‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 370 sur 429 · MP · texte numérisé non relu

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veut dire : reverdir, passer d’un état dans un autre,

produire, Job χιν, 7. Le chaldéen ἃ le même sens,

Don. 1v, 15, De cette racine vient clupea, alose,

parce que ce poisson passe de la mer daus les riviè-

. res, qu'il remonte toujours; ou bien encore parce qu'il change de couleur, blanchissant au premier quartier de la lune et noircissaut au dernier. C’est du moins l'opinion des pécheurs ; je ne sais si elle est fondée. :

99 (hheleph). 1° Changement, permutation; pris adverbialement, il signifie : pour, au lieu de, à la place, Nombr. xvim, 21.— 2 n. pr. d’une ville de la tribu de Nephtali, Is. x1x, 33.

γι (hhalats), tirer, soustraire, arracher, ôter, séparer, emporter, délivrer, sauver, Ps. vi, ὃ; Lament. 1v, 9,

Vn, être vif, alerte, expéditif, préparé, Nomb. xxx, 21; Deut. ni, 18.— En hiphal, se ceindre, se préparer au combat, Nombr. xxx1, 3.

Vn, les reins, parce que c’est l'endroit du corps que l’on ceint pour se préparer à faire quelque chose.

von (hhelets), délivrance; n. pr.m. de plusieurs persounages, 1 Chr. n, 59; I Sam. xx, 26, etc.

3 (hhalak). 4° Eire poli, glacé, brillant. En ce seus celle racine, ou du moins ses deux premières radicales, se rencontrent dans une foule de mots des deux familles. En arabe, en chaldéen, en syriaque; en grec, γλυχύς, χαλχός, χόλαξ, γλοῖος, χλίσχρος, αἰκάλλω, engager par des caresses; en latin, glacies, glaber, gladius , glisco, gluten, calculus; en allem. Glas, glatt, gleiten, gleisten, glanzen; et en franç. glace, glisser, verglas, calculer, ce qui Se faisait avec de petites pierres polies. Voyez n93.— 2° Diviser, départir. Cette signification vient de ce que primitivement on se servait de petits cailloux ou de petits ronds de bois polis, χλῆρος, qui servaiént anciénnethent pour tirer au sort, d’où le grec χληρονομέω, obtenir par le sort; χληρουχέω, obtenir en partage, etc., II Sam. xx, 90, etc.— 3° Dépouiller : C’est une modification de la signification précédente, ΠΠ Chr. xxvin, 21.

En (hhalak), poli, doux. Par méliphore, chauve, Jos. x1, 17 ; trompeur et lubrique, parce que l’un et l’autre se servent dé paroles flatteuses et douces pour arriver à leurs fins, Ez. xu1, 24,

ΤΠ, Chald. sort, héritage, Dan. ἵν, 12,

Don (hhalakkoth), caresses, flatteries, Dan. x1, 52.

pa (hhelek), lé poli. Par métaphore, le sort,

4 l'héritage, Déut, xvin, 8; n. pr. m., Nombr. χχνι, 30.

pi (hhalluk), poli, 1 Sam. xvni, 40.

PP (hhelkah), comme Po (hhelek).

APN (hhalukkah), division, répartition, IE Chr. XxXv, 5.

vpn (hhelki), la portion de Jéhova; n. pr. m:, Neh. χη, 45.

MP (hhilkiiah) eu svp (hhilkiiahou), id; n. pr. de plusieurs grands personnages, Il Rois xxx, 8; Jer.1, 1, ete.

| non 719 np (hhalaklakoth), endroits glissants , Ps, xxxv, 6: ruses, fraudes, tromperies, Dan. xx, 21. np (hhelkath), nom d’une ville lévitique, ὅ05. xIx, 25.

ΟΊ (hhalasch), remporter la victoire, vaincre, dompter, Ex. xvu1, 45. Par antiphrase, être abattu, débile, infirme, langoureux, Job x1v, 10. On pourrait encore considérer la première siguification comme transitive de la seconde.

οὖσι (khallasch), débile, faible, Job 1x, 10.

