N. Voyez ΔΝ
Yan (arba),f.,et nya (arbaah) pour Y2. quatre, Ez. 1, 8, 10. — Duel D n2-x, quadruple, IL Sam, x, 6. — Piuriel D'YESN, quaraite, Gen. vin, 6.
Ce mot est enliu Le nom propre d'un gé:nr de la race des Euacites, Jos. x1v, 15; probablement ainsi appe:é à cause de la lai le où de 5:1: carrure,
ΟΝ (arag), fut. ΠΝ), siginlie, 1° plier, ployer, Jug. xv1, 45.— 20 Tisser comime l’araignée, 15. Lin, 5.
L'élément premier de ceite racine, 37, semble désigner proprement l'agitation el la téérié. C'est du moins là le sens qu’elle ἃ apporté daus toutes les langues où elle ἃ passé: aiusi l'arabe, Le sanserit rag, le latin regere, l'allemaud sich regen, présentem plus ou moins certe idée londauwentaie, Kewarquous ençure que l’action de ployer, εἰ surtout celle de uisser, ve se fait point sans beaucoup de mouvement. Cetie dernère même n’est que le résulut de l'allée δὲ venue de la naveile sur là tiaime. Ur ceci étant posé, ne pourrait-on pas faire dériver le nom même de l'araignée, ἀράχνη, du verbe hébreu ?
ΔΝ (ere), is 1° Eurelacement, tissu, Jug. χε, 14. — 2° Naveie, c'est la cause pour leffet; Job vu, 6.
AIN (argob), pour 237, amus de pierre, de Δ; ἢ. pr. d'un pays situé au delà du Jourdain, Deus. m, ἀ 1 Rois iv, 15. On trouve encore aujourd'hw en cel endroit ue montagne nommée Arkub.
JAN (urg'uan), comme PSaK, pourpre, I Par. 1,6.
SAN (argaz),de 3537, trembler, vacilier ; panier, manne, q on suspendait de chaque côié du chameau, 1 Sam. vi, 8. 11, 18.
72:92 (argamun), m. 1° La pourpre, couleur d'un rouge brillunt el très-estinée chez les anciens. — 9° Tout ce qui est telut en pourpre, Ex. xxv, 26, 27; Ez. xxvn, 16; Prov. xxx1, 22. — L'origine de ce moi est trè--incertaine : il est probable que c'était le nom du coquillage d’où l'on a lié la pourpre.
TN (arad), racine inusitée. Peut-être comme Τὺ fuir.
sx (arod) et 5x (ard), ἢ. pr. du petit-fils de Benjamin, Nombr. xxv1, 40, ou même de sou fils, Gen. XL\I, 21.
ITR (ardon), fugitf; n. pr., I Par. u, 18.
πον (arah), brûer, euflammer. Ce verbe n’est peutère qu'une variante de la racine "NN, luire, d'où -%N, feu. Du reste il ἃ passé dans nos langues occidentales : areo, ardeo, uro, ardens, aridus.
"+ (arou), Chaldéen voici, voyez. Nous avons déjà fait remarquer que ce mot n'était sans doute que l'impératif de NT, pour ἽΝ. C'est aussi l’opinion de Gesenius.
TON (arvad), pour FM, de T, probablement fuite, asile de fuite; n. pr. d’une ville de Phéuicie, ΕΖ. XVI, 8-10.
TN (arod), comme TM, onagre; n. pr. m., Nombr. xxvr, 17.
MN et FIN (uriah), 1° crèche, l'endroit où les animaux prennent leur nourriture dans l'é able ; l'étable elle-même, 11 Par. xxxn, 28.— 2° Ce mot désigné encore un certain nombre de chevaux destinés pour la même étable ou le même attelage, 1 Rois 1V, 26.
TION où ΤῊΝ (aroz), de cèdre, ΕΖ. xxvi1, 24. D'autres traduisent, fermé, stable : l’une et l’autre traduetion est conforme an sens de la racine.
MOTN el MON, MON siguifié proprement, 4° une longué bandelette dout le médecin se seit pour envelopper δὲ maintenir les plaies, Jer. vur, 22; Neh. αν, 7; Il Par. xxiv, 13. — 2° De là, guérison, salut, Is. Lvlil, ὃ.
MEN (aroumnh), n. pr. de ville, Jug. 1x, 44.
ΒΥ ΣῊΝ (aromim), pour OM, I Rois xvr, 6.
TOR (aron), de FR; arche, coffre, boite où l'on méet en déôt les choses que l’on veut conserver, E Sum. vi, ὃ: I Par. vir, 11.
MIN (aravnah), n. pr. d'homme, JI Sam.
38 (araz). Cette racine n'est pas usitée en hébreu. En arabe elle siguifie contracter, rassembler; et parce que ce qui est résserfé, devient nlus solide, le même verbe signifié éncure, être ferme, stable, afferir, jeter de profondes racines, en parlant des arbies.
SN (erez), m., cèdre, ainsi nommé à cause de la force avec laquelle il est attaché à la terre au inoyen dé ses profondes racines. C’est de Ce bois, moins sujet que les auires à se Corromire, que fut Con struile Loule la charpente du temple de Jérusalem, Ras v1, 18.
ΠῚΝ (arzuh), plancher de cèdre, Soph. n, 44.
FN (arahh), s'avaucer, aller, ἔρχομαι, Job xxx1v, 8; adouci, il devient 757 et T7, qui ont la miêine sighification, et sont plus u-ités.
x, détiuir, statuer. Voyez FN.
MON (arahh), pour FAN (areahii), émigrant; ἢ. pr. d'howme, &-dr. 11, δ: Par. vu, 59.
NON (orahh) est poétiquement le synonyme de 7-7, avec lequel d'ailleurs 11 à vne ressemblance phonique, vüie, roule, sentier, au propre coinme au figuré, Gen. x1ix, 17; Jus, v, 6; Ps. vur, 9: MIN OL, les routes de la mer; Homère a dit dans le même sens, Olys. &, 312, ὑγρὰ χέλευθα.
