DE LA LANGUE SAINTE
MNN (athah), verbe poétique et dont toutes les formes affectent plus ou moins un certain chaldaïsme : 4° Venir, Jer. m1, 22; Mich. 1v, 8, etc. — 2° Venir dans le sens d'arriver, survenir, Job n1, 23. — 5° Aller, passer, Job xvi, 22. — Hiphil, faire venir, apporter, 15. χχι, 14.
ninN, chald. 14, Dan. πὶ, 2; Esür. IV, 12.— Aphe! comme l’hiphil du verbe hébréds Dan. vi, 47. — hophal passif d’aphel, Dan. vi, 48.
FN (atlah), pronom masculin de la seconde personne, Gen.rn,414,1v, 11; xxkvu, 32; Eccl. vn, 29; Job 1,10, etc. Ce pronom, dont la forme primitive est nn, doit aussi (toute sa force et sa vertu à une seule lettre qu’on pourrait pour cette raison appeler pronomipale. Nous avons déjà vu,entraitantYK, quela voyelle était le signe distincuf de la première personne ; [ἃ seconde personne présente le ἢ pour caractère propre et singulier. Or cette lettre, qui, comme nous le dirons plus tard, n’a pas été choisie sans dessein, se retrouve en effet dans les pronoms équivalents de toutes les langues. Remarquons avant de citer les exemples que len, en sa qualité de dentale, se transmute et se confond facilement avec les silflantes, et qu’il n’est donc pas étrange que le T primitif ait quelquefois disparu pour faire place à un S presque homogène; du reste ce fait est rare dans la matière qui nous occupe. On va le voir : phéaicien, égyptien entok, fem. ento ; sanscrit tuam; pehlev. et pers. tu; gr. τύ, σύ, ceoc; lat., franc. tu; ilal., esp. ti; goth. thu; anc. norv.thu, thiu; ane. suéd., anc. fr, thu, thin; angl.- sax. thu, thin ; anc. allem. du, din; angl. thou, thine; suiss., dan. du, din, etc. —Quant à savoir pourquoi on a choisi de préférence une dentale pour signe caractéristique du pronom de la seconde personne, la raison, ce nous semble, en est facile à donner. Nous avons vu plus haut, que les dentales semblaient être destinées par la nature elle-même à déterminer et montrer les objets; or la personne à qui l’on parle, a besoin surtout d’être ainsi distinguée des autres; il était donc tout simple qu’on choisit pour la désigner la lettre démonstrative par excellence.
ΤῊΝ (athon). de la racine TN, f. Anesse, ainsi appelée à cause de l'indolence naturelle à cet ânimal. Gen.
, 16; xxx, 11]. Le grec ὄνος et le latin asinus viennent peut-être dé ce mot.
IN (attoun), chald. fournaise, Dan. 11, 6. Sa racine est 77, fumer.
Pin, Ez. χα, 45, pour D'nn.
NN (athij, pronom féminin de la seconde personne. Quoique cette forme se trouve rarement dans l'Écriture, et qu'elle ait fait place à une autre plus abrézée, ΠΣ, elle n’en est pas moins primitive. La terminaison ? paraît avoir désigné dans l’origine le sexe féminin. Et si l’analogie, comme il ne faut pas en douter, ἃ présidé dans le choix de telle ou telle voyelle pour la désignation des genres, l’a, le et li ont dù sans doute être préférés pour représenter par leurs sons doux et moelleux, lé sexe dont la dou-
597 Æ ceur, l'amabilité, et une certaine mollesse sont les apanages naturels.
nn (ittai), de NN voisinage, voisin, nom propre : 1 d'un chef de la milice du roi David, IE Sam. xv, 19. —% D’un homme de la tribu de Benjamin, 1 Sam. xx, 29.
ῬῪΝ (attik) de PNR; c’est un certain genre de colonne, Esdr. χα, 15. Les Septante l'ont rendu par περίστυλον, la Vulgate par porticus.
EN (attem), pronom masculin pluriel de la seconde personne ; il se forme du singulier 3nN et de Ja terminaison D qui représente la pluralité et la multitude : nous en parlerons au long à l’article de cette lettre.
ŒnN (etham), nom propre d’un lieu situé sur les frentières de l'Égypte et du désert d'Arabie, Ex. xt, 90: Nombr. yxxu1, 6. Quelques-uns prétendent que ce mot est égyptien, et signifie limite de la mer. Ce sentiment paraît d'autant plus fondé que la ville et le désert de ce nom s'étendent sur les bords du golfe Héroopolite, ou mer Rouge.
ΙΝ (ethmol) comme yon, advyerbe : 4° hier 1 Sam. τιν, 7; Ps. xc, 4. — 20 Depuis ; ilse dit généralement de tout le temps qui est passé, Michée ur, 8 ; ΤΕ xxx, 33,
TN (athan), racine inusitée. En arabe, marcher à
NTR2NA 598 petit pas, S’avancer lentement, et pour ainsi dire, en hésitant.
nn (atten), pronom féminin pluriel de la seconde personne. Le noun, comme le mem, exprime la plu ralité surtout à la fin des mots féminins. Voyez celte lettre.
nn (ethnah), f., don, récompense, gain, Os. n, 44; rac. an
NN (ethni), généreux, magnifique ; nom propre m., 1 Par. vi, 26.
ἘΠῚ (ethnan), de la même racine que les précédents. — 14° Gain, salaire, ΕΖ. xvi, 31, 34; il se dit métiphoriquement des revenus agraires dont les paiens faisaient présent à leurs idoles, Os. 1x, 1; Mich. 1, 7. —2°n, pr. m., 1 Par. 1v, 7.
ΡΩΝ (athak), racine inusitée, qui est peut-être l'homogène de 5ny, être beau, bien proportionné, d’où prnn, péristyle.
NN (athar), chald. 4° Lieu, locus, Dan. 11, 35; Esdr. v, 15. —9° Lieu, espace qu'oceupe le pied en se posant, vestige, trace. De là s’est formée la préposition ΝΞ (bathar), après, proprement sur les traces, Dan. vis, 6, 7.
ENN (atharim), pluriel du précédent ; lieux, régions; nom propre d’un lieu situé à l'occident de la Palestine, Nombr. xx, 1.