En (hham), proprement, allié, affinis ; en grec, γαμθρός, POUr γαμερός, gendre, de γάμος, yayéw, Se marier, Gen. xxxvI1, 45.

en. 1° Proprement chaud, puis brûé, enfin noir, trois phases de la même idée, Jos. 1x, 42. — 29 p. pr. d'un des trois fils de Noé, Cham, dont les descendants occupèrent les régions situées principalement dans la zone lorride, ce qui est une preuve, entre bien d’autres, que les noms chez les anciens élaient donnés après coup, pour conserver le souvenir de quelque événement mémorable, — 3° L'Esypte est aussi désignée sous ce nom, et il parait que dans les dialectes anciens et modernes de ce pays, ΖΞ, modifié en χαμε, χαμε, χαμη, chiè, ἃ la même siguification qu'en hébreu. Mais je crois que la véritable origine s'en trouve dans la langue sainte, dont il n’est pas surprenant que quelques mots aient passé en Egypte avec les enfants de Cham qui l'ont les premiers habitée.

En (kom), chaleur, particulièrement celle du 50leil, Gen. xvin, 1.

NT (hhama), inusité; en arabe, s’épaissir, se durcir, se coaguler, en parlant du lait,

ΝΠ (lemma), forme chaldaïque, pour "12", colère, Dan. xt, 44.

sn (hhema), chald., id., Dan. nr, 13.

NN (lhemah). Ce mot ἃ très-embarrassé les interprêtes; cependant le sens le plus généralement reçu est celui de beurre, Gen. xvim, 8.

TN (Lhamad), désirer, convoiter, se délecter, Ex. xx, 14; Ps. zxvin, 17. Je crois que la notion primitive de ce verbe doit se chercher dans la chaleur. La chaleur et l'amour du désir ont une affinité incontestable ; et au dire d’Aristole, le premier degré de l'amour vient de la chaleur du sang, C'est donc le monosyllabe En qui doit être considéré comme l'élément essentiel de cette racine: les Grecs en trans posant en ont fait θυμος, θυμέω, etc.

+2n (hhemed), appétit, désir, concupiscence ; en bonne part, aménilé, la qualité d’un objet agréable, Ez. xx, 6.

1797 (ahemdah), désir, I Chr. xxr, 20. Par métonymie, l’objet déshé, délices, 1 Sam. 1x, 20; beauté, améuité, excellence, toutes choses; en un mot, qui excitent et enflamment le désir, Jer. πὶ, 19.

ninen(hhamndoth) et 15125 (hhamoudoth}, choses précieuses, désirables, Dan. 11, ὅδ.

Jan (hhemdan), suave; ἢ. pre 48.) Geue ExxVI, 26,

7il

τ ὩΠ (lhamah), inusité; en arabe, empêcher, défendre, protéger, d'où sans doute le grec χώμα, rempart.

nn (hhammah), chaleur, feux du soleil, Ps. x1x, 7. Par méionymie, le soleil lui-même, Job xxx, 23.

327 (khemah), chaleur ; par métaphore, la fureur de la colère, 1<. Lt, 17.

on (hliemah), pour EN (khemah), du beurre, du lait épaissi, Job xx1x, 6.

men. Voyez NOM (hhomah).

ἘΞ πὶ (hhammouel), ferveur de Dieu; n. pr.

τὰ { Chr. 1v, 26.

Soc (hhamoutal), gendre, sœur de la rosée; n. pr. de l'épouse de Jonas, I Rois, xx, 31.

Sn (hhamoul), qui a éprouvé la clémence; n.

pr. m., Gen. xLvi, 12.

ὙΠ ( lhammon ), chaud, exposé au soleil; n.

pr. d’une ville située dans la tribu de Nephtali, I Chr: vr, 61:

Von (hhamots), violent, emporté, bouillant; on voit dans ce mot encore l'influence du radical ©, 16:0} 17.

Pas (lhammouk), circuit, contour, Cant. vu, 2,

"2, ON (hhamor), l'âne, ainsi nommé à cause de sa couleur rougeàtre, Gen. xzix, 44. Les Espagnols l'appellent aussi burro, burrica, bourrique, de uro, comburo, brûler. Par métaphore, la charge d’un âne, Jug. xv, 16. C’est aussi un nom propre masculin, Gen. xxxim, 49.

mon, féminin de "M. Voyez ce mot.

ΓΙ (4hamou:h), belle-fille, Ruth 1, 14. Ce mot est le féminin de En, comme nNX, fille, l’est de TN.

nm (hhamat), inusité; chaldéen, se courber, se baisser, s’uffaisser.

