XXXIV
072 (paras), briser. La locution 1270 D-2 (paras lahhmo), proprement briser son pain, signifie en faire l'aumôune, le distribuer aux pauvres, [5. Lvin, 7. Mais dans le Nouveau Testament, et plus tard dans le langage de l'Eglise, rompre, briser le pain signifie célébrer le saint sacrifice de la messe, communier.
D=2 (p’ras ), chald., diviser, Dan. v, 25.
D" (peres), 1° ongle, griffe, serre, qui déchire. — 20 Cette espèce d’aigle marine que les naturalistes appellent ossifraga ( Plin. Hist. nat. x, 3, etc).
D72 (paras), la Perse. Ce nom se retrouve dans les inscriptions cunéiformes sous la forme pâraga, parege, et dans les hiéroglyphes d'Egypte sous celle de prs, prso. L'origine en est assez incertaine : les uns le font venir du zend. pars, pur, brillant, maguifique; les autres, de 2 (parasch}), cheval, parce que la Perse fournit d'excellents chevaux : que le lecteur choisisse.
"22 (parsah),la corne, Ex. x, 26.
*D"2 ( parsi), persan, Neh. x11, 22.
Ye (para), proprement briser; de là, 1" délier, c’ést à-dire briser les liens, absoudre, ΕΖ, x x1v, 14, renvoyer, détivrer, suite de lahsolution, donner la bride, laisser aller, Ex. xxx, 25; se soustraire, rejeter loin de soi, mépriser , Prov. 1, 25. —2° Dépouiller, mettre à nu, comme on ferait en coupant les attaches d'un vêtement, tondre, Lev. x, 6. — 3° Commencer, c'est à-dire ouvrir en coupant (ouvrir un cours), marcher au commencement, en (ὁ: 6, com mander, Jug. v, 2. — Dans is sens de dépouiller, Y-9 a donné probablement naissance à φοράω, voler ; gp, fur, voleur : dans le sens de délier, faire cesser (solvere), il a produit feriari, fêter ; feria, jour de fête où cesse Lloute œuvre servile.
y72 (pera), 1° chevelure que l’on coupe, Nomb. vi, ὃ. —2° Chef qui marche à la tête, Deut. xxx11, 42.
129 (paroh), Pharaon, nom commun à tous les
rois d'Egypte. La plupart des interprètes et des commentaleurs ont observé depuis longtemps que ce mot en langue égyptienne signifie roi, le roi par excellence. Cependant une nouvelle opinion a été émise dans ces temps modernes sur l’interprétation de ce mot remarquable. Rosellini et Lepsius ont avancé que ñy2 répond au copte φερη, Soleil, dénomination qu'on rencontre en caractères hiéroglyphiques dans toutes les inscriptions tumulaires des rois d'Egypte. Cette opinion ἃ d'autant plus de probabilité, qu’encore aujourd'hui chez plusieurs nations de l'Orient on donne au roi le titre de soleil, grand soleil, etc.
ΦΧ (parasch), inusité; sauter, sautiller.
Wy2 (parosch}), 1° puce, I Sam. xx1v, 15. —n. pr. m., Esdr. 11, 3.
ΤΙΝῚ ( pirathon) , ville principale; ἢ. pr. d’une ville de la tribu d'Ephraïm, Jug. χα, 45.
972 (parpar), rapide, impétueux; ἢ. pr. d'un fleuve qui prend sa source près de Damas dans le Liban, Il Rois v, 10.