ΠΝ, plur. JON, chald. id., Dan. 1v, 34.
AM N, chald., voies, sentiers, οἱ au figuré, cunseil:, qui montrent les voies que doit suivre l’homme sage, Dan, 1v, 50.
IN (ar khah), de n°8; une caravane, une troupe d'hommes qui marchent ensemble , συνοδία, Gen. xxxvu, 2; Îs. xx1, 13.
ΠΝ (arhhah), une portion déterminée de vivres,
TR 582 Jer. xe, 5; απ, 34; NI Rois XxV, 30. Ce mot vient de NON, déterminer. Nous ajouterons cependant qu'on pourrait tout aussi bien le faire dériver directement de MON, marcher, s'avancer. On sait en effe que les caravanes qui voyageaient d’un pays à l’autre s’arrétalent dé distance en distance pour prendre le repas du voyageur : or, dans ce repas, les parts de chacun étaient déierminées à l'avance, pour ue point perdre de temps, comme elles le sont encore aujourd'hui chez les Arabes; il ne serait done pas étrange qu'on ait donné, par métonymie, à ces portions le nom même de la circonstance où elles avaient lieu, C’est ainsi qu’en France nous apoelons biscuits de mer des espèces de gâteaux fort durs dont on se sert dans les voyages maritimes,
ΣΝ (ari), de x; lion, ainsi appelé parce qu'il mord et déchire, Nombr. xxiv, 9: 1 Sam. xvn, 54, Nous discuterons à l’article 12 le fameux passage du Ps. xx, 17, où on lit *3N2, comme un lion, au lieu de 2 ou MN2, ils ont percé. Voyez cette racine,
Sxien (ariel), m, 4° Lion de Dieu: c’est-à-dire héros, homme très-courageux. Nous avons fait remarquer, à l’article SK, que l’excel ence en quelque chose S'exprimail souvent par ce mot; quant au mot lion, pour exprimer un guerrier, C’est une figure commune à toutes les langues. —2* Le foyer de Dieu, en parlant de laucel des holocaustes, ΕΖ. xzin, 45, 16. Cette dénomination lui vient peut-être de ce que cel auiel, ou des autels semblables, dont on aurait emprunté le nom, étaient soutenus par des figures de hons, Il est plus rationnel cependant de dériver ce mot de TN, que nous avons vu plus haut signifier brûler, euflaumer, — 3° n. pr. d'homme, Esur, vin, 16.
ὙΠ, (aridai), n. pr. du neuvième fils d’Aman, Esth. 1x, 9. Ce nom est persan; il vient de art, ard, fort, courageux.
ΝΙΝ (aridatha), fort; sixième fils d'Aman, Esth. 1x, 8.
mn (arieh),usité seulement au singulier ; lion, au propre et au figuré, Gen. xuix, 9; 15. xv, 9; Jer, 1v, 7. Ce mot en chaldéen ἃ la même signitication, Dan. νι, 14.
MN. Voyez FIN.
TON (arioch), n. pr., —1° d'un roi de Pont, Geu. ΧΙν, 1.— 39 D'un capitaine des gerdes, à la cour du roi de Babylone, Dan. 11, 14. Ce moi signifie proprement un homme léonien, si l'on peut parler ainsi ; la terminaison 1 est persane , C’est celle des adjectifs.
ὌΝ (arisai), n. pr. d’un des fils d’Aman, Esth. 1x, 9.11 signifi: en persan, semblable à un lion.
TA (arach), allonger, étendre, prolonger, et dans un sens intransitif, s’allonger, s'étendre, C'est aussi la signification de l'arabe, du syriaque et du sam:ritain correspondant, Ez. xxx1, 5; Gen. xxvi, 8. — Hiphil, PA. 1° Rendre loug, prolonger, Ps. cxxIx, 3.— 3" Etre long, ou vieux en parlant de l’âge, Ex. xx, 42; Deut. v, 16. — 5° Retarder, diflérer, déten-
dre, Is. xzvin, 9; Prov. x1x, 11. — 4° S’arrêter, demeurer, Nombr. 1x, 49, 22. On dit en allemand, pour exprimer la même idée, lange machen ; en français, prolonger son séjour.
7"N, chald. comme l'hébreu. Le participe TN signifie cependant apte, convenable; peut-etre proprement bien allongé, dans le sens de bien aligné, Esdr. 1v, 14.
TN (arech).1° Long, Ez. xvu1, 3. TAN TON, l'aigle aux longues ailes.—2° Tardif, Ecel. vu, 8; Prov. xv, 18. VEN ΤΊΝ, tardif à la colère, patient ; les Grecs disaient, en des termes équivalents, μακχρόθυμος, Jer. xv, 15.
TN et MDN, ad)., long, en parlant de l’espace, Job χι, 9; ou du temps, IL Sam. 111, 1.
TN (erech), longueur; n. pr. d’une ville de la Babylonie, Gen. x, 10.
TN (orech), m., longueur, longitude, Gen. vi, 18; PS. xxr, 5.
MDN (arcah), chald., longueur, perpétuité, Dan. 1V, 24; vai, 12.
ΠΝ. Voyez TON.
n212N (arcoubah), chald., le genou, Dan. v, 6. Peut-être ce mot n’est-il qu’une transposition de lettres pour 772, où ΠΣ 3, de 772, plier le genou. Voy. celle racine.
YO9N (arc'vai), plur. *NDN, chald., de TN; n. pr. de peuple, Esdr. 1v, 9.
92N (arci), n. pr. d’un pays ou d’une ville située sur les frontières de la tribu d’Ephraim, Jos, xvi, 2; II Sam. xv, 92.
ΣΝ (aram), racine inusitée; maïs comme la bilittérale 27 communique à tous les verbes qu’elle concourt à former (ἘΞ 1, En, idée d’élévation, de grandeur, il est aussi à présumer que celui qui nous occupe doit participer plus ou moins à celte signification générale : nous le traduisons par il s'est élevé, il s’est gonflé, comme en arabe.
