‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 373 sur 429 · LA LANGUE SAINTE · texte numérisé non relu

LA LANGUE SAINTE

fn (hhathan), époux, gendre, beau- frère, allié, époux par rapport à l'épouse, durant Jes Sept jours de noces; par rapport aux parents de l’époüse, après les noces, Is. Lx, 5. —On ἃ fort disputé sur l’explication à donuer à un passage de l'Éxode, ἵν, 25, où Jeufant nouveau-né est appelé l'époux du sañg, NT. ἢ me semble qu'on re doit y voir αι ὑπὸ 4 gure orientale pour exprimer l’enfant qui va bientôt être Soumis à l'opération sanglante de [ἃ circoncision. Nous appelons poétiqüement cette cérémonie un baptème de sang, quoiqu'il n’y ait rien moins qu’un baptème ; nous dirions encore bien: l'enfant de la circoncision, le fils du martyre, quoique toutes ces expressions n'aient, à proprement parler, aucune réalité: les Hébreux ont done bien pu dire l'époux de la cir: ; concision, l'époux du sang, parce que c’est la première cérémonie avec laquelle le nouveau-né se trouve en rapport; comme l'épouse est la première femme de laquelle l'homme sage doit s'approcher.

nan (khathunnah), les noces, ὕληι. un, 11.

nn (hhothen), gendre; nan (hhothereth), bra, belle fille.

nn (hhathaph), ravir, emporter, Job 1x, 12.

an ( (hhetheph), rapine, proie, butin, Prov. XXI, δ, ᾿

nn (hhathar), louir, creuser, percer, Sillônner, Jon. 1, 43; Job xxiv, 16, etc. — De là vient ἄντρον, antrum, endroit creusé suus terre.

nnn(khathath), briser, rompre, abattre, J6b xxau, 49 ; IS:-xx, 5, elc.

nn (hhathath), consternation, terreur, vi, 21.

Job

Ὁ TETH.

Ὦ (teth),est la neuvième lettre de l'alphabet, marquant neuf dans l'ordre numérique. Sa prononciation est celle du f, quoique dans ces derniers temps quelques Saävarits aient Voulu l’asSimiler au 8 des Grecs. Quant à son affinité avec les autres lettres, il se permute facilement avec le %, ainSi qu'on le verra à l’article de cette lettre. — 2° avec le An comme An, ann, ravir, elt., el généralement avec toutes les dentales dont il fait partie.

2NU (68), chald. être joyeux, Dan. vr, 24.

ΝΙΝ (fite), forme pilpel de", balayer, nettoyer. Les rabbins reconnaissent qu'ils sont parvenus au sens de ce verbe en ayant enteñdu, par hasard, une feñnie ärabésque le prononcer en demandant un balai. Voy. Buxtori et Pagnini.

20 (t«b), chald., bon, en hébr. 272, Dai

δ (tab'él). Dieu est bon:

d'homme, Is. vit, 6, etc.

22%, inusité, comme 327, semer des bruits, fairè des rapports. |

τ (l'hboulim), mitres, tiares, turbans. ΕΖ.

: xxvii, 15. La racine ep = Ve signifie plonger, en arabe, ” feindre de diverses couleurs. Où sait que les anciens

1, if, 22.

ἘΣ LP, h. pr.

attachaïènt une grande importance aux couleurs variées de leurs coiffures.

"20 (abbour), le faîte d’une maison, le sommet d'une montagne, Jug. 1x, 57.— De là s’est formé, en transposant la voyelle, le latin tuber, une bosse, une élévation.

nat (tabahh), immoler, sacrifier, égorger, Ex. xx1, 573 Ps. xxxvii, 14. Voyez na5, Son homogène

nao ({abbahh), proprement égorgeur; puis, selon les circonstances, cuisinier, I Sam. 1x, 23; bourreau, JL Rois xxv, 8.

na0 (tebahh), l'action d’égorger, Prov. vu, 22; la victime même qu’on égorge, Prov. 1x, 2. — C'est enfin un nom propre d'homme, Gen. ΧΧΙΙ, 24.

“na (tabbahhah), cuisinière, 1 Sam. vin, 13.

"io (tibhhah), comme nan, Ps. xuiv, 23.

nn20 (tibhhath), n. pr. d’une “ville de Syrie, | Par, XVII, ὃ. 1

nu (abal), τὰ ὰ plonger, teindre, Gen.

XXXVII, 912 LPV. 1x, 9

920 (ὦ lalidkou), que Dieu baptise, que Dieu purifie; n. pr. τὰν, ἢ Chr. xxvi, 44.

ya ({aba), comme le précédent Las (tabal), avee

cette différence, qué célui-là signifie plonger dans un liquide, au lieu que celui qui nous occupe, signifie plonger dans une matière molle, mais non liquide, comme de la cire, de l’argile pétrie, etc. De là, imprimer son cachet, cacheter. Il est à remarquer que le monoayllabe a et ses variétés, désignent, même dans nos langues quelque chose de profond, de creux, dans lequel on peut s’enfoncer, comme goth. diup, angl. deep, allem. fief, profond; doufen, taufen, baptiser ; ital., tuffare; en transposant δύπτω, βαθύς, βύθος, lat. fundus, etc,

nyÿ20 (tubbaath), cachet, l'anneau royal qui servait à imprimer le cachet, une bague, Gen, xL1, 42; Ex. xxxv, 22.

nya (tabbaoth), n. pr., m., Esdr. 11, 43,

20 ({abar), inusité, comme 23 {tsabar), agglo= mérer, entasser.

12720 (tabrimmon) , le bon vouloir de Rammon, idole des Syriens ; ἢ. pr. du père de Benhadad, roi de Syrie, 1 Rois xv, 18.

na (tebeth) , le dixième mois chez les Hébreux, qui correspondait partie à notre mois de janvier, partie à celui de février. Les Egypliens l’appelaient τηδι, rvË Où robe, el il est probable que les Hébreux le leur ont emprunté ; toujours est-il que la raçgine ne s’en trouve pas dans la langue sainte.

io (tahor), pur, sans tache. Ce mot se trouve dans un passage remarquable de Job χιν, 4, qu’il faut traduire mot à mot : Quis dure potes! purum ex impuro ? C'est-à-dire, Où trouver sur toute celle terre, un homme exempt de la tache originelle, quand ses parents en ont été souillés ? C’est une des plus for— tes preuves, d’après le sentiment des Pères, de la transmission de cette tache. — Substantivement, ce même mot signifie encore purelé, Prov. χα, 41.

a ({aher), éclater, briller, resplendir. Remarquons encore dans ce verbe la monosyllabe -à = NN, lumière. — Par métaphore, être pur, mondé, sans souillure, IL Rois v, 12. Cetie signification se conserve dans les autres conjugaisons ave les modifications que chacune apporte au sens de la première.

ΠΏ (tohar), éelat, pureté, Ex. xx1v, {0 ; purification, en parlant d’une cérémonie ordonnée par la loi, Lev. x11, 4.

ὙΠ (tohar), splendeur, majesté, Ps. Lxxxix, 45,

Ti, ({(ohorah), la pureté du cœur, la puritreation, Lev. x1n1, 35.

NY2 (να), verbe syriaque comme ;27, 27, ses homogènes, proprement, être triste, abattu, languissant; el par suite, jedner, parce que le jeûne abat et affaiblit.

272 (100), proprement, être bon, mais selon que le bon est envisagé, il devient l’utile, l’agréable, le beau, le gai, le commode, le convenable, l'heureux. Ce verbe se prend dans toutes ces acceptions différentes, Nomb. xx1v, ὃ ; 1 Sam, xxv, 36, ete. De là vient πόθέω, désirer, beatus, en renversant le mot.

2% (1ob). C’est le substantif du verbe précédent, el il en ἃ toutes les significations.

ee done 134

"AO (tobah), le bien, le beau, le bon, ele., Neh. v, 19. Le pluriel M0, signifie les bonnes qualités, Neh. γι, 12.

av (tobiiah), qui plaît à Dieu; c’est le nom du saint homme Tobie, Neh. n, 10, et de quelques autres personnages moins marquants.

"To (tavah), rouler, contourner, d'où filer, Ex. xxxv, 25. Métaphoriquement être tourmenté par la faim, jeûner, parce qu'une longue privation de nourriture produit une espèce de convulsion dans les intesiins.

ra (touahh), couvrir, enduire, faire un ravalement; Lev. xiv, 42. De cette racine viennent dans 165 langues indo-germaniques, gr. +éyyw, tingo ; allem. tœuchen; lego, ouvrir; tectorium, enduit; espag. esluco, stuc. Le stuc est une composition de marbre et de chaux qui fait de fort beaux plafonds.

M9 (tout). Voyez voa (tit).

PEUT (totaphoth), proprement, liens, bandelettes. C’étaient des bandes sur lesquelles étaientécrites différentes sentenees tirées des livrés Saints, et que les Hébreux portaient suivant le témoignage de M. Drach au bras gauche, à peu-près de la même manière que nous portons les erêpes de deuil. Dans le Nouveau Testament, ces bandes sont appelées φυλαχτήρια, ΜΆ}. xxu1, 5, c’est-à-dire, conservatrices de la loi; les Juifs les appellent encore PEN (lphillim), des prières, à eause des sentences qui y sont écrites, Ex. xu1, 4-10.

Sy (loul), inusité au kal; en arabe, être étendu tout de son long. — Hiphil, proprement jeter, dans le sens de la longueur, étendre, ΕΖ. xxx11, 4. — De là vient (ollo, tuli, protelo.

ἘΠ (fouph), inusité; en arabe, aller autour, entourer, d’où M2 (Lotaphoth).

0 (tour), inusité. Même signification que le précédent. Compar. 77, Mn; med. lat. turmus, tour, per turnum, tour à tour ; peut-être encore turris, tour ronde.

M (tour). 4° Parois, haie qui entoure, ΕΖ. xLwr, 23. — 2 Série, ordre, tour, Ex. xxvnr, 17.

"2, en chaldéen, signifie montagne, rocher ; il faut l’assimiler à Fhébreu 1%, qui veut dire la même chose, Dan. n, 354

Un (lousc), pousser, frapper avec force, Job 1x, 26, en allem. stossen ; appliqué aux oiseaux, se pousser dans l'air, voler avec impétuosité comme tous les oiseaux de proie, l’allem. Stæsser, Stossvogel, l'ang]. to loss, le grec θωὔΐὔσσω, Se jeter avec fureur sur sa proie, paraissent avoir la même origine que l'hébreu.

ΤῊ (/vaih), chaldéen, le jeûne; de la racine ΠῚΏΩ.

nn (t«hhak), tendre, étendre, épandre, Gen.

no ({uhhoth), de ra, les reins, perce qu'ils sont couverls de graisse, Ps. τι, 8.

ὙΠῸ ({hhon), une meule à main, Lament. v, 15; racine je:

Ye (l'hhorim), les hémorroïdes, une descente,

1 Sam. v. 6; par synecdoche, le fondement, qui est la partie sujette à ce mal, 1 Sam. vi, 11.

mme (tahhahh). Voyez no (louahh).

po (tahhan), broyer, piler, briser le froment, la farine, la matière des couleurs ; moudre, Is. Hi, 16 ; Job. xxx1, 10.

non ({ahhanak), une meule, Ecel. χη, 4.

ut (tohhanoth), les dents molaires, Eccl.