Y2 (parats). 1° Briser, rompre : cette racine semble êire la dernière expression phozsique de laction qu'elle siguifie, ete. Toutes ses radicales sont imitatives, et les syllabes V2, Y", Ὑ 3, expriment également à l'oreille ce qu’elles représentent à l'esprit, Gen. xxxvur, 29.— 2° Tailler en pièces, mettre en déroute, disperser, I Sam. v, 20; intransitivement se disperser, se répandre, el par conséquent s’augmeuler en nombre : Qu'ils s'unissent (coeant), dit le Prophète, 1ls n'en seront pas augmentés, Os. 1v, 40. — 3° Faire irruption, se précipiter sur, faire wiolence, soit en bonne part, c'est-à-dire faire instance, presser, L Sam. xxvi, 20, soit en mauvaise part, Os. 1v,2. De Dn2 vient πέρθω, ravager, σφύρα, marteau, σπαράσσω, déchirer, φάρσος, morceau de pain, fores, portes brisées, etc.
V2 (perets). 1° Rupture, fente, crevasse, 1 Rois 1, 27.— 2° Au figuré, défaite, déroute, dispersion, Jug. xxt, 45. — 3° Irruption, invasion, Job xvi, 44. — 4° n. pr. m., Gen. xxxvut, 29.
ΡΞ (parak). 1" Rompre, briser : cette racine est encore onomatopoétique; c’est une de celles qui ont été le plus répandues dans les autres langues : sanscer. prah, gr. ῥήγνυμι (en rejetant le 3 initial), βράχω, craquer, βρύχω, grincer les dents, frémir, πράσσω, πράγσω (£w), rompre, couper, puis exclusivement faire, opérer, φράσσω, φράγ- σω, fortifier, couper les passages, elc.; lat. frango, dont le primitif est frag, fregi, Parcæ, les Parques, parce que perrumpunt omnia fata, dans lidée des païens; goth. prikan, prichan ; allem.brechen, brocken; angl. to beak; franç. brèche, frange, frayeur qui brise, etc., etc. — 2° Arracher, délivrer, Ps. cxxxvi, 24. Le chaidéen n’a ordinairement que ce dernier sens, Dan, 1v, 24.
p”2 (parak), bouillon, ainsi appelé des petits morceaux de pain qu'on y fait tremper, Is. axv, 4.
p”2 (perek). 4° Viclence, pillage, Nah. ur, 1. — 2° Chemin fourchu qui se coupe en deux autres, Obad. 14.
ἜΘ (parar). 1° Briser, rompre, fenère, traverser, Gen. xvu, 14. C’est certainement de cette racine que dérive la particule per, par, à travers. —2° Rendre inutile, EL Sam. xv, 34.— 3° Réduire au néant, Job xv, 4.
72 (parar), inusité; en arsbe, porter, comme ΓΞ; el intransitivement, se porter, se hâter, courir.
2 (parasç). 1° Briser, diviser, séparer, Mich. in, 5.—2° Développer, étendre, Nomb. 1v, 6; Deut. xx, 47. — 5° Disperser, mettre en fuite, tailler en pièces, Ps. Lxvin, 15.
2 (parasch), séparer en brisant, diviser; et au figuré, distinguer, définir, parler clairement, ouvrir, écarter, Lev. xxiv, 12. De là vient φράζω, dire; φράσις, phrase; prosa, prose.
2 (p'rasch), chald., distinctement, Esdr. 1v, 48.
WW (parasch). 1° Cavalier, de W2, écarter, ouvrir les jambes, Jer. 1v, 29. — 2° Cheval, en ce sens ce mot ne se rencontre qu’au pluriel, Ex. xxvn, 14.
2 (peresch). 1° Excréments que l’on rejette au loin, Ex. xxix, 44.—20 ῃ, pr. m., 1 Par. vit, 16.
nw2 (paraschah), exposition distincte, faite avec soin, Esth. 1v, 7.
ja (parschegen), exemplaire, original, Esdr.
vu, 11,
T2 (parsched), pieds.
To? (parsch'don), Ventre-jambe; ce mot ne se trouve qu’une seule fois dans Jug. 111, 22, et tous les interprètes n’admeltent pas également la signification que nous avons adoptée. Il s’agit du g'aive qu'Eliud enfonce dans le ventre d’Eglon, et dont il est dit qu'il ressortit 5217227 (happarsch'donah). Nous avons traduit avec Gesenius, por l'entre-jambe ; d'autres disent par l'anus, supposant le mot qui nous occupe composé de deux autres, WE (peresch), excrément, el 7 (sch'dah), rejeter, Ewald met simplement dans l’espace, S'appuyant sur la comparaison de ce mot avec l'arabe. Mais nous avons cru devoir nous en Lenir au sens marqué plus haut, comme nous paraissant le plus probable.