EN (aram), pays haut, par opposition à 1722, pays bas. L’âAramée, dénomination générale sous laquelle on doit comprendre la Syrie et la Mésopotamie, II Sam. x, 14; I Rois, xx, 26, etc,; n. p. d’un des enfants de Sem, qui paraît avoir donné son nom au vasle pays dont nous venons de parler, Gen. xxu, 21: 1 Par. vu, 54.
T'ON (armon), m., citadelle, palais, ainsi nommé à cause de son élévation au-dessus des maisons privées, 15. xxv, 2; Prov. xvur, 19, etc. Quelques interprèles modernes rendent ce mot par celui de harem, de sérail ; parce que Ja partie des bâtiments où sont reléguées les femmes en Orient se trouve généralement la plus haute et la plus fortifiée. Mais cette interprétation s'appuie sur des conjectures si vagues, qu'il est difficile de la préférer au sentiment conimus de toute l'antiquité.
MON (arami), comme NS (arammi), fém., NIK, adv. en langue araméenne ; Aramaice, Dan. τι, 4; Esdr. av, 7: 15. xxxvi, 11. L'araméen est une des lingues
"1, ©°Y, ON) une
mères qui se partagent toutes les langues sémitiques; elle comprend le syriaque, ou araméen de l’ouest, le chaldéen, ou araméen de l’est, et quelques autres dialectes voisins.
MDN (arammi), Araméen, qui est de l’Aramée, H Rois v, 20; Gen. xxv, 20; xxvin, 5; xxxt, 20,
ΩΝ (armoni), palatin; n. pr. d'homme, II Sam. XXL, 5.
ΤῊΝ (aran), racine inusitée dont la signification est très-incertaine : peut-être comme ses homogènes CRE "2, rendre un son semblable au bruissement de. l'arbre agité par les vents.—En arabe, le même verbe signifie être vif et agile; d’où le syriaque NIN, chèvre sauvage, animal qui se fait surtout remarquer par son agilité.
ΤῊΝ (aran), chèvre sauvage; ἢ. pr. d'homme, Gen. xxxVI, 29: 1 Par.x, 4.
ὯΝ (oran). 4° Nom d’un arbre qui servait à faire les idoles, Ps. xziv, 14. C’est peut-être le pin, ainsi appelé parce qu'étant très-élevé, cet arbre est continuellement agité par les vents, et produit ce murmure léger et tremblant dont nous avons parlé sous: la racine ΤΙΝ. D’autres entendent l’aune, alnus, forme adoucie de arnus ;etil est de fait que la ressemblance des noms donne à ce sentiment une graude probabilité.
NAN (arnebeth}, lièvre, Lev. x1, 6; Deut. σιν, 7. Selon Bochart, ce mot vient de ΠΝ, prendre, cueillir, brouter, et de 293, produit, herbe, gazon : l'animal qui se nourrit d'herbe, l'herbivore.
TON (arnon), pour T7 frémissement, murmure; n. pr. d’un torrent qui se décharge dans le lac Asphaltite, ou mer Morte, Nombr. xx, 15; Dent. u1, 24.
MIN. Voy. FAN.
JS (arnan), agile; n. pr. m., 1 Par. ur, 21.
TES (ornan), n. pr. τὰς 1 Par. xxr, 15: II Par. ee ;
ΜΝ (ara), et ΝΥΝ, chald. 4° Terre, Dan. n, 35. En ce sens ce mot n’ést qu'une modification de l’hébreu Y=x. Nous avons déja vu dansYK, bois, de VY, la tendance du chaldéen à changer Y en ÿ :nous enrencontrerons encore d’autres exemples.—2° Inférieur, et adverbialement, au-dessous, Dan. 11, 39; soit qu’en ce sens ce mot ait une racine particulière, soit que cette signification lui soit venue de la première, par la considération philosophique de la place inférieure que la terre occupe relativement à nous. En français nous disons d’une terre que c’est un excellent fonds, un mauvais fonds, expressions qui justifient nos conjectures.
n'yn (arith), f., la partie infime, un fond, Dan. NI, 25:
TON (arpad), appui, soulien, arc-boutant; de 72%, n. pr. d’une ville et d’une province de Syrie, IL Rois xvIH, 545 Is: x, Ὁ; Jer. xzix, 25:
22-N (arpach'schad), n. pr. du troisième fils de Sem et du pays qu'il habita le premier, et quis
selon la conjecture assez probable de Bochart, est situé dans l'Assyrie, où il porte encore à peu près le mime nom. Josèphe croit que les Chaldéens se nommaient jadis Arpharxades, et l’étymelogie semble favoriser Οὐ sentiment : TY2D"K vient de ὟΝ, éthiop. borne, limite, et de 22, qui signifie chaldéen,
VS (erets). Ce mot, ordinairement féminin, signifie terre en général, mais plus particulièrement : 4° la terre, oppo:ée au ciel, Gen. 1, 43 11, 4, 4. — 2° La terre ferme, opposée à la mer, Gen. 1, 28. — 3° La terre habitée, opposée à celle qui ne l’est pas, une région, un p:ys, Gen. xx1, 32; Ex. 11, 8. — 4° Une terre cultivée, un champ, comme nous disons en français : une pièce de terre; je vais visiter mes terres, Gen. xxin, 15; Ex. xxim, 40.—5° Le «ol, la surface de la terre, comme en français dans cette phrase : tomber par terre; humus, Gen. ΧΧΧΠῚ, Ὁ; XXXVi, 10.—6° Lutin, un des quatre éléments reconnus par les anciens, Ps. ΧΗ, 7.—Le pluriel F3 se dit particulèrement des terres des païens, I Par. xur, 9; xvu, 10; Ez. v, 6; x1, 17, οἱς Quant à lé ymologie de ce mot, les uns le font dériver de 737, vouloir, désirer, parce que, disent-ils, la terre souhaite toujours de porter des fruits; d’autres lui donnent une origine plus philosophique : ils le tireut de VT, qui veut dire courir, el peut-être Lourner. Ainsi la terre porterail dans son nom même les preuves authentiques de la connaissance qu'avaient les anciens Hiébreux du véritab'e système solaire. Pour nous, nous croyons que toutes ces étymulogies sont plus ingénieuses que vraies, οἱ que ce mot, qu'on voudrait rattacher à une racine antérieure, est lui-même antérieur à toute racine. — Quoi qu'il en soit, il a passé dans plusieurs de nos langues indo-cermaniques : sanscrit, dhara; pehlev. arta, d'où s'est fait terra, terre; goth. «irtha; ancien norwég. jærd; anc. suéd. ertha; angl.-saxon eordha; auc. haut allem. erda; anc. tr. irthe ; angl. earth; suiss., dan. jord ; nouv. allem. Érde; grec ἔρα.