“ΠΏ (tahhar), inusité. Racine onomatopoétique, qui représente le gémissement que pousse un homme accablé par une charge pesante; geindre, respirer fortement, mais avec peine. D’autres auteurs cependant donnent à ce verbe un autre sens, celui de brûler. Alors -" serait encore dérivé de N, lumière, chaleur.

n° (tiahh), enduit, crépi, ravalement, ΕΖ. ΧΠῚ, 12. De no.

ww (tit), de [a boue, du limon, du mortier, Is. ΧΕΙ ΟΣ

pu (tin), chaldéen, comme Ὁ, Dan. ἢ, 41.

7m" (tirah), paroi, mur, haie qui entoure. Par extension, château, forteresse, bourg, Gen. xxv, 46; Cant. var, 9. D'où τύραννος, fyrannus, tyran, ex arce imperans ; breton : tré, ville.

Ex (tal), de bu, rosée, parce qu'elle couvre l'herbe des champs, Gen. xxvir, 28.

ΝΟ ({ala), raccommoder, recoudre, puis, par métaphore, des pièces que l’on met à un vêtement usé, tacheter, parce que ces pièces ressemblent à des taches, Gen. xxx, 32.

CN0 (laïm). Voyez 5 (1) et abu (telem).

τ. ({alah), inusité; en syriaque être nouveau; d’où le grec θάλλω, reverdir, fleurir.

ΓΙ Ω. (tileh), jeune agneau, agneau tendre et délicat, 1 Sam. vu, 9. D’où ἀτάλλω, nourrir délicatement; ἄταλος, tendre ; ἴταλος, jeune bœuf, d'où vient Italie, selon Varron, à cause de la multitude de troupeaux et des bons pâturages d'Italie. Mais Bochart croit que l'Halie, chez les anciens auteurs, n'élait que le pays des Brutiens, aujonrd'nui la Calabre, que les Pléniciens appelaient NY, Lteria, où Iiaria, ({talia), c'est-à-dire Picearia, à cause de l'abondance et de la bonté de la poix qu’elle produisait.

nou (taltelah}, projection, jet, Is. xxir, 17. Eu.

15 (£li), jeune agneau, Is. χα, 11.

br (talal), proprement couvrir, Gen. xix, 8; d'où Ds, rosée. Et alors humecier légèrement la terre, comme fait la rosée. D'où lislandais : Thule Islande, parce que les nuiis y sont très-longues.

my (talam), inusité; en éthiopien opprimer, faire violence.

ἘΞ (telem), oppression; n. pr. d'une ville dans la tribu da Juda, Jos. xv, 24.

mor (talmon), opprimé; ἢ. pr. m., Esdr. 11, 42.

N=0 (tame), être immonde, souiller, Lev. xv, 32, D'où le radical latin tamino, qui se retrouve dans conlamino, attamino, intamino.

ND (tame), impur, souillé, Lev. v, 2; Ez. xxu, 5.

ΓΝ (tomah), impureté, Mich. n, 10.

NN ({umah), impureté, souillure, Lev. v, 5.

ΓΞ (tamah), comme KO, auquel il prête quelques-unes de ses formes.

2 (taman), cacher, Jos. π΄, 6. D'où ἀτμήν, esclave, né libre, qu'on tenait toujours enfermé dans la maison.

NT (tana), inusité; en arabe player, fléchir.

N3U (tene), corbeille, panier d'osier, DeuL. χανε, 2.

T0 (ranaph), souiller, gâter, salir, être impur, Cant. v, 3. Ce verbe se trouve dans ce seul endroit de l'Ecriture, mais les rabbins s’en servent fréquemment dans leurs ouvrages.

ΓῺ ({aah), errer, en hiphil : faire errer, réiluire, Ez. χα, 10. D'où l'italien attuiare, embrouiller, offusquer.

my ({aem), goûter de la langne ou du palais; par métaphore, en le transportant du corps à l’esprit, goûter, connaître, sentir, entendre, expérimenter, juger, essayer, sonder. Cette figure est de toutes les langues : Gustare ejus sermonem volo, ἃ dit Plaute dans Mostel,; et Cicéron contre Pison : Pompeius non gustaret illam tuam philosophiam. I Sam xx, 36; Prov. xxx1, 18, etc.

my (taam), le goût au propre et au figuré, Nombr. 11, 8 ; 1 Sam. xxv, 53.

my (l’em), chaldéen, la saveur, le goût qu'ont les choses, soit au palais, soit à l'esprit, Dan. v, 2; vi , δ[δ-

pu (taan), transpercer, Is. x1v, 49. D'où le grec τείνω, luer.

pu, charger, imposer un fardeau, Gen. x1, 17.

2 (taph), enfant; collectivement une réunion d'enfants, de garçons et de filles au-dessous de l’âge de puberté; en anglais , little ones. Ils sont ainsi dé signés à cause de leur démarche légère et chancelante. Voyez 920, Gen. xxx1v, 29.

new (aphahh}.1° Allonger, étendre, Is. xzvint, 43. — 2° Porter un enfant dans ses bras étendus ; par suite, l’élever, Lam. 11, 22.

nc (tephahh), proprement la main étendue; puis, par extension, une palme, la mesure de quatre doig's joints ensemble et étendus, 1 Rois vn, 26. Enlin, eu termes d'architecture, saiilie, console, corbeau, 1 Rois vu, 9.

n2 (tophahh), la paume de la main quand elle est étendue, Ex. xxv, 2.

720 (tippuhhim), la gestion des enfants; où, selon d’autres, leur éducation, ce qui est plus vraisemblable, Lam. 11, 20.

Lot (taphal), joindre, conjoindre; annexer, coudre ensemble, appliquer, associer, Ps. çcxix, 69. Proprement : Ils cousent ensemble des mensonges contre moi. En grec on dit également : δόλον pa= πτειν; nous disons, en français, des parol:s décousues (Saÿädos, qui coud des morceaux de poésie les uns aux autres). — De Lo vient τολύπη, laine propre à coudre; tabula, table faite de planches réunies entre elles.

“020 (tiphsar), mot persan, qui signifie proprenient un général d'armée; il fut douné ensuite aux satrapes, ou gouverneurs de province, Jer. μι, 27.

"Do (taphaph), être agile, trembler en marchant, marcher, Courir à petits pas. fl se dit de la marche des petits enfants, de celle des femmes hautaines (angl., mincing as they go, ou tripping uicely), Is. 1},

“0 (‘phar), chaldéen, ongle, corne, Dan. 1v, 50; vu, 49.

WD (taphasch), être gros et gras ; métaphoriquement, être inerte, stupide, incapable d'aucun mouvement du corps ou de l'esprit, Ps. cxix, 70.

ΓΙΞῸῺ (taphath), goutte, de 721; ἢ. pr. d’une fille de Salomon, F Rois 1v, 11.

770 (tarad), pousser avec violence, suivre sans interruption, en sorte qu'une première chose 5011 poussée οἱ remplacée par une seconde et ainsi de suite, Prov. xix, 13. D'où le latin trudo, pousser.

τ (trad), chaldéen, comme l’iébreu.

70 (taræh), inusité, comme πῶ, son homogène ; être nouveau,

OM (lroum), ou ET (l'rom), comme 2,

pas encore, Ruih im, 14.

nt (tarahh), amonceler, imposer, surcharger.

Ainsi Job xxxvu, 11 : Dieu amoncelle la pluie sur la pluie, figure énergique d’une averse épouvantable. na (torahh), fardeau, poids qui surgharge, fatigue

pr) 158

qui en résulte, Deut, 1, 12.--- D'où τείρω,, fatiguer.

0 (tri), de 70. C'est le pus ou l'humeur qui sort d'une plaie récente, Is. 1, 6.

m0 (taram), inusité; peut-être, comme our couper, cueillir, arracher.

on" (terem) , proprement, une section, une partie coupée; d’où le commencement qui se sépare de ce qui précède, pour former ua nouvel ordre de choses. — Comme adverbe, et c’est son sens le plus ordinaire, il signifie au commencement, avant que, auparavant, Ps. χα, 2; Prov. vu, 25. — Ce mot se construit très-bien avec les prépositions.

770 (taraph), couper, cueillir, déchirer. En hiphil il signifie, faire déchirer, d’où nourrir, et en ce sens cette racine ἃ formé le grec τρέφω; tandis que dans celui de déchirer il a produit θεράπων, esclave, bello captus ; δρύπτω, déchirer.

fo (taraph), nouveau, fraîchement coupé, Gen. vu, 11. C’est le seul endroit où ce mot se trouve.

mo (tereph) : 1° feuille tenire, récemment poussée, Ex. xvn, 9, — 2° Une proie que l’on déchire , Job 1v, 14. — 3° La nourriture, par la même

analogie, Prov. xxx1, 45.

n270 (drephah), collectivement, un troupeau ra-

vagé par les bêtes féroces, Gen. xxx1, 39.

990 (tarp’luie), chald., peuple dont une partie fut transportée à Samarie, Esür. 1v, 9. On ne peut rien affirmer de certain sur ce peuple.

ἡ (104), dixième lettre de l’alphabet hébreu, vaut dix dans l’ordre numérique. Son nom signifie une main {2}, et sa forme, dans les plus anciens alphabels, en représente les éléments grossiers. — De même que l'x et le, l'iod est tantôt voyelle, tantôt lettre consoune. Dans le premier eas, ilse prononce comme un À ou un y grec; dans le second, comme un 7, quoique même alors les Septante le traduisent généralement par un ἴωτα, ainsi que nous le ferons nous-même, Quoi qu'il en soit, quand l’iod est consonné, il a une grande affinité avec le 4, et la plus grande partie des verbes qui commencent par iod en hébreu ont un vav en arabe et en éthiop'en. Il se permute également avec K οἱ ñ, qui font partie de la même classe, et avec quelque autre lettre d'une prononcialion facile. C’est à la grammaire qu'il faut recourir pour savoir le rôle qu'il joue comme préformante, afformante, etc. (ὃ 24, 6%, etc.)

2N? (iaab), désirer ardemment, convoiter, Ps. cxix, 131. Nous avons déjà vu plusieurs fois le monosyllabe 3x avec la même signification, F2N, MIN, 616.

ΤΙΝῚ (iaah), être beau, agréable, poli, convenable, bienséant, Jer. x, 7.

MN? (for). Voyez 9.

ΤΙΣΙΝ (iazanniah), que Dieu exauce; n. pr. m. der, xz,8, etc. |

PAIN (iazaniahou), id., 11 Rois xxv, 23.

Ms (iair), que Dieu illumine, ἢ. pr. m. Jar, Nombr. xxxu, 41, elc.

Ex (iaal), être fou, insensé, pervers, Is. x1x, 13.

Ds, vouloir, désirer, oser, tenter, commencer, essayer, poursuivre, faire ses efforts, acquiescer, exaucer, favoriser. — De ce verbe vient le grec λάω, vouloir, ἐλάω, être propice, λιλάω, désirer, elc.

nt (Tor), mot d'origine égyptienne, qui signifie une rivière, un fleuve. C'est sous ce nom générique qu’on désigne le Nil, qui est pour l'Egypte reconnaissante le fleuve par excellence, Gen. χα, 1, 2. — Le ce mot vient ἑρωέω, ῥνέω, fé, couler; l'espagnol jar, uriner, jarrear, verser, jarro, aiguière, et le vieux mot francais jarre, un grand pot, etc.

tn? (iaasch), se délier, désespérer, perdre toute espérance de faire ou d'obtenir quelque chose, se dézoûter, mépriser, négliger, se repentir, 1 Sam. αν, 4: 15. Lvir, 40, etc.

mnt (ioschiah), n. pr. m., Zach. vi, 10.

