‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 400 sur 429 · surach) et 270 (sarcha), chald., nom des · texte numérisé non relu

surach) et 270 (sarcha), chald., nom des

prélets ou des magistrats de Baby'one. Il signifie proprement un chef suprême, Dan. vi, 3.

To (seren). 1° l'axe ou l’essieu des roues ne faisant qu’un el tournant avec elles dans les chars anciens, 1 Rois wir, 30.-—2° Par métaphore, les princes, la partie motrice d’une nation, COMME l’essieu, qui maivtient les roucs ensemble, en est la partie la plus importante, Jos. χπὶ, 5; Jug. τ, 3.

DD (saris), inusité ; arracher, extirper, châtrer; d'où DD, eunuque, que nous avons vu plus haut.

=) (saraph), brûler, incendier ; il se dit des corps qu'on brûla:t autrefois pour en conserver précieusement les cendres, Am. vi, 10.

“35:2 (sirpad), une certaine plante qui croît dans le désert, le chardon, selon l'interprétation là plus commune, La piqûre du chardon brûe en effet οἱ produit une inflammation, ce qui parait rallacher ce mot à la racine ἢ" (saraph).

0 (sarar), être contumace, rebelle, libertin, etc.,

Os. 1v, 16. ᾿ ΓΙ (sathah), inusité; en arabe, hiverner.

ὙΠ (s'thav), l'hiver, Cant. 1,41. Je croirais volontiers que ce mot ἃ plutôt formé le verbe ΠΡ qu’il n'a éé formé par lui; on ἃ dit l'hiver, puis passer l'hiver, c'est-à dire hiverner.

ΞΟ (s’thour), caché, à couvert; n. pr. m., Nomb. ΧΠῚ, 16.

ono (satham), fermer, obstruer, boucher, Lament. 1Π, 9. à

=n0 (sathar), cacher, couvrir, occulter, voiler; et par métaphore, protéger, défendre, celer une chose, ete., οἷο, Job 1, 235; Gen. xxxt, 49. De cette racine s’est formé le nom de Saturne, parce que, fuyant devani Jupiter victorieux, il vint chercher un refuga dans le Latium, qui lui-même s'appelle ainsi de latere, par la même raïson :

Dicta quoque est Latium terra latente deo.

(Ovin. Fast. n1.)

et du participe ΓΦ, mysterium, chose cachée.

no (s’thar), chald., même signification que l’'hébreu.

n> (sether), voile qui couvre la figure; nuage, qui cache les rayons du soleil ; le toit qui protége contre l'intempérie des saisons; retraite solitaire où l’on se met à couvert ; Dieu enfin, qui est le protecteur invi-

sible de l'homme, Job xxu, 44; Ps. xvin, 12; Ps.

XxvII, D, etc.

ΓΟ (sithrah), protection, dé'ense, Deut.xxxn, 38. *-70 (sithri), qui a Dieu vour protecteur ; n.pr.m., Ex. vi, 22.

y AIN.

Ν᾽ (ain), seizième lettre de l'alphabet, soixante et dix dans l’ordre numérique. Son nom signifie un œil, et sa figure dans l'alphabet phénicien en représente grossièrement les traits. L'air est de toutes les lettres celle dont la prononciation est la plus difficile. Il est même impossible de la transcrire en son alphabet, vu que nous n'avons point de sons équivalents. Aussi, dans le courant de cet ouvrage l'avons-nous toujours omise dans la transcriplion que nous avons donnée des mots hébreux.

Quand on entend l'ain prononcé par un Oriental, un Arabe, par exemple, on distingue parfaitement deux sons: l’un ressemble à peu près à un g qu'on chercherait à produire dans la gorge; l’autre est une très-douce aspiration qui se confond avec la voyelle dont la lettre est affectée. L'’ain, comme le hheth, a donc deux prononciations: l’une forte, Pautre douce; et voi à ce qui explique la différence que nous rencontrons dans la transcriptien que les Se; tante nous ont laissée de certains noms propres. Tantôt en effet ils nézligent com) létement cette lettre, comme dans Ὧν, “Hé; ΣῪ, “Ebputos ; Lamôt, et c'est le cas le plus fréquent, ils là rendent par un quimel, comme 55, Γάζα: ΣΝ, Γόμοῤῥα, “ΜῈΝ, Eoyopa; VV, Tai, ele. Nous répétons que nous n’aurons point égard à cette distinction. L'air, suivant qu'il est doux ou fort, se permule avec les gutturales et aspirations fortes et douces. Ainsi avec le ñ, comme ἽΝ, ἽΝ), ἜΝ; avec le ἃ et le >, dont il se rapproche beaucoup ; avec le P même, comme NY"N et NDN. Mais la permutation la plus fréquente en même temps et la plus

remarquable, est celle qui a lieu entre cette lettre et la isadé. Cela tient-il à une certaine identité de prononciation, ou seulement à la ressemblance de car:c'ère, y, 3? Toujours est-il que ces deux lettres ont une affinité remarquable. Voyez tsadé.

ΣῪ (ab), de =2y ; degré, marche du temple, 1 Rois vil, 6.

2y (ab), de ν᾽; ténèbres, obscurité, épaisseur, Ex. xx, 9.

22y (abab), inusité; peut-être comme en arabe être épais, massif.

*2y (abad), travailler ; maïs le travail pent être considéré de tant de manières, que le mot qui l'exprime doit naturellement en suivre les variations. Ainsi travailler la terre, c'est la labourer, Gen. n1, 5; travailler pour quelqu'un, c’est le servir, Nomb. 1v, 57; travailler pour Dieu, c'est l'honorer, lui rendre les devoirs que la religion nous impose, Ex. πὶ, 12. Les Latins avaient à peu près la même expression: car colere veut dire culliver en parlant de la terre, mais honorer quand il s’agit de Dieu; travailler sur quelqu'un, c’est lui faire courber la tête, c'est le réduire en servitude, Lev. xxv, 39. De *2y viennent ὀπαδέω, SCrvir; ὁπαδός, Servileur; ἴδδης, cheville ouvrière ; opp'dum, ville, parce que c'est là que le travail et l’industrie ont le plus de vie et d'activité.

