‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 402 sur 429 · azgad), fort de sa fortune; n. pr. m., Esdr · texte numérisé non relu

azgad), fort de sa fortune; n. pr. m., Esdr

ΓΤ ( ἀζαίι), forte, fortifiée. Gaza, ville de Pales- Une, ancienne satrapie des Philistins, située à l'extrémwiré méridionale de la terre promi e, et devenue le partage de la tribu de Juda, La situation avantageuse de celte ville l'a assujettie à bien des révolutions : elle fut conquise par Josué; les Philistins s'en rencirent ensuite maîtres; Sanson y ayaut ὁ ὁ eufe mé, en arracha le: portes et les transporta sur ses épaules sur la montagne, Il s'y Hit périr au: si luimême avec un grand nombre de Philistins. Elle fut enfin prise par Alexandre le Grand, qui la ruina. A la place de celte ancienne ville on en rebâtit une nouvelle qui subsiste encore aujourd’hui sous la domination des Turcs.

ΤΞῚῊΤΣ (azoubah}), de ΔῊΝ (azab); ruines, débris. C'est au-si un nom propre de femme, 1 Rois xx1r, 42.

ΤΣ (izzouz), de 552 (azaz); fort, puissant, Ps. XXIV, 8.

“y (azzour). Voyez "ΠΝ (azzur).

ΤῊ) (azaz), fortilier, corroborer, défendre, Eccl. vu, 19.

ἘΝ (azaz), puissant ; n. pr. m., I Par. v, 8.

ΤῊΣ (azuz ahou) , que Dieu fortifie; n. pr. m., 1 Par. xxvn, 20.

39 (uzzi), n. pr. πὶ. 11 Par. v, 31.

NY (uziel). Voyez Ἐπ ΝΟΥ) (iaasiel).

air 914

Sy (uzziel), puissance de Dieu; n. pr. m., ἔκ. vi, 48.

ny (ozzieli). id., Nomb. m1,27.

my (uzsiüah) et ὙΠ (uzziiahou), id.; Ozias, ἢ. pr. m., Rois xv, 50.

#17 (az za), n. pr. m., Esdr. x, 27.

Dry (απ), inusité; en arabe, éloigner, repousser; d'où Œsniy (uzazel). De cette racine vient aussi "λζιζος, le dieu Mars, Hesus, chez le: Gaulois.

ΤῚΣ (cæzmaveth), fort comme la mort; n. pr. m., I Sam. xx, 31.

ΤΣ ΤΣ (ozniiah), de ὙΠ); une espèce d'aigle ainsi appelée à cause de sa force, Lev. n, 13. Les Setante porlent ἁλιαίετος, la Vulgate aquila marina; mais Bochard croit avec plus de raison qu'il faut entendre l'aigle noir, aquila nigra, ou valeria, de val-re, comme "y de 51ÿ.

pr? (azak), fouiller, creuser la terre, Is. v, 2.

NDTY (izka), chald., cachet, seing, anneau, Dan. vi, 18.

ΠΡῚΝ (azckah), un champ creusé, fouillé, labovré, n. pr. d'une ville de la tribu de Juda, Jos. x, 10.

> (azar). 1° Ceindre, entourer, envirenner, for. tifier. — 2° De là aider, secourir, Is. xxx, 7.

"NY (ezer), secours, Is. xxx, 5. C’est aussi un nom propre d'homme, 1 Par. 1v, 4.

5Y (ezer), qui diffère du précédent par la quantité de ses voyelles, n. pr. m., Neb. χα, 42.

2 (azzur) et ny (azzour), aide; ἢ. pr. m., Jer. XXVIH, 1.

sy (ezra), secours; Esdras, de la race sacerdotale d’Aaron , fils ou petit-fils du grand prêtre Saraïas : ce fut le chef de ceux qui, la septième année du règne d’Artaxer ès Lorguemain, revinrent de Balyloue en Judée. C’est lui qui rassembla tous les livres canoniques , les revit avec soin, les réintégra das leur pureté primitive, et les distngua en vingtdeux livres, selon le nombre de lPalphabet hébreu. On sroit même que dans cetie révision il changea l'ancienne écriture hébr:îque, pour lui substituer le caractère chaldéen, avec lequel les Héhreux s'étaient familinrisés pendant la castivité. C’est enfin lui qui écrivit le livre qui porte son nom lequel retrace les événements dont il avait 6:6 le témoin oculaire. On ne sait quand et où il mourul.

ἘΝ ΤῊΝ (azarel), ἢ. pr. m., I Par. χα, 6.

m2 (ezruh), secours, protection, Jer. xxxvnr, 7.

ny (azarah), terrasse, plate-forme qui entourait l'autel, Ez. xzint, 14.

sy (ezri), ἢ. pr. m., I Par. xxv11, 26.

my (azariah) et WT) (azariahou), Azarias, n. pr. im.

Ereyy (azriel), ἢ. pr. m., I Par. v, 24, C’est l'équivalent du nom punique Asdrubal.

px (azrikam), secours contre l'ennemi; n. pr. m},: PF Par.-nt, 25:

nv? (czrath), comme nv (ezrah), secours, pre» tection, délense, Ps. xL, 13.

ny (azzathi), habitant de Gaza, Jos. x, 5.

ὯΝ (et), de y (out) ; un style, soit pour écrire, soit pour graver, Ps. xzv, 2; Job χιχ, 24.

ΝῺῺΣ (eta), chald., de 12y9 (iaat); le conseil, la

prudence qui le donne, Dan. u, 14. |

moy (atah). 4° Couvrir, se couvrir soit de ténèbres, comme la nuit, soit d’un voile, comme ceux qui pleurent ou qui se cachent; soit d'un vêtement, c’està-dire s’habiller, se revêtir; en français se couvrir. Cette signification, que l’on doit conserver, donne à un passage de Jérémie (xzu, 42) une élévation, une sublimité de poésie dont rien ne saurait approcher dans les auteurs profanes. Le prophète parle de Nabucadnetsar : LL se revêt, dit-il, de la terre d'Egypte comme le pasteur se revél de son vêtement. Peut-on représenter d’une manière plus énergique et plus vive la facilité de la conquête, la rapidité de la victoire : l'empire des Pharaons n’est pour le grand roi qu’un vêtement; il le traverse, et déjà 4 est passé !.…. — 90 S'envelopper, c'est-à-dire se couvrir tout autour, Is. xx11, 17.

EYa0y (atouphim), de ay; les brebis tardives qui naissent à l'automne, ainsi appelées parce qu’elles sont naturellement plus faibles que celles qui naissent au printemps, Gen. xxx, 42.

ΤῸΝ (atin), flane, côte, Job ΧΧΙ, 24 : ses flancs sont garnis de graisse. C'est le seul passage où ce mot se rencontre.

moy (atischuh), de toy (atasch); éternument, Job xLr, 40.— ἃ ce mot ne pourrail-on pas rapporter le latin tussis, toux ?

roy (atalleph), chauve-souris, Lev. x1,19. Ce mot est composé de "ΩΣ en arabe, nuil très-obscure, et de 9}; volant : l'oiseau qui ne vole que pendant la nuil.