F2 (parschez), étendre, développer, Job xxv1,9.
ND (parschandatha), ἢ. pr. m., Esth. 1x, 7; il signifie en persan, soil donné par le père, Théodore; soit obtenu à force de prières.
ΤῊ (parath), inusité; en syriaque, rompre, briser, signification qui ressort du reste de la présence de la syllibe -5.—Cependant en arabe il signifie être doux.
ΤΥ (p'raih), l'Euphrate, fleuve immense qui prend sa source dans les monts d'Arménie, et va se jeter dans le golfe Persique, Gen. n, 44. L'étymologie de ce nom est assez douteuse. L'Euphrate est-il ainsi nommé à cause de la douceur de ses eaux, ou bien à cause de son impétuosiié? c'est ce que rien n’établit d’une manière certaine. Il serait peut-être plus probable que ce mot fàt d’origine persane ; il signifierait dans celte langue, large, étendu, immense, dénomination qui conviendrait parfaitement à ce fleuve, un des plus grands fleuves du monde connu des anciens.
inusité; étendre, écarter les
ΓΞ (porath), de 52; arbre à fruits, Gen, xuix, 22.
ŒYOn-D (parlmim), les primats d'une ville ie les Perses, Esth. 1, 3; et chez les Juifs, Dan.
Ce mot est éiranger: pehlvi. pardom; zend. ἐπ themo; sanser. prathama, premier, d'uù s’est fornié πρῶτος el primus.
ND (pasçah), se répandre, se propager, gigner, en parlant de la lèpre, Lev. x, 7.
YA (pasça), écarter les jambes pour marcher, Is. xxvur, 4.
YUD (pesça), pas, gressus, 1 Sam. xx, 3.
FŸ2 (pasçak), écarter les jambes, ouvrir les lèvres, Prov. ΧΠῚ, 5.
V2 (pasch), pour Y®2 (pescha) ; crime, néché, Job xxxv, ἴδ, seul endroit où ce mot se rencoutre.
122 (paschah), briser, déchirer en morceaux, l1cérer, Lam. 111, 41.
TRE (paschhhour), seul en tout lieu; n. pr. m., Jens
CD (paschat). 1° Etendre, développer, déplier ; puis intransitivement, se répandre, faire des excursions, envahir, Job 1, 17.—2° Se déshabiller, Lev. VI, 4.
22 (pascha), proprement rompre; puis au figuré, déserter, se révolier, c'est-à-dire rompre le pacte, l'alliance qu’on ἃ faite avec quelqu'un, Il Rois 1, 1.
YUD (pescha), déleciion, rébellion, délit, Prov. xxvui, 2; Gen. xxx1,36 ; et par métonymie, le sacrifice offert pour le délit, Mich. vi, 7.
ΓΞ {p'schar), chald., expliquer, interpréter, Dan. v, 16.
22 (p'schar), explication, interprétation des songes, Dan. 1, 4.
RD (pescher), id.
CU (paschasch), inusité; en arabe, détendre, diviser en éliraut, plucher, carder le coton.
2 (pescheth), du lin, et par mélonymie, tout ce qui est fait avec, les habits, les couvertures, etc., Lev, xu1, 48.
ΤΙ pischtah), id., Ex. 1x, 51.
ΓΞ (path), de NnD, briser, couper ; τ. 0.
ΓΞ (poth), de rA3 (pout); l’entre-jambe, et par euphémisme, les parties naturelles de la femme, Is. ns ET:
CYNND (p'thaim), Voyez 2 (p'thi).
EXT2 (pithom), tout à coup, subito, Nomb. xn, 4.