72y (abad), en chaldéen signifie faire, confectionner, fabriquer, créer même : C'est le travail considéré dans ses effets, Dan. ur, 1.

72y (ebed), serviteur ; mais le serviteur peut avoir

élé âcheté à prix d'argent, être né de parents achetés, c'est alors un esclave, Gen. x11, 16; Ex. ΧΙ, 12. Le serviteur peut être attaché à la milice, c’est alors un soldat, de ceux en particulier qu'on appliquait aux plus rudes travaux (milites gregarü), II Sam. 11, 12; il peut être attaché à la cour, c’est un courtisan, un seigneur que nous appelons, nous aussi, serviteur du roi, Gen. xL, 20. Le serviteur peut l'être par rapport à Dieu, c’est alors un homme religieux qui craint et sert le Seigneur, c'est un prophète confident des scerets de Dieu : c’est un homme de Dien, que nous appelons nous-mêmes serviteur. Neh. 1, 10. Enfin le mot de serviteur était souvent pour les Hébreux, comme pour nous, un simple titre de politesse ou de déférence par lequel on cherchait à captiver la bienveillance, à gagner l'affection, à mériter la protection des personnes dout on se disait les serviteurs, Gen. xvit, 3; Dan. 1, 42, etc. ἸῺΝ est encore un ἢ. pr. m., Jug.1x, 90,

pe #22 (abed melech), serviteur du roi; n. pr. m., Jer. XXX VII, 7.

V2 72 (abed n’go), serviteur de Mercure; nom chaldéen donné à un des compagnons de Daniel, Dan. + dy le

72Y (abed), chald., serviteur, Esdr. 1v, 41

727 (ubad), ouvrage, Ececl. 1x, 1.

NT2Y (ubda), serviteur de Dieu; ἢ. pr. m., 1 Rois iv, G.

TN ἼΩΝ (0bed edom), serviteur d'Edom ; n. pr. m., H Sam. 1v, 10.

Sxray (abd’el), serviteur de Dieu; n. pr. m., Jer. xxx vI, 26.

1127 (abodah), le travail, soit celui que l’esclave fait pour son maître, et qui est appelé servitude, soit celui que l'homme fait pour Dieu, c'est-à-dire, le mihistère sacré, le culte divin, Gen. xxx, 25; 1 Par. Xxv.: À.

ΠΣ (abuddah), servitude, domesticité, d'où au concret serviteur, domestique, famille, Gen. xLv, 10,

172% (abdon), servile ; n. pr. d’une ville de la tribu d’Asser, Jos. xx1, 20, οἱ de plusieurs personnages, Jug. x, 15.

DN32y (abdouth), servitude, Esdr. 1x, 8.

522 (abdi), serviteur de Jehova; ἢ. pr. m., 1 Par.

vi, 29.

Etay (abdiel), id. ; n. pr. m., 1 Par. v, 15.

W1727 (o0badiahou), et 552% (obadiah), id.; n. pr. m., 1 Rois xvut, 3.

ΠῚ (abah), être gras, gros, épais, puissant, I Rois x, 10.

CT27 (abot), gage, Ποῖ, xx1v, 10.

"23 ( abour ), de =2y (abar); proprement Les fétus de la terre, c’est-à-dire les fruits, le b'é, et tout ce qu'elle produit, Gen. xxvn, 283 Jos. v, 11,

* M2y (abour), passage; puis dans un sens adverbiaï, en faveur, pour l'amour. Ne disons-nous pas aussi à une personne que nous avons offensée : De grâce, passez moi cela! EL Sam. χιι, 22.

02 (abat), changer, permuter; d'où échanger,

y 598 donner en échange, emprunter, et par conséquent donner un gage, Deut. xx1v, 10.

LY2% (abtit), l'action par laquelle en engage ses biens; et au concret ces Lieus engagé:, Habac. 1, 6.

*2y (abi), de ΠΩΣ (abah); densité, compacité, 11 Par. 1v, 17.

ΣΝ (obi), épaisseur, Il Par. 1v 5.

NT27 (abidu), de 727% (abad), œuvre, ouvrage, affaire, Dan. 11, 49.

Sy (abal), inusité; en arabe, dépouiller les ar- :

bres, les rendre nus, décharnés, les faire blanchir en leur enlevant leur verdure, d'où Sy (obal), et bay (θαι). Voy. ces mots.

l'en (abats ), inusité, d’où Ÿ25? (iabets).

727 (abar), passer, traverser, outre-passer. Ce verbe se dit du temps qui passe et fuit irrésarable, Ps. πὸ, 4; des choses qui passent et s’'évanouissent , Is. χχιχ, 5; des hommes qui passent οἱ meurent, Ps. ΧΧΧΥΙΙ, ὅθ; des péchés que l’on passe, c'est-à dire que l'on pardonne, Mich. vu, 48; de l’eau qui passe ses limites, qui franchit ses bords, Jer. v, 22.11 s'emploie pour dire l’action de passer d'un lieu dans un autre; de passer vecs un lieu, d’y tendre; de passer dans un endroit, d'y entrer, Gen. xvin, ὃ, etc. Enfn pir métayhore -2y signifie oùtre-passer la loi, la transgresser, comme nous disons en français, pour rendre la même idée : marcher à deux pieds sur Le précepte.— De ce verbe vient ibris, ibridis, fils de père et de mère de divers pays, de race différente ; Ἥπειρος, l'Epire, qui est un grand passage de l'Asie à l’Eu- TOp®; γέφυρα, pont, passage d’une rive à l'autre.