ΤΌΣ (atan), inusité; en arabe, se coucher auprès de l’eau pour boire, en parlant des chameaux. D'où puy (atin), les flancs, les côtés, parce que c’est sur les côtés qu’on se couche ordinairement.

"ay (ataph), couvrir, se couvrir, se revêtir, Ps. Lxv, 14 Par métaphore, avoir Les yeux troublés et comme enveloprés de ténèbres, défaillir, Ps. zx, 3. De ce verbe paraissent venir les mots étoffe dont nous nous Couvrons, étouffer, etc.

y (atar), entourer, une ville, par exemple, soit pour s’en emparer, 1 Sam. xx, 26, soit pour la protéger et la défendre, Ps. v, 13. — Par extension, couronner. Tyr est appelée dans Isaïe (xxiu, 8) "OPA (ammaalirah), c'est-à-dire la coronalrices parce que, reine de la mer, dont toutes les côtes étaient peuplées de ses colonies, elle faisait et défaisait les rois, qui tenaient d'elle seule et leur couronne et leur puissance.

ay (atarah).1° Couronne, diadème ; la puissance dont la couronne est le symbole; la gloire qui rejaillit d'ordinaire sur les têtes couronnées, C’est en ce sens que nous croyons qu'il faut entendre çe mot dans Prov. xu, 4, où il est dit que la femme vertueuse est La couronne de son mari, c’est-à-dire La gloire. — 2° n. pr. ἀν I Par. 1,26.

NY (alaroth}), fortifications ; n. pr. de trois villes : la première, dans la tribu de Gad, Nomb. ΧΧΧΉ, 3; la seconde, dans celle d'Ephraïm, Jos. xvi, 7; la troisième, dans celle de Juda, I Par. 11, 4,

D (atasch), inusité; en arabe, éternuer : et en effet ne semble-t-il pas en prononçant ce mot que Jon entend éternuer ? C'est ainsi que dans la langue sainte le terme est toujours en rapport avec Piée qu'il représente.

‘y (ai), monceau de ruines; Ὁ. pr. d’une ville royale de Cinanée, à lorient de Bethel, et qui échuë p'us tard en partage à la tribu de Benjamin, Jos. vi, 2.

ὟΝ (à), pour Yy (avi), ruines, monceau de ruines ; édifices ruinés, Mich. à, 6.

NY (aiia), comme y (ai), Neh. χι, 31.

y (ib). Voyez ΔῚΣ (oub).

Day (ebal), rocher; n. pr. d’une montagne dans la tribu d'Ephraïm, Jos. vur, 30.

ΓΝ (aïüah), id. ; Is. x, 28.

102 (fon), ruines; n. pr. d'une place forte dans la tribu de Nephtali, 1 Rois xv, 20.

ὯΝ (it), se porter, se jeter violemment sur quel qu’un, £ Sam. xxv, 44.

ἸΔῚΝ (ait), en général tout animal qui se rue avée violence, mais particulièrement une bête fauve, Fer. xu, 9; un oiseau de proie, Is. xzvi, 41. Par métaphore, un conquérant rapide, Is. ibid.

y {etam), retraite des bêtes fauves; n. pr. d'üne ville de la tribu de Juda, I Par. τν, 3.

CNY (üim), ruines; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 29.

15ry (ilaï), suprême, élevé; n. pr. m., E Par. χι, 29.

my (elom), comme ty (olam), auquel nous renyoyons.

cb; (elam), n. pr. d’une province de Perse, dont Suse ou, selon d'autres, Persépolis, parait avoir ὁ la capitale. Sous son nom on comprenait tout le pays renfermé entre l'Eulæus et l'Oroates, la Médie et le golfe Persique, qui conserva pendant toute l'antiquité

- la dénomination d'Elymaïs.

ray (aïiam), force, fermeté; il ne se lit qu’une seule fois dans l’Ecriture, Is. x1, 45.

ΤῊΣ (in), couler, découler, émaner, comme les larmes coulent des yeux car je crois que ce verbe, qu'on donne comme racine, est véritablement dénominalif,

jy (ain), l'œil. Ge mot est un de ces termes primitit dont l’origine remonte à l'enfance même du monde. L'homme dut en effet commencer par avoir l'idée ei Les noms de ses différents organes avant de s'élever à des notions abstraites ou dont les objets se trouvent hors de lui. Il sut done, en ouvrant les yeux, nommer cet organe sublime qui Le mettait en rapport avec la création tout entière; mais bientôt s’apercevant que l'œil, chez l'être raisonnable et créé à l'image de Dieu, était comme le reflet et le miroir vivant des pensées de son âme, il tira peu à peu des inductions logiques de l’état extérieur qui frappait sa vue à l'état intérieur qu'il ne voyait pas ; et ainsi

ré \ nn nt. Se ee TT ms os TRS PS

917 où Ὁ

se formérent ces mille et une locutions figurées que toutes les langues possèdent, sans qu'on puisse en aucune d'elles sigoaler un emprunt. Dans l'œil chacun sait lire la modération, la clémence, la miséricorde, la baine ou l'amour, la tristesse et la joie. On dit des yeux superbes, Ps. xvu, 28, pour exprimer Porgueil qui les anime; des yeux baïssés, pour représenter la honte ou la pudeur, Job xxn, 29; des yeux enflammés, pour marquer la colère; des yeux compatissants, pour signifier la miséricorde, Ps. vi, 8; Job xvu, 7; enfin des yeux lubriques, pour dire la passion impure qui les allume. Mais l'œil ne se borne pas à ce rôle : il entre dans une foule de tournures originales, pour leur donner en quelque sorte le sens et la vie. Ainsi, 15 être devant les yeux, c'est-à-dire être en présence, Gen. χχπὶ, 11. — 2° Etre dans les yeux, c’est-à-dire avoir tel ou tel sentiment : if est dans mes yeux, il me paraît, Gen. χιχ, 14. — 5° Etre loin des yeux, c’est-à-dire être éloigné, caché, Job ut, 10. — 4° Entre les yeux, c’est-à- dire sur le front, Ex. xui, 9. — 5° Tourner les yeux, c’est-à- -dire regarder, Gen. xuiv, 21. — 6° Etre les yeux de quelqu'un, c’est-à-dire l'aider, le secourir, le conduire, être enfin pour quelqu'un ce que les yeux sont pour le corps, Nomb. x, 3. Cette expression était usilée en Perse, où les satrapes et les grands de la cour étiient appelés Les yeux du prince. — T° Avoir des œils, c'est-à-dire, de petites bulles semblables à des un Prov. xx, 31. — 8° L'œil, en hébreu comme dans les autres langues, est dit percer, blesser, pour exprimer les eff:ts que la vue peut produire. Vous avez percé mon cœur d’un seul de vos regards, dit l'Epoux des Cantiques à sa bieu-aimée, Cant. 1v, 9. Les Amants d'aujourd'hui ne parlent pas autrement. — 9° L'œil se prend, par métonymie, pour l’apparence, l'extérieur d’une chose : Son œil était comme l'œil du bdellium, Nomb. x1, 7. — 10° Comme l'œil est une source de l'âme, on ἃ appelé par extension œil toute espèce de source, et c'est la seule signification qu'a le mot Ny dans tous les composés, tels que :

ὙΠῸ (en g'di), source du chevreau; dans la tribu de Juda, Jos. xv, 62;

2237) (en gännim), source des jardins ; ville de Juda, Jos. xv, δά. — Autre ville de la tribu d’Issachar, Jos. x1x, 21 ;

NT y (en dor), source d'habitation ; ville de la tribu de Manassé, Jos. xvi, 11;

11 F2 {en hhaddah), source rapide, ou plutôt source vive; ville de la tribu d'Issachar, Jos. xix, 21 ;

En jy (en hhatsor ), ville de la tribu de Nephtali, Jos. xix, 37;

TONY (en hharod). Voyez 1.