| ΡΝ, NPN, Chald. comme ΝΙΝ, dont il ne diffère que par le changement du y eu ps terre, Jer.-x, 11.
ΓΝ (arar), fut. SN'exécrer, maudire, Nomb. xxn, 6; Mal. n, 2; Jug. v, 23. Ce verbe aduuci devient non, qui à le même sens. — Niphal, être exécré, Mal. nt, 9. — Piel =. — 19 Exécrer, Gen. v, 29. — 2° Eufanter l'esécrat.on, Nomb. ν, 22. — Hoplal, être exécré, Nomb, xau, G.
TION. Voyez 1.
DN (araral), nom propre d’un pays situé vers le milieu de l’Arméuie, entre l’Araxe et les lacs Wan et Orinia, et qui a conservé encore parmi les Arméniens la inême déaomination, H Rois xix, 37: Is. xxx VII, 53. C’est dans ces montagnes que l'arche de Noé s'arrê.a après le déluge, Gen. vnr, 4.
VON (arasç), racine inusitéeau Καί, Elle signifie probablement comme @-y, qui paraîl être son homogène, élever, bâtir, fonder. Mais parce que le mariage est la cause première du fndement de la famille, et par suite de la socié'é, le même mot, selon
Lo 586 Sa ponctuation, signifie couche, lit conjugal, époux, épouse. Cette dernière signification est devenue verbale ; et ΔΝ au piel veut dire proprement prendre pour femme, épouser, Deut, xx, 7; Os. li; 21299 ἢ San. 111, 14.— Pual, UN, se Marier, être épousée, Ex. χα, 45; Deut. xxn, 28.
CN (aresch). Ce verbe, dont nous ferions volontiers la racine du précédent, siguilie en arabe désirer, convoiter, avoir de la concupiscence. Cette signification, en effet, n’est que le principe de celle que nous avons donnée au verbe &-N. Car dans les premiers âges, alors que la furiune, le rang, les convenances Sociales n’é:aient point encore consul és dans les alliances, celui qui désirait s'unir à une femme, l'épousait aussitôt, et légitimait ainsi ses désirs; on peut donc avec raison exprimer le mariage, par le mot qui exprime sa cause, et dire : il désire une femme, pour : il l'épouse.
TOR (arescheth), fém. désir, cupidité, convoitise, Ps é5
NDVETINON, (arlahhschaschta), Esdr. 1v, 8:
grec, ᾿Αρταξέρξης; arménien, Artaschir persan moderne, Ardeschir, Artaxerxès, nom propre de plusieurs rois de Perse. ἢ se compose de art, fort, courageux, οἱ ME, qui signifie roi, homme de guerre.
ἼΩΝ (asgçar), racine inusitée; probablement comme ON, lier.
Ein (asçarel), quem Deus obligavit volo; nom propre, | Par, 1v, 16.
Exrun (ascriel), votum Dei: nom propre masculin, Nomb. xxvr, 51; Jos. xvu, 2: F Par. νι, 44.
ΔΝ (esch), le feu en général; en particulier : 1° le feu de Dieu, c’est-à-dire, les éclairs, 1 Rois xvi1, 58; 1} Rois 1, 10, 42; Job 1, 16. 1] se prend aussi par métaphore pour là fureur, Deut. XxxII, 22. C'est dans le même sens que Virgile a dit d’Enée :
Exarsere ignes animo, subit ira.
(Enéid.n, 575.)
Dureste, cette figure est tellement naturelle qu'elle se retrouve dans toutes les langies chez lesqueile, la colère est compa:ée à un feu dévorant, quidéiruit et consume tout. Il en estde nême des expressions suivantes. — 2° La guerre est encore dé-ignée par ce mot, On dit en hébreu, allumer le feu, tx NP, Js. L. 11, pour signifier, exciter la guerre. —3v Le feu exprime toute espèce de malheur, quelle qu'en soit la victime, Job XV, δέ; xx, 26, elc., Is. 1, 31, etc. — 4° L'ardeur du soleil, Joel 1, 19, 20 : nous disons les feux du soleil.— 5° La splendeur, l'éclat des armes pol'es, ΕΖ. xxvit, 14, 16: Statius a dit dans sa Thébaïlle n, 276 :
Arcano florentes ignes maragdi, et un de nos poë es:
De son écu d'argent jaillissaient mille feux ! — Quant à létymologie, ce mot n’en a point; et doit être consitéré comme primitif. Le feu étant un des éléments les plus essentiels aux besoins de l'humine, l'idee du feu ἃ ἃ être une des premiè. es qu'il at2equises, et par conséquent aussi le terme qui le dé-
signe dans le langage. Du reste, il est probable que l'espèce de sifflement que produit l’activité des flammes, a servi de type à la formation de ce mot. — wx ἃ de grands rapports phoniques avec MN, la lumière ; et de fait il en doit être ainsi. Le feu et la lumièresont tellement unis ensemble que lun n’apparaît jamais sans l’autre; et l’on sait, d’après les résuliats incontestables des expériences modernes, que le même fluide, le fluide électro-magnétique, produit seul ces deux phénomènes. Les deux mots devaient donc étre rapprochés dans la langue primitive, comme les objets qu'ils désignent le sont dans la nature; je dis plus, ΔΝ et ""N ne sont sans doute que les deux modifications d’un même radical, (honor, honos, etc.) comme le feu et la lumière ne sont que deux manifestations différentes d’un même agent. — Considéré comme racine, ŸN est sans doute une des plus fécondes. Tous les mots qui dans les autres langues expriment le feu, la lumière, Ia blancheur, les passions, un sentiment vif, la consomption, Ja cendre, la rougeur, et généralement quelques propriétés du feu au propre et au figuré, empruntent à ce radical unique leur forme et leur signification. ἢ serait sans doute trop long de les énumérer tous; nous ne citerons que les principaux : arabe, scan, s’enflammer, {saia, brûler ; esa, est, esta en chald. syr., éthiop., feu, chaleur; esch samar. fièvre; ates, feu, foyer en turc; ias, élé, issy, chaud. Pers. atesh, tes, feu, chaleur, itsi, rôti.— Celtique tes, chaleur du soleil; aez, vapeur, chaude; ethan, bouillant; sych, brûlé en esclavon. Gall. suchu, siccus, ias, ardeur.— Allem. heiss, brûlant; Esse, cheminée; Essig, vinaigre; Sonne, soleil, angl. sun, etc., etc.— Grec, ζέω, bouillir ; ζύθος, bière ; ζήλος, zèle; ἔστια, foyer, ὄξω, sentir, fermenter ; ὄσσε, yeux ; θύω, θῦς, encens ; αἴθω, brûler, etc.— Latin asso, cuire; uro, ustus, brûlé; æstuo, bouillonner, tostus, rôti; testa, vesta, feu; esse, manger, elc.