UN? (ioschiiahou), que Dieu quérit ; Josias, roi de Juda (642-614 ), I Rois xx, 23.

nn (rathrai),n. pr. m., 1 Chr.vi, 6.

22 (iabab), vociférer, pousser des cris, d'oû Bévtw, baubare, med. lat., aboyer; βαῦ, cri des chiens qui aboient,

Sr (iboul), le revenu, le produit de la terre, Lev. xxvi, 4; Deut, x1, 17.

DV? (ibous), un endroit battu, une aire ; Jebus, nom que portait primitivement Jérusalem, Jug. ΧΙΧ, 10:1 Chr. xi, 4.

na? (ibhar), que Dieu a choisi; n. pr., I Sam. γν, 45:

Ja (iabin), que Dieu a remarqué; n. pr., 905.

wa (iabesch). Voyez 2 (iabesch).

et (iabal), couler en abondance et avec impétuosité. Mais, parce que l’eau qui coule rend la terre fertile, de là le même verbe ἃ signifié produire, rapporter beaucoup; et à ce sens se rattache le grec βῶλος, molte de terre, champ qui rapporte.

2? (iabal), jubiler, pousser des cris de joie, d'où 32 (iobel). Voyez ce mot.

En (iabal), fleuve, rivière, Is. xxx, 2b; n.pr. m. du fils de Lamech, Gen. 1v, 20.

Lo (iabbal ), qui coule, qui suinte, en parlant d’une plaie, etc., Lev. xx1r, 22.

y (ibl'am), qui dévore son peuple; n. pr.

d’une ville de la tribu de Manassé, Jos. xvir, à dE

2 (iabam), le beau-frère qui, d’après la loi mosaïque, était obligé d’épouser la femme de son frère mort sans enfant, Deut. xxv, 5. — De ce mot s’est formé un verbe qui signifie se conduire en beau-frère, épouser la femme de son frère, Ruth ï, 15.

Exyar (iabn’el), que Dieu a fait édifier; n. pr. de deux villes, dont l’une était située dans la tribu de Juda, Jos. xv, 41, et l’autre dans celle de Nephtali, Jos. ΧΙΧ, 53.

"2° (iabneh), que Dieu prend soin d'édifier ; n. pr. d’une ville située sur la mer Méditerranée, IUChr. xxvi, 6. On en retrouve éncore quelques ruines.

n°229 (ibn'iah), que Dieu a édifié; n. pr. m., 1 Chr. Ιχ, ὃ.

n°329 (ibniah), id.

V2 (iabats), inusité; en arabe, resplondir.

Pa (iabbok), ἃ. pr. d’un torrent situé non loin du

mont Galaad, Nombr. xxr1, 24, etc.

11292 (berechiaou), que Dieu a béni; ἢ. pr. m. Is. vin, 2.

2 (ibsçam), agréable; n.

NI

pr. m., 1 Chr.

V2 (iabesch), 4° se sécher, se dessécher, devenir aride. — 2° Avoir honte. — Cette dernière signification ne peut s’accorder avec la première qu’autant qu'on suppose que le sens primitif est blanchir, pâlir, devenir livide (3), car Ja lividité convient également à Phomme honteux qui s’effraye, et aux objets qui se dessèchent.

Wa (iabesch), 10 aride, Job xiu, 25. — 2 n. pr. de ville, Jug. xxr, 8; d'homme, H Rois xv, 40.

Wa? (iabbasch), fém. %2 , l'aride; la terre est ainsi appelée à cause de sa qualité prédominante, Gen. 1, 9, En grec elle s'appelle également ἡ ξηρά où τὸ ξηρόν, Maith. xx, 15. C'est ainsi que Peau est

appelée getida, comme dans ce vers d’'Horace, Serm. 11, Sal. 7 :

Foribusque repulsum Perfundit gelida.

nwat (iabbescheth), id., Ex. 1v, 9.

ἙΝ (igal), que Dieu venge; ἢ. pr. m., Nomb.

ΞΔ (iagab), couper , trancher, labourer, I Rois

231 (fageb), ce qui est labouré, un champ, Jer. XXXIXS 102

ΓΖ) (iogbah), ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Gad, Nombr. xxxn, 35.

073 (igdaliahou), que Dieu magnifiera; n. pr. m., Jer. χχχυ, 4.

3 (iagah), avoir de la douleur, être affligé, se plaindre. Jérémie se sert souvent de ce verbe dans ses Lamentations, Lam. 1, 12, — D'où ἅγιον, peine, travail, douleur ; μογέω travailler; poyis à peine, elc.

n° (iagah), se séparer, se disjoindre, H Sam. xx, 13.

Eu (iagon), tristesse, Gen. xLu, 33.

= (iagour), hôtellerie ;n. pr. d’une ville de la tribu

de Juda, Jos. xv, 21.

ΔΑ) (iagia), fatigué, las, Job πὶ, 47.

ya (σία). 1° Travail pénible, douleur, Gen.

xxx, 42. — 20 Le prix du travail, gain, salaire, Is. XIV, DD. t “ax

ΠΣ) (igiah), travail, fatigue, Eccl. χα, 42.

221 (iogli), conduiten exil ;n. pr. m., Nomb.xxxiv, 22. :

eu (iagan), inusité; en arabe presser, briser, rompre, d’où dérive ὯΔ, un pressoir pour fouler le vin.

yx (agua), travailler d’un travail douloureux et pénible, par conséquent se fatiguer , se lasser, IE Sam. xx, 10.

ya (iaga), le gain qu'on acquiert par le travail, Job xx, 18.

ya (iagea), celui qui est fatigué, las, hirassé, Deut. xxv, 48, ete.

m3 (iagar), inusité; en éthiopien jeter, lancer, lapider, |

# (σαν), chald. une colline, un monceau de pierres, Gen. xxx1, 47.

=: (iagor), craindre. Ge verbe est peu usité.

13), craintif, effrayé. Joint aux pronoms personnels il s'emploie pour le verbe, Jer. xxnr, 25.

7 (ixd), proprement la main étendue. Mais comme la main peut s'envisager d’une multitude de manières, il suit que le terme même qui la désigne a aussi bien des sens et qu’il entre dans bien des locutions qu'un dictionnaire eomme le nôtre ne peut comprendre. Nous dirons seulement qu'il signifie par métaphore, 40 la force et la vigueur qui réside ordinairement dans les mains et dans les bras; la puissance, le pouvoir , l'empire, la faculté de faire quelque chose. — 20 Conseil, machination, aide, pensée, entreprise, soin, cause, volonté, action, œuvre, miséricorde, paréeque dans tout cela la main joue un grand rôle. — 3° Un coup que l’on frappe avec force de la main, — 4° Prophétie, esprit prophétique qui s'empare des

po nr an

741 + Le

hommes avec une force divine, qui agite et pousse

leur esprit comme avec la main.— 5° Un lieu soumis à la puissance de quelqu'un , et sur lequel il 4 la haute main.— 6° Le côté, parce que les mains et les bras se trouvent aux deux côtés du corps humain, — 7° Pour un espace de la grandeur de la main. — 8° Peur l'extrémité, le bord, à cause de la situation extrême de la main, etc., etc. De 7? vient peul-être le grec ἴδιος, propre, qu’on a sous la main, et en son pouvoir, etc.

NT? (da), chal., comme 57, jeter, lancer au loin avec la main.

Hoyt (idalah), que Dieu a montré; ἢ, pr. d’une ville de la tribu de Zabulon, Jos. χιχ, 15.

Wa? (iadbasch), mielleux, ἢ. pr. m., Chr. 1v, 53.

77 (iadad), jeter, lancer, projeter, Nah. nr, 10, — Ce verbe paraît venir de 7? main.

77 (iadad), comme “5 (doud), aimer, chérir. Du resté il n’est usilé que dans ses dérivés.

17 (iadah), jeter, lancer. Même étymologie que 77, Lam. Π|, 53. — En hiphil montrer, indiquer du doigt ; puis confesser dans toutes les accepiions du mot français, Prov. xxvur, 13; Ps. vu, 18.

7? (iddo), pour ὙΠ), amant, amoureux; n. pr. M., L Chr. xxvu, 21, elc.

JT (iadon), juge; n. pr. m., Neb, rm, 7.

yv7? (iaddoua), connu; ἢ. pr. m., Neh. x, 20.

po (ÿdoutoun), louant, célébrant; ἢ. pr. m., 1 Chr. 1x, 16.

1) (iaddaï), ἢ, pr., Esdr. x, 42.

77 (igdid). 1° Aimé, chéri, 15. v, 1, — 2° Ce qui fait qu'on aime, doux, agréable, Ps. Lxxxiv, 2.

1117 (Ÿdidah), bien-aimé ; ἢ. pr. f., II Rois xxu, 1.

1117 (i’didouth), délices, de 57, Jer. xn, 7.

19797? (ÿdidiah), ami de Dieu; surnom que donna le prophète Nathan à Salomon après sa naissance, Π Sam. xu1, 25.

17 (ddaïah), que Dieu montre; n. pr. m., I Chr. 19, 31.

Sy (f'diael), connu de Dieu; ἢ. pr. r., 1 Chr. vu, 6, etc.

pm (édithoun). Yoy. Mn.

nÔ7 (id/aph), pleurant ; n. pr. w., Gen, xxu, 22.

y7? (iada), proprement voir; puis éprouver, expérimenter , apprendre à connaître; enfin connaître, savoir, qui est le résultat de l'expérience. Ce verbe, très-usjté dans la Bible, a passé dans nos langues indo-germaniques, où on le retrouve encore sous une

forme peu altérée : sanscr. wid, budh; xend weedem;

grec εἴδω, ἴδω, οἶδα, δαέω ; lat. video; allem. weten, wissen, Weise, Wilz; goth. veita, vitan; anc. ποῦν. vita, vitna; anc. suéd, wit, wilan ; angl.-Sax, vilan, viinian: anc. fr. wila, wela; angl. wit, witness ; suiss. vela, vitne; holl. veten; polon. widze; bohém. wedsti, ete. "etc. Peut-être qu'ici encore le monosyilabe ΤΊ, main, est la racine primitive; ear il est naturel de toucher avec la main ce que l'on voit, et de voir ce que la main touche. Êt puis n’aurait-on pas pu transporter à Ja Vue ce qui ne convient proprement qu'au toucher ?

αὐ 132 de sorte que yT signifierait proprement toucher «cc les yeux, d'où voir ? La présence de l’ain jnilial de J'Y, œil, donne à cette conjecture une grande probabilité.

y (iada), sage, savant; n. pr. m., 1 Cbr, πὶ, 28.

ἜΤ) (idoni), proprement un sage, un homme qui sait et voit; d’où un devin, un magicien, un diseur de honne aventure ; ce mot est Loujgurs pris en mauyaise part, Lev. xix, 31.

