‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 359 sur 429 · BETH · texte numérisé non relu

BETH

2 seconde lettre dans l'alphabet et deuxième nombre dans l’ordre numérique. Son nom ΠῚ signifie maison, et sa forme, dans l'alphabet phénicien, type premier de tous les alphabets connus, représente grossièrement le toit d’une maison ou d’une tente. Sa prononciation, selon les rabbins, est tantôt forte, tantôt aspirée; dans le premier cas, 2 équivaut à notre B français, et s'écrit avec un point qu’on appelle dagesch doux ; dans le second, et alors le 2 est sans point, c’est à peu près le 8 des Grecs modernes, des Russes et de plusieurs autres peuples qui font entendre une espèce de V en émetiant cette lettre. Considérée enfin par rapport à l'organe qui la produit, c’est la première des labiales, et comme telle se permute facilement avec les autres du même ordre; ainsi 1° avec le phe ou pe, comme 52 et 2, disperser; Jpa el syr. JP, se confier, ete. —2° Quelquefois avec le vau 272, syr. 2-17, grand, etc. — 5 Avec le mem, dont le son, chez les Orientaux, se rapproche beaucoup plus du 2 que dans nos langues occidentales, comme ΝΟ et NTM, gras, ΤΙΝ et TNA, idole de Babylone, ete. Du reste ces différentes permulations ne sont pas étrangères aux langues indo - germaniques; les exemples en sont au Contraires très-fréquents ; donnons-en quelques-uns : Éosxw, vescor, pascor, paître; Bio, vivo, vivre ; πάξ, bareæ, chaussure (savate); φέρω νίκην, Bérénice, qui remporte la victoire ; πίω, bibo, boire; φλύω, bulla,

{ bulle ; βάλλω, pello; βλύττω, μελίττω, emmieller ; scamnum, scabellum ; marmor, marbre; goth. audbahts,

anc. allem., ampañt, serviteur; φέρω, goth. bairan, πύργος, GOth.Baurgs ; allemand et les autres langues du nord, Burg, Burk, macéd. βύργος, bourg, ville; frango, goth. brikan, all. brechen, briser; πηγή, goth. brunna, al!. brunnen, source; φρατρία, frater, goth. brothar, ailleurs brother, Bruder, frère ; ἐλπίζειν, goth.venjan, angl: hopen, all. hoffen ; aH. uber, angl. over, gr. ὕπερ; βιάξω, goth. magan, all. n'ôgen, posse, pouvoir, etc.

2 préposition inséparable qui ἃ trois signilications distinctes ; il signilie : 4° le lieu où l’on se trouve, au propre et au figuré, Gen. 1, 4; Jug. x, 8; 1 Sam. xxix, 7. — 2° L'adhésion, la proximité d’une chose avec use autre, 1 Sam. xx1x, 15 Gen, xx, 48, etc. — 3° La cause, l'instrument, là manière dont se fait une chose, Gen, xLiv, 5; Am, vi, 6; I Par. 1x, 18, etc. Les rabbins ont donné à ces trois significations, qui ellésmêmes se subdivisent en plusieurs autres que l'usage seul peut apprendre, un nom technique qui exprime l’idée principale qu’elles présentent; ils appellent la première %5n ΤῚΣ, c'est-à-dire, lé belh de lieu: la seconde "2237 112, c'est-à-dire, le beth d’adhésion : la troisième, enfin, 51h NA, C'est-à-dire, le beth de secours Où de circonstance. — Quant à l’origine, il est assez probable que cette préposition n’est qu’une forme très abrégée du substantif même "2 dont il garde le nom.

ΠΝ (biah), f. entrée, ΕΖ. vur, 5, du N'a, entrer.

UN (biousch\, chald. mauvais, Esdr. 1v, 12; racine LN2.

NTUMN2 (bioschiha) chald. id.

να (baar), racine inusitée; en arabe, percer, forer, creuser un puits, une fosse. — Piel : 1° Graver sur la pierre, Deut. xxvi, 8; flabac. n, 2. — 2° Propr. extraire; au figuré, déclarer son avis, expliquer, Deut. 1, 5. — Ce verbe, réduit à sa forme monosyllabique 2, ἃ passé, lui οἱ sa signification, soit dns d’autres verbes de la langue hébraïque, soit dans une foule de mots indo-germaniques qui ont encore avec lui une analGgie évidente de sens et de forme. Ainsi "Δ, 2, N°2, ΠῚ dont l’idée commune est celle de creuser, d’arrondir en creusant, elc., gr. περάω, traverser, πέραν, au LTavers, au delà; a pt, autour, papuyé, gouffre, πόρος, |'ASSAge au travers, φρέαρ, citerne, puits; lat. forare, forer, vrille; allem. bohren.

na (L'er), 4° puits, citerne creusé? par la main des hommes, Gen. xvi, 7; xx1v, 11. — 2° Source, fontaine, Ps. ων, 24. — 3° n. pr. de lieux, Nombr. xx, 16: 15. xv, ὃ; Jug. 1x, 21.