ὩΣ ΤῊ (en mischpat), source du jugement; Gen. χίν 1:

ἘΞ ἋΣ (en eglaïm ), source des deux veaux; ville non loin de la mer Morte, Ez. xLvn, 10;

vo Try (en schemesch), source du soleil; ville sur les confins des tribus de Juda et de Benjamin, Jos. xv, 7;

Jos. xv, Nomb.

NY

jy (ain), ville dans la tribu de Siméon , 32. — Autre ville au nord de la Palestine, ΧΧΧΙΥ, 21.

On voit done que le mot γὴν joue à peu près dans les noms propres hébreux le même rôle que dans nos noms de villes linitiale aigue, de aqua, où la terminaison ac de la même racine : ainsi Aigueperse, aqua sparsa, en Auvergne; Aiques-Caudes , aqua calida, en Languedoc; Aigües- Vives, min y, en Touraine; Aurillac, eau dorée, etc., etc. :

jy (oien), de 1», dont c’est proprement le participe présent; envieux, qui regarde avec des yeux d'envie, limis oculis adspiciens, 1 Sam. xvm, 9.

©22y (enaim), et ny (enam), deux sources ; n. pr. d'une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 34,

1372 (enan), aculatus ; n. pr. m., Nomwb. 1, 15.

ΣΝ ( (diuph}, languir, être ou devenir faible; 1] n’est employé qu'une seule fois , Jer. 1v, 3.

ἫΝ (aieph), languissant, faible, débile, Gen. xxv, ΓΞ (ephah), de ΤῊΝ (ouph); 4° ténèbres, Amos

V; "15. — 9° p. pr. de peuple, Gen. xxv, 4.

ἐπ (ephaï), fatigué; n. pr. m., Jer. xL, 8.

y (ir), bouillir, être en fermentation. Î se dit d’une course qui anime et échauffe; de la colère qui fermente et s’enflamme ; du cœur consumé sous l'ardeur des tourments. Rapprochons encore ce verbe de “x (or, our), le feu, la lumière, et l’on ne doutera plus que l’un ne vienne de l’autre.

y (ir) chaleur, Os. x, 9 ; Jer. xv, 8.

ty (ir), de "y (our ), veiller; en général toutes les habitations construites pour servir de poste de surveillance : c’est incontestablement le sens primitif. Ainsi il doit s'entendre des tours, des observatoires, des camps et de leurs fortifications , etenfin des villes. Ce dernier sens est le plus en usage, Gen. x, 12; Jos. x, 2; Is. x1v, 31. Comme notre mot ville, y concourt à la formation d’ua grand nombre de noms propres, nous allons rapporter les principaux.

DO y (ir hammalahh}), la ville du sel; dans la tribu de Juda, Jos. xv, 62.

ra y (ir nahhasch), la ville des serpents ; X Par.

ww y (ir schemesch), Héliopolis, dans la tribu de Dan, Jos. xix, 41.

mans y (ir halmarim), la ville des palmiers ; Jéricho, célèbre en effei par ses palmes, Deut. XXXIV, à

y (ir), de "2: chald., proprement vigilant, conservateur : c’est le nom des anges gardiens, à qui est confiée la surveillance du monde et des événements quis'y passent.

ἫΝ (aïr), le petit d’une Ânesse, un Anon, ainsi appelé à cause de son ardeur, Job x1, 12.

formé : arris, en Provence, âne; harria, troupe d’ânes : harriero, ànier; harre, cri pour chasser les ânes; haï, harry.

NY (ira), ἢ. pr. m.,

Ce mot ἢ 650 85 .

IL Sam. xx, 26.

Ty (irad), n. pr. m., Gen. 1v, 18.

ΤῊΣ (irou), n. pr. m., 1 Par. 1v, 15.

ὙῸΥ (iri), n. pr. m., 1 Par. vu, 7.

y (iram), urbain; n. pr. m., Gen. xxxvt, 43.

ἘΞ (erom), de "y (aram); nudité, Deut.

xxvIn, 48.

v9y (aiiasch), de Wy3; diminutif de &> (asch); la constellation appelée la petite Ourse, comme ®y signilie la grande Ourse.

22y (achab), inusité; en arabe, être vif, agile, alerte.

22% (achbar ), composé de deux mots qui signifient proprement le fouilleur agile : c’est le nom dorné à 1. souris des champs, qui habite dans les terriers, Lev. x1, 29. Ξ

-*22Y (achbor), souris; n. pr. m., Gen. xxxvi, 58.

&922ÿ (accubisch), composé également de deux mots qui signifient proprement l'agile jileuse : c'est le nom donné à l’araignée et, par métonymie, à la toile qu'elle file, Job vus, 14.

y (acco), de 7? (achach); sable brülant cu frappé par les rayons du sole.l; n pr. d’une ville maritime appartenant à la tribu d’Aser. Str:bon lappelle “Am; elle fut nommée plus tard Piolémaïs, et enfin Saint-Jean d'Acre, qui est le nom qu’elle porte encore aujourd’hui,

“ἸῺΝ (achor), marais, eau trouble; ἢ. pr. d’une valiée près de Jéricho, Jos. xv, 7.

72 (achach), inusité; en arabe, frapper, être frappé par les rayons Biûlants dn soleil, d'où 17 (acca).

27 (achan ), inusité; troubler, affiger.

ΡΝ (achan), affligeant; n. pr. m., Jos. vir, 1.

ΣΝ (achas), proprement lier, attacher; il se dit eu arabe du chamean qu'on lie au moyen d’une corde qui lui prend à la fois le museau ei l’une des jambes de devant. Cette matière d’attacher un animal est aussi en usage chez nous, surtout pour les taureaux et les pores que l'oa veut dompter.

