‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 401 sur 429 · DR · texte numérisé non relu

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louéra ΞΡ, on peut sans doute ne voir proprement dans ce mot que le temps de [ἃ vie du saint roi. Mais en s’élevant à [ἃ hauteur des sentiments de foi et d’amour du prophète, on comprend bien vite qu'il ne borne point ses louanges à cette vie grossière et inatériellé; on comprend que dans sa pensée Il entrevoit déjà l'éternité, et que c’est surtout dans l’élérnité qu'il louera le Seigneur. Ainsi ; encore en ne considérant les Israélites que comme ce peuplé particulier descendant, selon la chair, du patriarche Abraham , on est obligé de ne traduire les mots de =5y ΠΡ que par une alliance d'une duréé considérable, indélerminéé; mais si, éclairés par la foi, nous voyons dans ces Israélites fervents des temps mosaiques ces précurseurs du peüple chrétién, ces chrétiens anticipés qui, ne pouvant être sauvés que par le Christ, participaient déjà aux bénéfices de la rédemption, on ne pourra ne pas entendre les paroles qui nous occupent d’une alliance éternelle , qui, commencée sur l4 terre et dans la vallée de larmes, ne doit ävoir son complément et sa plénitude que dans l'éternité des éternités. Il ën est de même des autres passiges. Les rationalistes, tombés, par l’orgueil de l'esprit, de cette hauteur de pensée et de Sentimeht, ne comiprenhent point la portée des expressions sublimes ; ils commentent les écrits sacrés comme ils feraierit ceux des poêles profanes, ne donnant à chique mot que le sens qu’il peut ävoir au propre. Mais les prophêtés n'étaient pas seulement des poêtes, ils étaient de ces chrétiens anticipés dont nous avons parlé plus Haût : ils ont donc parlé en chrétiens fervénts et dévoués; il faut donc, pour les entendre, interrogér la foi ét le dogme chrétien.

05, dans l'Ancien Testament, comme sœculum, alé , dans le Nouveau , se prend quelquefois pour signifier le monde; c'est ἀπὸ figure pär laquelle on donne aux hommes le nom du temps, de l'époque où ils vivent. Ne disons-nous pas de même en français : Le siècle est corrompu, Les temps sont pénibles, Ecel.ur, 11.

y (oun), inusité; habiter, s'asseoir, se reposer. De Ιὰ Go, demeure, chambrè haute; du participe

D, maneo, tre : maioir, et probablement aussi les terminaisons gauloises en παι, comme Ehotomagum, où Rilumagum, Rouen ; Noviomagum, Nimègue, etc.

ny (onah), cohabitation; expression honnête pour désigner le commerce chafñel de l’homme avec [4 femme, Ex: xxr, 10.

Li (ouph), proprement couvrir, se couvrir ou couvrir l’espace. De Τὰ : [9 voler, parce que Poiséau qui vole couvre l'espace avec ses ailes, Job v, 7. En ée cas, il se dit métaphoriquement dé ceux qui sé pressent, qui courent, comme nous disons qu’ils vo lent, en latin advolant, ἰδ. νι, 6. — %° Envelopper, couvrir de ténèbres, Job 11, 17.—3° S'évanouir, c’est à-dire sentir ses yéux sé couvrir comme d’un nuage, 1 Sam. xiv, 20. En français, le mot voiler se rapproche beaucoup de celui de voler.

"y {oph), propreinent l'aile: puis, par Métonynie, l'oiseat, lé genre volatile, τὸ πετεινόν, Jer: 1v, 95.

V2 ( (outs), comnie Yy?, conseiller.

(outs), inüsité; en arabe ; imprégriér son pied dans le sable, l'argile, dans une terre molle.