3292 (pathbag), proprement un manger de mañre, de :2, mets, et d’un mot arabe qui signifie idole, maitre. De là des mets délicats, tels qu’on en sert 5011 à la table du maitre, soit aux sacrifices des faux dieux, Dan. 1, 5.
Œan2 (pithgam), chald., 4e mot, parole, discours, Esdr. v,11. — 20 Editroyal, Esth.1, 20, d’où peut-être φθέγγομαι, parler ; φθέγμα, ἀπόφθεγμα, apophthegme.
ἘΣ ῺΞ (p'éhig 1). Les interprètes ne sont pas d’accord sur le sens de ce mot : les Septante traduisent χιτών μεσοπόρφυρος, Une lunique dont le fond est couleur de pourpre; la Vulgate, fascia pectoralis;
morceau, Lev.
Kiwchi, un vêtement ample et précieux, ete. ΠῚ est probable que ce mot se compose de ΤΠ et de Es, habit de fête, signification à laquelle nous nous arré- Lous.
nr (pathah), 4° ouvrir, étendre; d'où le sanserit pad, grec πετάω, πετάννυμι; lat. pateo, pando. I 58 dit de l’homme qui ouvre constamment ses lèvres pour parler, Prov. xx, 19. — 2° futransitivement, s'ouvrir, en parlant de l'esprit et du cœur qui s'ouvrent, c’est-à-dire qui s'éclairent, qui se forment, sens que présente aussi le verbe français (son esprit s'ouvre), Deut. x1, 10. — De là vient l'ilal. putana, femme séduite; ἀπατάω, Séduire, πείθω, persuader.
Exno (p'houel), n. pr. m., Joel 1, 1.
ΤΠ (pittouahh), gravure, e.selure, sculpture, et au concret un ouvrage gravé, ciselé, etce., dans lequel on ἃ fait des jours, des ouvertures, 1 Rois vi, 29:
972 (p’thor), ἢ. pr. d'un lieu situé en Mésopotamie, Deut. xx11, ὃ.
n'n2 (p’thoth), morceau, Ez. xur, 19.
nn9 (pathahh), pousser la porte, ainsi- que l’exprime à l'oreille la réunion des trois radicales. De là, 4° ouvrir, Jug. 11, 25. — 2° Délivrer, délier, Ps. x11Xx, ©. Le chaldéen ἃ le même sens.
rn2 (pethahh), porte, I Rois x1v, 27.
nn (pethahh), déclaration ouverte, patente, c'est-àdire claire, lucide, Ps. cxix, 150.
ἹΠΠΞ (pittahhon), ouveriure, Ez. xvi, 63.
nn» (pthahhiah), que Dieu délivre; n. pr. m., 1 Par. xxiv, 16.
ὙΠΞ (p’thi), chald., développement en largeur, large, étendu, immense, Nomb. xx1v, 17.
‘2 (p’thi), sottise, celle-là surtout qui naît de l'inexpérience, du manque de conseil, de la témérité et de la présomption; c’est la sottise de la jeunesse qui s'ouvre si facilement à toutes les impressions du dehors, à tous les attraits menteurs du vice, Ps. xix, 95 Prov. xx11, 3.
ΤῊ (p'ihaïouth), id., Prov. x1, 13.
nn (p'thihhah), une é, ét tirée hors du fourreau, Ps. ἐν, 22.
Lors (pathil). fil, corde, tresse, Ex. xxvnr, 28.
mr (pathal}, tordre', contourner, nouer; au figuré, ourdir des ruses, tenére des piéges, Prov. VI, ὃ.
Snbns (p'thaltol), pervers, Deut. xxxn, 5.
En (pithom), ville de la terre de: Gessem, que les Israélites fortifiècent par l’ordre de Pharaon, Ex. 1, 14. Son nom en égyptien signifie un lieu resserré, enclavé entre des montagnes. — Queiques savants ont cru, mais à tort, que Pithom était la même vil!'e qu'Héroopolis. Saadias ἃ été plus loin; il croit que c'était Fijum, qui cependant est très-éloignée de la terre de Gessem, dans laquelle il est incontestable que Pithom étaïi située.