“AY (cber), région ultérieure, située au delà du £euve ou de la mer, Jug. x1, 48, par conséquent pays oppo:é, ou encore pays de transition, 1 Sam. xiv, 4, —n. pr, d'Eber, Gen. x, 2. Les Juifs et quelques anciens onl cru que c'était de ce patriarche que les Hébreux liraieut leur nom; mais celle opinion, qu'embrasse Gesenius lui-même daus son Thesaurus, u’est guère soutenable. Entre Eber et Abraham, le premier à qui fut donné le nom d'Ilésreu, Gen. x1v, 15, six générations s'étaient succédé; or l'on ne voit pas le mouif pour lequel Abraham aurait pris le nom d’Eber, pluiôt que celui de son aïeul Nachor, ou de son père Tüuaré. S'il avait vouiu aüepter le nom de quelqu'un de ses premiers ancêtres, il cû: été bien plus naturel qu'il choisit celui de Sem, auteur de la branche à laquelle il appartenait, comme descendant de Noé. Abraham, dit saint Jérôme, fut surnommé Hebrœus, c'est-à dire, étranger, qui vient d’au delà, πέρατης (In Ezech. vu). Jules Africain, cité par Eusèbe, dit que les Hébreux, transitores, lurent ainsi appelés de ce qu'Abraham avait passé l'Euphrate. Les Béoreux, dit Origène, sont désigné: par ce nom comme un peuple venu d'au de'à de quelque fleuve. Mais que ce soit d'Eber, ou du passage d'Abrañam dans la terre de Chanaan, toujours est-il que c'est à la racine -2y que les Juifs doivent leur aom d'Hébreuz.

ΞῺΝ (abar), chald., pays d'au delà, Esdr. 1v, 10.

n2y (abarah}), barque, pirogue, avec la quelle on traverse lézèrement les fleuves, 11 Sam. ΧΙΧ, 19.

772% (ebrah), sursbondance, plénitude, par laquelle le grain amoncelé dans une mesure, par exemple, se répand et dépasse les bords ; urop-plein, Job xL, 41; par métaphore, la colère qui s'épanche au dehors comme un liquide surabondant, Prov. x1V, 55 ; et généralement toutes les passions vivlen- Les, excessives, ou susceptibles de le devenir, comme l’orgueil, le faste, Is. xvr, G.

ΤΩΣ (ebron). Voyez ἵν (abdon).

ΠΩΣ ΖΞ. (abronah), détroit, passage; n. pr. d'une station des Esraélites à l'entrée du golfe Elamique, Nomb. xxx, 34.

ὙΠ} (ibri), hébreu, le peuple hébreu, Ex. πὶ, 18. Voyez 29 (cber) pour l’origine de ce nom.

D)-27 (abarim), régions ultérieures, comme nous disons, pays transalpin; n. pr. d’un pays et d’une montagne à lorient du Jourdain, Nomb. xxxut, 47.

W27 (abasch), se perdre, s’'évanouir, peut-être encore, comme l’a entendu la Vulgate, se pourrir. Dans le seul passage où ce mot se rencontre, il est en effet question de grains qu’une trop grande sécheresse dissipe et rend stériles au sein de la terre, Joël 1, 17.

nay (abath), plier, ployer, tresser, entrelacer; par mélaphore, pervertir, c’est-à-dire changer la direction naturelle de l'esprit ou du cœur de l'homme, comme en tressant on détourne les branches de leur ligne crdinaire, Mich. vu, 5.

ray (aboth), entrelacé, en parlant d'un feuillage épais, Lev. xxur, 40.

ΤΩΝ (aboth), un ouvrage tressé, une corde, une chaîne, et, par extension, un ouvrage d’orfévrerie ressemblant àune chaîne, un chaînon, Ex. xxvin, 44.

232 (agab), proprement, souffler, respirer, aspirer ; puis désirer, parce qu’on aspire vers le bien qu’on souhaite ; enfin aimer, parce qu’on désire ce qu’on aime etqu'onaime ce qu'on désire. Eu ce dernier sens, il se dit surtout de l'amour profane et des plaisirs dont il est la source souvent impure, d’où ἀγαπῶ.

ΠΞΩΣ (agabah), l'amour impudique, celui qu’inspire une Courtisane, ΕΖ. xxin, 41,

O*25% (agabim), amours ; ΣΝ τ, chants éroliques, poésies liscives qui éveillent le feu des désirs, Ἐ2: XXI, 02:

22 (ugah) et ΠΩΣ (uggah), de ΣῚΣ (oug) ; gateau de forme ronde cuit sous la cendre, et dont se nourrissent encore aujourd’hui les Orientaux qui voyagent, Gen. xvin, 6.

2 (agour) proprement, l'oiseau criard ou plaintif; par antonomase, l'hirondelle, ou, selon d’autres, [ἃ grue : ce dernier oiseau remplirait parfaitement la dénomination de criard. Is, xxxvnr, 44: Jer. vin, 7: ce sont les deux seuls passages où ce mot se rencontre. — De ΤΣ vient γέρανος, grus, grue : γιγγραίνω, gingrer, faire le cri de l’oie; γίγγρας, petite flûte pour les airs lugubres.

bay (egil), boucles d'oreilles, ainsi appelées à cause de leur forme ronde, Nomb. xxx1, 50.

bay (agal), inusité; rouler, sens que donne la syllabe 53 à tous les verbes qu’elle compose. Voyez Dj (galal).