1° (iah), forme apocopée de 57, Dieu. C’est celle qu'on emploie de préférence dans 65 noms composés tels que ΠΝ, Elie, m2"), Jérémie, etc.

ai? (iahab), donner, placer, poser, Gen. xxix, 21; Ps. 1y, 32. Il est irès-peu ysité en hébreu ct s’emploie surtout à l'impératif dans le sens de quæso, age, age dum. b

77 (iahad), verbe dénominatif tiré de 71m, proprement se faire juif, embrasser la religion juive, Esth. vu, 17.

759 (iehdaï), que Dieu dirige; ἢ. pr, m., 1 Chr. u,

NT (jehou), c'est Dieu; Jehu, ἢ. pr. d’un roi d'Israë!, ἢ! Roisix, 10; et de plusieurs autres personnages, 1 Rois xvi, À, etc.

MNYV (j'hoahhaz ), que Dieu soutient ; Joachas; ἃ. pr. de deux rois, l'un d'Israël, II Rois x, 35, l’autre de Juda, H Rois xxnr, 34. On l'écrit aussi N°.

nv (j'hoasch), Deodatus; Joas; n. pr. de deux rois, l'un d’fsraël, IT Rois x, 40 ; l'autre de Juda, H Bois xu, 11.

711! (fhoud), chald., la Judée, Dan. μι, 35.

ΤῊ (ihoudakh), célèbre; n. pr.de Juda, quatrième fils de Jacob, et de la tribu dont il est le père, Gen. xxx, 5 ; Nomb. vu, 12.

ὙΠ) (fhoudi), un membre de {a tribu on du royaume de Juda, I Rois xm, 6.

og (2’houdai), un juif, Dan. im, 8.

ΓΤ ({ioudith), 42 adv, qui signifie, en hébreu, en langue hébraïque, IL Rois xvin, 26. — δ᾽ n. pr. f., Gen. xxvi, 35.

in (f'hovah). C’est le nom propre et incommunicable de Dieu. C'est le vocable qui, de toutes les locutions, résume le plus complétement l’idée que l’on doit se former du souverain Etre ἢ aussi nous est-il donné comme revélé de Dieu lui-même. Sa racine est 717, nn, étre : il signifie donc l'être par excellence, celui qui existe par lui-même. De plus ce mot représenie le passé ΠῚΠ (Aavah), par sa syllabe finale Π, le présent 77 (hoveh), par sa voyelle médiale Ἵ, et précédé de la lettre * caractéristique et formative du futur , il est véritablement l'emblème de l'éternité: il exprime celui qui élait, qui est ei qui sera; C’est pourquoi l'apôtre saint Jean le traduit par ὁ ὦν, καὶ ὁ ἦν, καὶ ὁ ἐρχομένος.

IL est probable qu’au temps de Moïse, et même plus tard, on prononçait cé mot sacré; mais le profond respect que les dépositaires de la loi s’efforgaient d'imprimer aux israélites pour ee nom ineffable, porta peu à peu le peuple à ne le prononcer

jamais, dans la crainte de le profaner. Qn lui substituair dans ia lecture le mot *27K, composé de qua- $re lettres comme ΠῚ). Le grand prêtre seul le prononçait; encore ne le faisait-il qu'une fois l'an, le jour dé l’expiation, lorsque, entré dans le saint des saints, il bénissait solennellement le peuple au bruit des acclamations e! des fanfares. Sa prononciation étail même un mystère connu de très-peu üe personnes dans la famille du grand prêtre; c’est ce qui fait qu’elle est perdue depuis la ruine du second temple.

Les savants de tous les temps ont cherché à ia retrouver, et chacun l'a prononcé à sa manière. Sanchouiaton l'écrit ‘00; Diodore, Macrobe, Ori:ène, Epiphane, 5. Irénée l'écriveut Ἰαιώ ; S. Clément d'Alexandrie, Théodore et les Samaritains, Ἰαδέ; Varron disait que Jovis était le dieu des Juifs; d'autres parmi les anciens, lahoh, Javo, Jaou, etmême Jaod et Jaoth ; parmi les modernes L. Capelle le prononce Javo; Drusius, Jave; Hottinger Jehra; Mercerus, Corneille des Pierres, Jehevah; d'autres Jova, J'ive, Jeheve, eou, Jao, Aya; les Orieutaux, Jahou ; les Latins, Ju, Jeu, Jovi : C'est le nom qu'ils donnaient au pêre des dieux; Jovi, Ju-piter pour Jou-pater. Les Chinois eux-mêmes ne l'ont pas ignoré; ils le prononcent Y-hi-vei. L’épellation actuelle de Jehova ou Yehova ne saurait apparlenir au nom tétragramme; Ce SOnL des points-voyelles qu'on y ἃ ajoutés depuis, et qui appartiennent au mot 117x.— Observons en finissant que pendant longtemps les Juifs ont prétendu que la connaissance de la véritable prononciation du tétragramme donnerait à celui qui la posséderait un pouvoir illimité sur tous les éléments et même sur les esprits, et que les miracles de Jésus-Christ ont été opérés par la puissance magique qu'il avait acquise en dérobant dans le ssnciuaire ce nom ineffaible.

Fan f’huzabad), a Deo datus; n. plur. m., 1 Chr. ΧΧΥΙ, 4.

Fm (t’hohhanan), id; Jean, ἢ. pr. m., {I Chr. xvIr. 45.

y77 (’hoiada), que Dieu soigne; n. pr. m., I Rois Hi, 4.

pa" (ihoïachin), quem Deus constituit; Joiïachin, n, pr. d’un roi de Juda, I Rois xx1v, 8.

EN (ihoïukim), quem Deus instituit; Joakim, roi de Juda, H Ross xx, 34.

2 (ihoiarib), que Dieu défende; n. pr. m., 1 Chr. n, 10.

Ds (vhouchal), puissant; ἢ. pr. m., Jer.

2724 (fhonadab), que Dieu pousse; n. pr. m., IL Rois x, 15.

fn (dhonathan), Théodore, Jonathan, n. pr.

m., 1 Sam. ΧΗΣ, 3.

FD (Thoseph), Joseph; n. pr. Ps. Lxxxr, 6.

Voyez "DV.

pin (lhoadah), que Dieu orne; n. pr. m., I Chr. vin, 36.

pro ('hoaddan), à qui Dieu fuit justice; n. pr, m., Hagce. 5, 1.

DT (ihoram), Dieu est élevé; Joram, ἃ. pr.

m., ΠῚ Rois vus, 16, etc.

= yann (dhoscheba), qui jure par Jéhova; n. pr. f., Il Rois n, 2.

12m (ihoschoua), dont le secours est Dieu ; Josué, n. pr. m., Ex. xvu, 9, etc.

wow (ihoschaphat), que Dieu juge; Josaphat.

n.pr. Rois xx, 41, etc.

=" (iuhir), euflé, gonflé, orgueilleux, superhe, Prov. xx1, 24. Comparez avec ce mot celui de =, Mmentagne, tumeur, enflure.

Sn (i'hallelel), qui célèbre Dieu; n. pr. m., RCD x 1.

mn (iahalom ), pierre précieuse, diamant, Ex. ΧΧΥΠΙ, 18.

l'a (iahats), inusité; en arabe fouler aux pieds.

Yi (iahats), un endroit battu, foulé; n. pr. d'une ville moabite, qui tomba plus tard dans le par- (age de la tribu de Ruben, Nomb. xxt, 23.

7 (ichar). Voy. πὴ ΠῚ (iahir).

2x (ioab), dont Jéhova est Le père; Joab, n. pr., Il Sam. 11, 24.

NAT (ioahh), dont Dieu est le frère ou Le secours; Joachim, nom propre, I Rois xvin, 18, etc.

TiNY (ioahhaz). Voy. nn.

Ex (ioel), qui adure Dieu; Joel, n. pr. d'un prophète, Joel 1, À , ete.

CET (ivasch), n. pr. m., Jug. νι, 11.

20 (iob), n. pr. m., Gen. xLvi, 13.

227 (iobab), hurlement, désert où les animaux hurlent; n. pr. d'un pays situé dans l'Arabie, Gen. x A0:

ἘΠΕῚ οἱ nr (iobel). Ce mot représente à l'oreille un cri de joie et d’allegresse. jubilum ; il a désigré ensuite le son de la trompelie, parce que les jours destinés aux rejouissances publiques étaient ainsi annoucés, Du reste, soit que le, autres langues aient puisé à la même source, en imitant Je eri que pousse la joie, la tristesse, etc., suis que le mot hésreu leur ait servi de prototype, toujours est-il que Er s'y rencontre avec une signification semblable. Ainsi ὀλολύζειν, ἀλαλάζξειν, ἐάλεμος ; latin ejulare, ululare, jubilare, jubilum; suéd. iolen, holl. ioe'en; allem. ioden, ete., etc. Avertissons toutefois qu'on pourrait trouver une autre étymologie au latin jubilare, jubilum, dans le grec Ἴω βάλλειν, jeter des cris de joie,

Sp (ioubal). 4° Un courant d'eau, un fleuve, der. xvn, ὃ. — 20 Jubal, fils de Lamech, et inventeur de la musique. Les Grecs l'ont appelé Apollon.

+230 (iozabad), Théodore; n. pr. m.,1[Cbr. xxx, 15, elc.

ΣΤ (fozachar), dont Dieu se souvient; n. pr. ΠῚ.» I Rois xn, 22, ete.

NT {iohha), que Dieu ressuscite; n. pr. m., 1 Chr. vin, 46.

pan (iohhanan), Jochanan, 1 Chr. χα, 4, ete.

UV (ioiada), ἢ. pr. Neh. απ, 6.

MY (ioiuchin). Voy. ND".

Ep" (iviakim), n. pr. m., Neh, x, 10.

am (iotarib). Voy. 21%.

722" (iochebed), dont Dieu fait la gloire; n.pr. f., Ex. vi, 20.

Er (iouchal). Voy. 3m.

ἘΞ) (iom), jour, dans toutes les différentes acceptions de ce mot. Ainsi, 1" le jour naturel, Esth. 1v, 46. — 20 Le jour artificiel, Gen. 1, 5. — 3° L'année, qui est composée de certain nombre de jours, Gen. xxiv, 55. — 4° Par synecdoche, un temps soit déterminé, soit indéterminé, Is. 1v, 1.—Denr vient sans doute le jam des Latins.

©" (iomam), de jour, diu, Ps. 1, 2. am estune terminaison adverbiale.

ὙΠ (ioun) et Y (avan), inusité. IT paraît signifier bouillir, fermenter, etc. Voyez-en les dérivés.

Τὴ (iavan), l'Ionie; nom sous lequel les Hébreux désignaient toute la Grèce, Gen. x, 2, etc.

ri (iaven), de la boue, Ps. Lxix, 5.

2721 (ionadab). Voyez 27217.

na (ionah). 1° Colombe, Gen. vin, 8. On sait que cet oiseau est naturellement porté aux plaisirs de l'amour; voilà pourquoi il porte un nom dont la racine 7" signifie échauffer, bouiller, fermenter. -— 2° n. pr. d’un prophète, Jon. 1, 1.

2) (fvani). Voyez Fr.

P2 (ionek), proprement un enfant qui tête; par métaphore, le rejeton d'un arbre, Job vu, 16.

Ja (ionathan). Voyez JE.

OV (ioseph), ἢ. pr. du patriarche Joseph et de la tribu dont il est le père, Gen. xxx, 23. Cette tribu, comme on sait, était divisée en deux denmitribus, celle d’'Ephraim et celle de Manassé, Jos. ΧΥΙ, 17.