V2 (outs), terre fertile; ἡ. pr. d’un pays célébré par la naissance du saint homme 70}. On est trèspartagé Sur la posilion topogräbliique de οὗ Pays ; l'opinion qui paräft offrir Je plis de probabilité est cellé qui le place dañs l’Iduméé, à lorient du Jourdain et du pays de Galaad. Il était connu des anciens sous le tioï ἃ ἈΝ δὲ δ, Job 1, 1.

Pi? (ouk), presser, comprimer, étreindre : ainsi ce passage d’Amos, 1i, 13, doit s’enténdre : Voici que je VOUS comprimérai comme la lerre sous Les roues d'un chariot chargé de ÿerbes.

ἽΝ (avar), creuser, et par exténsion, aveugler, c'est-à-dire arracher les ÿéux en creusant, II Rois XX, 7.

ΠΣ (our); veiller, éveiller, réveiller. Ainsi le verset 9 du ps: Lvh, que l’on traduit ordinairement par : Je me révéillerai, je me lèverai dès l'aurore, acquiert de suite un caractère éminemment poétique et sublime, si on le rend, comme on doit le faire, par : Je réveillerai Paurore, c’est-à-dire ; je serai si matihal à chanter vos louanges, que je surprendrai le sommeil de l'aurore, qué je hâterai par nes chants Son réveil. D'où lé sanserit gri, le grec ἐγείρω, ὦρα; veille, soin ; ὠρέω, avoir Soin ; οὖρος , gardien qui veille ; 0po, ὀρύω, exciter, elc.—Au niphal, se lever, Suite du réveil, Jer. xxv, 32. À | l’hithpaël , s'éveiller, s’exciter, s’irriter, Job XVII, 8.

MY (our), coïme "y (arar), y (arah), être nu, poétiquement, être dégarni, être tiré du fourreau , du carquois, en parlant d’une fléche, du glaive, ct Habac. τι, 9.

ἪΝ (ivver), de "y (avar) ; aveugle, au propre et au figuré, Ex. 1v, 1; Ps. xxx, 18,

y (our), ir un fétu de paille, et en général toute espèce de petit fragment qui peut s’introduire dans les yeux, et leur causer une espèce de cécité momentanée, Dan. τι, 35.

TT (ivvaron), cécité, Deut. xxvin, 28.

ΤῚΝ (avvereth), id., Lev. xx11, 22.

V1 (ousch), se hâter; il ne se lit que dans un seul passage, Joel 1v, 41.

ΤῊΣ (avath), courber, fléchir, contourner, détourner, et au figuré, pervertir, Eccl. vu, 13; Am. vu, 5.

m2 (ouh), proprement comme ty (ousch}), ap procher, s’approcher; puis, en faisant plus atteution au motif pour lequel on s'approche qu'à l'acte même qui en est le moyen, secourir, subvenir, aider. Les deux premiers verbes renferment la même analogie ; en allem. beyspringen, Is. L, 4.

FN (awathah), l’action de fléchir, de détourner tr de sa ligne naturelle quelqu'un où quelque chose : par conséquent oppression, Lainent, Ni, 9.

ὙΠ (outhañ), ἢ. pr. m., 1 Par. 1x, &

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y (az), de ὙΠ (azuz), fort, robuste, puissant , Ps. L:x, 4; violent, en parlant du vent, de ia famine, de la colère, de toute passion pous-éc à son dernier degré, Gen. xLix, 7; dur, péaible, Prov. xvn1,23. Nous nous servons de la même expression quand nous disons : Ces paroles sont trop fortes, pour ces paroles sont pénibles, dures, ete.