ΝΠ "9 NA (θ᾽ ον luhhai roi), puteus vilæ visionis, c’est-à-dire, pu ts, où après avoir vu Dieu, on ἃ néaumoin: conservé la vie; ἢ. pr. d’un puits silué sur les frontières de la Palestine, Gen. xxiv, 02; xxv, 11.

yat Na (b’er scheba), puits du serment; nom propre d’une ville fort ancienne, située sur les frontières de la Palestine, Gen. xx\1, δὲ; XXI, 53.

N7ÿ2 (b’era), puits, fontaine; nom propre m., I Par. vit, 37.

Na, id., nom propre m., I Par, v, 6.

ANA ( b’eroth), les puits; nom propre d'une ville de la tribu de Benjamin, Job xvin, 25; Il Sam. iv, 2.

TP>" 532 nina {b'eroth b’ne iaakan), puits des Jakanites : nom propre d'un des campements des Israélites daus le désert, Deur. x, 6; Nomb. xxx, 51.

5x2 (b'eri), de fontaine; nom propre m. : 10 Du père du prophète Osee, Os. 1, 4. — 2° D'une autre personne, Gen. xx\1, 54.

Ka (bor) pour ΝΖ (L'or), et qui paraît plus souvent encore sous la forme "M; citerne, 1 Sam. xx, 15; Par: x1,47.

Na (baasch), fut. NI {ibasch). — 1° Sentir mauvais, guer, Ex. vu, 18,21; var, 10, etc. — 2° Par une figure propre aux Orientaux, avoir un mauvais caractère. — Niphal, être puant, et mé-aphoriquement être en horreur, 1 Sam. ΧΗ, 4; I Sam. x, 6. Nous disons de même en français, être en bonne ou mauvaise odeur : mourir en odeur de sainteté. — Hiphil : 4° rendre puant, et par métaphore, rendre odieux, Gen. xxxiv, 20.—20 Puer, sentir mauvais, Ex. xvi, 24; Ps. xxxvin, 6; métaphoriquement, être odieux, parce que la mauvaise odeur produit le dégoût, et provoque la répugnance, 1 Sam. xxvu, 12.— 3° Agir mal, produire des actions perverses ; proprement, de mauvaise odeur, Prov. x, 5.— Hithpael, comme Île niphal, 1 Par, χιχ, G. NA se retrouve dans l’allem. bôse méchant, angl. baschful, pudique, abasch, épouvanter, busch, rougir, être honteux,

ΝΞ (b’esch}), chald. être méchant; suivi de y, déplaire, Dar. νι, 15.

ἈΝΆ (bosch), m. puanteur, odeur forte, Amos, PRIE

D'UN (b'uschim), plur. raisins acides, verjus, lambrusques, Is. v, 2, 14.

ΓΩΝΞ (boschah), Î. mauvaise herbe, Job xxxr,

7DN2 (ba'har), chald. après. Voy. TN (athar).

n22 (babuh), de 22; proprement cavité, trou, ouverture, ensuile porte et enfin paupéres, parce qu'elles sont comme les portes des veux, Zach. τι, 42,

*22 (bebai), (pehlev. père, papa), nom propre m. Esdr. 11, 11.

τς (babel) pour Sets, de Ets, confusion ; Bahylone, une des plus anciennes villes du monde , ainsi appelée, parce que c'est à cette place ou non loin de À, dans les plaines de Sennaar, que bieu renversa celte fameuse tour, le premier enfant de lorgueil des hommes, confondit leur langage et les contraignit à se disperser par toute la terre, Gen. x1, 9.

23 (bablui),. chald. id., Esd. xuix.