22 (eches), frs qu'on met aux pieds des nialfaileurs, entraves ; et puis, comme le luxe s’est empaié de tout, n ême des objets réservés aux coupables, ce mat, qui exprimait d’abord un supplice, ἃ signifié ensuite un orsement que les femmes élégantes de Jérusalem adaptaient à leurs jambes, et qui pourrait bien êre ce que nous ap:elons des jarretières, avec celte différence cependant que les D°52y se mettaient au bas de la jambe, pur être plus en vue. Cet usage est encore usité en Orient, et les descriptions qu’on nous en à faites peuvent aider à comprendre les passages de l'Ecriture οὐ il en est parlé. Le chevalier d’Arvieux dit que les femmes arabes ont des anneaux dont elles ornent leurs jambes au-dessus de la cheville du pied ; les anneaux des femmes du cnmmun sont en ivoire, en corne, ou en quelque métal grossier; ceux des princesses sont en or, et ceux des dames en argent. Ce voyigeur ajoute que les anneaux des dames sont creux, qu'on y met de petites pierres où des noyaux, el des pendeloques mobiles, afin que quand elles marchent elles fassent du bruit,

ce qui avertit leurs domestiques de se ranger à leur devoir. Enfin d'Arvieux ajoute que les femmes noires du Sénégal et de 10 Gu'née y mettent des grelois et de petites senneltes d'argent et de cuivre (Mémoires de d’Arvieux , tom. ΠΠ p°g. 299, 300). Nirbubr, en nous dépe gnant la toilette de la femme d’un cheik de la να" δ de Faran, près du mont Sinaï, dit, entre autres choses, qu'elle portail autour des pieds des anneaux d'argent fort ὁ ais. Un peu plus bas il ajoute, en parlant des paysannes de l'Egypte et des femmes du commun de Kahira, qu'elles porient de grands anneaux autour des bras et des pieds, et que les jeunes fil'es s'attachent quelquefois des sounettes aux pieds (Niebi hr, Voyag., tom. 1, pag. 135, 151; Glaire, Jntr, à l'Ecrit., tom. ΠῚ, pag. 391 ).

"22 (achsah), ἢ. pr. f., Jos. xv, 10.

2 (achar), proprement troubler, remuer l’eau; au figuré, troubler, c’est à-dire changer l'ordre; troubler, c’est-à-dire émouvoir, jet-r la perturbation daus l'âme, laffliger, Ps. xxxix, 3.

22 (ochran), affligé; n. pr. m., Nomb. 1, 13.

2L2Y (cchschoub), un aspic, une vipère, Ps. cx£, 4. Ce mot est composé de deux autres et signifie proprement l'animal insidiateur, déni mi ation d’uue vérité fra; pante, quand on se souvient que c’est sous la forme d’un serpent que furent insidieusement séduits n0$ malheureux parents.

τ (al), de y; proprement le sommet, la partie la plus élevée d’une chose, summum. En ce sens, ce mot est quelquefois usité, O<. n, 7; mais sen rôle le plus ordinaire dans le discours est celni de particule, c'est à-dire d'adverbe ou de préposition, dont la signification à naturellement du r:pport avec l'idée qui est exprimée par le substantif : ainsi comme adverbe il signifie en haut, au-dessus, supra, Il Sam. XXI, À ; comme préposition, cette particule est d’un usage très-fréquent et une de celles dont les significations sont les plus nombreuses; cependant on dait remarquer que dans loutes domine, comme cela devait êrre, une idée de supériorité, d'élévation, qui permet de lui donner un sens gé éral, celui de sur, auquel toutes participent. Or on peut être sur une chose de plusieurs manières, c’est-à-dire que le rapport de supériorité pré-ente quatre faces qne nous a lons considérer siceessivement,et auxquelles répond parfaitement la particule qui nous occupe. 4° On peut être sur une chose, en ce sens qu'on est placé sur elle, qu'on la touche : ainsi l’exilé eet sur la terre étronsère, Ps. cxxxvit, 4; l’habit est sans mouvement sur celui qui le porte, Gen. xxxvn, 23; le fardeau est lourd sur l'épaule de celui qui en est chargé, Job νι, 20; un devair de reconnai-sance est pénible sur le cœur de l’homme ingrat (prendre sur soi); un hGémme sage se rêgle sur la conduite d'un plus habile; et avec mouvement, jeter quelque chose sur le papier, Job xxxvm1, 26; monter sur une montagne, ajouter ruine sur ruine, ΠΠ Sam. 1v, 2, etc. Dans tous ces cas en effet on voit qu'il y » juxtaposition physique ou morale. — 2° On peut être sur une chnse,

92 ny

c'est-à dire être élevé au-dessus d'elle, mais sans la toucher ; ici les locutions sont presque toutes mélaphoriques : ainsi le soleil se lève sur la terre, Gen. xiv, 23; le roi commande sur ses sujets, le rempart d'une ville est comme une main étendue sur elle, I Sam. xxv, 16; un mal surpasse Lout ce qu’on peut en dire, Ps. LxxxIx, 8; on se dirige sur ce qu'on a appris (selon ce qu'on a, ete.); on parle sur un sujet donné, Jug. 1x, 3, ete. — 50 On peut être sur une chose, en ce sens qu’on en est près et qu’on la domine : ainsi on e:1 véritablement sur un fleuve quand on est auprès, parce qu'on le regarde d’en haut, despicitur, Gen. xvi, 7; on se tient sur la droite, parce qu'étant en dehors de cette pairlie on en forme comme la surface; la mêre qui marche avec son 65 fant, marche véritablement sur lui, parce qu’elle le domine, le guide et le surveille, Gen. xxx11, 12, etc. — 4° Esfin on peut être sur une chose, en ce sens qu'on s’avance sur elle et que l’on jouit au moins de la supériorité qu'a le mouvement sur le repos (nous disons se diriger sur une ville); comme jeter ses flèches sur quelqu'un, Job xxvir, 22; se précipiter sur un ennemi, Ez. v,8, etc. —by s'unit avec les autres pirlicules pour former avec elles une idée complexe cù domine encore la notion de supériorité dont ces particules ne font que diriger le mouvement : ainsi, y (meal), de dessus, etc. Nous renvoyons aux ouvrages plus étendus pour toutes les autres nuances exprimées par le mot qui nous occupe ; c’est assez pour nous d’avoir montré rapidement l’enchafnement logique de ses diverses significations.

ἕν οἱ Sy (οἱ), de 557; joug, Nomb. xx, 2.

"Ὁ (alab), inusité ; en arabe, prévaloir, d’où 2x May (abi albon). Voyez ce mot.

ΔῸΣ (ulag), inusité; balbutier, bégayer.

ἊΝ (illeg), un bègue, I<. xxx1, 4.

ΤΟΣ (alah), monter, s'élever en haut, soit physiquement, soit moralement. Ce verbe, daus la langue philosophique des Hébreux, s'emploie dans bien des cas où nous aurions recours à un autre verbe : par exemple, les Israélites montent de l'Egypte vers la terre promise, Gen. ΧΕῚ, 1 ; les captif, de Babylone montent de celte ville impie vers la sainte Jérusalem, ΠῚ Rois xx1v, 1, etc.; c'est que dans la pensée des Rébreux, la patrie avait une véritable supériorité sur là terre étrangère, el que pour eux c'était s'élever que de s’y transporter. 1l estencore d’autres locutions remarquables où le verbe qui nous occupe joue un rôle important. Je ne parle pas de ces façons de parler qui, 56 retrouvant dans la plupart des langues humaines, ont perdu leur singularité, telles que Les plantes montent, Am. vit, À; le vent monte et s'élève, 03. χπὶ, 15, etc.; mais de certains hébraîsmes pleins d'énergie et de vivacité : par exemple, pour dire qu'il se souvient, le prophè e dira qu’il fait monter les choses sur son cœur. Ne semble-t il pas voir dans cette expre:sion comnie une évocation sublime, où les souvenirs, semblables à des ombres légères, montent dociles au commandement du prophète? Nous

Sy 992 avons quelque chose de pareil, quoique bien moins poéiique : on dit mettre une affaire sur Le lapis; vous me remellez sur la trace, pour, vous me faites ressouvenir, elc.; mais ces figures sont tirées d'ailleurs.