"20" (iosiphiah), que Dieu agrandit; n. pr. m., Esdr. vur, 10.

ΓΟΝΝ (ioelah), n. pr. m., I Chr. χιι, 7.

72" (ioed), dont Dieu est le témoin; n.pr. m., Neh. ΧΙ, 7.

y (ioezer), dont Dieu est le secours, n. pr. m., I Chr. xu, 6.

y (ioasch), ἢ. pr. m., 1 Chr. vu, 8, etc.

PTaV (iotsadak). Voyez ET.

XY (iotser), de "X*, façonner, un potier, Zach. 11,13.

ἘΞ (iokim), n. pr. m., 1 Cür. ἀν, 22.

nn (iorah). Voyez nn (hhariph).

no (ioreh), de ΠῚ), arroser. C'est le nom de la pluie qui tombe en Palestine du milieu du mois d'octobre jusqu’à celui de décembre, Deut. xt, 14.

=? (iorai), que Jehovah instruit; n. pr. m., 1 Chr. ν 15. Ε

ἘΞ" (ioram), Jehovah est grand; ἢ. pr. m., IL Sam. vut, 10.

on 2% (iouschab hhesed), qui reçoit amour pour amour; n. pr. m., 1 Chr. πὶ, 20.

mau" (ioschibiah), à qui Dieu donne asile; n.pr.m., I Chr. 1v, 35.

my (ioschah), n. pr. m., 1 Chr. iv, 35.

UN (ioschaïiah), que Dieu élève ; n. pr,m., I Chr. χι, 40.

DT"? (iotham), Dieu est équité; n. pr. m., Jug. 1x, ὃ, etc.

ὙΠῸ (ivther), ce qui reste après qu'une chose est terminée; de là legain, le salaire d'un ouvrage, Eccl. vi, ὃ. — Pris adverbialement, il signifie plus, de plus, encore, de trop, en outre, où reparaît la signification primitive, Ecel. 1, 45,

nn (iothereth), qui est de trop, redondant, Lev. 11.190:

1? (iazah), inusité; en arabe, rassembler.

NY (ἰδ), assemblée de Dieu; ἢ. pr. m., 1 Chr. χε, 19

MT (iziiah), ἢ. pr. m., Esdr. x, 25.

F3 (iaziz), à qui Dieu donne le mouvement et la vie; n. pr. m., 1 Chr. xxvu, 51.

7x0 (izliah), n. pr. m., I Chr. vur, 18.

127 (d’40niah). Voyez TN).

ΜῈ) (iaza), racine inusitée; en arabe dégoutter, distiller, couler.

ΝῊ) (ieza), de la sueur. Quelques hébraïsants font venir ce mot de y", qui veut dire se mouvoir.

n°5”, pour TN, 1 Chr. xxvir, 8.

MNT (izrahhiah), que Dieu a mis au jour ; n. pr. m., I Chr. var, 5.

Ἐν πὶ (isrel), que Dieu a planté; n. pr. de deux villes, l’une située dans la tribu d'Issachar, Jos. x1x, 18, l’autre dans celle de Juda, Jos, XV,

“ΤΙ (iahhad), unir, joindre, Ps. Lxxxvnr, 11. Comparez celle racine avec FN.

7”, proprement union, jonction, 1 Chr. χαὶ, 17. —- Mais le plus souvent il s'emploie adverbialement dans le sens de ensemble, conjointement, entièrement, elc., 1 Sam. χι, 41; Job. x, 8, etc.

ὌΠ), ὙΠῸ (iahhdav) dans le même temps, ensemble, Gen. zur, 6.

ὙΠ (iahhdo), n. pr. m., 1 Chr. v, 14.

Exit (iahhdiel), que Dieu comble de joie; n. pr. m., I Chr. v, 24.

4077 (iehhd'iahou) id. ; n. pr. m., I Chr. xxiv, 20.

ne NS mt (i’hhavel), qui sert le Dieu vivant; ἢ. pr. m., II Chr. xxx, 14.

ἘΠΝΥΠῚ (iahhaziel), qui contemple Dieu ; n. pr. m., 1 Chr. xu, 4.

nn (iahhz'iah) id. ; n. pr. m., Esdr. x, 15.

Sn (hhezk'el), que Dieu fortifie; n. pr. m., Ez:1,.5.

ΠΡῚΠ᾽ (hhizkiiah). Voyez MP.

WP (hhixküahou), n. pr. m., I Chr. xxvur, 19.

ΠῚ) (iahhzerah), que Dieu le ramène! ἢ. pr. m., 1 Cbr. 1x, 12.

Sin (ÿhhiel), qui sert le Dieu vivant: n. pr. m., ἢ Chr. xx1, 2.

77 (iahhid), proprement, unique ; par extension un fils unique; celui qu'on chérit le plus; les LXX l'ont traduit par ἀγαπητός, Gen. xxu, 2.

En (iahhil), qui espère, Lam. πὶ, 26.

Ep (iahhal), attendre, espérer, se confier. —F signifie proprement se porter vers quelque chose,

avec un grand désir d'en jouir; puis se chagriner de la longue absence d'un bien que l’on souhaite; enfin, l'attendre avec beaucoup de patience; toutes ces significations se joignent élégamment ensemble dans le mot qui est employé, Job xxx, 21, 23.

Lib (iahhlel), que Dieu frappe de maladie; n. pr. m., Gen. xLvi, 14.

en (iahham), s'échauffer ; ilse dit soit de la colère, Deut. x1x, 6; soitde l'amour, Gen. xxx, 58, deux passions qui échauffent et transportent ceux qui en sont possédés. Par extension concevoir, devenir féconde, Gen. xxx, 41. — Remarquons que c’est à la syllable mn que ce verbe doit sà signification. Voyez ce mot.

nt (ichhmour), daim, ou selon Parabe, une espèce de chèvre de couleur rougeâtre, Deut. xiv, 5e

2m (iahhmai),que Dieu garde; n. pr. M, E Chr. VIH, 2.

3 (iahhaph), inusité, aller nu-pieds.

au (iahheph}, déchaussé, I Sam. xv, 30

ἘΟΝΝΠΥ (iahhisel), n. pr. m., Gen. xLvi, 24.

n (iahhar), tarder. Ce verbe ne se trouve qu'une seule fois dans l'Ecriture, IE Sam. xx, ὃ.

Δ ΠῚ (ichhaç), inusité; croître, pousser, s'élever, grandir.

wn?, famille, race, génération, généalogie; une suité certaine et connue d’ancêtres issus des pères ; la race paternelle, Ruth H, 1; Neh. νη, ὃ. — Ce mot ἃ formé un verbe qui, à l'hithpael, signifie, faire le recensement, dresser les tables de généalogie, 1 Chr. v, 1, etc.

ni (iæhhath), n. pr. m., I Chr. 1v, 2.

a, comme 210. Voyez ce verbe. Celui qui nous occupe n'est usité qu’au futur, Gen. xLt, 31.

anau) (iotbathah), n. pr. d’une des stations des Israélites dans le désert, Nomb. xxxu, 33.

mo et rt? (iouttah), qui s'élend en pente; n. pr. d'une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 55.

mo (itour), une haie vive, un bourg fortifié; n. pr. du fils d’Ismaël, Gen. xxv, 15; et des peuples dont il fut le père, les Ituréens, E Chr. v, 19.

v (iaîn), du vin, ainsi appelé à cause de sa chaleur fortifiante, ou parce qu'il est le résultat de la fermentation du raisin, Cant. vin, 2. Il est inutile de faire observer que le nom hébreu de la boisson la plus générale des hommes à passé, pour ainsi dire, dans toutes les langues : grec οἶνος, latin vinum, goth. vein ; anc. norv., angl.-sax., anc. holl., suisse, franç. vin; ane. fr.,anc. suéd. win; dan. viin, angl. wine, holl. wijn, allem. Wein.

Ἵ (üach), pour 1, 1 Sam. Σιν, 43.

no? (iachahh), proprement être droit, être en face, de front ; puis être clair, évident, manifeste, comme ce quiest devant les yeux ; enfin prouver, démontrer, Job xm, 15.— Cette dernière signification, prise en meuvaise part, est devenue, reprendre, corriger, punir, Job xxxir, 42; Prov. πι, 42, etc.

roro (ichil'iah) pour mo.

V2 (iachin), que Dieu affermit; n. pr. m., Gen. χενι, 60,

ὯΔ) (icchol), pouvoir, être puissant ; prévaloir, surmonter; Soutenir, porter, tolérer, Jer. πὶ, ὃ; Is. 1, 28. Le chaldéen = a la même significations mon (choliah), que Dieu a soutenue; n. pr.f., II Rois xv, 2.

22 {tchoniah). Voyez Pa.

401 (ialad), engendrer, procréer; il se dit de l'homme et de la femme; mais plus souvent de la femme, enfanter, Gen. 1v, 48; 1 Rois 1, 6. Mercerus pense qu’il se prend pour l’enfantement de la mère au Καὶ et pour la génération du père en hiphil.

“Ὁ (icled), un enfant, soit relativement à sa naissance, soit relativement à son âge, Gen. 1, 8.

19 (ialdah), une jeune fille, Gen. xxx1W, 4.

ΤῊ (ialdouth), l'adolescence, Eccl. xt, 9, Mais proprement la nativilé, Ps. ex, 3.

"dt (illod), né, venu au monde; Ex. 1, 22.

Τὴ Gaon), qui passe la nuit, de M; n.pr.m., I Chr. 24, 17.

9 (ialid), un esclave né dans Ja maison de son maître; un enfant de la maison, Nomb. xut, 22.

NL (ialach), aller, marcher, se promener. Voyez Jr.

br (ialal), racine onomatopoétique qui signifie pousser des cris, hurler, ejulare, ululare, ὀλολύξειν. Voyez ban.

by (ilel), hurlement, Deut. xxxn, 10.

ΠΡ) (élalah), des cris, des lamentations, 15. xv, 8.

yo (iala), lécher, absorber, engloutir, — Métaphoriquement calomnier quelqu'un, absorber sa réputation; enfin parler à la légère, être téméraire dans ses paroles, Prov. xx, 25.

sp (ialaph}, inusité ; en arabe, adhérer fortement.

ΞΘ. (ialepheth) ,une espèce de gale qui s'étend sur le peau, et ne se guérit que très-difficilement, Lev. ΧΧΙ, 20.

pr (ialak), inusité ; lécher, dévorer en léchant; nous parlerons de la syllabe Ὁ) comme exprimant l’action même de lécher, à Particle pp.

PT (ialek), proprement qui dévore en léchant; c'est ainsi qu'est désignée une espèce de sauterelles ailées qui causent de très-grands dommages dans les campagnes où elles s’abattent, Ps. cv, 34.

u\p° (ialkout), un sac, une poche, parce qu'on y serre et rassemble les objets qu’on veut conserver, I Sam. xvu, 41.

ἘΞ (iamam), inusité. Le sens primitif est sans doute s’échauffer , fermenter, ensuite bouillonrer, puis faire du bruit comme un liquide sous l’action de la chaleur. Il est à remarquer que la présence du syllabe primitive © ou ὩΣ et son homogène fn, 7? apportent la même signification dans tous les verbes où elles se rencontrent.