UN (esch), RWX (ischa) chald. id., Dan. vn, 11.
ὯΝ (isch) comme w?. Ce moi exprime l'existence sans distinction de nombre el de personnes; il signifie donc également il est, ils sont; je suis, vous êtes, etc., IE Sam. x1v, 19; Mich. vi, 10. Quant à son origine, il est très-difficile de la déterminer. Nous allons chercher à le faire en peu de mots, dans l’espérance de jeter quelque jour sur une matière qui appartient sans doute à la philosophie du langage, Nous avons dit, en parlant du pronom de la première personne, que les voyelles représentent l'existence, puisqu'elles ne peuvent se produire que par aspiration ou respiralion;, nous devons ajouter ici que d'ordinaire un certain sifflement accompagne ces deux manifestations de la vie animale, et semble les compléter ; voilà pourquoi dans le pronom de la premiére personne de la plupart des langues, s’est introduite une aspiration plus ou moins forte, qui n’est autre chose qu'une espèce de sifflement guttural. y oyes ἽΝ. Or, il n'e:t pas contraire à l'analogie, de croire que le divin auteur de la langue première ait
choisi pour exprimer l'existence pure les mêmes élé- .
meuls que pour exprimer l'existence en acte, et que ὯΝ, W? veut dire étre existant, comme l’allem. ich signifie étre parlant, je. Cette origine, très-philosophique du reste, a l'immense avantage de devoir tout à la nature et rien à l'arbitraire; or, dans la formation des langues, et surtout de la langue primitive, Ja nature ἃ tout fait; et ce n’est que plus tard que l'homme défigura ce bel ouvrage. C’est done s’approcher de la vérité que de s'approcher de la nature. — Quoi qu’il en soit, le mot hébreu WK se retrouve comme élément essentiel dans les verbes substantifs de nos langues, qui n’ont fait qu’y ajouter un pronom, pour en déterminer mieux, ce semble, la signification : sanscril as-mi, as-si, as-li; zend. as-le, aschti; grec ‘eue, ἔμμι Pour ἔσ-μι; ἔσ-σι, ἔστε; lat. sum pour issum, es, est, es-se; gOth. im pour is-m, is, ist, si-jum, si-juth, sind; præt., vas; plur., vesum ; anc. nOrW., vera pour veza; angl.-sax., vesan ; anc. suéd., anc. haut allem., wesan ; anc. fr., wesa; angl. was; suiss., vœre; dan., være; holl., nouv. allem., wesen, etc. De ces langues les unes ont ajouté une aspiration initiale, s, v, w, les autres ont changé, suivant leur besoin, la sifflante en son homogène r ; mais il est manifeste que dans toutes le type primitif apparaît, et que c’est lui, et lui seul qui donne à tous ces verbes l'existence et La vie.
UN (osch), plur. ἸΌΝ, chald. de La, fondement, Esdr. ιν, 12; v, 17.
As (aschab), racine inusitée. En arabe, mêler, penser, réfléchir, parce que dans ces opérations l'esprit semble mêler plusieurs idées ensemble pour en faire jaillir la plus lumineuse,
Sun (aschbel), sentence de Dieu; n. pr. d’un des fils de Benjamin, Gen. xzv1, 21:1 Par. vus, À.
ἼΞΩΝ (eschban) comme ἸΏ, D. pr. m., Gen.
AN (aschbea), j'atteste ; ἢ. pr. m., I Par. 1v, 21.
Syaux (eschbaal), n. pr. du fils de Saül. Voyez NÈA UN.
ΤῸΝ (aschad), racine inusitée; chald. et syr., répandre.
TN (esched), m., effusion, Nomb. xx1, 15.
nn (aschedah), effusion ; le lieu d’épanchement ; le pied d’une montagne, d’une colline, Jos. x,40; χα, 8.
TTIÈN (aschdod), lieu fortifié; n. pr. d'une des cinq villes principales des Philistins. Elle était située sur les frontières de l'Égypte et de la Palestine, Jos. xr, 22; XV, 46; 1 Sam. v, i. On trouve au même endroit un petit village qui porte encore le nom d’Esdud ou Atzoud par transposition,
ΤῸΝ (aschah), racine inusitée; er arabe, soutenir; pris métaphoriquement, consoler, médicamenter.
TN (eschschah), féin. comme K, feu, Jér. vi, 29.