Lay (agol), rond, 1 Rois vu, 93.

by (egel), un veau. Cette signification s'éloigne beaucoup en apparence du sens de la racine; cependant Gesenius croit y reconnaître un lien intime qui ne nous 56:0 16 cependant pas évident. by signifiant rouler, veut dire aussi être en boule, être aggloméré, par conséjuent sans forme bien distincte; de là, ressembler à un embryon. Or le veau en naissant est tout pelotonné sur lui-même, et apparaît comme une masse confuse et sans forme; donc, analogie réelle entre le dérivé et la racine. Gelte explication peut être vraie; mais elle nous semble tirée d’un peu loin. ΠῚ serait plus simple, selon nous, de dfre que le veau est appelé by (egel), de sa vivacité, de sa souplesse, qui le fait se rouler sur l'herbe, et donner au plaisir tout le temps qu'il n’est pas à brouter. Ce caracière du veau est si apparent, et par Conséquent était si facile à remarquer, que les Latins en ont tiré un verbe fort expressif pour dire se jouer, folàtrer, celui de vitulari :

€eruis ut irriguo vitulantur littore nautæ?

ΤΟΣ (eglah), une génisse; c’est le féminin de τὰν (egel); Deut. xxx, 4.

ΤΩΣ (agalah), un char, parce qu'il est garni de roues qui tournent (Voyez la racine}. Nomb. τῇ, 5.

ΤΌΣ (eglon), n. pr. d’un roi moabite, Jug. 1m, 42, et d’une ville de la tribu de Juda, Jos. x, 3,

C:Y (agum), être triste, affligé; puis se plaindre, gémir, Job xxx, 25. |

ἸΣΣ (agan), être retenu, se cacher, s'enfermer. Ce verbe n'est usité qu’au niphal, 15. χχιν, 99,

ΩΣ (agar), racine inusitée; en éthopien, crier, mais crier comme celui qu'une cruelle maladie dévore, qui se plaint, qui gémit, qui appelle; d’où le grec γηρύω, γαρύω; lat, garrio; mais en hébreu ce verbe paraît s’être dit en particulier du eri plaintif de certains animaux, comme de l’hirondelle, de la cigogne, etc.

ἽΝ (ad). Ce mot, qui vient de ΤῊΝ ((adah), passer, signifie, en tant que substantif, passage, soit dans l'espace, soit dans les temps ; dans le premier cas, il se dit par extensicn d’ure proie qu’on saisit au passage, Job vu, 4; dans le second cas, il s’applique au temps qui passe, mais sans jamais finir, qui est perpétuel. Ainsi, Ps. Lxxxu, 18, 5 ΤΡ (ade at); jusqu'à l'é‘ernité, c'est-à dire tant que le Lemps passera. Mais son rôle le plus ordinaire est celui de particule ; alors il est tantôt préposition, tantôt conjonction. Comme préposition, il signifie, 1° durant, pendant, ÿ37 *7ÿ {ade rega), durant ce temps, cet intervalle, Job xx, 5.—2° Jusqu'à, ayant toutes les différentes nuances du latin usque ad : 737 ἫΝ (ad hannahar), jusqu'au fleuve, ad flumen ; 7 ὩΥ ἫΝ (cd

got Ἵ

πιῆ ὁπὶ hazzeh), jusqu'à ce jour, ad hodiernum diem; 2 72 (ud ah), jusqu'à quand, quousque (usque quo); ΠΝ 22 7 (ad b'ne Î’houdah), leur famille ne s'est point accrue au nombre des enfants de Juda, usqre ad filios Judæ, τ Par. 1V, 91:—5° A, verss du côté de, équivalent au latin ad, qui certainement en dérive; Lx ΤΣ CN (vañiel ad isch), et il retourna du côté de l'homme, etc., et devertit ad virum, Gen. xxxvur, À. Comme conjouction, ce mot présente à peu près les mêmes significations, modifiées seule= ment par ce nouveau rôle; ainsi, 19 pendant que, tandis que, 27 ΤΣ 11 (vaihi ad dibber), pendant qu’il parlait, dum loqueretur, eic., Ε Sam. χιν, 19. — 2° Jusqu'à ce que, usque dum, Jos. n, 22. — 3° Tellement que, de sorte que, usque ad majorem gradum, 15. xzvn, 7. — A la fin de cet article, nous croyons devoir expliquer certains passages dont les hérétiques et plusieurs inerédules se sont prévalus pour appuyer une croyance entièrement contraire à l’orthodoxie câtholique. Nous lisons dans saint Matthieu : Et à! ne la connut point jusqu'à ce qu’elle eut enfanté son premier-né, etc.; il s’agit de la sainte Vierge. Donc, disent les adversaires, Joseph counut son épouse après la naissance de Jésus-Christ. C’est en οἴει là le sens qu'il faudrait donner à ces paroles si le mot donee avait absolument la même acception qu’en français : mais il n'en est pas ainsi. J1 faut remarquer qu'en hébreu, et l'endroit qui nous occupe est un hébraïsme des plus remarquables, les particules de ce genre, en même temps qu’elles nient ou affirment du passé, affirment et nient en même temps du futur; en sorte que souvent leur véritable signification est : pendant ce temps là, après cela, etc. Donnons des excmiples qui prouverout la vérité que nous avançons ici. IE Sam. vi, 43 : Michol n’enfanta plus jusqu'à ce qu’elle fut morte; l'écrivain sacré ne veut pas dire, sins doute, que Michol enfanta de nouveau après sa mort, ce qui serait une absurdité. E Sam. xv : Samuel ne vit plus Saül jusqu'à ce qu'il fut mort; même réflexion que pour le passage précédent. Ps. ex, 2 : Le Seigneur dit à Notre-Seigneur : Asscyez-vous à ma droite, tusqu'à ce que j'ai réduit vos ennemis à vous servir de marchepied. Dira-t-on qu'après cela il ne devra point rester assis ? Is. xxn : Ceite iniquité ne vous sera point remise jusqu'à €e que vous mourriez; C'est-à-dire, comme l'exige certainement le contexie, on ne vous pardonnera jamais. On voit done que dans tous ces passages et bien d'autres que nous pourrions encore citer, le mot jusqu’à ce que, 5, n’a pas toute l’étendue que nous lui donnons dans notre langue; qu'il désigue moius un temps déterminé après lequel recommence uue action, que la négation absolue de celte action, même aprés le temps dont il est question; qu'il faut donc véritablement traduire les passages rapportés plus haut, le premier : Et Michol n'enfanta jamais plus ; le second : Samuel ne revit jumais plus Saül; le troisième : Asseyez-vous à m4 droile, et je réduirai vos ennemis à vous servir de