ΓΟ (aleh), feuille, Ps. 1, 3.

τ ει ΠΟ (olah), proprement ce qui monte. De là, 4° escalier, Ez. ὙΠ 42. — 9° Un holocauste, parce qu'on faisait monter toutes les victimes sur l'autel pour les y immater.

ΤΟΣ (alah), chald., id.

ΓΟ (illah), chald., prétexte, cause, motif, Dan. VE Ὁ:

by (alvak), iniquité, impiété. Ce mot vient de ny (alah), monter, par métaphore, transgresser (monter sur la Loi), Os. x, 9.

ΞΟ ν (aloumim), de =$y ; jeunesse, les actes de la jeunesse, Ps. Lxxxix, 46. Ne semb'e-t-il pas voir dans ce mot le latin alumni, disciples ?

γὴν ( αἰ υαη}), en arabe, gros, gras ; n. pr. m., Gen. xxxvi, 23.

ΠΡῸΣ (aloukah), de Do; la sangsne, Prov. xxx, 15 : La sangsue a deux filles qui disent toujours : Ap« porte, apporte ! Ce passage est symbolique; selon la plupart des interprètes, cette sangsue est là cupidité; ses deux filles sont l’avarice et l'ambition, qui ne sont jamais remplies. Mais quelques exégètes moder« nes ont supposé qu'en cet endroit l'écrivain sacré faisait allusion à une croyance superstitieuse répans due en Orient, qui passa plus tard en Europe, et ne se dissipa qu'avec les ténèbres du moyen Age; una croyance semblable à celle du vampire, espèce 48 monstre féminin, d'une voracité prodigieuse, Je ne sais s'il était bien convenable à un écrivain sacré de mé'er à ses récits des fables ridicules; et dans la supposition qu'il l'ait fait, quelles seront ces deux filles ? Le passage devient donc bien plus obscur. Aussi, quelle que soit la réalité de cette crayance populaire chez les Hébreux, nous croyons, avec les anciens, que l’auteur des Proverbes n’y fait point allusion.

‘by (aluz), sauter de joie, ἀλαλάξω, tressaillir d'allégresse. 11 semble que l'idée première de ce verbe soit s'élever; y, restreinte à celte exaltation particuliè-e que produit la joie.

ἸῶΣ (alex), qui s'étève par la joie d'une vaine grandeur, hautain, Is. v, 14.

05} (alai), inusité ; être gras et gros ; être épais, compacl et par conséquent obscur.

my (alatah), ténèbres épaises, Gen. xv, 17

y (eli), le pilon qui ς᾽ ὁ ἀνα et descend alternativement dans le mortier, Prov. xxvn, 22.

y (eli), ascension; n. pr. d'un grand prêtre, I Sam. 1-1v.

δ (ii), supérieur, Jug. 1, 18.

m9y (aliiah), chambre haute, placée soit daos les combles, soit nême sur le toit; car les toits, en Palestine, sont faits en terrasse, et il n’était pas rare d'y voir élever des espèces de tentes, qui formaient alors des ΠΡΌΣ.

moy (elion), haut, élevé, supérieur, suprême,

souverain. Ce mot se trouve dans Plaute, Pœn. V,

1 : Alonim valonuth, proprement superi et superæ, dieux et déesses. C'était aussi le surnom de Jupiter adoré à Thèbes, Eliens.

Foy (alliz), de 507 ; (ier, hautain, Zach. 11, 15.

Dry ( (alilj. Ce mot ne se lit qu'une fois, Ps. χα, 4, et il signifie, selan la plupart des anciens, un €reuset; mais, selon plusieurs modernes, J.-D. Michaélis, Rosenmüller, Gesenius, il doit s’entendre d’un laboratoire; et en effet ce sens est plus naturel et plus conforme au contexte.

fie (alilah), un fait éclatant, un miracle, Ps.

BE 2 (alilüah), id.

ΤῊΣ ἊΣ; (alitsouth), de Y5y: joie, allégresse, ΗΔ}. 1, 14.

moy (ülith), chald., chambre haute, Dan. γι, 41.

ΣΌΝ (alal), proprement boire de nouveau, prendre une seconde gorgée. L'idée de répétition est essentielle, et c’est elle seule qui a passé dans les autres significations de ce verbe. Ainsi, 4° grapiller, c’est à-dire faire une vendange nouvelle. — 2° Satisfaire sa soif, et en général satisfaire une passion quelconque par la répétition des actes du même ordre.— 3 Enfin parfaire une chose en ÿ revenant sans cesse; produire un fait éclatant, comme uu miracle: tous ces sens sont usiiés. On trouvera des exemples du premier, Lev. xix, 10; du second, Jug. χιχ, 25; du troisième, Ps. cxim, 4.

by (alal), autre verbe d'une signification bien différente du précédent. 1° Enfoncer, insérer, introduire, faire entrer, Job xvi, 45. — 2° Attacher, joindre, d'où y (ol), un joug; Comme le latin jugum vient de jungere, el le grec ξυγόν de ζεύγνυμι.

ἘΞῸΝ (alam), oc ‘culter, cacher, envelopper, Ler. v, 2; Job xx\In, 21.

ΠΞῸΝ (alam et alem), inusité; en arabe, être en âge de puberté; éprouver ces désirs naissants, ces impressions secrètes qui avertissent l'enfant qu’il est homme et la jeune fille qu’elle est formée. Les anciens lexicozraphes ne connaissaient ou n’admetfaient point cette racine ; ils rapporlaïent tous les dérivés au verbe précédent, et éiaient obligés par cela même de recourir à des usages qui, pour être certains, n’en expliquaient pas moins avec peine la siguification de ces dérivés. C’est donc un service rendu aux lettres hébraïques que l'introduction de celle nouvelle racine ; nous l’admettons d'autant plus, qu'en expliquant mieux les dérivés elle n'empêche point qu’on ne leur conserve le sens que la tradition leur ἃ toujours donné.

y (alam), chald., comme l’hébreu 6 (olam), auquel nous renvoyons. Tous deux du reste appartiennent à la racine by (alam), être caché.

y (elem), un jeune homme dans l’âge de puberté, 1 Sam. xvu, 56.