ΤῸΝ (ischscheh), m. sacrifice, ainsi appelé du feu qui le consume : c'est ainsi qu'en grec πυρὰ vient de πῦρ.
MoN pour FIN, fém. de 2. Il signifie naturellement une femme, de quelque âge, de quelque condiion qu’elle soit, Cant.1,8; v, 9; Gen. xxxi, 35. Mais ce
mot désig particulièrement la femelle par opposition ἃ , Gen. vi, 2, par conséquent, l’épouse par opposition à son mari; car la différence des sexes est [6 fondement du mariage, Gen. xxiv, 3; mais parce que la femme est naturellement plus faible, moins habile que l'homme , on appelle ainsi ‘celui qui par sa lâcheté, sa mollesse, ete., dément sa poble condition. Cette figure est de toutes les langues. Homère ἃ dit: ᾿Αχαΐδες οὐχ ἐτ᾽ ᾿Αχαιοὶ. Is. xix, 16; m, 12: Jer. 21, 30. — Comme UN pour le masculin, ΠΝ signifie , au féminin , altera , unaguæque, quælibet, Ex. 111, 22; Am. 1V, 5.
MON. Voyez MEN.
ἜΝ (eschoun). Ce mot ne se lit qu’une seule fois, Prov. xx, 20; il signifie ténèbres, caligo.
vx ou (aschour) : 1° 168 pas, les démarches, Prov. x1v, 15. — 20 Comme “MPNN, C’est une espèce de cèdre, ΕΖ. xxvni, 6.
MN (aschschour) : 1° pas, démarches, Job xxx1, 7. — 2° n. pr., l’Assyrie, Is. χιχ, 23, etc. Ce vaste pays s’élendait primitivement entre le Tigre, l’'Arménie, la Suziane et la Médie, Gen. x, 10-12; formée plus tard en royaume, elle embrassa encore la Baby- Jonie et la Mésopotamie,
YMSN (aschouri), dénomination sous laquelle on désigne une tribu Arabe, Gen. xxv, 3.
TS (aschhhour) de "®, noir, couleur noire; n. pr. m., I Par. τι, 24.
MEN (aschiah), de ΠΝ, soutien, colonne, fondement, Jer. L, 15.
NON (aschima), I Rois xuir, 50, nom propre d’une idole adorée chez les Émathéens. L'origine en est fort douteuse : peut-être était-elle la figure symbolique du ciel; et, de fait, le persan asuman, zend. asmasa signifie le ciel.
ΟΝ, Voyez ΠΝ.
ΩΝ (aschisch) de ὉΔΩ͂Ν», m., fondement. Ce mot ne se trouve employé qu’au pluriel ON pour désigner les ruines d’un éditice, parce que d’un édifice ruiné il ne reste plus que les fondements, 1. xvr, 7.
Ms (aschischah), friaudises, gâteau fait de beurre et de miel, H Sam. vi, 19; 1 Par. χυὶ, 5. La racine est ὉΔΌΝ, fouler, parce que ces gâteaux ou pains étaient plats, et qu’on y mélait souvent des figues ou des raisins secs qu'on pressait fortement pour leur donner une figure régulière.
ΣΝ (eschech), m., testicules, Lev. xx1, 20, de
ἘΝ montrer, attester, comme testiculus de testari.
Sox ( (eschcel), de ter 4° Une grappe, et, par métonymie, les fruits ou les fleurs qui se groupent en affectant la forme d’use grappe, Cant. vit, 8; 1, 14: Gen. x, 10; Mich. vu, 1, etc. — 2° Nom propre d’une vallée célèbre par l'excellence de ses vignes, Nomb. χα, 23, etc. ; c'est aussi le nom d’un homme, Gen. x1v, 13.7
FUN (aschc'naz), nom propre d’un pays voisin de l'Arménie, Gen. x, 3; Jér. Li, 27.
AUX (eschcar) pour 22, don, récompense, Ez.
xxvi1, 15; Ps. xxn, 10.
Du (aschal), racine inusitée. En arabe, pousser de profondes racines.
un (eschel), le tamarin, espèce sine assez fréquent en Orient, 1 Sam. xx, 6; 1 Par, x, #2, généralement tout arbre qui pousse de profondes racines, Gen. ΧΧΙ, 55.
UN (ascham) et EN (aschem), fut. EwN (iees scham). Le sens propre de ce verbe paraît être : mar cher avec négligence , être négligent : de là, par ure conséquence facile à comprendre : 1° commettre un délit, Lev. 1v, 13, 22, 27; Jer. u, 7, ete. — 2° Être puni, recevoir la peine de ce délit, Ps. xxx1v, 22, 95: Is. xx1v, 6; Jer. τι, 3. — 3° Périr, être dévasié, suite de la signification précédente, Ez. vi, 6. — Niphal, être puni, périr, Joel 1,8. — Hiphil, chàtier, punir, Ps. v, 11. Remarquons que ce verbe, comme ses dérivés, s'applique spécialement aux fautes commises contre la loi, et aux peines que cette même loi infligeait aux coupables.
ZUX (ascham), proprement un délit, Gen. xxvi, 10, et de là, par métonymie : 4° l'instrument du délit, Nomb. v, 7, 8. — 2° Le sacrifice pour le délit qui se distinguait par des cérémonies différentes du sacrifice pour le péché, comme on peut le voir dans uue foule de passages du Lévitique, v, 1-26; vi, 4-7; vu, 1-7, elc.
ŒUN (aschem), m., adjectif verbal, délinquant, coupable, Gen., χαμαὶ, 21; II Sam. χιν, 13. — 2° Celui qui offre un sacrifice pour le délit, Esdr. x, 10.
ΠΊΩΝ (aschmah). C’est proprement Piufinitif du verbe DUN, Lev. v, 26. Il signifie encore, ainsi que les mots précédents : 1° faute, délit, E Par. xxt, 3; Il Par. xx1v, 48. — 2° Le sacrifice pour le délit, Lev. v, 24. ,
DOUX (aschmannim) pour DM, les graisses; il s'applique à la fertilité des campagnes, Is. zix, 10. Quelques commentateurs le traduisent par ténèbres, mais nous prélérons le premier sens.