NY 902 marchepied ; le quatrième enfin : Cette iniquité ne vous sera jamais pardonnée. Or les paroles de saint Mauhieu doivent s'entendre de la même manière ; cet évangéiiste, ayant d'abord écrit en hébreu (syrochaldéen), a naturellement donné au mot donec, y, le sens qu’il ἃ dans cette langue; il faut donc traduire ainsi le passage en question : Et il ne la connut point après l'enfantement de son premier-né. Je sais qu'on pourra citer bon nombre d’autres endroits de l’Ecriture où il faut entendre le mot y dans la même acceplion que nous prenons notre jusqu'à ce que, mais il nous suffisait d’avoir prouvé que cette dernière acception n’est pas absolue, que bien souvent le bon sens et le contexte exigent une autre signification, pour avoir soustrait le passage relatif à Marie aux attaques des incrédules. Car, s’il n’est pas contraire, s’il est même ordinaire à l'usage de la langue de donner au mot donec la signification que nous Jui avons donnée, donc saint Matihieu a pu le prendre dans ce sens; et pour savoir s’il l’a fait, c’est au contexte, c’est à la tradition qu’il faut recourir; de même que pour fixer le sens d’un mot latin ou grec ambigu, on consulte l’ensemble du discours où il se trouve, et les commentaires qui en ont été faits. Or le contexte suppose évidemment à donec la signification que nous lui avons donnée, οἵ toutes les traditions, depuis les premiers temps de l'Eglise jusqu’à nous, nous y confirment en nous attestant que Marie resta toujours vierge; done c’est aussi ce que saint Matthien ἃ voulu nous annoncer ; donc il a pris le mot donec dans le sens particulier que nous avons déveluppé plus haut. C’est ce qu'il fallait démontrer.

72 (ed), de ΤῊΣ (oud), témoin; il se dit, comme en français, des êtres animés et inanimés, Deut. χα, 6; Gen. xxx1, 44.

NTZ (ada) et ΤῚΣ (adah), chald. aller, passer, ve nir, s’en aller, Dan. 1v, 28.

77? (adad), inusité; en arabe, compter, nombrer, suppuler ; il se dit spécialement du temps.

nm (iddah), usité seulement au pluriel; 277 (iddim), le temps, l'époque fixe, pour signifier, par euphémisme, la maladie menstruelle des femmes, IS: χων, Ἧς

ΤΙΣ (adah), passer, queiquefois, comme en arabe, passer en ennemi, d’où faire invasion, eufin faire passer, c'est-à-dire revêtir. Nous avons en français la même locution, Job xz, 10.

ΤῚΣ (adah), ornement, beauté (d’une robe que l'on passe); ἢ. pr. f., Gen. 1v, 19.

ΓΤ (edah), de 53; réunion, rassemblement. De ΤῈΣ: 19 témoin, Gen. xx, 52. — 2° Témoignage, Gen. xx1, 50. — 3° Les préceptes de Dieu, qui sont comme un perpétuel témoignage de sa bonté et de sa providence, Deut. vi, 20.

«712 (iddo), et NYT2 (iddo), qui vient à propos; n. pr. m., JE Par. xu, 45.

nv7> (edouth), de ΤῊΣ; les préceptes de Dieu, la lai le décalogue, qui sont comme le témoignage tou-

jours vivant de la miséricorde divine, Ps. ΧΙΧ, 8; Ex. xxv, 21. Par métonymie, la révélation par laquelle ces préceptes furent donnés à l’homme, Ps. Ἔχ, ᾿-

ἽΝ (adi), un ornement d’or en usage chez les Orientaux, Ex. xvr, 41: par métaphore, la mâchoire, selon quelques interprètes, parce que c’est un des plus beaux ornements, Ps. xxxn, 9.

ἘΝῚ (adie!), l'ornement de Dieu; n. pr. m., 1 Par. 1v, 36.

Ty (adaïah), que Dieu orne; n. pr. m., 11 Rois XXII 1.

τ (adin), mou, délicat; de Ty (adan), Is.

XLViI, 8.

N5932 (adina), ἢ. pr. m. 1 Par. x1, 42,

ny (adithaim), deux butins; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jer. xv, δῦ.

y (adul), inusité; en arabe, être juste et équitable.

sy (ad), justice de Dieu; n. pr. m., 1 Par.

ἘΞ ΤΣ (adullam), justice du peuple; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, dos. χα, 15.

ΤΣ (adan), être mou, tendre, flexible, dé'icat; delà, en hithpael, se nourrir délicatement, vivre dans l'ui iveté et la mollesse, Neh. 1x, 25.

ΤΣ (iidan), de ΤΡ (adad); proprement le temps ; mais dans le langage prophétique, une année; ainsi Dau. vis, 29 : 17» 321 2521 Ὶ 277y (ad iddan v'eddanin ouph'lag iddan), après un temps, deux temps el un demi-temps, c’est-à-dire après trois ans el demi.

17 (aden) èt 527% (adennah), hucusque, Eccl.

iv, 2.