n00y (almah), une jeune fille, bonne à marier, par conséquent une vierge, dans le sens rigoureux de ee mot. ΠΩΣ, Se trouve dans plusieurs passages,

mais il n’en est pas de plus remarquable et qui ait excilé, parmi les anciens et les modernes, autant de controyerses que le passage à jamais célèbre où Isaie (vu,14) prédit l’enfantement miraculeux d'une vierge et la naissance d'Emmanuel. Les juifs, quelques hérétiques obscurs et tous [65 rationalistés, soutiennent et cherchent à démontrer par l'étalage d’une érudition vaine, pour ne pas dire coupable, qu'il n’est ici nullement question ni du Méssie ni de sa mére Vierge, et que la croyance antique n’est qu’une longue erreur qui doit s’évanouir devant le flambeau de la science et de l'exégèse moderne. Mais inutiles efforts ! Quand il serait impossible de faire voir qu’en ce passage le mot may doit s’entendré d’une vierge véritable, cette intérprétation ἡ n’en serait pas moins certaine. N'avons-nous pas pour lattester, pour la confirmer, cette masse imposante et toujours vivante de Ja tradition ? Comment sé transmet uné langue ? Est-ce par les travaux des $ivants et les recherches des érudits? C’est par la tradition de ceux | qui la parlent à leurs enfants, et de ceux-ci à ceux qui viennent ensuitel, et quand la langue ést morte, quand elle est passée avec les peuples, avec les siècles, elle vit encore dans la tradition écrite; et il serait impossible d’en entendre un seul mot si cette tradition ne nous en avait avéc Iui conservé le vrai sens. Les savants ne servent qu’à renouer ensemble les différents anneaux de cêtte longue chaîne souvent épars, souvent cachés, vieillis; mais ἢ leur est aussi défendu d'en créer un seul, qu'il leur est défendu da faire un seul grain de sable. Or, je le répète, toute 18 tradition est pour nous. Depuis Isaïe jusqu’au Christ, depuis le Christ jusqu’à nous, toujours on ἃ eru à celle virginité cachée Sous cet ay ; et la tradition, en nous conservant ce mot, forme pour Pinterprétation catholique un concert unanime que les téméraires seuls osent affronter. Mais est-il impossible d'établir, par les rêgles ordinaires de lexézèse, qu'ici le prophète parle de la naissance du Christ, de cette Vierge que tous les Pères s'accordent à nommer te cristal pur traversé par un rayon céleste, pour exprimer gracieusement son enfantement immae@ulé? Nous ne le croyons pas.

Nous ferons d’abord observer que, soit qu'à l’exemple dés anciens on fasse dériver my de by, cacher , soit qu'on le fire comme ci-dessus de πϑὸν, être en âge de puberté, on est également forcé de lentendre d’ane vierge, dans le sens rigoureux de 66 mot. En effet le fera-t-on venir de by, cacher? mais alors l’expression signifie proprement femme, fille cachée ; r on sait que dans tout l'Orient les filles demeuraient enfermées dans lappartement de leurs mères jusqu’à ce qu’elles fussent mariées, c'està-dire qu’elles y restaient vierges, loin des regards impudiques des hommes. Ce fait est attesté par tous les voyageurs, et vingt passages de l’Eeriture! ne nous permettent point d'en douter. Amram, fils de David, devient amoureux de sa sœur Thamar; soudain il tombe dans une langueur mortelle : et pourquoi?

935 by

Parce que c'est une my, parce qu’il est impossible de l'approcher ! Veut-on déduire cemot de my, étre en âge de puberté; mais alors on ne peut lui donner pour signiicatton” immédiate que celle de fille en âge de puberté , de fille bonne à à marier! qr ce sens ne Suppose-L-il pas la vi irginité? s’exprime-t-on régulièrement ainsi d’une femme qui l'aurait perdue ? Je dis régulièrement, car je sais que dans certains cas le mot vierge 8 Ἀρρίϊαυὸ improprement à de jeunes femmes mariées ; c'est ainsi que Virgile a dit de Pasiphaé, mère de trois enfants :

Virgo infelix, quæ te dementia cepit!

Et ailleurs en parlant d'Eurydice, épouse d'Orphée :

Immanem ante pedes hydram moritura puella Seryantem ripas alta non vidit in herba.

Mais alors le sens de la phrase, le contexte, la physionomie générale du discours, le but que l’auteur se propose, etc., tout enfin avertit de Ja signification détournée, et ne laisse point de lieu à la méprise. Que si ces avertissements n'existent pas, si rien n'indique linpropriété passagère des mots, il n’est pas permis de la supposer, et on doit l'entendre dans la significatien rigoureuse et primitive. Or, dans la prophétie qui nous occupe, non-seulement rien n'indique qw'il faille enteudre m20y dans le sens de jeune femme, mais encore tout s’y oppose visiblement. En effet, si l’on consulie d’abord le texte, puis la suite du discours, ensuite l’idée et lintention de l'auteur, les circonstances où il a parlé, on n'aura pas de peine à admettre ce que nous avançons. ny signifie régulièrement vierge, et Se trouve joint ici aux verbes concevoir el enfanter; mais s'ensuit-il nécessairement que cette vierge ne puisse par un miracle devenir mère, sans cesser d’être vierge? La circonstance du temps nous dispose à le penser ainsi : Isaïe dit à Achaz qu’il va lui annoncer un prodige, et aussitôt il lui dit que la vierge concevra et enfantera ; ox quel prodige que celui d’une femme enfantant par les voies ordinaires? Achaz m'aurait-il pas eu raison de se moquer du prophète pour une prédiction pareille! mais Achaz comprit la pensée de Jhomme de Dieu; une vierge concevant et enfantant était en effet un prodige, et le plus grand des prodiges. Remarquons en passant qu’isaie ne dit pas une vierge, mais la vierge, quoiqu'il n’en soit pas question auparavant. C’est qu'il voulait faire voir que cette vierge, par sa nature privilégiée, par son excellence presque divine, était comme un être unique de son espèce, et dans ce cas les Hébreux mettent l’article comme nous le mettons nous-mêmes quand nous disons : le soleil, le ciel, le prophète, le poëte, l'orateur. La suite du discours nous détermine encore à prendre ΠΝ dans le sens d’une vierge : car ilest parlé du fils de cette vierge comme d’un enfant merveilleux. AL sera appelé, dit le prophète, admirable, conseiller, Dieu, père du siècle futur, prince de la paix ; or tous ces titres ne peuvent S’appliquer réellement qu'au Messie, et supposent na-

y 926 turellement dans là mère d'un tel enfant une créature tellement sublime, que Dieu ἃ pu pour elle et pour son fils suspendre les lois ordinaires de l'enfantement. Nous pourrions ajouter bien d’autres considérations, mais elles nous entrafneraient trop loin.

pay (almon), cachée; nom d’une ville de la tribu de Benjamin, Jos. xx, 18.

ΓΟ (almouth), éternité, c'est-à-dire dans 1᾽6ternité, comme l'ont traduit et la Vulgate, ir perpetuym, et les Septante, εἰς τοὺς αἰῶνας, dans le seul passage où ce mot se rencontre, Ps. 1x, 4.

by (οἰ παῖ), habitant d’Elam.

ΝΥΝ (elmaïe), id., Esdr., 1v, 9.