πον, ΠΊΩΝ (aschmourah) de XX, garder, veiller ; une veille : avant la captivité de Babylone, la nuit chez les Hébreux était divisée en trois veilles. La première, qui est :ppelée, dans les Lamentations de Jérémie, αὶ, 49, commencement des veilles, était comprise entre le coucher du soleil et le milieu de la nuit; la seconde, ou veille de minuit, Jug. vn, 19, durait jusqu'au chant du cog; la troisième, ou veille du matin, Ex. χιν, 24, depuis ie chant du coq jusqu’au lever du soleil. Il est assez vraisemblable que les veilles que faisaient les lévites dans le tabernacle et dans le temple, furent l'origine de ces divisions de la nuit. Mais du temps de Jésus-Christ, les Juifs, à l'instar des Romains, partageaient la nuit en quatre veilles, de trois heures chacune, commençant au coucher du soleil, vers les six heures du soir, et finissant à son lever, vers les six heures du mauin, Marc x1, 19; Matth. xxv, 6; Mare χει, ὅσ; Joan. win, 2.
19 UN (aschan), racine inusitée. Dans les langues voisines elle paraît signifier être dur, fort, solide; nous croirions plutôt que le sens primitif €sL à étre
dense, de là, être solide, être obscur et ténébreux. Voyez Tux.
AN (eschnab) de 225, grille, treillage dont Îles anciens se servaient pour fermer les baies de fenétres, Jug. v, 28; Prov. vit, 0.
ni (aschnah), fort, robuste ; nom propre de deux villes daus Ia triba d'Israël, Jos. xv, 55, 45.
LA (eschan), soutien; nom propre d'une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 22.
FUN (aschaph), racine inusitée. Elle a dù signifier proprement, couvrir, cacher, user de mystère; de là, se servir de moyens occultes pour arriver à uue fin quelconque, enchanter.
NN (aschschaph), enchanteur, magicien, celui qui se sert de moyens occultes, Dan. τι, 10, 27.
HOUN (aschpah), de la même racine que le précédent; mais par une application différente de la signification radicale, carquois dans lequel on cache les flèches, 15. xx, 6; Jér. v, 16; Ps. cxLvit, ὃ; s0b xxux, 23. Les fils du carqueis, Filii pharetræ, Lament. 11, 15, expression poétique pour désigner les flèches. Par une figure plus vraie sans doute Horace a dit : Gravida sagittis pharelra.
ΤΉΝ. Voyez DOTN.
SON (aschp'naz), 5. pr. d'un eunuque de la cour de Nabuchodonosor, Dan. 1, 3. Quelques auteurs font dériver ce nom d’un met persan, et d'un autre mot sanscrit. Cette étymologie ne nous semble pas heureuse, et nous nous étonnons que M. Drach, ce Savant d'ailleurs si recommandable par ses lumières et sa science, se soit abusé au point d’embrasser le même sentiment. Quoique le sanscrit et le persan aient de grands rapports entre eux, cependant ce sont deux langues parfaitement distinctes et qu'il n’est pas permis de confondre ; or, c’est en effet les confondre que de supposer qu'un mot ait puisé dans l’une et dans l’autre les éléments qui le composent. 11 serait trop facile d'expliquer tons les mots difficiles si l'on pouvait ainsi recourir à différents langages où souvent par un pur effet du hasard quelque partie de ce mot se rencontre. La science é:ymologique ne serait plus qu'un amas d'érudition mal digérée et sans logique, etle bon sens, qui à procélé à la formation des langues, en serait banni pour jamais.
(Nota.) On sait qu'en France les hommes véritablement instruits ne se lassent point de s'élever contre cet abus du néologisme qui enfante ainside ces termes hybrides dans lesquels deux races disparates semblent hurler d’effroi en se voyant acconplées, comme seinomètre, pour séquanonêire ; sonomièlre, pour échomèire; évaporomètre, pour atmidon être; physionotrace, pour physionomographe, ete. Croyons que les anciens, qui n'avaient point pour la nenveauté l'amour effréné de nos peuples moderne:, avaient garde de faire contracter aux racines hétérogènes ces hymens illicites, et n'allons point, pour ñe pas avouer ingénument notre ignorance, recourir à un moyen condamné par tous les vrais savants,
EVN (eschpar). Ce mot, qui est très-obscur, ne se
trouve que deux fois dans l’Ecriture, IE Sam. vi, 49; 1 Par. x\1, 5. Il signifie très-probab emerit une mésure, une portion déterminée de quelque chose, de la racine NE, "ED.
FEUX (aschpoth), πὶ. fumier, excrément. La racine est NŸ, qui outre ses autres sens signifie encore accumuler, Neb. 11, 13; 1 Sam. nn, 8; Ps, exit, 7, à moins que, considérant ce mot comme un pluriel féminin, on le fasse venir de TN.
OPEN (aschk'lon), de ee D, migralion ; nom prop. d'une ville maritime des Philistins qui fut détruite par Saladin au temps des croisades, Jug. 1, 48; 1 ὅλας vr, 473 1 Sam. 1, 20. On voit encore aujourd'hui à la place de l’ancienne Ascalon un petit village qui porte le même nom et cù l’on trouve d'assez belles ruiiues.