2? (iam), la mer, ainsi nommée à cause du bruit tumultueux de ses vagues. Ce mot s'applique ensuite à toute espèce de grand amas d'eau, comme aux fleuves, aux lacs, ete., Nomb. xxxiv, 11: Gen. 21Y, 3, δῖοι

ΠῺΣ (éinak), inusité, mais à qui la présence du

749 ΠΡ") monosyllabe ἘΞ en fait supposer le sens primitif de s’échauffer, bouillonner.

Ne (imouel), jour de Dieu; n, pr. m., Gen.

xLvI, 40.

ΤῊ (iamoth), plur. de E.

0) (iamim), id., id.

EM (iemim), mot employé une seule fois Gen.

xxxvi, 24. Les interprètes ne sont pas d'accord sur sa signification. Le plus grand nombre ἃ traduit par mulets ; d’autres par étangs; quelques-uns, et la Vulgate en particulier, par eaux thermales ; enfin le paraphraste chaldaïque l'explique par géants. De toutes ces opinions la meilleure nous paraît la première, comme étant la plus générale.

2%) (Ümimah), en arabe, colombe; n. pr. f., Job. xLU, 14.

ΤῊ (iamin), proprement le côté droit, 1 Sam. x, 2, — Puis par extension ce “qui est au côté droit, comme la main droite, Gen. xzvi, 8; lorient, 1 Sam. xxur, 19. — Puis comme tout ce qui paraissait à droite était pour les Hébreux, comme plus tard pour les Grecs, un présige heureux et favorable, le même mot ἃ désigné la fortune, la félicité, et en général tout ce qui prometle bonheur, Gen.xxxv, 18, — ΤῈ) est enfin un n. pr. m., Gen. xLvi, 10.

2) (imini), 1° de droite, qui appartient au côté droit, H Chr. im, 17. — 2° Avec Ἵ, de cette manière "9-72 il Signifie un membre de la tribu de Benjamin ; un Benjaminite.

NO? (imla), que Dieu remplit de son esprit; n. pr. m., 1 Rois ΧΧΙΙ, 8.

5 (iamm'lech), que Dieu fait régner; n. pr. m., I Chr. 1v, 34.

ie (iaman), être ferme, fort, en qui l’on se confie.— Puis empruntant la signification de 72 (iamin), gagner la droite, se tourner vers la droïte, Gen. ΧΙ, 9.

"ΠΩΣ (imnah), félicité ; n. pr. m., Gen. xzvi, 17.

Δ (mani) et n'a (émanith), qui est à droite, dextre, Ex. xxx, 20.

᾿ ya (imna), que Dieu conserve; n. pr. m., I Chr. VII, 90.

2? (iamar), comme "23, changer, commuer ; permuter, Jer. 11, 11.

#2 (imrah), contumace, de"; n. pr. m., IChr.

vi, 36.

wi (iamasch). Voy. Wa (maschasch).

ΓΔ) (ianah), opprimer, faire violence; ravir, piller, ravager, Jer. xuvi, 16. Quelques-uns en dérivent le nom de la colombe ñ:" , parce qu’elle est sujette à l'oppression. Mais l’étymologie que nous en avons donnée nous paraît plus vraisemblable.

NY (ianoahh), repos; n. pr. d'une ville sur les confins des tribus d'Ephraïm et de Manassé, I Rois,

ὩΣ) (ianoum) sommeil ; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 53.

ΠΡ.) (Pnikah), comme ΤΠ), un rejeton, ΕΖ, xvu, &. — En anglais suckers, qui suce.

ὯΔ) (ianak), sucer, teter, êlre à [Δ mamelle, Cant. vin, 1; Joël 11, 46 ; d'où juvencus, veau.

ΤΥ) (ianschouph). C’est un oiseau de marais déclaré impur dans le Lévitique 11, 17. Quant au nom de cet oiseau, chaque interprète ἃ donné celui qui lui convenait le plus : les uns l'ont appelé Le butor ; les autres l'oiseau trompette, l'agami, etc., etc.

T0) (iasad). 1° Fonder, poser, disposer, Prov. sit, 19. — 20 Par métaphore, ordonner, constituer, décréter, 1 Chr. 1x, 23. — Au niphal, consulter, demander conseil, car le conseil et la délibération sont le fondement de l'action, Ps. n, 2; parfaire, achever, Ps. vin, 2. La perfection de l'ouvrage dépend de la solidité du fondement.

70? (sud), fondement, principe, Esdr. vu, 9.

TO? (506), id., Ex. xxix, 192.

ΠΤ Θ᾽ (i’soudah), id., Ps. Lxxxvir, 1.

"D? (issor), qui châtie, qui réprimande, Job ἐν ἤρὴν .

ND (iasour), qui se retire; c'est l'adjectif verbal dé "D, Jer. xvu, 13.

17? (fasach), racine assez incertaine, que quelques auteurs mêmerejettént. Elle pourrait signifier fondre, être fondu. Du reste ce mot ne se trouve qu’une seule fois, Ex. xxx, 32.

ΠΡΟ (iscah), qui regarde; ἢ. pr. f., Gen.

WPDED? (ismachiahou), que Dieu soutient ; ἢ. pr.m., 1 Chron. xxxr, 13.

D? (iasaph), ajouter, augmenter, poursuivre, Continuer, 1 Sam. xn, 19. Comparez ce verbe avec TON.

©? (iasar), châtier, corriger, punir, avertir sévérement, exhorter avec autorité. Chez les rabbins, il signifie fouetter, frapper de verges. Les Grecs l'ont rendu par παιδεύειν.

y? (ia), une pelle, propre à reïeter les cendres; de n*, éloigner, rejeter, Ex. xxvur, 3.

V2Y" (iabets), ἢ. pr. m., 1 Chr. 1v, 9. .

72? (iaad), convenir, indiquer, désigner un certain lieu, un certain temps, IE Sam. xx, 5; puis Pro= mettre en mariage, fiancer, parce qu’alors on fixe le jour des noces, Ex. ΧΧΙ, 8.

112? (iedo), n. pr. m., I Chr. 1x, 29.

ΠΣ (iuah). Celle racine ne se rencontre qu'une seule fois ; elle signilie ravir, enlever, arracher, Is. xxvur, 47.

Sy (fouel), trésor de Dieu; n. pr. m., 1 Chr. Ὑ

V2? (outs), conseiller ; ἢ. pr. m., 1 Chr. vin, 10.

ΞΡ (iorim), forêts, ΕΖ. xxxiv, 95.

ty? (fousch), n. pr. m., Gen. xxxvr, 18,

32? (iaaz), comme ΤῊΝ, être fort, dur, robuste, affermi. Il ne se lit qu'une fois, 15. xxx, 19.

ἘΞΝΤΩΣ (iazeel), que Dieu console ; ἢ. pr, m., I Chr. XV, 18.

539 (iaazäiiah), à qui Dieu donne du secours; n. pr. d’une ville moabite, Nomb. χει, 52.

ὯΣ) (i&at), rerêtir, habiller. Il se rencontre dans le seul passage d’Isaïe, Lxr, 10.

ὯΔ) (i'at), chald., conscillér, et hébreu 1.

by (iiel). Voyez mx.

y (iahir), que Dieu excite; ἢ. pr. m., 1 Chr. XX, D.

122 (iacan), affligé; n. pr. m., I Chr. v, 15.

93 (iaal), proprement monter, s'élever en haut. Voyez le verbe by, son homogène.— Puis, par une métaphore naturelle, servir, être utile, commode, elc., parce que ce qui est en haut semble plus avantageux à l'homme que tout le reste ; aussi saint Paul a-t-il dit, Quæ sursum sunt sapite. Prov. x, 2; Job xx1, 19.

by (iael), une chèvre sauvage, qui grimpe sur les rochers les plus escarpés, Ps. civ, 18; n. pr. m., Jug. v, 6.

Sy (iahalah), id., Prov. v, 19.

ΞΟ) (ialam), que Dieu cache; n. pr. m., Gen.

XXAVI, D.

72 (iaan), inusité; en syriaque être avide, vorace.

ὯΝ" (iaan), de ΓΣΝ, proprement conseil, propos. — Il n'est employé que comme préposilion ou conjonction, et il exprime ἃ raison, la cause, le motif d'une chose, prop'er, quia, eo qued, Agg. 1, 9; Nombr. xx, 12.

T° (iaen), une autruche, ainsi appelée à cause de sa grande avidité, Lam. 1v, 5.

"22 (iaanah), f. id.

9299 (iaanai), n. p.m., I Chr. v, 12.

y (iaaph}, proprement courir, marcher rapidement. — Par métonymie, être las et fatigué, comme un homme qui a beaucoup marché, Is. xL, 30.

Ἢ) (iaph), fatigue, lassitude, Dan. 1x, 21. Cependant il faut remarquer que le contexte paraît exiger un tout autre sens. M. Drach le traduit par course rapide; et cette signification paraît la plus naturelle.

vu (iaats), prendre conseil, délibérer, résoudre, ΠῚ Sam. xvi, 25. Il signifie encore conseiller, comme le latin consulo, qui ἃ également les deux sens. De là vient le grec iorns, Conseil.

2p}° (iaakob), qui supplante, qui prend le talon; n. pr., Jacob, ainsi appelé par allusion ἃ la manière dont il vint au monde, Gen. xxv, 20, elc.

ΠΡΟ) (iaakobah), id.; n. pr. m., 1 Chr. αν, 56.

JF?" (iaakan). Voyez Ty (akan).

=? (iaar), inusité; en arabe, bouillir, être en effervescence, d’où surabonder, comme une liquide qui bouillonne. Remarquez encore la présence de la syllabe y. — τὰν feu, lumière.

y (iaar): 4° La matière sucrée qui coule naturellement des arbres et qui resulte d'aneeffervescence de la sève ; les snciens l’appelaient miel acide, parce qu'il a un goût légèrement acidulé, ἄκητον μέλι, Jos. xvi1, 45. Quelques auteurs ont vu dans ce mot le suc de la canne à sucre ; d'autres l’excédant du miel sauvage, qui déborde et découle des rayons. Ces deux derniers sentiments ont aussi leur probabilité. — ΟΡ Par extension, une abondance, une multitude d'urbres où celte effervescence a lieu, plus particulièreuent les arbres fruitiers qui feissent d'ordinaire

suinter une partie de leur séve, Is. xx, 13, = 3° n. pr. m., Ps., cxxxu, 6.

17? (iarah), ἢ. pr. m., 1 Chr.1x, 42.

ΤΣ) (iaarah). Voyez y (iaar).

My (iaarsch'iah), que Dieu nourrit; n. pr. m., J Chr. vin, 27.

ΩΝ) (iasçai), que Dieu fait ; n. pr. m., Esdr. x, 36.

Low (iaasçiel), id. ; ἢ. pr. m.,1 Chr. xt, 47.

72) (iphd'iah), que Dieu délivre; n. pr.m., 1 Chr. vu, 25.

ND) (iaphah), proprement briller, resplendir ; puis être beau, élégant, agréable. 1] s'applique généralement à la beauté extérieure du corps, Cant. 1v, 10. En hithpael, s’orner, se faire belle.

n2 (iapheh), adj., beau, belle, agréable, jolie, etc. Il se dit de l’homme ou de la femme, II Sam. ΧΕΙ, À ; Cant. 1, 8.— Mais parce que le bon n’est autre chose que le béau, l’hébreu équivaut au grec καλός, qui signifie à la fois beau et bon. Ainsi dans l'Ecclésiaste πὶ, 11, il est dit que Dieu à fait tout bien, χαλῶς, pulchre, FD.