1? (eden). 19 Délices, volupté, Ps. xxxvr, 9 — 2° Eden, où fut planté de la main de Dieu niéme le paradis terrestre, Gen.n, 15. La position de l’ancien Eden a fort embarrassé les critiques de tous les temps. Tous se sont évertués à trouver dans ce monde ce pays aux quatre fleuves où nos premiers parenis passèrent des jours si heureux, mais si courts. Les anciens, qui ont entamé les prem'ers cette question difficile à résoudre, ont éé guidés plutôt par N ferveur d'une piété mal éclairée que par les rêgles d’une sage critique, aussi ont-ils avancé des opinions tellement excentriques, pour ne pas dire ridicules, qu'il suffit de les rapporter pour les réfuter. Ainsi les uns ont placé le parads terrestre au-dessus du trois.ème ciel; d’autres, dans la zone torride, où il est séparé du reste de la terre par un mur de feu; ceux-ci l'ont cru dansuae terre différente de la nôtre, une terre plus subtile et plus pure; ceux-là, dans une région jeu élrignée de la lune, et les plus modérés de ce sentiment le placent au moins au dessus de là moyenne régien de l'air. Ce n’est guère qu'aux seiz ème el dix-seplième sècles qu'on commença vraiment à traiter la position toprgraphique du paradis terrestre οἱ d'Eden d’une manière raisonnable, et à en élaguer toutes les rêveries des anciens, Voici donc ce qui nous a paru leplus probable sur cette

matière où l'on ne peut donner que des probabilités. C'est en partie à dem Calmet que nous lempruntons, dom Calmet, le plus éclairé et le plus érudit des critiques de son siècle et du nôtre sans doute, quoiqu’on ait osé de nos jours affirmer le contraire. Pour fixer aussi sûrement que possible la position du pays d'Eden, il faut bien se pénétrer des caractères que Moï-e lui donne, et voir soit dans les traditions des peuples, soit dans l’histoire des premiers âges. s'il est encore quelque pays à qui ces caracièes puissent s'appliquer sans violence. Or je remarque trois notes ou trois caractères qui serviront à nous meltre sur les traces de celie patrie de nos premiers parents. Le pays d'Eden était situé à lorient; c'élait un pays d'une fertilité délicieuse ; un grand fleuve s’en échappait qui se divisait ensuite en quatre branches. Examinons séparément ces caracières, et essayons d'en faire quelque application.

4° D'abord il est dit que le pays d'Eden était à lorient ; comme celle situation est indiquée par rapport à celui qui parle, il s'ensuit qu'on doit chercher ce pays à l’orient de la Palestine, c'est-à-dire vers les sources de l’Eupkrate et du Tigre, en un mot dans la Mésopotamie, l'Arméuie, la Chaldée, J'Assyrie, ete. Nous choisissons d'abord l'Arménie, et nous allons voir si elle se prête aux deux autres caractères de l'Eden.

2° L'Eden était un pays très-fertile ; or tous ceux qui ent parlé de l’Arméaie étonnent par les récits qu'ils ont faits de sa fertilité prodigieuse. Diodore de Sicile dit que cette fertilité était si extraordinaire, que l’on portait jusqu’à Babylone le superflu de ses récoltes. Quinte-Curce dit qu’on est obligé de retirer le Léiail des pâturages, de peur qu’il ne s'incommode, tant ils sont gras el abondants. Les voyageurs les plus dignes de foi sont tous d'accord sur la beauté, l'abandance et la fertilité de ces contrées. L'orge croit et vient en maturité en quarante jours, le fromeut en soixante. Là des chrétiens passent leur vie en nomades et donnent l’exemyle de l’àge d’or dans ce pays qui en rappelle la fertilité. Aussi la tradition du pays est-elle qu’en ce lieu était le paradis terrestre.

δ᾽ Enfin du paradis terrestre s’échappait un fleuve qui de là se pirtageait eu quatre autres. H faut done trouver en Arméuie les quatre fleuves pour donner à la situation topograph que d’Eden toute la probabilité possible. Heureusement Muise nous en a conservé les noms. Ce sont, dit le texte sacré, l'Euphrate, le Tigre, le Phison et le Gehon. Or en effet on trouve en Arménie quatre fleuves dont deux portent encore les noms bibliques de l'£Euphrate et du Tigre : aussine nous en occuperons-nous pas. Le troisième, le Ph'son, ne porte plus ce nom, mais nous pouvons en constater l'identité, soit por la signification du mot, Soit par la description que Moïse nous en fait, Or le mot Phison siguifieun fleuve grand, 1bon= dant, étendu; et l’auteur sacré nous avertit qu'il tournoie dans la terre d'Hevilah où l'on trouve l'os

le plus excellent, et des pierres précieuses. Ces caracières conviennent parfaitement au Phasis ou Phase, qui, selon Strabon, prend sa source dans l'Arménie, D'abord la ressemblance des noms forme déà un préjugé en sa faveur ; ensuite c’est un fiëuve grand, abondant, étendu : il porte de grands bâtiments, passe sous plus de cent vingt ponts, baigue de grandes villes, et reçoit dans son sein le tribut de plusieurs rivières. Enfin la région qu’il parcourt, la Colchide, est célèbre dans l'antiquité, par l'or et les pierreries dont elle abonde. C’est là que les Argonautes s’aventurèrent à la conquête de la Toison d'or; c'est là que Strabon assure que lous les fleuves, que tous 105 torrents, que les plus petits ruisseaux roulent avec leurs caux des paillettes d’or que les habitants du pays recueillent sur des peaux de brebis couvertes de leurs toisons, ce qui, pour le dire en passaul, aura sans doute donné lieu à la fible de la toison d’or. C'est là enfin que Pline dit qu'on voyait jadis des maisons revê ues de lames d'or, avec des poutres, des colonnes, des pilastres d'argent massif, Point de doute par conséquent que le Phison ne soit le Phase dont nous venons de parler. Une dernière recherche à faire, c'est pour nous as-urer si le Géhon, quatrième fleuve du paradis terrestre, se trouve également daas l'Arméuie : nous croyous que l’Arsxe , qui prend également sa source ea Arnéaie, est saus doute le fleuve désigné par Moïse; nous allous suivre, pour établir cette proposition, la même marche que pour le Phase, c'est-à-di:e que nous allons faire à l'avance une application des caractêres que l'écrivain sacré donne au Géhon. Le mot Géhon signifie un fleuve vivient, rapide, impétueux : or rien n'exprime plus parfaitement la nature de l’Araxe. Le cours de οὐ fleuve est si violent, qu'aucun pont ne peut lui résister; aussi, a-t-il reçu des anciens celte éprhè.e :

Et poutem indignatus Araxes.