Jn2 (pathan), inusité; tordre; de là, être fort, solide, comme le sont plusieurs brins tordus ensemble.
"2 (pethen), l’aspic, 15. x1, 8. Ce mot aurait-il formé celui de Pithon ἢ
Yn2 (pa'a), inusité ; comme l’hébreu ΤΙ (pathahh), ouvrir. :
yna (petha), ouverture des yeux; de là le temps que mesure l'œil en s'ouvrant, un clin d'œil, un moment, Augenblick. Dans un sens adverbial, sur Le moment, à l'instant, tout à coup, Prov. vi, 45.
=n2 (pathar), proprement ouvrir; d’où interpréter, erpliquer, Gen. x1, 8. De ce verbe s’est formé Pateræ, prêtres d’Apollon chez les Gaulois ; prætor, préteur chargé de rendre la justice.
Nn2 (pithron), interprétation d’un songe, Gen. xL, 42.
ovn2 (pathros), l'Egypte supérieure, la Thébaïde, Is. x1, 11. Ce nom est étranger; en égyptien, r-erpns signifie un lieu exposé au midi.
Un (pathschegen), exemplaire, apographe.
Voyez F7 (parschegen).
nn2 (pathath), briser, réduire en morceaux, amoindrir, Lev. 11, 0.
; TSADÉ.
Y(tsadé), dix-huitième lettre de l'alphabet, valant quatre-vingt-dix dans l’ordre numérique. On n’est pas d'accord sur ia signification du nom de cette lettre. Les anciens le traduisent hameçon, crochet ; Hitzig, nez, se fondant sur ce que, à partir de l’ain, le nom des lettres exprime quelque trait du visage ; Ewald eufin l'interprète chouette; mais tous ces sentiments ne sa; puieut ni sur lé ymologie, ni sur [a forme de ce caractère conservé dans les plus anciens alphabets. L'opinion la plus probable est celle de Gescnius, qui pense que tsadé signifie une faux de moissonneur ; en effet ce mot en éthiopien ἃ ce sens, el sa figure en repré-Cnte gross è emenL Îles traits. — La transcription du fsadé n'est pas non plus universelle ; les uns prononcest 2, les autres 15, ds,
. quelques-uns x, el ps; nous admettrons ceile de (8
comme étant au moins la plus généralement admise. — Quant à ses affinités comme lettre, fsadé jouit naturellement des propriétés respectives des lettres qui le composent. Or, quoique nous Payons transcrit ts avec la plupart des auteurs, cependant nous äevons avouer que dans la bouche des Orientaux cette lettre a quelque chose de guttural, comme tsch. Trois lettres , ou trois classes de lettres concoureut donc à la prononciation du tsadé; de là la facilité avec laquelle il se pré-ente soit avec les dentales 0, 7; soit avec les sifflintes douces 7, D, ὦ; soit enfin avec les gutiurales y, ἃ οἱ 2. Avec les dentales : NI (!ebe) et NAX (tsebe), corbeille; avec les sifflantes : γν (alats), ΤΣ (alaz) et ΟἿΣ (alas), tres-
969 e saillir d'allégresse ; avec les gutturales : ΓΝ (tsanar) et “22 (canar), vibrer.
ον (1saal), inusité ; en arabe, être mince, grêle, fragile.