9-72 (pheh phiiah). C'est le diminutif de l'adjectif précédent; non que ce mot indique une infériorité de qualité, mais au contraire quelque chose de plus délicat, de plus gracieux, pulcherula; en ïtal. bellina ; en frauç. ma petite belle, Jer. xLm, 20. Quelques manuscrits joignent les deux mots.

«D? (iapho), beauté, n. pr. d'un ville maritime de la tribu de Dan ; en grec Ἰόππη. Elle s'appelle encore maintenant Jaffa.

n2* (iaphahh), proprement souffler, respirer; puis, par extension, pousser des soupirs, se plaindre, se lamenter. L'hithpael, est la seule conjugaison où ce verbe est usité, Jer. 1v, 31.

n2° (iapheahh), haletant, Ps. xxvir, 12.

9 (iphi), proprement splendeur, brillance ; puis, beauté, grâces, tout ce qui dans la femme plaît et séduit, Ps. xLv, 12.

29 (iaphia), brillant ; n. pr. d'une ville de la tribu de Zabulon, Jos. χιχ, 12; et de plusieurs hommes, Jos2x73;1ele:

wo? (iphlet), que Dieu délivre; n. pr. m., 1 Chr. vi, 32.

ΤΙΣ (@phunneh), n. pr. m., Nombr. xin, 6.

D? (iapha), homogène de ΠῚ, briller, resplendir, Job ni, 4. -

ny (iphah), beauté, splendeur, en parlant d'une ville, ΕΖ. ΧΧΥΠΙ, 7.

na? (iepheth), Japheth, un des trois fils de Noé. Ses descendants s’établirentles premiers dans la plus grande partie de l’Europe, où le nom de Japheth s’est encore conservé, malgré les ténèbres du paganisme. — Quant à l'étymologie, il pourrait se traduire par dilaté, agrandir, comme on le voit dans la bénédiction de Noé, Gen. 1x, 18, etc.

nne* (ihtahh), que Dieu délivre; n. pr. d'une ville de Juda, dos. xv, 43; et d’un juge d'Israël fameux par le vœu téméraire qu'il fit à Dieu de lui consacrer tout ce qui s’offrirait d’abord à sa vue, Jug. x1, 12.

Les païens ont conservé la mémoire de ce serment fâtal dans ce qu’ils racontent d'Idoménée faisant un vœu pareil, et sacrifiant son fils à Neptune lors de son retour en Crète.

Sn-nns (iphtahh el), que Dieu ouvre; π. pr.

d'une vallée dans les tribus de Zabulon et d’Asser, Jos. x1x, 14.

NX (iatsa), sortir, paraître dehors. ΠῚ marque généralement toute sorte d’issue. Il se dit de plusieurs choses : 4° du lieu, Gen. 1v, 46. — 2° De la naissance des animaux ou de leur sortie hors du sein de la mère, Gen. xv, 4. — 5° Des choses qui naissent de la terre, des fruits, Jug. x11, 44. — 4° Du soleil, des étoiles qui se lèvent et paraissent sortir de l'orient, Gen. x1x, 25. — 5° De la parole qui se produit, se répand et se divulgue, Esth. 1, 17, etc., etc.

2X) (iatsab), poser, placer, ordonner, disposer, statuer, arrêter, assister quelqu'un à quelque chose, comme à un combat, etc., Nomb. x1, 46; 1 Sam. XVII, 6.

331 (iatsag), même signification que le précédent, dont il est homogène, Gen. x, 9.

ΠΣ (ishar), de “ΠΝ, briller, resplendir, — 1° De l'huile, celle surtout qui est fratche et nouvelle, et dont la couleur, par conséquent, est plus brillante et plus pure, Nomb. xvur, 42. Remarquons, pour l'intelligence de certains passages de l’Ecriture, que l'expression 737 922, les fils de l'huile, siguifie les oïnts, les personnes consacrées, parce que l'huile était la matière de la consécration. — 2° n. pr. m., Ex. vi, 18.

pns? (ishhak), railleur; Isaac, n. pr. du fils d'Abraham, ainsi nommé parce que Sara, sa mère, se moqua (ΠΤ) lorsque l'ange annonça qu'à son âge elle concevrait et enfanterait un fils, Gen. xvn, 19. — Dans certains livres poétiques, le même nom s'écrit ὩΣ, en adoucissant le tsadé.

ἜΝ) (ftsohhar), n. pr. m., pour x (tsohhar), 1 ἘΠΕ ἵν, 2.

NY (iatsi), qui est sorti, le sortant, Il Chr. xxxur, 21.

2%) (iatsib), chald., stable, ferme, posé, décidé, statué, arrêté, Dan. vi, 43; vrai, digne de foi, comme foul ce qui est arrêté et décidé, Dan. 11, 45.

VX? (iatsa), homogène de 2%?, ΣΝ, ps, poser en étendant, coucher par terre, étendre. Le participe Y9XY (iatsia) signifie, 4° un lit étendu par terre, Ps. Lx, 7. — 2° Substantivement, plancher, parce qu'il est formé de planches posées à terre et liées étroitement ensemble, I Rois vi, 5.

PS"? (iatsak), comme le verbe précédent, avec cette différer ce qu'il se rapporte aux liquides ; ainsi, étendre un liquide par terre, le répandre. Nous disons très-bien en français un acide étendu d'eau ; ensuite se fondre, se liquéfier, avoir la propriété des liquides qu’on peut répandre; exfin, devenir dur comme un métal fondu qui se solidifie.

npst (itskuh), fusion d’un métal, Rois vn, 24.

73? (tatsar). 4° Foçonner, former, confectionner.

st 754 De là le participe -2% qui, pris substantivement, signifie un potier, un statuaire, Dieu même, en tant que le créateur de toutes choses, Is. x1iv, 9; χαῖται, À, ete. — 2° Destiner à une fin, former une chose de telle manière qu’elle puisse s'adapter À une autre, Is. xziv, 21. — :° Au figuré, former des pensées, c'est réfléchir, c'est méditer, II Rois x1x, 25.

3", dans lequel -% essentiel, tandis que dans le verbe précédent c'est ΨΥ, signifie presser, contraindre, tenir à l’étroit, comme "x, son homogène, Jug. 11, 45, etc.

9X1 (ietser). 4° Formation, forme, Ps. cr, 14; métaphoriquement, méditation, pensée, Gen. vtr, 21.— 2° ἢ. pr. m., Gen. xLvi, 24.

EX? (fisurim), les formes du corps, Job xvu, 7.

NE? (ictsath). 1° Brûler, ce qui s’atiribue au soleil, au feu et à la colère, Is. 1x, 48 ; χχχπι, 12, etc. — 2° Par métaphore, ruiner, consumer, désoler, Jer. τι, 45.

2p" (iakab), inusité; en arabe, creuser. La syllabe

2p apporte généralement cette signification dans tous les verbes où elle se rencontre, comme 312, 22), εἰς. Nous ferons quelques NE cons quand nous traiterons l’article |

2p? (ickeb), un δ αὶ ou plus proprement la cuve que l’on met sous le pressoir pour recevoir le vin qui en découle, Is. v, 2. 11 se joint souvent avec ΤᾺ; mais il y a cette différence que ὯΔ signifie le pressoir où l’on exprime le vin, et 272 la cuve qui reçoit le vin exprimé. Cependant, par hypallage, il signifie quelquefois le pressoir lui-même, Job xxiv, 11, et ailleurs. |

Bryan (r'kabts’el), que Dieu recueille ; n. pr. d'une ville de Judée, Neh. χι, 95.

TP" (iakad), brûler, s'enflammer, Is. x, 16. Le cha de a la même signification, Dan. πὶ, 6.

ἘΞ ΤΡῚ (iokd'am), incendie du peuple ; ἢ. pr. d’une ville de Juda, Jos. xv, 56.

ΠΡ) (iakah), inusité; en arabe, vénérer, craindre Dieu, avoir de la piété.

2? (iakeh), pieux; ἢ. pr. m., Prov. xxx, 4.

"ip! (iakah), inusité; en arabe, obéir. Il semble que "D el np) soient la même chose; point de véritable p'éié sans ohéissance, et aussi point d'obéissance sincère sans piété.

np (Ükahah) où AL (1kkhah), obéissance, soumission respectueuse, Gen. x11x, 40.

TP? (fkod), incendie, Is. x, 16.

Ep" (fkoum), tout ce qui ἃ vie, de quelque nàture que ce soit, Gen. vi, 4. Voyez ΞΡ:

DD (iakousch), double, à deux faces, ambigu, Prov. vi, ὃ.

ΠΝ) (ikouthiel), le respect dû à Dieu; n.pr.m., I Chr. 1v, 18.

ap? (ioktan), raccourci; n. pr. m., Gen. x, 23.

EYE? (iakim), que Dieu élève; n. pr. m., 1 Chr. vin, 19.

D (iakkir), cher, Jer. xxx, 20; en chaldéen, difficil:, grave, et tous les autres sens de ce der.

r, Dau, un, 14,

MAN (i'kamiah), que Dieu recueille; n. pr. m., I Chr. 11, 41.

(=) ap), (iakm'am), qui rassemble le peuple; n. pr. m., 1 Chr. xxux, 49.

DY2p (iokm'am), n. pr. d'une ville de la tribu d'Ephraïm, 1 Rois 1v, 12.

ÆY1p (iok'nam), possédé par le peuple ; n. pr. d’une ville de la tribu de Zabulon, Jos. xn1, 22.

ΡΥ (iaka), proprement, être arraché; de là, 4° être luxé, cassé, en parlant d’un membre, Gen. xxx, 26. — 2° Etre séparé de quelqu'un, rompre avec lui, Jer. vi, 8.

VP' (iakats), réveiller, Gen. xxvnr, 16. Ce verbe et le précédent ne sont que très-peu usités.

7p? (iakar), être pesant, grave par son poids, par son aulorilé, par son prix; être considéré, honoré, précieux, cher, rare, Is. xuu, 4; 1 Sam. xvin, 30; Ps. cxxxix, 17. Le mot latin carus vient sans doute de celte racine.

p? (iakar), pesant, grave, de poids, précieux, cher, magnifique, etc., etc.: toutes significations qui s’enchaînent et ressortent de la première, I Rois x, 2; Ps. xx, 40:

ἽΡ᾽ (Κατ), le prix d'une chose, son poids, son mportance, ce qui la rend chère, précieuse, etc., Ps. XLIX, 13; Esth. 1, 20.

WP? (iakosch), tendre un piége, enlacer, chasser, poursuivre, envelopper de rets, dresser des embtches, Jer. 1, 24; d'où cassis, filet de chasseur, et peut-être aussi le mot même de chasse.

TP" (iokschan), douteux ; n. pr. m., Gen. ΧΧΥ͂, 2.

KNp (ioklel), soumis par Dieu: τι. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. XV, 38. C’est aussi 16 nom qu'Amazias, roi de Saba, imposa à l'Arabie, après l'avoir soumise à ses armes, II Rois | AN

NT? (ire). Ce verbe, très-usité dans l’Ecriture sainte, signifie craindre, vénérer, Gen. it, 10; Lev. 1x, 5; d'où le grec ἑερός, saint, vénérable, et le latin vereor, en aspirant la première radicale.