; VirGIL.

Auguste y avait fait construire un pont plus fort, plus pesant et qu'on jugeait y devoir rester plus longlemps; on changea l'évithèie et on dit :

Latii patiens jam poutis Araxes.

Mais ce pont ἃ é:é emporté comme les autres, tant ce fleuve est indompiable et impétueux. Il est dit ensuite que le Gélion parcourt tout le pays de Chus. Ce pays de Chus, quel est-il? Nous croyous que sous ce nom il faut entendre ‘es Scythes. Où ne peut pas en effet trouver une plus grande conformité de nom que celle qui se trouve entre Chus, Chuth, Chutha et Scythe ou Schyta; la siflante se met souve:t au commencement des mois pour remplacer l'aspiration, Comme sal de &ns, sylra de ὕλη, serpyllum de ἔρπυλλον, οἷο. Or, au témoignage deiou les historiens, les Scythes habitèrent primitivement le pays situé sur l’Araxe. Diodore de Sicile, Strabon, lérodote, s'accordent dans ce sentiment. Ce dernier même fixe positivement l'ancienne demeure des Scythes sur

NT 906 l'Araxe; Justin met le Phase et l'Araxe pour limites à la Scythie, du côté du midi. On connaît eicore dans la Colchide la fameuse ville de Ky/hée on Kuta, patrie de Médée. Enfin la Culchide est quelquefois appelée terre de Cythée :

Tum juvenem terris Parcæ tenuere Cstheis.

Vazen. FLac.

Ilest donc à peu près prouvé que l'ancien pays d'Eden dont parle Muise n’est autre que l'Arménie, qui présente eu ePet tous les caractères que l'écrivain sacré donne à ceite terre primitive, patrie de nos premiers parenis.

JT> (eden), qui ne se distingue du précédent que par le segol de la première syllibe, désigne un pays de la Mésopotamie ou de l’Assyrie dout la position est du reste inconnue, IL Rois χιχ, 42.

N27Y (adna), volupté; n. pr. m., Esdr. x, 30.

21% (adnah), id.; n. pr. m., 1 Par. χη, 20.

M»72 (adadah), en syr. une fêle ; u. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 22.

> (adaph), abonder, surabonder, être superflu, Ex. xxvi, 42.

ΠΣ (adar). 4° Ordonner, metire en ordre, coordonner. Il se dit en ce sens d’une armée qu'on range en bataille, 1 Par. χα, 33. — 20 Buiter la vigue οἱ la provigner, la disposer régulièrement, Paligner en la provignent, Is, v, 6. — 35° Parcourir un pays, parce que, pour les excursions lointaines, on se réussit, on lormail comme un bataillon en ord 6, capab'e de surmonter les périls de la route. — 4° Enfin désirer, ce qui est :e sentiment ordinaire qui pous<e les hommes à purcourir les régions éloigné:s, 1 Rois 1v, 27.

ΤΣ (edar), une troupe, signification tirée de l'ordre qui est cen:é exister dans une troupe; de là troupeau. Ces deux expressions, troupe et éroupeau, se louchent dans la plupart des langues, quand elles ne SOnt pas identiques. C'est qu’en effet le berger est pour son tropeau ce que le chef est pour sa troupe; l'un et l'autre assemblent, ordonnent, disposent et conduisent, ’Ayn en grec, grex en latin; s'appliquent é.alement à une troupe d'hommes et à une Loupe d’auimaux : en allemand, Heerde, troupeau, et Heer, armée, ne viennent-ils pas de la même racive har, d'où schaaren, rassembler? — ΤΣ (eder) est encore le nom d'uue ville de la tribu de Juda, Jos, xv, 21; et celui d'un homme dont il est parlé 1 Par XXII 23.

y (eder),n. pr. m., 1 Par, vin, 45.

ὈΝΥῪ y (adriel), troupeau de Dieu; ἢ. pr. m., 1 Sam. ΧΙ], 19.

&Ty (cdasch), inusité; en arabe, nourrir, rassasier, inener paitre le troupeau.

C7 (adasch),ushé seulement au pluriel, 27 (aduschim), des lentilles, Gen. xxv, 54,

NY (auva) et Ty (ivvah), éversion, ruine; ἢ. pr. d’une viile soumise à la domination des Asyriens et dont une partie des habitants furent transférés à Samarie, I Rois xvi, 24. On croit généralement qu’elle était située dans la Mésopotamie.

21} (oub), envelopper dé ténèbres ; puis, parce que linjure ou le mépris ét Cürimié une enveloppe qui cache et enlève la répütition d'autrui, injurier , mépriser, Lament. n, 2. Ne disons-nons pas nousmêmes d'üi #omme dont nous faisons peu de cas que c'est un esprit épais, qu'il a une enveloppe grossière?

ΔῈ (oug), proprement allér et tourner en rond; d'où πὸν (uggah), gâteau. Ce verbë s'est emparé de ce sens, et signifie en second lieu, faire euire des gâteaux, Ez. 1v, 12.

x (og), qui ἃ un long tou; n. pr. d'un roi des Amorrhéens, Nomb. xx1, 35.

