a été pervers, insensé, imprudent, il a eu le défaut qui résulte soit de l’imprévoyance de l'esprit, soit de la négligence du cœur.

Din (oul), adv., qui marque, ainsi que sa racine le suppose, l’hésitation, l’indécision, le doute qui accompagne d'ordinaire la folie.

bin (oul) et 5x (il), racine inusitée comme verbe, mais dont les nombreux dérivés nous découvrent facilement la signification primitive. 4° Cette signification est celle de rouler, enrouler, qui lui est commune avec ses homogènes ὙΠ, 9m, 12, ὯΔ (εδλέω, εἰλύω, uw). Le premier dérivé est 5x, bélier, ainsi nommé à cause de ses cornes recourbées, qui ἃ servi à son tour de cause ou d’origine à plusieurs autres significations de la racine mère. Car le bélier étant le plus fort du troupeau, 5N ἃ signifié : 2° faire le bélier, c’est-à-dire, être fort, puissant; οἱ parce que le bélier marche toujours à la tête du troupeau qu'il commande: 5 ἃ désigné, 3° enfin le commandement, l'autorité, et tout ce qui s’avance avant, soit moralement, comme le chef, soit physiquement, comme la partie antérieure, le vestibule d’une maison, d’un palais.

Lx (oul), 4° le ventre, l'abdomen, ainsi nommé à cause de sa forme convexe, Ps. ΕΧΧΠΙῚ, ὦ. — 2° Les puissants, les primats, IT Rois xx1v, 15.

SIN (evili), c'es! le même que SN (evil) auquel on ἃ joint la terminaison adjective; insensé, imprudent. C’est ainsi qu'en allemand cette terminaison ne produit aucun changement dans la signification de certains adjectifs : narr et narrisch; thor et thæœricht, etc.

Sn (oulaï), particule composée de ἽΝ (0) et "Ὁ ({ï) ; sinon, à moins que, nisi, ei μὴ.

5x (oulai), nom de la fontaine ou du fleuve que les auteurs profanes appellent Eulée ; Dan. vu, 2.

ON (oulam), D9x (ullam), plur. D, propr. la partie antérieure d’une chose, quelle qu’elle soit; de là : 1° vestibule, portique, porche, I Rois vn, 6; Ez. xL, vis. Les LXX traduisent par πρόναος, 1 Rois vi, 3; Joel u, 17. — 2° adv. en avant, vis-à-vis, au contraire, verum enim vero, où μὲν ἀλλὰ ; Job τι, ὃ; v, 8; xl, 3. Peut-être d’après les conjectures de Gesenius, ce mot, comme adverbe, n'est-il qu’un composé de ἽΝ (ou) pour % (0) et de Ὁ syr. nb, dans le sens de nescio an non? — 5° ἢ. pr. 1 Par, vu, 46.

ΤΟΝ (ivveleth), folie; c’est le sens de ce mot dans une multitude de passages tirés des Proverbes v, 23; x, 25; x11, 16; xiv, 17, etc. — 2° Impiété. Ps. VXAVI, 6; Lxix, 6. — 3° Enfin puissance, princi-

DIR 530 pauté; et en 58 sens, il se rattache à la racine. Prov. x1v, 24.

EN (omar), élequent, disert: nom propr. Gen.

XEXYE, 11.

TN (oun) et PK (in), racines inusitées, mais dont l'élément constitutif, je veux dire la lettre n, ἃ passé dans toutes les langues, en y apportant son idée inhérente de négation, de défense, d'empêchement, de néant. Sanscrit na, no, an et a privatif; arab. nana, empêcher, défendre; pers. ne, na; zend et cophte an; grec vñ, ἄνευ; lat. nihil, ne, nemo, non, in privatif; franç., néant, nenni, nier, in, ne, non, privatif; allem. nie, nein, nicht, ohne, un, privat.; goth. ne, nei, un insepar. ; anC. norveig. nei; angl.-sax., anc. fr. ra; anc. suéd. ney; angl. no, not; à celte racine appartiennent aussi probablement les mots qui dans les différentes langues expriment l'absence, la négation de la Jumière; comme 5% pour }2, nuit; lat. nor, allem, nacht, goth. nahts, anc. norv. nott, ang.-sax. niht, anc., suéd. anc. dan. naht, angl. night, suiss. nalt, dan. nat, anc.fr., holl. nacht, gr. νύξ, nox, ete ,ete. Or cette notion de néant s'applique par analogie : 4° à la vanilé et au mensonge. — 2° A la lésèreté, et à cette facilité de vie qui n'est ni Gisiveté ni travail. — 3° Aux richesses, — 4° A la faculté d'agir; dans tous ces divers sens, en effet, l'idée fondamentale est celle du néant.