0" (khomet), une espèce de sauterelle, Lev.

non (hhumtah), n. pr. d'une ville de la tribu de Juda, Jos, xv, 54.

Y2n (hhamits), salé, proprement qui cuit et brûe, 1s. xxx, 24.

von (hhamischi), adjectif ordinal, cinquième ; de ΤΠ, cinq, Gen. 1, 35.

Sn (hhamal), proprement être doux, clément, miséricordieux. De là, épargner, avoir pitié, Ex. nt, 6; 1 Sam. xv, 3. Grec : ἁμαλός, ἀμαλός, ἁπαλός, αἷαὐλὸς, elc.

nozn (hhemlah), miséricorde, Gen. x1x, 16. En iransposant, clementia, clémence.

EN (Lhamum), être chaud, enflammé, brûlant, s’échauffer; d’où, en arabe, fermenter, bouillir, Ex. xu1, 21; [5. xL1v,46.— Au piel, il signifie chauffer, couver, Job xxx1ix, 14. Cette racine, qui n’est que EP allongé, parait avoir prêié sa signification à tous les verbes qui ont ces deux radiciles. En grec : καῦμα, chaleur; Emmaüs, où, selon Josèphe, il y avait des eaux thermales.

Ten (hhamman), qu'on ne trouve seulement qu'au pluriel, can (hhammanim), désigne une sorte d’i<

doles adorées en Phéaicie et en Egypte. D'après les découvertes récentes et les inscriptions qu'on est enfin parvenu à déchiffrer, il n’y ἃ pas de doute que ces idoles ou simulacres ne se rapportent au suleil. Une, entre autres, découverte à Palmyre, dit posi ivement que la statue sur laquelle elle se lil a été consacrée à cet astre. On sait du reste que le culte du soleil et de la lune était en grand honneur dans tous ces pays, où l’on regardait l'astronomie comme le fondement de la religion. Ajoutons que c’est peut-être à 227 plutôt qu'à Fra qu'il faut rapporter le Jupiter Ammon des Grecs, à moins que l'on dise, ce qui est encore três-probable, que les deux mots hébreux désignent une seule et même diviuité, 11 Chron, x1V, 4; 15. xvir, 8, etc.

on (Ahumas), proprement être ardent, brûler comme un acide; d’où agir avec violence, opprimer, faire injure, Jer. xx11, 3; Prov. vit, 36.

On, masculin, violence, injure, Gen. wi, 41; par mélonymie, ce qu'on exlorque par la violence, le fruit du pillage, Am. 11, 40.

ὙΠ (hamets). Ce verbe est synonyme du précédent ; proprement brûler, comme un acide. Rapporté au goût, il signifie être âcre, sur, Ex. xu, 39 ; rapporté à la vue, il signilie être brillaut, splendide; chotouiller l'œil, comme un acide chatouille et fait crisper la langue, Is. Lxnt, 1. Métaphysiquement , agir avec violence, être emporté, violent, Ps. Lxx1, 4.

van (hhamets), 1° ferment, levain, ce qui est sur, Ex. x11, 15. — 2° Ce qui est le fruit de la violence, Am. 1v, ὃ. Cependant le passage se prêterait aussi bien à la première signification, qui est la plus commune.

Van (hhomets), du vinaigre, du verjus, un acide, Nomb. vi, 3; Ruth. 11, 14, etc.

DEN (hhamak), aller autour, s'en retourner, Cant. v, 2 En hühpael se tourner d'un côté et d'autrs, comme un homme qui erre sans trop savoir où il va, Jer. xxx1, 22. Ce verbe est l'homogène de F2.

2n (Ahamar), être échauffé, fervent, ardent, Ps, xLYI, 4; par métaphore, rougir, s’échauffer au point

de devenir rouge, Job xv1, 16; Ps. Lxxv, 9, se gon- .

filer, bouillonner. De la première signification vient le dérivé -n, bitume, qui s'échauffe, et s'enflamme facilement ; à son Lour il prête sa signification au verbe sa racine, qui signifie alors bituminer, enduire de bitume, goudronner, Ex. 11, 5.

-2n (Ahema), bitume, tel qu'on en trouve en grande quantité dans le voisinage de la mer Morte, qu', pour cette raison, a été appelée Asphaltite, Gen. x1, 3; xiv, 10

2n (hhemar), du vin, ainsi nommé parce qu'il fermente et qu'il échauffe, Deut. xxx, 14; 15. xxVu, 2, Ancien gaulois, cosma, Vin.