P22y (alemeth), couverture; n. pr. m. 1 Par. vu, 8.

n'y ( (allemeth), le même que pay (almon).

y (alas), se réjouir, Job xx, 18.

ΣΌΝ (alah), comme y (loua), avaler, absorber, :amper.

εἰς (ala), chald., comme l'hébreu 5x, côte, Dan. VII, D.

τοῦ ( (alaph), couvrir envelopper; métaphoriquemen défaillir, s'évanouir, par la même analogie que nous ayons déjà indiquée Ez. xxx1, 15.

vo (alats), jubiler, se réjouir ; voyez ὧν (alaz), C’est peut-être de ce verbe que s'est formé le nom des champs Elysées : Elysii campi, et celui d'Aliza, fontaine de Sicile, que quelques anciens ont représentée comme sensible aux douceurs de la musique: In Halesina regione fons alias quietus et tranquillus cum siletur, si insonent tibiæ, exsultabundus ad cantus elevatur, et quasi miretur dulcedinem vocis, ultra margines intumescit. Solinus.

ῬῸΝ (alak), inusité; en arabe, adhérer, d'où ΠΡῚΝ (aloukah), la sangsue.

y (am), de ΣΌΝ (amam), se rassembler ; ; Propre ment une assemblée, une réunion d'hommes : puis un peuple, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens d’une même contrée, d’une même ville, d’une même tribu ; ou moralement d'une même communion de pensées, d'une même profession, quand même cette réunion serait peu nombreuse, ce qui fait croire que DY ἃ moins pour idée fondamen{ale la multitude des individus que leur communauté.

C2 (im), proprement réunion, conjonction; mais dans ce sens ce mot n’est pas usité. Son rôle ordimaire dans le discours est celui d’un advyerbe, d’une préposition ou d’une conjonction, qui, conformément à la signification première et à l'étymologie, sert à exprimer tous les rapports d'union possibles , ete. Il serait sans doute trop long de les énumerer tous ; nous ne marquerons ici que les principaux : ainsi, 4° rapport d’union : union de société et de pèlerinage: Lot était avec Abraham, Gen. Χμ, 4; union de secours et de défense : Dieu est avec toi, Gen. xx1, 22; union d'opération et de participation : Parler avec quelqu'un, Job xv, 11; union d’adversaréité, s’il est permis de parler ainsi : Combattre avec quelqu'un, Ps. EN, CHE union de destinée : Perdr ez-vous Le juste avec l'impie? Gen. xvis, 25; union de similitude et d'égalité :

Voici celui que j'ai créé avec toi, Job χι,, 15; union de contemporanéité : Ils t'adoreront avec le soleil, c’est-à-dire tant que le soleil brillera, PS. LXXNH, De Ovide ἃ dit de même, Amor, 1, 15, 16:

Cum 5:16 et luna semper Aratus erit.

9° Rapport de proximité : celte proximité peut être extérieure et matérielle, comme étre avec un chêne, un fleuve, c’est-à-dire auprès, Gen. xxv, 11; elle peut être intime: Les traits duTout-Puissant sont avec moi, Job vi, 4. Mais si l’on disait : Le Seigneur est avec moi, la particule mnexprimerait plus simplement un rapport de proximité : if y aurait là une véritable union, union la plus excellente, puisque Dieu nous pénètre, et que c’est en lui, dit l'Afôtre, que nous avous l'être, le mouvement et lu vie. Celle proximilé peut être encore médiante, Cest-à-dire que ce qui est avec se trouve en même temps parmi: Etre avec Les Ephriimites, H Sum. xt, 25. En grec on dit également μεθ᾽ ἐταίρων ; en lalin apud exercitum; et en allemand mit, avec, vient de Miite, milieu. Enfin Dy forme une locution qui se trouve aussi dans notre langue, et qui est remarquable : on dit en hébreu et en français : avec cela, ΠῚ ἘΝ, Neh. v, 18, pour dire malgré cela, nonobstant cela. E! y a également ici une union : avec cela il a egi; cr, comme cela 651 supposé contraire et opposé, on conclut que l’action s’est faite malgré cela.

TZY (amad), proprement se tenir debout ; mais comme on peut se tenir debout pour différentes causes, de là on ἃ donné par extension au verbe plusieurs autres significations secondaires que nous allons expliquer. Ainsi 1° Le serviteur se tient debout derrière son maître, tout prêt à exécuter ses ordres, d’où servir, assister (ad stare, bey stehen), défendre, Deut.r, 58. ---- 29 On se tient debout auprès des personnes ou des choses dont on espère obtenir protection οἱ secours, d’où se confier, ΕΖ. x\xm, 26. — 5° On se tient debout quand on est vivant, comme on se couche et on tombe quand on meurt, d’où persister, durer, vivre: Les cieux périront, dit le roi prophète (Ps. ci1, 27), mais loi lu te tiendras debou:, tu vivras! — 4° Ou se tient debout quand on aemeure dans le repos, d’où être calme , tranquille, être en repos, Gen. x1x, 17; Jon. 1, 15. — 5° Enfin on se tient, on se met debout quand on se lève {aufstehen), d'où se lever, μον, x1x, 16.

ὩΣ (immad),commeY (im), avec, Gen. xx1, 23.

ΣῪ (omed et amod), le lieu οὰ l'on se tient, une station, Dan. vin, 17.

τ ὩΣ (emdah), station, domicile, Mich. 1, 41.

MAY (amah), inusité; unir, joindre, rissembler.

ΤΩΣ (ummah), conjonction, union, communion; mais en ce sens il ne se lit que rarement, Eccl. v, 45. Il est ordina rement préposition, et alors il jouit des nêmes sens que ΣῪ (im), auquel nous renvoyons. — C’est aussi le nom propre d'une ville de la tribu d’Aser, δος, x1x. 30.

ΤῊΣ (anmoud), colonne qui soutient l'édifice, ou qui se tient debout, Ex. xxv1, 32.

ΤῊΣ (ammon), comme 2% 3. (ben ammi), fils de ma parente; n. pr. de l'enfant que Lot eut d'une de ses deux filles, Gen. x1x, 50. C'est de ce fils que descendent les Ammonites, peuple d'Arabie, où l’on voit encore les ruines d’une de fleurs prine'pales villes qui porte le nom primitif d'Ammän.

ΣΝ (amos) ,n. pr. d’un prophète, Amos, berger de Thecua, dans la tribu de Juda, qui lut choisi, comme David, pendant qu'il conduisait leë troupeaux, pour faire entendre les menaces de Dieu sur tous les royaumes veisins d'Israël et de Juda. Quant à l'étymologie de ce nom, les Hébreux le trent de Ὁ, porter, el le traduisent par bêgue, qui a la langue lourde, enbarrassée. autres le tirent de l'ésyptien; il y eut en effet en Egypte bien des noms de ce genre, Amasis, Amosis, elc.; il siguifierait fils de la lune.

pPY2y (amok), profond; n. p. m., Neh. vu, 7.

ir (ammiel), du peuple de Dieu; n. pr. m., Nomb. χη, 12.