ENY (tseelim). Ce mot, qui ne se lit qu’une seule fois dans Job, xL, 24, où il n’est question que des lieux de retraite de l'hippopotame , paraît être le nom d’un arbre; mais quel est cet arbre? c’est ce qu'il n’est pas facile de deviner. Selon les conjectures de Gesenius , il paraîtrait que c’est le lotus sauvage (rhamnus lotus), arbre de la grandeur du poirier, que l’on trouve en Egypte en Syrie et dans toute l'Afrique , et qui produit deux fois par an des fruits assez semblables à des prunes. Ce pourrait être encore une autre espèce de lotus (nymphæa lotus), qui ne croit que dans les marais de l'Egypte, et dont la fleur est d’un blanc rosacé. Ce dernier sentiment ἃ d'autant plus de vraisemblance, que dans les monuments égyptiens, l'hippopotame est toujours représenté dans les marais et caché au milieu d’une forêt de lotus aquatiques.
NY (tsaan), inusité; selon Gesenius, émigrer; vivre à la manière des nomades.
NS (1son), les troupeaux, qui font la richesse des peuples nomades, c’est-à-dire, les brebis et les chèvres, qui les nourissent de leur lait, les habillent de leurs toisons et dont la chair est encore pour eux un aliment aussi sain que substantiel, Gen. xxx, 10, etc.; par métaphore, une troupe, une assemblée d'hommes(un troupeau d'hommes), Ezech. xxxv1, 37.
NY (δα), de KX* (iatsa); proprement, ce qui sort; les excréments, Deut. xx, 14.
2NY (tsaanan), riche en troupeaux; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Mich. 1, 11.
ΕΞ ΝΑ (iseetsaim), de NX (iatsa) ; 1° les rejetons, qui sortent de la terre ; au figuré les hommes qui en ont été tirés, Is. xxxiv, 1. — 2° Les enfants, qui sont les rejetons de leurs parents, Is. Lxv, 23.
2% (tsab), de 22% (tsabab); 15 une litière, dans laquelle on voyage commodément, Nah. 1, 8. — 20 Une espècedugenre lézard, ainsi nommée à cause de sa démarche si légère, qu’elle ne laisse point de trace de son passage, Lév. ἢ, 29.
N2Y (fsaba), s’avancer , marcher en avant; il se dit surtout des soldats qui s’avancent contre l’ennemi, Nomb. xxx1, 7. De là, par extension, il se prend pour exprimer l’ardeur des soldats de Dieu, c'est-à-dire, des prêtres et des lévites se portant avec joie au service divin, Nomb. 1v, 23; et en ce dernier sens il ἃ donné naissance au grec σέδω, honorer , servir Dieu ; σέδας, culie; Σέθαστος, auguste, ele.
NY ({saba), 1° milice, service militaire; guerre où ce service est ἴθ plus en activité, Nomb. xxx, 56. Au figuré, il s'entend d’une vie pénible , laborieuse, misérable, sujette à desépreuves continuelles. « N'est-ce pas un combat que la vie de l’homme sur la terre? » dit le saint homme Job, Job vn, 1. — 2° Armée; el en ce sens ce mot s'applique, 4° à l'armée du ciel : or par cette armée il faut entendre
yay 970 soit les anges (a troupe angélique) , dont Dieu est le chef et le roi, Ps. eur, 21; soit les astres eux-mêmes, Job xxxviir , 7. Cette dernière acception pourrait venir d’une croyance ancienne, universelle et peutêtre fondée sur une révélation primitive, savoir, que tous les êtres dans l'univers , et principalement les mondes que Dieu a semés dans l’espace, ont chacun leur ange gardien, un membre de la milice céleste, qui les protége, qui leur donne la yie et le mouvement. — 3) Aux armées de la terre, dont Dieu est appelé le Seigneur, Dominus exercituum, quoïqu’on pourrait à la rigueur l'entendre à la fois des armées du ciel et de la terre, Jos. v, 44, 15.
N2Y ((5᾽8α), chald., vouloir, Dan. 1v, 44.
EN2Y (isbaim) et DNN2% (ts'baoth), plur. m.
ef. de NAx (fs’bi).
ŒNN2S ({s’boim), bêtes féroces; ἢ. pr. d'une des villes qui, avec Sodome et Gomorrhe, furent consumées par le feu, Gen. x, 49.