27 (hhamar), chald., id., Esdr. vi, 9.

27 (hhomer), 4° bouillonnement des flots de la mer, Hab. im, 46. — 2° Argile, ciment, peut-être de la chaux, parce qu'elle brûle et fermente, Es. xzv, 9;

tent

713 Loge y]

Job xxxvin, 44. — 3° Tumulte, comme il arrive dans une masse d’eau qui bouillonne ; monceau, soulèvement, résultat du bouillonnement, Ex. vur, 10. Par métonymie de la dernière signification, mesure des matières séches , mises en monceau, le chorner, qui vaut 315 litres 456 millilitres de France, Lev. xxvH, 16.— De -n argile, vient Camyrus, ville de Rhodes, située dans des terres d'argile; Camarina, ville de Sicile située de même.

27 (hhamar). Voyez on.

van (4hamasch), inusité, être gras, engraisser, d'où VON (4homesch), l'abdomen, le ventre, le bas-ventre.

W'ON (hhamasch), racine qui se rapproche singulièrement de DIN οἱ Vian; proprement être acide ; par métaphore, être violent au combat. L’arabe ἃ le même sens, d'où le participe passif pluriel CA (hhamuschim), les forts, les braves, les guerriers, Ex. χε 48; Jos. 1,14, etc.

WE (hhamesch), féminin, ΠΣ ΣΤ (khamischschah), et MON (hhameseheth), cinq. Ce mot, comme tous ceux du même genre, est certainement primiuf. L'homme, dès sa création même, ne put examiner les différents êtres répandus autour de lui sans en percevoir les rapports différents; or, dans un sens, les nombres expriment quelqu'un de ces rapports. Aussi, comme l'idée des nombres est naturelle et fondée sur une des prérogatives de l'esprit humain, les dénominations qui les distinguent le doivent être aussi. Voilà pourquoi dans la comparaison des langues on s'arrête principalement sur les noms des nombres, et comme ils n’ont pu être empruntés, leur similitude dans plusieurs familles prouve certainement l'existence antérieure d’une langue mère et unique dont elles ont conservé les éléments essentiels. Or le mot qui nous occupe, An, se retrouve nou-seulement dans loutes les langues sémitiques, mais encore avec de légers changements dans nos laugues indo-germaniques. Ainsi, sanscrit, zend et pehlvi, peaniche, pandj ; pers. pendj; grec. πέντε; 60]. πέμπε; latin, quinque, d'où la plupart de nos langues modernes on tiré leur nom équivalent, etc.; goth. fimf, ΒΓ, fim; ancien norség. finm; ang'o-sax., anc. suéd., anc. fr. fif; anc. haut, all. finf ; anglais, five; suisse, dan. fem.; holl. vyf; allem. fünf, tous mots qui paraissent dériver de πέμπε, elc., etc, Les langues sémitiques et indo-germaniques ont donc une commune origine.

D", pluriel du mot précédent, signifie cinquante. Nous avons déjà fait remarquer qu'en hébreu le pluriel des noms d'unité exprime le même nombre de dixaines, I Rois 1, 9. Le nom de nombre ὩΣ ΖΠ ἃ donné l’origine à un verbe qui n’est inusité qu'au piel.

VEN (hhimesch), exiger la cinquième partie, Gen. XLI, 54.

On (hhomesch), le cinquième, la cinquième parue, Gen, xzvur, 26.

UN, du verbe En, l'abdomen, le ventre le basventre, Il Sam. n, 23. De ce mot hébreu vient sans doute le latin omasuw, tripjes, gros boyau, panse,

Dicrionnaiñe DE pui. ἐλοδέε, ΕΥ̓͂,

pantschan ;

un 71à

ON (hhamischi). Voyez rivon.

N'EN (hhamath), inusité; en arabe, faire chaud, être biâlant et en fermentation,

Nan (hhemeth), une outre cù l'on préserve les liquides de la chaleur de la température, Job xx1, 20.