192% (ammihoud), de la tribu de Juda, H Sam ΧΗ, 97

727)2y (ammizabad), de la famille du Libéral, c'est à-dire de Dieu; n. pr. m., 1 Par. xxvu, 6.

92% (ammihhour), de la classe des nobles; ἢ. pr. m., Ἢ Sam. xH1, 27.

272 2% (amminadab), de la cour du prince; n. pr.m., Ex. vi, 25.

p"22 (amik), profond, caché, Dan. πὶ, 22.

2% (amir), sillon, δον. 1x, 22.

ὩΣ (anmischaddaï), de la famille du Tout- Puissant; τι. pr. m., Nomb. 1, 12...

NY (amith), de 52% (amah); union, réunion, socié é, Zach. x, 7.

Sy (amal), travaï!ler, mais d’un traval pénible et fatigant, Eccl. v, 15.

ΕΞ (amal), un travail pénible. Eccl. 1, 3; par métaphore, peine, chagrin, calamilé, πόνος, χόπος, ἰαbor, Gen. χει! 59.

ἘπῈν (anel), qui s'oceupe d'un travail pénible; un ouvrier, Jug. v, 26; au figuré, chagrin, travaillé par la douleur, Job αι, 20.

Ῥ ΩΝ (αητα ε[1), les Amalécite:, peuple très-ancien qui habitait au sud de la Palestine, entre l'idumée et l'Egypte. Du reste cette jostion ne fut pas toujours la même; peuple esseuti-ilement nomade, il planta si lente sur tous les points du désert, sans cesse en guerre avec le peuple de Dieu qui finit par l'exterminer.

ἘΞῚῺΝ (amam), rassembler, joindre, réunir; par métaphore , obscurcir, enlever, obstruer (le jour). Cette racine onomatopoétique, qui exprime, ce semble, le bruit tumultueux des grandes assemblées, concourt par ses é éments essentiels Ey, ©, à la formation de tous les verbes, de tous les mois qui signifient amas, multitude, plénitude, amplitude, achèvement, masse, ensemble, embonpoint, similitude, réunion, union, force, compucité, puissance, répression, en un mot une pluralité physique ou morale quelconque considérée sait en elle-même, soit dans sa

cause, soit dans ses effets. Il faudrait rapporter presque toutes les racines de la langue hébraïque pour établir un fait d'abord incontestable pour elle. Considérezeneffet et pour exemple 223,02, SUN. ὩΣ, Zn, la terminaison plurieile D, ©, et gé éralement tous les mots hébreux où se trouve l'élément primitif MY, 12, on verra que Lous sans exCep ion présentent quelqu'un des sens que nous avons dits plus haut. Mais cette vérité de linguisiiqueue se borue pas à la langue sainte : grec ἅμα, ὁμὸς, ὁμοῦ, ὕμιλος, Epados, e semble, simul ; yauiw, Se marier; ἀμύνω, secourir; γέμειν. être ple n,etc.,etc.;lat.simul, simtlis, communis,ambo,amplus,summa,etc.; celte, aml, abondant; amal, en grand nombre; basq. molea, multitude, etc.; goth. 'sama, saman; augl.-s1x. samo, avec; dan, sam; amus, somme, moult, mullus, maint, mullitude, οἷα... ete.

ἘΠΣῈΣ (immanouel), Dieu avec nous; c’esi le nom dom ὁ au fils de celle vierge auguste qui, selon le proyhèe, concevra et enfaniera, sans cesser d’être vierge. Ce nom ne peut évidemment s'appliquer qu'à Jésus-Christ; c’est ainsi que l’ont entendu tous les Pêre:; c'est ainsi que l’a compris l’évangeliste saint Jean lui-niême, qui, après avoir chanté la divinité et la génération é'ernelle du Verbe, ajoute, et Verbum caro factum est, et habiaritin nobis. Le Verbe fait chair est donc le Dieu qui habite avec nous; c’est done le véritab'e Emmanuel, Is. vu, 14.

C0 (amas), soulever, porter, Zach. x11, 5. — En kiph 1, imposer un fardeau, 1 Rois x11, 11.

ΠΩΣ (amasiuh), que Jéhova porte; n. pr. m., fl Par. xvn, 16.

ΡΣ (amak), être profond, et par métaphore, être inexploré. Ps LxxxU, 6.

Fey (amck), profond ; des hommes à bouche profonde sont des barbares qui parlent un langage inconnu et inerploré, 15. xxx1in, 49.

ΤῊΣ (amvk), profond, abime qu'on ne peut sonder, Job x1, 8 ἡ με

ΡΞ" (emck), une vallée, parce qu'elle est profonde, Nomb. x1v, 25; Jos. vi, 43. Ce mot sert à la for- Malion de plusieurs noins propres [65 que:

TON ΡΣ (emck haelah), vailée des térébinthes, dans le voi inage de Bethléhem, E Sam. xvu, 2.

72232 p22 (emek L'gibon), près de Gihéon, Is. ANVAT, 21.

N227 ΤῈ (emek abbacha). Voyez K32 (bacha).

π: 3 ΡῈ (emek b’rachah), vallée de bénédiction, près d'Engaddi, Il Par. xx, 26.

CDD ΠῺΣ (emek 'hoschaphat), la vallée de Josaphat, près de Jérusalem, non loin de la montagne des Olives, ei où coule le torrent de Cédron.

τ 227 ΠῺΣ (emek hammelech), vallée du roi, non loin de la wer Merte, Gen. x1v, 17.

END" Po ( πε κ rphoïm), vallée des Raphaîïtes, nou ἴηι du pavs des Philistins, Jos. xv, 8.

END ρὲ» (emck sçiduim). Voyez ET.

V'SP P2Y (emek Kisits), ville de la tribu de Benjaimio, Jos. xvui, 21, Ε

Zy (amar), faire irruption, comme un nuage qui crève tout à coup et dont l'eau tombe avec violence. On voit que dans celle signification il y ἃ encore l'idée d’amoncellement, de rassemblement, dont nous avons parlé à la racine ΣΦ (amam). De [à, 4° combler, entasser, Ps. cxxix, 7. — 2° Accibier, Deut. xx1, 44. — 5° Enfin engloutir.

y (omer), gerbe, Lev. xx, 40.— Par métonymie, la mesure qui servait à mesurer Îles grains.

ny lamorah), immersion ; n. pr. d’une des quatre villes qui avec Sodome furent consumérs par le feu du ciel, Gen. x, 19; Septante : Toucppu.

9Ly (omri).

2:27 (anab), rouler, agglomérer, et intransitivement être rond, arrondi, οἷο.

22% (enab), grain de raisin, et en général grain ou pepin de tout fruit à grappe; ainsi appelé à cause de sa forme ronde, Gen. χι,, 11. — De là te nom d’Auapus, rivière de Sicile dans un pays de vignobles.

22ÿ (anab), lieu fertile en vignobles; n. pr. d'una ville située sur le penchant d’une colline dans là tribu de Juda, J5s. x1, 21.

22ÿ (anas, vivre moliement et délicatement, se délecter, se réjouir, el, en mauvaise part, se moquer, Es. Lvu, 4.

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