32 (bag), mot per-au qui sigailie en général tont ce que l’on mange, Dan. 1, 5; vin, 13; ΕΖ. xxv. Ce mot ἃ formé le grec φάγειν ; et le phrygien βέχ ou 567705. On sait Sur ce dernier mot l’auecdote que raconte Hérodote 11, 2. Psammétichus, roi d'Egypte, voulint connaître quelle était la plus ancienne langue du monde, ne trouva pas de moyen plus ingénieux que de faire élever deux enfants nouveau-nés au milieu d’une forêt, et n'ayant pour toute compagne qu'une chèvre qui les nourrissait de son lait. Au bout de trois ans ils fureut présentés à ce prince, curieux d'entendre le premier mot qu'ils prononceraient : ce mot fut Béz; il fil faire des recherches; et comme en phrygien βέχχος signifie du pain, il en conclut que la langue phrygienne est la plus ancienne des langues; mais cette conclusion est très erronée : le bêlement de la chèvre qu'on n'avait pas prévu, et que les enfants reproduisaient à leur manière, éiait la véritable cause d’un motqui n'avait ainsi avec le phrygien qu'une ressemblance de son fortuite. Quoi qu'il en soif, 32 ἃ passé dans plusieurs langues indo-geroaniques; nous le trouvons encore dans le gothique baccen; allem. backen; angl. baken, cuire au four, faire du pain, etc.

722 (bagad), fat. ἸΔΞῚ (ibgod); proprement ourdir, tramer, et puis par métaphore : 1“ tromper, décevoir, agir frauduleusemeut (nous disons ourdir une trahison), 1 Sam. x1v, 53; dob vi, 15; Jug. 1x, 25; — 2° opprimer, affliger, enlever, ravir: c'est le résultat de la fraude ou des embüûches que lon ἃ tramées, sax:

732 (beged), 15 couverture, drap, pièce d'’étoffe dont les anciens s’enveloppaient la nuit, Nombr. ιν, 63 1 Sam, x1x, 433 D'Rois 1, 1.—2°, Vêtement, habit, Gen. xxx1x, 19:1 Rois xx, 10.— 5° Perfdie, Jer. xu, 4. — 4° Rapt, rapine, Is. xx1v, 16. Les anciens hébraisants chérchaient ἃ expliquer les deux

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sens principaux de “32 : Selon eux le même mot signifie à la fois babit et perfidie, parce que l'habit aéé la première couverture de l’homme, qui était nu daus l'état d'innocence, et le premier témoiynage de sa perfidie contre son Dieu, et qu'il sert encore à couvrir nos vices. On sent que cette explication est plus ingéniense que vraie : la véritable est, comme Je lecteur l'a déjà remarqué, la double signification de !a racine,

"32 (bogdoth}, pl. fémin. les perfidies, Soph. nt, 4.

32 (bagod), adj. perfide, Jer. πα, 7, 10.

an (bigvaï), peut-être comme le chald., ἽΝ 25, agricul'eur, horticulieur ; n.pr. d’un des chefs qui accompagnèrent Zorobabel dans son retour de la captivité, Esdr. un, 2. 14 ; Neb. vu, 19.

Nr (δια), jardin, jardinier ; n. pr. d’un eunuque de la cour de Xerxès, Esth.1, 10

qua (bigtan),"id. Esth. 1, 21.

72 (bad), de 772, proprement séparation; chose <éparée. Et de là,— 1° une partie, parce que c’est une fraction séparée du tout, Job. xvur, 3; avec D, 25, à part, séparément, Ex. xxvi, 9.— 2° Fil ou les fiis d'une étoffe, parce que ce sont des parties d’un même tout; et par métonymic, l'étoffe elle-même, les vêtements faits de ceue étoffe, Ex. xxvir, 42 ; Ex.1x, 2 ; Dan. τι;

2, de 11 même racine, mais prise dans une autre sens : 1" bagatelles, mensonges, vaines paroles, 10» x1, 3; 15. xv1, 6; Jer.zxvinr, 30. — 2° Hommes de mensonges, faux prophètes, enchanteurs, Es, XIV, 29: Jer. L, 96.

NT2 (bada) ; il signifie : 1° proprement inventer quelque chose. — 2° Imaginer, feindre, mentir, 1 Rois xu, 33; ΝΡ vi, 8.

72 (badad), 1° propr., comme en arabe, disjoindre, diviser, séparer. C'est du reste l’idée fondamentale quentrafue avec elle la monosyllabique T2, m2, 72,72 dans ious ses composés que nous indiquerons chaena en son lieu. — 2° Être séparé, par conséquent vivre retiré, vivre en Solitaire, Ps. cn, 8; Os. vus, 9; Is. x1v, 51.

772, Comme NU, dire des riens, nugari, βαττολογεῖν; quoique le sens de ce verbe s'écarte singulièrement de celui de 572, séparer, nous croyons néanmoins qu'il s’y rattache par un lien secret, mais réel. Dire des riens, n'est-ce pas en effet dire des choses décousues, séparées, sans art ?

712 (badad), m. séparation; puis dans un sens adverbial, à part, solitarie, Is. xxvii, 10; Deut. xxx, 12, etc.

772 (b'dad), séparation, partie; ἢ. pr. m. Gen. X\XVI, 39.

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