On (hhamath), mur, fortification, où la chaux entre comme ciment; n. pr. d’une ville célèbre de Syrie située au nord de la Palestine, Nomb. χα, 21. Les Grecs l'appellent Epiphanie,

nm (khen) de 137. 1° Grâce, faveur, bienveillance. En grec Χάρις, Ecel. 1x, 11; Prov. xx, 11. Par mé. tonyinie, beauté, agrément, qui procure la faveur ; nous employons dans le même sens le mot grâce, Les grâces du visage. — 2° n. pr. m., Zach. νι, 14.

ὙΠῚΠ (hhenadad), pour ΤΠ ἿΠ, la faveur d'Adad, ἢ. pr. m., Esdr. au, 9.

nn (khanah), 4° Incliner, se détourner, fléchir ; Comp. TE, ΠΣ, Jug. xx, 9: Voici que le soleil décline, que le jour buisse, qu'il se fait nuit. — 2° Par métaphore, s'asseoir, fixer sa tente pour se reposer , comme le voyageur qui se détourne de son chemin s'arrête et plante sa tente pour reposer la nuit, Gen, xx VI, 17; Ex. χη, 20, — 3° En puésie, habiter, Is. XYIL κ᾿

nn (hhannah), de ἘΠ. 1° Grâce, miséricorde, Ps. LXXVIL, 10. Par nélonymie, ce qui obtient miséricorde, prière, supplications, Job χιχ, 47. — 2° ἢ, pr. de la mère de Samuel, 1 Sim. 1, 9, etc.

720 (hannoch) initié ; ἢ. pr. de plusieurs personnages célèbres : 1° du premier-né de Caïn qui donna son nom à la première ville du monde, Gen. 1v, 17. — 2° Du père de Méthu-élah, le même qui fut enleré au ciel, Gen. v, 18, 24. C’est à ce patriarche que les traditions juives, arabes, musulmanes et chinoises attribuent l'invention de l'écriture, de l’arithmétique et de l'astrologie. Qn va plus loin. On fait remonter jusqu’à lui un livre , fameux dans l'antiquité, et qui en effet porte son nom. Ce livre, cité par saint Jude, saint Justin, Aihénagore, saint Irénée, saint Clément d'Alexandrie, Lactance, et que l'on croyait perdu, a été eufin retrouvé dans ce siècle parmi les livres canoniques des Abyssiniens. Plusieurs savants en ont traduit les premiers chapitres, et d’après les fables ridicules qu'ils ont cru y apercevoir, ils ont conclu qu'il é'ait apocryphe. Ce n’est pas ici le lieu de discuter ce jugement qui nous paraît précipité; nous renvoyons pour cela à une dis-ertation complète, que nous nous proposons de composer sur cette matière.

en (hhanoun), dont Dieu a compassion ; ἢ. pr. m., Il Sam. x1x, 1, etc.

Tan (hhannoun), miséricordieux, bienveillant, Ps. CYI, 4°

nn (hhanouth), proprement un lieu, un endroit volé; un souterrain, uue çaverne, une prison, Jer. xxxvI1, 406.

(hhanahh), inusit', être oppressé, suffi De ce verbe s’est formé sans doute le grec ὁ μ6 4}}. D ant NRODIÉE» tie

715 | eation primitive de ge verbe fait allusion à la manière dont les anciens embaumaient les corps. Or, après avoir extrait les intestins par une incision faite au côté gauche, οἱ la ceryelle par les narines, on remplissair ces cavités de matières propres à rendre le.cadavre incorruptible. Je crois donc que le verbe domi il s’agit pourrait vouloir dire quelque chose, comme gonfler. Cette signification aurait au moins le mérite de s’appliquer parfaitement à ious les passages où ce mot se rencontre, Gen. L, 2, 3, 26 ; Gant. y, 45.

eu (hhanutim), l'embaumemgnt; proprement, les opérations de l'embaumement; par métonymie, le temps de l'embaumement, Gen. L, 3.

pain (hhintin)., chald., du froment, Esdr. wi, 9.

Eur (hhanniel), la grâce de Dieu; n. pr. de plusieurs personnages, Nomb. xxxiv, 25; 1 Chr. vu, 39. Le mot %:n se retrouve aussi dans quelques noms propres Carthaginois, Lels que Lys 1, Han: nibal , "pro 9, Hamilcar, ete. ; c'est une preuve entre autres de la commune origine de la langue punique avec l'hébreu.