22% ({sabab), 4° avoir une démarche noncha- Jante, s’avancer à petits pas. — 2° Tomber goutte à goutie, Nab. 11, 8.
MES ({sobebah), nonchalante; n. pr. f., I Para, 8.
ña% (isabah), 4° marcher en bataille, faire la guerre, Îs. xxx, 7.—2° Briller, resplendir, parce que l'on compare les rayons lumineux à une armée étincelante. —35° S'avancer, c’est-à-dire être proémisent, se gonfler , Nomb. v, 27. — 4° Enfin, être miséricordieux, s’avancer pour secourir le pauvre.
"ax ({sabeh), gonflé, Nomb. v, 21.
x (s’bou), chald., de N2Y (ts’ba) ; 4° proprement volonté, zèle. — De là, 2° l'objet sur lequel se porte la volonté, affaire, πράγμα, Dan. vi, 18.
ΜΞΝ ({saboua), de YAY (tsaba); hyène, et au pluriel des bêtes féroces, comme nous disons en poésie : des loups dévorants, pour signifier en général des animaux cruels, Jer. xn, 9.
2% ({sabat), prendre, saisir; de là étendre le bras, la main pour saisir, présenter, Ruth 11, 44.
δ (1s’bi), de ΠΝ (tsabah); 4° splendeur, gloire, ornement splendide , Is. xur , 19. — 2° Chèvre sauvage, daim, chevreuil, ainsi appelé peut-être à cause de sa grâce et de son agilité, Deut. χη, 45. C’est dans ce dernier sens qu’il faut entendre cemot dans le passage du H Sam. 1, 19 : Le chevreuil d'Israël, dit le prophète, a élé percé sur tes propres montagnes ; c’està-dire Jonathas, qui se distinguait sans doute par son agilité, cette qualité si estimée chez les anciens, ποδὰς ὠχύς.
ΝῸῚΖΣ (fsibia), chèvre sauvage; vit, 9.
MAY (fsibiah), id.; n. pr. f., I Rois χη, 2.
ΤῊΣ ({s’obiiah), chèvre sauvage, Cant.
YaY (tsaba), inusité; teindre, imbiber, tresper.
ΜΕΝ ((5᾽ δα), chald. ; comme le précédent, teindre, tremper, plonger dans l'eau ; de là laver, arroser, Dan. 1v, 22. -
Yax ({seba), leinture; de là un vêtenént tei v, 60.
1 pr, fl Par.
yay ({saba), inusité; en arabe, ravir, emporter, déchirer. En rapprochant cette racine de NID, NI, on pourrait croire sans Lémérité qu'ayant le même élément essentiel 2% i. 4. 20, elle participe à la même signification : ainsi elle voudrait dire boire, sucer; sens qui rend encore mieux raison du dérivé y12Y (tsaboua), hyène. ὃ
ῸΞ» (tsibon), coloré, teint; n. pr. m., Gen.
m'yax (1s'boim), hyènes; n. pr. d'une vallée de la tribu de Benjamin, Neh. 11, 54.
2x (£sabar), accumuler, entasser, assembler, Ex, var, 10; Gen. ΧΕΙ, 35.
2x (tsibburim), monceaux, amas, Il Rois x, 8.
ΤᾺΝ (tsabath), inusité, rassembler, joindre, accoupler.
ΤΑΝ ({s’bathim), des gerbes, Ruth n, 16.
ἽΣ (tsad), de "73 (!sadad) ; 1° le côté, la face, la partie adverse d'une chose, d’un lieu, Gen. vi, 16 ; Jos. xu, 9. — 2° Les ennemis qui font face , Jug. I, 5.
#7 (15 da), chald., conseil, propos délibéré, Dan. π|, 14.
41% (/sadad), inusité; en arabe, se détourner, aller à Εν rencontre, faire faire, s'opposer.
472 (tsadad et 1s’dud), n. pr, d'une ville au nord de la Palest ne, Nomb. xxxIv, 8.
