‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 391 sur 429 · NOUN · texte numérisé non relu

NOUN

5 (noun), quatorzième lettre de lalphabet, représente cinquante dans l’ordre numérique. Son nom en syriaque, en cha!déen et en arabe signifie poisson, el sa figure dans l'alphabet phénicien en reproduit les éléments grossiers, Le noun est une liquide, et comme telle se perinute facilement avec les autres liquides de la même classe, quelquefois avec le resch, qui tient sa jiace entre les liquides et les gutturales, et souvent enfin avec le jod, Surtout quand celui-ci est première radicale d’un verbe, comme ΓΝ de SN:, être beau, etc. Le noun comme radicale peut se trouver à toutes les places; mais telest le peu de consistance de cette lettre, que dès qu'elle n’a p'us de voyelle qui la soutienne, elle disparaît et s’assimile à Ja radicale suivante, et donne ainsi lieu à Loute une classe de verbes irréguliers. Comme servile, elle peut apparaître au commenrement, au milieu et à la fin des mots. Au commencement, elle caractérise le prétérit et le participe niphal, ainsi que les noms qui en dérivent, indique de plus la première personne plurielle du futur de toutes les conjug“isons. Au milieu, elle est épenthétique, c'est-àdire, surajoutée par le besoin de l’orcille, ou le caprice de la langne. A la fin, elle est tantôt enphonique, tan:ôt afiixe de la troisième personne du pluriel féminin ; tantôt eufin elle sert à former le pluriel chaldéen, Mais c’est à la grammaire à donner de plus

amples développements sur lé rôle que cette lettre joue dans le discours. Nous y renvoyons.

ΝΣ (na), particule qui se joint aux différents temps et modes du verbe, ainsi qu'aux Conjonctions et interjections, pour prier, exhorter, demander, obtenir, ou simplement par politesse; c’est le sodes, l’'amabo et le quæso des Latins, Gen. vx, 27; Nomb. xx, 45. De ce mot paraîl venir le grec vai, oui, certes, sans doute, je te prie.

N2 (ua), cru, à moité cuit; la racine est ΝῊ; Ex. xI1, 9

ΝΣ (no), Thèbes, capitale de la haute Ezypte, et à laquelle les Grecs donnèrent, à cause de sa magnificence et de son antiquité toute divine, le nom de Diospolis, ou ville de Jupiter. Célèbre déjà au temps d'Homère, qui ne l'appelle jamais que la ville aux cent portes, ἑχατόμπυλος, elle s'étendait sur les deux bords du Nil, dans un espace qui n'avait pas moins de 140 stades de circuit. Du reste ses temples, ses obélisques, ses statues sans nombre, où la perfection de l’art semblait le disputer à la richesse de la matière, excitaient l'admiration de tous les étrangers, au rapport de Diodore; et aujourd’hui leurs ruines gigantesques émeuvent encore profondément les voyageurs qui les visitent, et leur enseignent éloquemment que rien n’est stable sur la terre.

Le nom égyptien de celte ville, ΝΣ, sighifie part,

. dé

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