7 (hhanich), proprement, initié ; puis éprouvé, a cause des épreuves qu'on faisait subir pour linitiation, Gen. xiv, 44.

an (hhaninah), grâce, miséricorde, Jer. xv, 43, d'où le latin venia.

nan (hhanith), une lance; ainsi nommée à cause de sa flexibilité. Voyez nan. Is. 11, 4; Mich. v, ὦ, d'où ἀκόντιον, javelot; contus, hallebarde.

2n (hhanach) , serrer, presser, étrangler; dans un sens intransitif, être à l’étroit. De ce verbe se sont formés les mots suivants : gr. ἄγχε, proche, auprès ; ἄγγω, ἄγχω, étreindre , étrangler ; ἀνόγχη, nécessité; lat. ango, angor, angustus; ollèm. Angst, eng, Zange, Zwang; angl. anguish, angoisse, anger, colère, qui étoufle, qui oppresse, ete., etc. ; goth. agyvus, aggvitha, etc., anxiété. — Du verbe 7:51 dérive le mot nt pour En, le cou, la gorge, la partie étroite du palais; cette signification en donne au verbe racine une nouvelle, savoir : éssayer le palais de quelqu'un, lui donner quelque chose à goûter; puis, en passant du propre au figuré, du goût matériel et sensible au goût intellectuel, instrüire, enseigner, développer le goût; puis initier, consacrer, Prov. xxl, 6; Deut. xx, 5.

ΠΩΣ (hhanuccah}, initiation. consécration, dédicace, Nomb. vu, 11. Par métonymie, sacrifice d’initiation, Ps. xxx, 1.

Din (hhinnam). Am est la formative des adverbes; de nr. 1° Gratis, pour rién, gratuitement, Gen. xxix, 15. — 2% En vain, dopé; Sans raison, Prov. 1, 47; Job, τι, 3.

yo: (hhanamel), n. pr. m., ler. χύσῃ, 7.

τς ΩΣ (hhanamal). Ce mot ne se trouve qu'une

net τ γῇ ᾿ è :

seule fois, Ps. xxvin, 47. D'après le contexte, il est

cértain qu'il signifie quelque chose de nuisible aux arbres: mais, Comme mille causes peuvent leur wdure, chaque interprêté à choisi celte qui lui sou τ (οἱ le plus : de là grande variéié. La Vulgate, les

LXX, Saadias l’entendent d'une gelée qui détruit les fleurs des arbres; d’autres veulent que ce soit certains insectes, comme des fourmis, des sauterelles , qui rongent la racine , les fleurs ou les feuilles des arbres. — Pour moi, s'il m'est permis de prendre un parti, je dirai que l'interprétation de là Vulgate me paraît la plus probable. Le prophète fait ici allusion aux dix plaies de l'Egypte; ces plaies eurent lieu un peu avant la délivrance des Hébreux, c'està-dire vers le commencement du printemps : or on sait qu’à celte époque de l’année ce que les arbres en fleur ont le plus à craindre, même dans n0$ pays, c'est la grêle et la gelée blanche qui les abat ou les brûle. D'ailleurs, si l’on fait attention aux versets précédents, on voit que le parallélisme se forme de choses de même genre : ainsi, 45, qu'il leur envoya une infinité de mouches différentes qui les dévoraient, el de grenovilles qui les désolaient ; 46, qu’il fit consumer leurs fruits par des vers et leurs travaux par des sauterelles. 1 est done plus vraisemblable qu’à {a grêle du sersei 47 on doit opposer la gelée, qui est de la même nature, et traduire, 47, qu'il détruisit les grappes naissantes par la grêle, et les feurs des müriers par la gelée.

j2n (hhanan), être incliné, propice ; favoriser quelqu'un, le prendre en piié, en avoir compassion. — Comp. 50} homogène ΠΣ, Ex. xxx, 19. De cette première signification en dérive naturellement une seconde, celle de gratifier, faire présent, secourir, Gen. xsxu1, ὃ. — Au piel, faire plaisir, Prov. xx\1, 25; en hophal, trouver grâce, inspirer de la pitié, Prov, xx, 10. — Enfin, en hithpael, implorer la mi séricorde de quelqu’ un, proprement, s'incliner yers quelqu'un à l'effet de se le rendre propice, Esth. 1V, 8; Job x1x, 16. — Grec, αἰνέω, louer, congraluler.

re (hhanan ), miséricordieux; n. pr. d'homme, 1 Chr. σι, 43.