ΤῊΝ (aven) signifie : 1° vanité, spécialement celle des idoles, et de tout ce qui appartient aux superstitions paiennes ; [ Sam. xv, 23. — 9° La vanité dans les paroles, c'est-à-dire, le mensonge et la fraude, Ps. ΧΧΧΥ͂Ι, 4; Prov. xvir, ὦ. — 3° La vanité dans les actions, c’est-à-dire, le crime, Nomb. xx, 21; Job xxxv!, 21, Is. 1, 43. — Les infortunes, les misères, les calamités, Ps. Lv, 4 ; Prov. xx11, 8.

TN (on), m. propr. faculté, soit intérieure, comme la force, la vigueur, Job xvin, 7, 12; x, 16; Osée ΧΙΙ, 9; et spécialement la vertu progénératrice, Gen. xLix, 3; Deut. xxr, 17 ; Ps. cv, 36; soit extéricure, comme sont les richesses, en latin facultates ; Osée xn, 9; Job xx, 10.

TK et fn (on), cité dans plusieurs endroits de l'Écriture, Gen. xLr, 45, 50; etc., est le nom d'Héliopolis, une des plus anciennes villes d'Egypte. Il parait que c'est un ancien mot égyptien qui veut dire lumière, ou soleil : ce qui est certain, c’est qu'encore aujourd’hui les Cophtes n’ont point d'autre mot pour désigner le soleil. Quant à Héliopolis, elle était située sur la rive orientale du Nil à quelques milles de Memphis. Son nom lui venait du culte du soleil qui y était en grand honneur. Aujourd'hui de cette ville si fameuse il ne reste que des ruines qui donnent encore au voyageur une idée de sa magnificence passée.

"ΔῈΝ (ono), pour FUN (onon), robuste; n. pr. d’une vilie de la tribu de Benjamin, Esdr. n, 53; Neh. vu, 91: 1 Par Vin 42

NY2N (oniüoth), pour n'a, ;vaisseaux, navires, li Par. vu, 18,

ὨΣῚΝ (onam), robuste; n. pr. d'hommes, Gen.

xxxvi, 23; I Par. n, 26.

js (onan), id. ἢ. pr. du fils de Juda, Gen. xxx VIN, 9; xzvi, 42; Nomb. xxvi, 19.

TON (ouphaz), ἢ. pr. d’un pays célèbre par ses mines d'or, Jer. x, 9; Dan. x, 5. L'affinité des lettres Yet = qui en arabe, par exemple, sont représentées par le même sigie, donne à croire qu'ici TN n’est qu'une corruption de Y2YN (ophir).

MIENN, ON et Ein (ophir), nom d’un pays fameux dans l'antiquité, d’où Salomon tira la plus grande partie de ses richesses. Sa position géographique a fort embarrassé les critiques qui jusqu’à présent n’ont pu se réunir dans un sentiment commun. Les uns, en effet, le placent dans les Indes ; d’autres en Arabie, d'autres enfin soutiennent que le pays d'Ophir n’est autre que l’île de Madagascar. Entre ces opinions qui ont chacune leurs raisons, le lecteur est maître de se prononcer; pour nous, nous croirons plus volontiers que les Indes est le pays désigné dans l’Écriture sous le nom d'Ophir; ce qui est au moins remarquable, c'est qu’il est dans les Indes une région qui porte encore à peu près ce nom (Σουπάρα, Ὀύππαρα), qu'elle remplit parfaitement les conditions de richesses dont parlent les Livres Saints, et qu’enfin les Cophtes encore aujourd’hui n’ont pas d’autre mot pour désigner ces vastes contrées.

PIN (ophan), plur. EYSENN (ophannim), une roue Ex. χιν, 25; Prov. xx, 26. La racine est JEN que l'on verra en son lieu.

vin (outs), 4° presser, faire instances, dans le sens actif, Ex. v, 13. — 20 Se presser soi-même, par conséquent, se hâter, Jos. x, 13; Prov. x1x, 2; xxvint, 20. Quand il est suivi de ἸΏ, se soustraire, se retirer en toute hâte, Jer. xvu, 16. — 3° 11 signifie enfin être à l’étroit, être pressé : c’est le passif de la pre- Mière signification ; Jos. xvu, 15. L’hiphil a le même sens que le Καί, presser, insister , Is. xxn, 4; Gen. AIX, 49-

“X\N (ofsar), de la racine ἜΣ Ν. Il signifie trésor, magasin, grenier , et toute localité où l’on enferme,

dépose, cache quelque chose, IL Par. xt, 41 ; I Par. xxvli, 27 ; ilse dit du trésor -où étaient renfermé: les objets précieux appartenant au temple, 1 Rois, vu, 51; et encore du trésor royal ou public, 1 Rois, x1v,

ἫΝ (or), luire, reluire, briller, devenir éclatant, Gen. xLiv, 3.