ὩΣ (ez), primitivement un bouc, ainsi nommé à cause de sa force, comme nous avons déjà vu ἫΝ (ail) se ratiacher à la racine DR, soit par la forme de ses corses recourbées, soit par sa force; puis une chèvre, siguification qui Ini est exclusivement restée, Gen. xv, 9. De ἘΣ s'est formé dans nos langues iudogermaniques : sanser. aga, agà; goth. gaitsa; allem. (εἰς, d'où Gem:; grec αἴξ, qui tous ont la même siguification ; ἐζάνη, peau de chevreau, habit de satyre dans les jeux, ec.

sy et ἫΝ (05), de 53% (azaz), force, puissance, véhémence; au concret, ce qui est fort, puissant, vélément ; et par métalepse, ce qui protése ; soutien, appui, défense, tutelle; enfin, splendeur, majesté, caractère ordinaire de la puissance, Ps. XCxvI, 6; gloire, louange, qui en sont souvent les conséquences, Ps. vin, 5.

+2 (μᾶζα), force; n. pr. m., 1 Sam. vi, 5.

Lsxry (uzazel). Ce mot, qu'on lit plusieurs fois dans le même passage, Lev. xv1, 8,9, 10, est un des plus embarrassants de l'Ecriture, et celui qui ἃ le plus exercé la sagacité des commentateurs de tous les temps. flest dit qu'Aaron prendra deux boucs : qu'il tirera au sort pour savoir lequel des deux sera au Seigneur, lequel DNTZ); que celui qui sera au Seigneur lui sera immolé, que celui qui sera bar, vivra; mais {παντὸς l'avoir chargé des péchés du peuple, il sera chassé STN Ὁ, dans le désert. Ce passage est en effet bien obscur. Car quel est cet ὈΙΝῚ 7 Est-ce, comme ja Vuigate l'a traduit, Le bouc émissaire? Est-ce, comme l'ont avancé plusieurs commentateurs juifs et chrétiens, un lieu particulier vers lequel on chassait le bouc maudit? Est-ce encore, comme le croient plusieurs modernes, un terme abstrail, une expressien énergique pour désigner l'éloignement, la séparation complè e de ce bouc chargé des maiédictions du peuple? Est-ce enfin quelque génie mauvais, le déuiou peut-êre, mis en opposition avee Dieu, et auquel on jetait et lon consacrait ce boue maudit conime une proie qui devait dé ourner les continuelles attaques de lensemi du genre humain? Ce dernier sentiment paraît &ire à peu près celui de Gesepius, et il est de fait que plusieurs raisons semblent militer en sa faveur : d'abord, [ἃ construction même de la phrase réclame, en opposilion avec A1 (lihovah), un être réel et contraire,

ὙΝΤΝΟ ; ensuite le désert où l'on chasse le bouc maudit était regardé par les Juifs comme la demeure spéciale du désnon , croyance qui perce jusque dans le Nouveau Testament, où il est dit que le démon apparut à Jésus-Christ «ans Le désert, qu'il le conduisit dans le désert el autres lieux sembla-