Sin (hhananel), que Dieu a gratifié; n. p.m., ls, xxx1, ὅδ.

ὙΠ (hhanani), n. pr. d'un prophète, père de Jéhu, 1 Rois xvi, 4, et de plusieurs autres personnages, Neb. 1, 2, etc.

aan (hhananiah), ’Avavias, ἢ. pr. m., 4 ; Dan. 1, 6, 7.

492227 (hhananiahou), ἢ. pr. m., JE Chr. xx, 11, etc. -

D: (/hanes). Ce nom, qui ne se rencontre qu'une seule fois, dans Is. xxx, =, désigne une yille ancienne

d'Egypte, située sur le Nil. Les Grecs l'appellent Héraclée ; les Egyptiens ζνες, ζνης, εζνης, Esné, nom qui n'est auire que le m 4 hébren. Certe ville sst-elle la inême que l’Avvais d'Hérodote, c’est ce que les savants n’ont pas encerg Conslalé.

ὨΣΊ (hhanaph), souiller, t:eher, gâter, profaner, Jer. μι, 9, ou, intransiivement, se souiller, se tacher, etc., Ps. avi, 58.

am, immonde, profane, impie, Jo): vin 18,

ni (hhoneph), impiété, 15. xxxu, 6.

non (παρα, id., 15. xx, 15,

Jer, xxvuHr,

pan (lhanak), comme nn et, être étroit, serrer, étrangler, Sufloquer. Ethiop. Din, syr. Pan. Voyez ἽΤΙ. II Sam. xvu, 23. — Ajoutez le grec cuvæy AN; esquinancie.

n (khannaihon), gracieux; ἢ. pr. d'une ville de la tribu de Zabulon, Jos. x1x , 14.

on (hhasad), racine inusitée au Καί. Le sens primitif, à mon avis, est prendre parti, se porter ; or, comme on peut se porter soit pour, soil contre quelqu'un, de là deux significations secondaires bien distinctes : l’une de bienyeillance, de miséricorde; l’autre de jalousie , de haine, d’animosité. — Ainsi, au piel, accabler quelqu'un d’injures, Prov. xxv, 10; en hithpael, se montrer bienveillant, Ps. xvis, 26.

Ton (hhesed ). Comme sa racine, ce mot se prend en deux sens différents : en bonne part, il signifie le zèle qu’on ἃ peur quelqu'un, amour, bienveillance , clémence, charité, piété, selon les objets de ce zèle, Gen. xx1, 23; 1} Sam. x, 2, etc. ; en mauvaise part, le zèle, l’animosité qu’on ἃ contre quelqu'un , envie, jalousie, injure, haine, Proy, xiv, 21; Lev. xx, 17, etc. — Grec, χῦδος, opprobre , en transposant le 5. — 501 est aussi un nom propre d'homme, 1 Rois, τν, 10.

Le pluriel se prend toujours en bonne part dans le sens de piété, de miséricorde, de bienfaits, II Chr. γ᾽ 42: Ps. xvu, 7.

m7on (hhasadiah}, que Dieu aime; un, fils de Zorobabel, I Par. πὶ, 20.

non (hhasah), se fier, se confier, espérer, chercher protection, se réfugier, Jug. 1x, 19; Ps.u, 11; Y, 12.

non (hhosah), fugilif ou refuge; ἢ. pr. m.; I Par. ΧΥ͂Ι, 58. ἣ

On (khason), fort, robusie, puissant, Amos n, 9; Is. 1, 31. La racine est 77 (hhasan).

non (hhasouth), refuge, confiance, Is. xxx, 3.

von (hhasid), de Ton; 1° bienveillant, miséricordieux, Jer.1u, 12; Ps, cxLv, 17. — 20 Pieux, en parlant de l'homme qui remplit ous ses devoirs envers Dieu et envers ses semblables, Ps. xxx, 4.

1707 (hhasidah), proprement pieuse, miséricor- Meuse; la cigogne, célèbre chez les anciens pour sa tendresse envers ses enfants, Lev. x1, 19: Deui. XIV, 48.

on (hhasil), proprement, dévorant, rongeant, C’est le nom d’une espèce de sauterelle irès-nuisible E Rois νι}, 37.

on (Ahasin), puissant, Ps. Lixxix, 9.