ΣῊΝ (ougab), de 2:ÿ (agab) ; espèce d'instrument à vent composé de plusieurs flûtes ou chalunieaux, et serfant sans doute à accompagner des chants d’amour, d’où lui est venu ce nom, Gen.1v, 24.

72 (oud), revenir. retourner; de là répéter (repetere, de peto, aller). Ce dernier sens en ἃ produit plusiéurs autres : 1° continuer, car l’action qui se répèle dure, persiste, et par conséquent continue. — 2° Affirmer, témoigner, altester, c’est-à-dire répéter ce qu’on ἃ déjà dit. C’est une affirmation véritable et la plus forté de toutes que cette répétition comique qu'emploie un personiage de Molière qu'on s’obstine à ne point croire :

Je l'ai vu, dis-je, νὰ, de mes propres Jeux VU, Ce qui s'appelle vu; faut-il done le rabatire, Pour vous le dire enfin et erier comme quatre ?

ΤῺ et ΤῊ (od), proprement répétition, continuation, durée ; mais dans un sens adverbial , de nouveat, d’une mamière continue, de plus, encore, Gen. vi, A0; XLV, 3.

y (oder), qui rétablit; n. pr. m., H Par.xy, 4.

y (avah), fléchir, détourner, contourner, tordre; par inétaphore, agir d’une manière perverse, pécher; c'est-à-dire détourner son action soit dans sa fin, soit dans ses moyens, soit dans son objet ; figure tirée d’ane branche que l'os contraint à prendre une direction contraire à la sienne : car Loutes nos œuvres seraient naturellement bonnes, si elles n’étaient pas violentées, Esth. 1, 46.— Au niphal, être tordu, et au figuré, être tourmenté; se rouler sur un lit comme une femme, sous les douleurs poignantes de l’enfantement, Is. xx, 3.

ΤΙΝ (avvah), pervertissement, renversement, ruine, £z. xxI, 02.

ΠΣ (avon), dépravation, et au concret, tout ce qui est dépravé, vicié, tout ce qui est désordonné, détourné de sa fin, de son principe, de sa direction; le péché, la souillure que le péchélaisse après lui, Gen. ΤΥ, 43; xv, 16; enfin, dans un sens plus éteudu encore, les biens acquis injustement, les bieus détournés de leur véritable et légitime propriétaire, Os. xt, 9; et par synecdoche, la peine due au péché, à la fraude, à l'injustice, Is. v, 18.

ἘΝ (ous et oz), se réfugier. Ge verbe se ra pproche beaucoup pour la forme de Vin (outs), se hâter; c'est que la fuite et la précipitation sout deux idées

rarement séparées, el dont l’union intime devait être représentée dans la languesainte. En hiphil, placer quelque chose en sûreté; ce qui est souvent 16 seul but de la fuite, Ex. 1x, 19.

y (out), s'enfoncer, comme fait, par exemple, le pied dans 16 sable, la boue, etc.

ΝΣ (avvi), ἢ. pr. de peuple, ΠῚ Rois xvu, 31.

ny (ivia ou avia), chald., perversité, péché, iniquité, Dan. 1v, 24.

ΠῚ (avil), de ΝΣ un enfant encore à la wamelle, Job xxi, 11.

ny (avith), ruines; n. pr. d'une ville d'Edom , Gen. xxxvi, 35.

ΤῊΣ (oul), pervertir, rendre mauvais, Job xvut,

y (out), qui n’est probablemént que l'anagram ὃ de Ὁ (loua), allaiter, Gen. xxx, 13.

by (avval), méchant, improbe, inique, Job xvin, 24. δ

Dr (avel), dépravation, perversilé, injustice, fraude, εν. xx, ἰδ; ΕΖ. xxvin, 18.

ΤῊΣ (oul), un enfant encore à la mamelle, Is. ΧΗΣ, 45, Ce mot paraît avoir formé : ἰουλίξω, commencer à avoir de la barbe; οὖλος, tendre ; γάλα, lait ; γυῦ doc, terrine à traire le lait,

by (olel), de by (alal); un petit enfant, un jeune garçon, Lam. u, 20; Pr. vin, 3, ete.

ny (oliloth), l'action de recueillir les grappés échappées au vendangeur , grapillage , Jug. vui, 2. Voyez la racine.

"y (olam), de y. D'après le sens premier de sa racine, ce mot signifie proprement ce qui est ciché; mais ce qui nous est surtout caché et cé que nous voudrions surtout connaître, c’est le temps : le temps passé, qui nous apprendrait à mieux vivre; le temps futur , qui donnerait de la force à nos espérances ou les détruirait à jamais : voilà donc poûrquoi on ἃ appliqué le mot qui nous occupe au temps, la chose cachée par excellence. Il se dit donc d’un temps passé et de ces époques reculées Qué nôvs disons nous-mêrnes se perdre dans la nuit des temps, Am. x, 11; Mich. vu, 14. Mais il se dit plüs Souvent οἱ plus spécialement du temps futur, parce que c’est lui surlout qui échappe à nos regards curieux. En ce sens, il signifie soit un temps déterminé, le temps de la vie, par exemple, comme dans ce passage du psaume xxx, 15, qui, dans le sens propre, signifie : Jehova, je te louerai tant que je vivrai, 059 (l'olam) ; soit un temps indéterminé, mais d’une longue durée, comme lorsqu'on dit que l'alliance de Dieu avec les Israélites sera ΘΝ), c'est-à-dire d’une trés-longue dus τόδ, en entendant ces paroles dans le sens prôpre, Gen. xvu, 7; soit enfin un temps qui n’a point de terme , une durée sans fin. Cétte dernière signification est la plus ordinaire; disons même què là pla part des passages qui, pris au propre, ne supposent daus y qu'un temps d'uné longüe durée , doivent entendre , dans un sèns spirituel , d’une véritable éwruité. Ainsi, lorsque David dit à Dieu qu'il le

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