bles ; enfin l'étymologie même du mot, qui signifie proprement le fort ou l'ennemi de Dieu, parait désigner un personnage particulier, un de ces anges autrefois glorieux, aujourd’hui déhus, et dont toute l'existence est concenrée à faire ou à désirer le mal. Nous admettrions nous-même ce sentiment, si nous n’y découviions point quelques inconvénients graves. Nous ne comprenons pas en effet comment il se pourrait faire que Dieu, parmi les cé:émonies qu'il prescrit à son peuple, crdonnât de consacrer, vouer, sacrifier, un bouc à Satan, son plus grand ennemi, Car de quelq 6 terme qu'on voudra ap= peler cette emission dans le désert 5x y), toujours est-il qu'on ne peut n’y as reconnaitre ue espèce de culte rendu à ce démon, culte préservaiif, culte d'abominalion, si on veut, mais Cuñe véritb'e. Or il répugne que Dieu en soit l’auteur. Enfiu à quelle ἢ ce boue voué à Azuzel? Dieu n'est-1 donc plus assez puissant pour ariêter ou prévenir le mal, et faut-il, à l'imitation des nations idolätres, se concilier encore le génie du mal, comme si le mal qu'il cherche et qu'il aime, il pouvait le produire sans la permission , sans la tolérance de l'Etre véritable, et auprès duquel il n’est que faiblesse et néant? Nous rejetons donc comme entachée de gnostcisme cet e opinion du savant hébraïsant et de plusieurs autres ; el pour ne pas paraître dé ruire sans rien édilier, nous hasardons une nouvelle coùjecture sur ce terme si difficile. Faisons d'abord observer que la racine xy (azal}, que nous verrons plus bas, signilie en arabe éloigner ; or de l'éloignement au dégiùt il w’'y ἃ qu'un pas; et pour mieux dire, cette deruière idée est la véritable cause de celle-là. Mais 66 qui dégoûte fait horreur, on l’a en abomination. Donc ous pouvons avancer, Sans (rop nous hasarder, que la racine ἃ pu signifier dans le principe avoir en horreur, en abomination. Or le mot Lars me parait être une contraclion pour bobs, c’est-à-dire la racine ré étée deux fois : comme l’aën n’est ici qu'une aspiration très-douce, il s'est transfrmé en aleph au mileu du mot, et l'on a écrit Ὁ NY; puis, par la ra pis diié de la prononciation, la liquide s’est effacée , et l’on a eu la forme présente ; Sing. INT, en tant que by redoublé, doit done avoir le sens de la racine, avec un redoublement d'intensité; il doit done signifier l'abomination la p'us complè 6, le dernier degré de l'abomination ; el €’est ainsi que nous l'expliquons dans ce passage; avec celle sigmlication, rien de plus naturel que ce qui est dit dans le Lévitique. Voiei comment nous lentendons : Aa on prendra deux boucs ; l'un pour l'immoler au Seigneur comme un sacrifice de louange, de remerciment et d'adoration ; l'autre pour en faire le symbole vivant des péclés du peuple, pour le maudire, comme on maudirait ces péchés, s'ils paraissaient en réalité; pour le chasser duns le désert, comme on voudrait chasser ces péchés qu'on abhorre. Or ce sens nous paraît d'autant plus admissible, qu’il est en rapport avec l'esprit figuratif de l'Ancien Testament; qu'il présenie un point de contact

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de plus entre le bouc chargé de péchés et en abomination, et Jésus-Christ couvert, lui aussi, mais d'une manière plus efficace des péchés du monde, et maudit par ce monde même; qu'il est enfin conforme aux exigences de la grammaire, puisque bn 5 se traduira proprement ad maledicendum, ad abcminationem, selon la signification la plus ordinaire de la préposition p'éfixe. Cependant, nous le répé'ons, nous he donnons ce sens que comme une simple conjecture; laissant le lecteur entièrement libre de se décider pour le sentiment qui lui paraîtra le plus vraisemblable,

ΞῚΝ (az1b), proprement làcher, relâcher, délier.C'est le sens en effet qu'il faut désormais donner à ce verbe dans ce passage de Ex. xx, 5, jusqu'ici peu compris : Dès que vous apercevrez, dit l'écrivain sacré, l'âne de votre ennemi succomber sous sa charge, ne l'abandonnez pas, mais aidez-le à re'âcher la sangle, à délier les courroies. La notion de délier, relâcher, ἃ douné naissance à plusieurs autres : ainsi, 4° délier un prsennier, un esclave, c'est le mettre en liberté, Deur. xxx11, 36 ; délier une chose que l’on tient, c’est la lâcher, Job xx, 13; délier une detiec, solvere debitum, c'est la remettre, Neh. v, 10. — 9% Se délier d'avec quelqu'un, c’est à-dire l’abandonner, le laisser, Gen, 1, 24.

TE (izzabon). 1° Marché, lieu où l’on vend, c'està dire où on se délie de sa propr été en faveur d’un autre, Ez. xxvn, 19. — 2° Le gain que produit le Commerce, ΕΖ. xxvI1, 27.

P'aTY (azbork), n. pr. m., ΝΟ}. un, 10.

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