XX VU, D
322 (oneq), délices, vie molle et délicate.
ΤΩΣ (anah), proprement chanter. En ce sens cette racine ἃ pu former le latin cano, L'ancien allem. han, chanter; d'où {ahn, un coq. De l'idée de chanter, on e:t venu d'autant plus naturellement à celle de parler haut, que les anciennes langues étaient tellement modulées, qu'on peut aussi bien dire qu'elles étaient chantées que parlées. Le latin cano ἃ également celle seconde significations on dit très-bien actor canit pour dire qu’ 1 parle ou déciame ; et peutètre doit-on entendre ainsi cet exorde en quelque sorte obligé de tous les auciens peêmies : Je chante ce héros, etc. Car on me persuadera difficilement qu'Homère et les sncien. poëies aient jamais chanté leurs poëmes. Je sais qu’on Pa avancé et qu’on l’a répéié même à satiété. On les ἃ compirés à nos trouvères ou troubadours allant de castel en cast, chantant leurs vers, et re’evant en échange hospitahté et présents; mais quelle différence entre les peiies pièces lésères , les ballades , les lais d'amour de ces poétiques chansonniers, et les épopées sublimes, à 1hythmes réguliers, d'Homère et des autres? Qu'un essaye de chanter l’iliade, et, quel que soit le chant qu'on adoptera , on verra combien l'ouvrage perdra de sa beauté. Homère et tous ceux qui l'ont imité n'ont fait que chanter leurs vers, c’est-à-dire les réciter sur
un 1on plus élevé, les déclamer : la déclamation est le chant de la convers:tion.