ὮΝ (ascher) où ΠΝ (aschar) : 1° s'ivancer en droite ligne, Prov. 1x, 6; et par une figure très nalurelle, — 2° n'avoir aucun obstacle dans 88 route, réussir, être heureux. Les homogènes de ce verbe sont “Σὺ, 5 et UP. — Piel : 4° conduire ‘en : hgne droite, Prov. xx, 19: 1. 1, 17. — 2° Daus un sens intransitif, S'avancer, incedere, Prov, 14, 14, — δ᾽ Proclamer heureux, Gen. xxx, 13; Ps. Lx\N, 47; Prov. xxx1, 28; Cant. vi, 9, etc. — Pual ΣΝ et UN : 19 Gire conduit, Îs. 1x, 45.— 2° Etre rendu heureux, Ps. χα, 5; Prov. nr, 18. — Remarquons en finissant cet article qui ne demande point d'ailleurs ce longs éclaircissements, que ce verbe paraît s'être appliqué primitivement à l’action de se tenir droit. L'homme qui se relève témoigne en effet par cet acte qu’il va se mettre en mouvement, et commencer sa route; et de là les divers sens que nous avons donnés plus haut.
ΣΝ (ascher), heureux; n.pr., — 19 d'un des fiïs de Jacob, Gen. xxx, 15, chez de la tribu d'Asser dont les possessions s’étendaient vers le nord de la terre sainte. —2° D'une ville située à lorient de Sichem, Jos. xvir, 7
ΠΝ. Ce mot est avant tout pronom relatif: la gramiwaire indique dans la syntaxe les diflérentes manières dont il se construit ; nous dirons seulement ici que la plupart du temps il n’est dans la phrase qu'un simple signe de relation qui a besoin lui n ême d'un autre pronom pour exprimer le genre, le nombre eula personne du mot représenté ; ainsi Ὁ un, à qui, ὙΣ UN, en qui ID UN, de qui, LEO EN. de qui la langue, Deut. xxvin, 49, ete., où l'en voit que c’est principalemeut ce qui arrive quand le pronom re'aiif doit se trouver à un des cas obliques. — Outre ce rôle qui lui est propre, le mot ΣΝ remplit souvent celui de la conjonction, exemple suivi dun la plupart des langues où généralement le même mot e-t relatif et conjouctif: 215] syr, 97, 7; ethiop.7; grec ὅτι (ὅτε de ὅστις); lat. quod; allem. dass (das); coth. thatei; angl. that; franç. que, etc. — Come relatif AN signifie : 49 que, ὅτε, Ex. x1, 7; Ecel. vu, 29; Esth. an, 45 Lev. v, 5; I Rois xx11, 16; ls. 20 Afin que, Deut. 16, 40° Ruth,
4; Dan. 1, 8.— 3° Parce que, Gen. “é 18; Jos. 1v, 7, ete. —4° Si conditionnel, Lev. 1v, 22; Deut, ΧΙ, 97, ete. — 5° Lorsque, ὅτε, Deut. x1, 6; I Rois vut, 9, ete. — 6° Où, en quel lieu, οὗ pour 22 "EN, Numb. xxx, 15. — 7° Comme, ὃν τρόπον, ἴ Rois vin, 2, ; Jer. xxvit, 22. — 89 x se place élégamment dans le secoud membre d’une proposition avec le même seus que l’allem. so, ou que notre mot français alors dans cette phrase: Si nous étions modestes, alorsnousserionsestimés,wenn wir bescheiden wæren, so würden wir hoch gehulien wæren : par ex. Is. vin, 20 : 2 VPN UN M AT VEN? ON, s'ils n'avaient point parlé ainsi, alors ils n'auraient pas vu l'aurore. — 90 Enfin il a plusieurs autres sens qui ne sont que les nuances des siguifications dont nous venus de parler, et que pour cette raison nous nous abstencns de rapporter ici, 1 Sam. xv, 19; Job v, 5. Ο 8.1 à l'origine de ce mot, quelques savants l'ont vue dans ΣΝ, d’autres dans ΤΌΝ. Nous croyons avec Geseuius qu'il n’a point de racine, mais qu’il a puisé dans la nature même ses premiers ééments et sa significati n. Remarquons en effet que l1 forme primitive de ἼΩΝ est Ÿ qu'on retrouve encore en plus d’un endroit de lEcriture, quoique nous devions avouer qu’elle n'apparaît nulle part dans le Penta— teuque de ΜΟΙ 6, 5011 que la forme complèie ait pré- Valu, soit pour tout autre motif : or, cette fo:me mohogramimalique nest que la modification accidentelle d'une autre qui est tellement universelle dans les pronoms relaufs et démonstratifs de toutes les langues, qu'il est imposs ble de ne point croire qu'elle n'ait Sa source dans la nature même. Ce que linduction présuppose , l'observation nous la prend d’une mauiêre incontestable. Si, en οἵοις, nous examinons l'enfaut qui n'a encore pour se faire comprendre que des sons iuarliculés, nous voyons que pur montrer 1.5 objets ou exprimer leurs rapports, il affecte certaines lettres, plus ou moins aspirées, plus on moins sifflantes, selon le perfectionnement de son organe, mais qui présentent Loujours un caracière commun jusque dans leur plus graude différence ; ces lettres sont les dentales d, t, th, 5, tv, s, sch qui sont précisément les mêmes que celles qu'on voit reparailre dans les pronoms relatifs et démoustratifs de toutes les langues. Donnons quelques exemp'es : N7, 77, τὸ; goth. (ho, the, thei, theei; sanserit tad ; thula, thatuh, thathei; angl. sax. thadei, thœt; ancien norv. {hat; anc. suéd. that; ane, fr. thet; ane. haut ‘all. duz; angl. that; suiss. dan. det; nouv. allem. das; 11, 7, τήνος; ὮΝ, αὐτός; ΠῚ, Ἴ, Arab. = «> Îæ; eth. Ὁ; sanser. sas masc., sa fém., ce, celle; goth. sa masc., 50 (ém.; anc. norv. sa mase., 50 léim.; angl. sax. se mase., seo fém.; allem. angl. sie, sh2, so; hebr. >, Ὁ, ΣΝ, NI, Lg 29, &° hic, hœc, hoc; ὙΠ, 3x, ons Un. M. SK, τὸν Le, ᾿ les; angl. allem. he; suédois ær; allem. er ; lat, is, id, elc., etc. Tous ces exemples et bien d’autres que nous pourrions fournir encore prouvent suffisawment la vérité que nous avons avancée plus haut,
goth