707 (hhussir), chald., incomplet, dont ona ôié quelque chose; il se dit d’un poids plus léger qu'il ne devrait être, Dan. v, 27.

Son (hhasul), ravager, dévorer, ronger, Deut. xxvHi, 28. — Les Chaldéens se servent aussi de ce verbe pour marquer que l’on sèvre un enfint , parce qu’alors sans doute le temps de l’allaiter est fini, consumplum, absolutun.

C0 (hhasam), fermer, boucher, Ex. sxxix, {1 Leste vallée; dir le prophéle exhale une odeur si in-

pr. d'un

ἸΣΠ 718 fecte, à cause des cadavres qui y sont rassemblés, que les passants se bouchent le nez pour ne pas en être incommodés.— Comp. χημός, caveçon, en transposant.

Jon (hhasan ), étre fort, robuste, puissant. Par métaphore, être puissant en richesses, avoir beaucoup de biens, d’où amonceler, enfouir un trésor. — Α ces significations le chaldéen en ajoute une dernière, posséder, qui en est la conséquence.

Jo" (hhesen), chald., force, puissance, Dan. 5, 37.

Ton (4hosen), richesse, trésor, abondance, tout ee que l’on accumule, ou qu’on enserre, Is. xxx1n, 6.

70" (hkhasaph), inusité au Καί ; comme "@n, décortiquer, écailler, écorcher (dépiauter). Cette racine ἃ passé avec une signification approchée dans le grec σχάπτω, lat. scabo, squama, allem. schaben, schuppen, Schuppe, Scherbe, Schiefer, schaufeln, ete., où les radicales ont été transposées comme ailleurs, "no, ec.

on chald., débris de pots cassés, tesson, Dan. n,

"on (hhaser). Cette racine se rattache aux verbes de la forme Δ, "", Xp, qui tous ont plus où moins le même sens; elle signifie manquer, avoir besoin, tomber de défaillance, Deut. 11, 7; Gen. vi, 3, etc. —Au piel, destituer, frauder, diminuer, Ps. vu, 6. —En hkiphil, laisser manquer, Is. xxx, 6.

70n (hhaser), indigent, qui ἃ besoin, qui manque des choses les plus nécessaires à la vie, 1 Rois n, 22.

-0n (hheser), disette, Prov. xxvur, 22. |

ὙΠ (hhoser), id., Deut. xxvus, 48.

ΠΤ (khasrah), ἢ. pr. m., I Chr. xxzxiv, 22.

on (hhesron), disette, pénurie, Eccl. 1, 45.

SL (hhaph), nettoyé, lavé, pur de toute souillure, mundus, Job xxx, 9,

NE" (khapha ), comme "en et "2n, couvrir. Ce verbe ne se rencontre qu'une seule fois au piel, ἢ Rois xvn, 9, où il signifie agir en cachette, avec perfidie.

non (hhaphah), couvrir, voiler, enyelopper, cacher, Il San. xx, 30; Jer, xiv, 4. — Grec σχέπω couvrir, cappa Cape, sorte de robe qui couyre tout le corps; chape, coiffe, paraissent aussi avoir la même origine.

nn (hhuppak ), couyerture, baldaquin, par extension le lit conjugal, Is. 1, 5; peut-être mieux, le voile qu'on tenait suspendu sur la tête des deux conjoints lors de la bénédiction nuptiale, Les Juifs d’aujourd'hui appellent encore chappah, le voile que l'on étend sur la tête de l'époux et de l'épouse, et que lon tient suspendu sur quaire bâtons, pendant tout le temps que la cérémonie du mariage se fait. L'Eglise a emprunté cet usage de la Synagogue, et nous appelons en France ce voile poêle, — C'est encore un nom propre, ἢ}. I Ch. xxiv, 15.

59" (Ahaphaz), fuir en tremblant, se hâier de fuir, LH Rois yu, 45 ; }} Sam. 1v, 4.—Les Juifs à 10 fin de leur: lettres se servent encore aujourd'hui d'uge formule dans laquelle entre ce mot : 75252 ἽΠΠΩΝ, J'ai écril en toute hâte, comme en latin : Scripsi currente alamo,—Quant aux étymologies, on peut rap-

procher de 327 le grec χοῦφος, léger à la course.

van (hhippazon), fuite tremblante, Ex. χα, 1].

27 (hhuppim), couvertures; n. pr. m., Gen.

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