Le niphal=\n3 ἃ la même signification que le Καί, Il Sam. n, 32; Job xxx, 30. Le participe "x, illustre, glorieux, Ps. Lxxvi, 5. L'hiphil ΝΠ signifie au propre comme au figuré : 1° éclairer, rendre clair, lumineux, brillant, Ps. Lxxvit, 19: Lxxxvir, 4; cv, 39; ainsi "D ΣῪ nn, éclairer les yeux de quelqu'un, c'est-à-dire, le rappeler à la vie, Ps. xut, 4; lé soulager, Prov. xxix, 13; Ps. χιχ, 9, etc. ΝΠ "© 922 éclairer la face de quelqu'un, c’est-à-dire, l’égayer, le rendre joyeux, favorable, propice, Nomb. ut, 29; Ps. xxx1, 17; cxix, 135, etc. Eclairer le

cœur, c’est-à-dire, le revêtir de sagesse , lui inculquer les principes d’une saine morale, Ps. cxuix, 130. — 2° Luire, Gen. 1, 15 ; Ex. x, 21; Is. zxvi, 19.—3° Enfin allumer, brûler, et par suite échauffer. Mal. 1, 40; Js. xxvni, 41, etc. Du reste ces divers sens ne sont que les différents effets de la lumière sur les corps ; selon leur aptitude, ils sont éclairés ou échauffés ; mais c’est toujours la même cause qui produit ces deux phénomènes.

De toutes les racines de la langue primitive, celleci ἃ été la plus féconde. On la retrouve sous une forme plus ou moins modifiée, dans toutes les langues, pour exprimér tout ce qui porte quelqu'un des caractères de son idée fondamentale : brillance, brûlement, amour, désir, une passion quelconque, éclat, ornement, lumière, bonheur, sérénité; temps, durée, heure, émanation, irradiation, couleur, elc., etc. Avant de citer quelques exemples des langues que nous connaissons, nous avertirons le lecteur que la syllabe or se transmute facilement en æ (l'anglais écrit all et prononce ol; tall, toll; kall, koll, etc.), et celle-ci en al, az. LI n’est qu'une r adoucie ; et le z a avec cette dernière lettre tant d’affinité, que les Arabes n’ont qu’un seul et même signe pour les représenter. Voici maintenant les exemples que nous avons promis.

Hébreu, raa, voir; our, exciter,échauffer ; khavar, blanchir ; hhara, hharar, brûler , échauffer , s’irriter. Naar, briller et couler ; zaar, zara, briiler, luire; dar, marbre, de dir, chaux; dour, bûcher; baour, jeune homme; baar, éclairer, expliquer; baar, brûler; sepharphara , aurore; pharphar répété comme dans aurore lui-même; abour, fièvre; camar, brûler; cour, four ; para, orner, parer, fleurir; caal, colorer, farder ; halal, briller; daar, s’allumer, etc., etc.

Arabe : nar, feu; 2eher, fleur; oured, étinceler en rouge; ourod, rose; Καί, faire cuire ; rayan, rayon; Phéuicien et Chaldéen, or, soleil; Ethiop. : kalo, faire cuire; En Tartare, gall, kol, chalon, feu, chaud, ardent; diara, flamme, etc.

Turc : cor, charbon ardent; ari, pur; gures, 50 leil; zaere, beau, joli; kar, neige, etc.

Persan : ar, ornement; cor, cyr, soleil; furuz, allumant ; εἰ, soleil; sal, faire cuire ala, flamme, etc.

Assyrien : hel, soleil. — Punique : hol, δαί, id. Copte : suzar, flamme; pire, soleil; piroks, incendie.

Arménien : or, jour ; arsa, soleil; kail, voir; shora, luire, etc.

Celtique : har, beau; orad, aouri, dorer; gor, chaleur ; bore, matin; bar, brw, colère, etc. — Esclavon : gorak, foyer. — Polonais, goram, id. — Basque, beroa, chaleur. — Etrusque : pier, orné, paré; ruz, vermeil; gori, couvert; loare, lune; calh chaud; hor, heure ; sul, sol, soleil, ete.

Gallois : harur, amour, heil, soleil, etc.

Allemand : rein, pur; zieren, orner; zorn, Colère; herz, le cœur, etc. ete. Anglais, id., id., etc.

Grec : οὐρανός, ciel; ἑορτή, jour ce fête; ὄρθρος, point du jour; ἔαρ, printemps; εἰρήνη, paix; ἀλέα,

Page 1