NT (iare), timoré, craintif, timide, plein d'une frayeur respectueuse, Joint aux pronoms, cet adjeetif remplace le verbe ; ainsi %35N N°”, je crains, Gen. xxx, 12,

FN (irah). C'est proprement un infinitif, qui signilie par conséquent le craindre ; substantivement, crainte, vénération, piété, respect timide, Ps. 11, 11.

TNT (iron), n. pr. d'une ville de la tribu de Nephtali, Jos. χιχ, 58.

IPN (irüah), que Dieu considère; ἢ. pr. m., Jer. ΧΧΧΥΙΙ, 13.

27 (iareb). Voy. 21 (rib).

YA" (Prubbaal), que Baal combat et redoule ; surnom donné à Gédéon par les Israélités, 11 Sam. x," 24

Ya (iarobam), dont le peuple est nombreux; Jéroboam, n. pr. de deux rois, 1 Rois xn-x1v; I Rois χιν, 23.

T7 (iarad), descendre, découler, tomber , déprimer, humilier, Il se dit d’une condition infé-

rieure, de la servitude et de la subjection. Quand il s’atiribue à Dieu, il signifie paraître, se révéler par la parole, la voix, par quelque action visible, Gen. ΧΧΧΙΧ, 1 et ailleurs. Mais le sens propre et primitif de ce verhe ne se trouve qu’en arabe; il signifie dans cette langue aller boire, et par suite descendre au bord des fleuves, naturellement plus bas que le reste de la terre.

7 (iered), descente; n. pr. m., Gen. v, 45.

JT (iarden), le Jourdain, fleuve célèbre de la Palestine, qui prend sa source au pied de l'Anti-Liban, et va se jeter dans la mer Morte, Gen. xin, 10, 11, etc. Le nom de Jourdain sigaifie proprement Le fleuve ; le fleuve par excellence pour les Juifs, comme le Nil pour les Egyptiens, comme le Rhin (Rhein de rinnen) pour [65 Germains.

ΠῚ (iarah), jeter, lancer, pousser ; en particulier, jeter les fondements, fonder, Job xxxvin, 6; arroser, proprement, jeter des gouttes d’eau, Os. vr, 3. — En hiphil, jeter la main, l'étendre, et par conséquent montrer, indiquer, Gen. xLvi, 28; puis, parce que celui qui montre, enseigne, le même verbe signifie encore instruire, enseigner, Ex. xxxv, 34.

7 (iarah), trembler, craindre, avoir peur, Is. XLIV, 8.

Enr (irouel), habitation de Dieu ; n. pr. d'un désert, I Chr. xx, 16.

NY (iaroahh), ἢ. pr. m., I Chr. v, 14.

ΡῚΥ (iarok), vert, Job χσχιχ, 8, de ny.

NE (Srouscha), possédée; ἢ. pr.f., ἢ Rois xv, 33.

un! (rouschalaim), demeure de la paix ; Jérusalem, ville ancienne de la Gananée, et qui fut plus tard la capitale du royaume de Juda. Ce nom prend la forme du duel, à cause de deux collines sur lesquelles Jérusalem était bâtie.

(mp 0 pÙ (ÿrouschiem), chald., id., Dan. v, 2.

n°? (iarahh), inusité ; comme 2), être d'un blanc jaune.

n° (iareahh), la lune; ainsi nommée, à cause de la couleur orangée qu’elle prend quand elle apparaît sur l'horizon, Gen. xxxvII, 9.

no (ierahh). 1° Le mois, parce que chez les Hébreux et la plupart des peuples voisins le mois se marquait par le retour périodique de la lune. En grec, en allemand et dans quelques autres langues, les mots qui désignent le mois ont une origine semblable. Ainsi, pñv, de μήνη; all., Monat, de Mond; ang., month, de moon ; goth., menoth, de mena; etc. — 2° n. pr. d’un peuple et d’un pays d'Arabie, ainsi nommés parce que la lune y était honorée comme une divinité, Gen, x, 26.

NY (rahh) chald., lune, Esdr. νι, 15.

ΠῚ) (Îrehho), Jéricho, ville célèbre de la Palestine, dans le voisinage du Jourdain et de la mer Morte. Son nom signifie un endroit brûlé ou consumé par le feu, sans doute à cause de son voisinage de la Pentapole, Jos. u, 1,

, à rec pre

151] pp ns (irohham), qui est aimé; n. pr. m., Sam.

5, 1, etc.

yon (drahhmel), que Dieu aim: n. pr. m., 1 Chr. τι, 9.

va? (iarhha), n. pr. m., 1 Chr. u, 34.

w (iarat), être dans une pente rapide, Nomb.

xx, 32. — Au piel, se précipiser, se jeter sur, Job x, 11. Ce verbe ne se lit que dans ces deux passages.

Diet (üriel), peuple de Dieu; Ὡς pr. m., I Chr. vu, 2.

29) (irib), de 212. 1° Adversaire, Ps. xxxv, 4. — 2° n. pr. m., Esdr. vin, 16.

#2 (ribai), n. pr. m., 1 Chr. 11, 46.

mt (Srüah), peuple de Jéhova ; n. pr. m., 1 Chr. xx, 49.

ant (drihho). Voyez y (ÿrehho).

na (S'rimoth). Voyez ΤΩ (iremoth).

MD (iremoth), les lieux hauts; n. pr. m., I Chr. fl, ὃ.

ny (iriah), voile, tente, tenture, tapisserie, ainsi #ppelée parce que le moindre vent l’agile , Es. Lt, 2. N'y (τοί ἢ) tapisserie; ἢ. pr. f., 1 Chr. πὶ, 7 (iarach}, inusité, sans doute comme 72, ètre mou et flasque.

ι ΤῊ (iarech), la cuisse; ainsi appelée à cause des parties grasses qui l’entourent et qui sont molles, Ex. xxvi, 42 : de là vient le grec ὁρχίξω, ὄργος, 56ment, parce que les serviteurs mettaient [ἢ main sur la cuisse de leur maître pour leur promettre fidélité, Gen. xxiv, 2. Dans un sens métaphorique, le mot 1° signifie le côté, et une certaine partie du chandelier sacré, dont la forme se rapprochaït sans doute de celle de la cuisse, Ex. xxv, 51.

ΤΣ (irechah), le côté ; le derrière d’une chose, Gen. xuix, 153. ἘΞ) (iaram), inusité ; en arabe, être haut, élevé. MY (iarmouth), élevé ; n. pr. dé deux villes, l’une de la tribu de Juda, Jos. x, 3, l’autre dans celle d'Issachar, Jos. xx1, 29.

ΤῊΣ (iremoth), Les lieux hauts; n. pr. m., 1 Chr. vin, 44.

M2? (i’remai), qui habile des lieux élevés; n. p. m.,

Esdr. x, 33.

ΓΟ (irm'iah), Jérémie, un des quatre grands pro- \ phètes, Jer. x, 1.

% Ψ (iara), trembler; signification qui reparait dans tous les verbes qui ont le monosyllabe y pour élément primitif, Is. xv, 4.

Sy (irp'el), que Jéhova quérit;'n. pr. d’une

ville de la tribu de Benjamin, Jos. xvin, 27, P°" (iarak), cracher; ce verbe est évidemment onomatopoétique, Nomb. χα, 44.

p (iarak), verdir.

p, vert, verdure, légurne vert, II Rois xix, 26. PT? (ierek), verdure, Gen. 1, 30.

TP"? (ierakon), 1° pâleur livide qui couvre la face de (homme ému par une violente exainte, er. xxx,

T2? 758 6. — 2° Le jaune vert des moissons sur le point de mürir, Deut, xxvi, 22.

jt (iarkon.) Voyez ΣΝ (mehaïia).

ἘΞ. (iork'am), la pâleur du peuple ; n. pr. m., 1 Chr. u, 44.

pr (rakrak), verdâire, livide, Lev. χα, 49.

Ur" (iarasch}, prendre, occuper, obtenir, enfin hériter, Nomb. xxvir, 14. — Au niphal, être exproprié de ses biens qui passent alors à un autre en qualité d’héritage ; par conséquent , être réduit à la misère, Gen. xLv, Ai; par extension, perdre, anéantir; car c'est ruiner quelqu'un que de lui enlever tout ce qw'il possède, Nomb. χιν, 42.

nn (Treschah), possession, héritage, Deut. 51, 5.

FR (ischhak). Voyez Enix (itshhak).

non (i’sçimiel), que Dieu crée ; ἢ. ΡΥ. m., I Chr. ιν, 50.

a (iasçam), Gen. L, 26.

nt Con (iscrael), combattant Dieu; par allusion à un fait de la vie de Jacob, Gen. xxxu, 29. Ce nom fui d’abord commun à tous les descendants de ce patriarche ; mais après le schisme, il resta exclusivement aux dix tribus, 1 Rois χα, À; mais enfin il devint encore une fois, après le retour de la captivité, le nom de toute la nation, 1 Mach. x, 55.

“OL (isçasçchar), Issachar ; cinquième fils de Jacob, et chef de la tribu de même nom, Gen. xxx, 18.

w® (iesch), ce verbe représente l'existence, et remplace très-fréquemment dans l’Ecriture le verbe être, dont il exprime toutes les modifications sans changer de forme, Gen. xxviu, 46, etc. Voyez un.

20 (iaschab), s'asseoir, s'arrêter, demeurer, persévérer, habiter. Ce verbe se dit des juges qui siégent pour rendre la justice, Ps. 1x, 5; des méchants qui dressent des embüûches et s’asseyent en attendant que leurs ennemis y tombent, Ps. x, 8 ; d’une armée qui assied son camp, } Sam. xu4, 46; de ceux qui pleurent (illic sedimus et flevimus), Is. xxx, 7, etc.

ΤΣ 20° (ivscheb baschschebeth), qui s'assied dans l'assemblée ; ἢ. pr. m., Il Sam. xxux, 8.

ANA? (ieschebab), le siége du père; n. pr. m., 1 Chr, xxiv, 15.

na (ischbahh), louant; n. pr. m., 1 Chr. 1, A7.

en ‘au (iuschubi lehhem), n. pr. m., I Chr. 1, 22,

222 “2 (ischbo b’nob), Le siége de Nob ; ἢ. pr. m., II Sam. xxx, 46.

Eyav) (iaschobam), vers lequel Le peuple se tourne; n. pr. m., E Chr. xt, 41.

pa? (ischbak), qui abandonne; n. pr. m., Gen. AIN ὡς

ΓΞ (ioschb’haschab)}, sedes in duro; n. pr. m., I Cbr. xxv, 4.

nw (iaschah), racine inusitée, proprement, se tenir debout, être sorti du néant, exister, C'est de ce verbe que paraît venir le substantif w, l'être, l'existence, moi qui a servi de type à la plupart des verbes subs-

eser, placer, être posé, placé,

tantifs de nos langues indo-germaniques : sansc. as, Lers. esseu, lat. esse, etc. ; et il est probable que plusieurs verbes hébreux dans lesquels se rencontrait le monosyllabe 2, WN, DN, etc., ont emprunté à celle qui nous occupe leur signification primitive. V. WU.

2m? (iaschoub), qui se convertit; n. pr. m., Nomb. xxvi, 24.

ND (ischvah), équitable; n.pr. m., Gen. x£vr,

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