ΠΝ (1sadah), 1° couper, tondre, moissonrer, — 2 Ravager un pays, une ville, da raser, Is. vu, 20.
πὶ (sadah), 1° tourner les yeux vers une chose, regarder, 1 Sam. ΧΙ, 3. — 2° Au figuré, tourner son esprit, faire attention, chercher, 11 Sam. xx1v, 12. Ce verbe » avec le précédent une jia s00 étroite: tourner les regards vers un objet, c'est le fixer; or daus la notiou de fixer, figere, il y a üuplicitément reufermée celle de écuper, trancher, percer en eoupant. D'ailleurs rien n'est plus commun dans la plupart de. Fingues que les expressions d’yeux qui percent, de regards aui pénètrent, elc.
ΓΝ ('sedah). Voyez 773.
DV (tsadok), juste ; n. pr. m., IT Rois xv, 33.
ΠΣ (!s’diiah), conseil, propos , dessein, Nom». Xxxv, 20,
ENT (f{siddim), n. pr. d'une ville de la tribu de Nephtali, Jos. xix, 35.
PE (tsaddik), juste, soit dans le sens strict le ce mot, pour désigner celui «ui observe rigoureusement les lois de la justice et de l'équité, H S 1m. XXII, 5; Soil, dans un sens plus large, pour indiquer l’homme qui donne l'exemple de toutes les vertus. Les vertus en effet ne sont telles qu'autant qu’e les sont dirigées suivant une ligne droite δὲ invariable ; or le mot juste désigne précisément cette direction, Gen. vi, 9: Ps. v, 13, etc,
PTS (tsadak), proprement et primitivement, être Aroit, sans détours; de là, au figuré, 4° être juste,
avoir ceue droiture de cœur et d'esprit qui empêche
l'homme de quitter les voies de la justice et de léquité. — 2° Avoir une cause juste, et, par suite, pros honcer une juste sentenve, Job χα ται, 12, — 3e Etre pur, sans tache, immacué, ce qui est une consés quence de la veitu de justice, Job xv, 44.
pr (tsedek), 4° rectitude, droture, probité, et généralement loutes les verius comprises dans le mot justice, Is. 1, 21; Ps. xvn, 45. — 2° Bonheur, félieié, salut, récompense de l’homme juste, Is. ΧΕΙ,
ΤΡῚΣ (ts'dakah), même signification que le précédent, don! il est le féminin.
ΓΙῚΣ (1sidkah), chald., libéralité, bienfaisance, Dan. 1v, 24.
PTS (1sidkiïahou), justice de Dieu; Sédécias, fils die Josias, roi de Juda. 1] s'appelait Mathanias: mais Nabuchodonosor, en le mettaut à la place de son neve, l’affaiblit autant qu'il put, pour le mettra hors d‘42t de se révolter, et changea son nom en celui de Sédé:ias, pour le faire souvenie de tout ce qu'il avait à craindre s’il violait le serment de fidélité qu'il avait exigé de lui. Il se révolia, malgré laver tissement du prophète Jérémie, et sentis en effet tout le paids de la justice de Dieu, dont il avait, par ses crimes et ceux de son peuple, poussé à bout la patience. Vaineu et fait prisonnier, il fut chargé de chaines et conduit devant Nabuchodonosor, qui fit évorger ses deux fils sous les yeux mêmes de ce père infortuné. On lui arracha ensuite les yeux et on l'ensevelit vivant dans une prison de Baby one, où il mourut selon la parole du prophète : Addücam eum in Bubylnem, et ipsam non videbit, ibique morieur, Jer. xu, 13. Avec lui fiuit le royaume de Juda. — Pusieurs autres personnes ont encore porté le nom de Sédécias, L Rois xxu, 24; Jer. xxix, 21, etc. :
272 ({sahab), briller, é'inceler, Esdr. vu, 27.
27% ({savb), roux, qui a le: cheveux rouges, Levy. XII, DU.
ΤΙΣ (1sahah), inusité; être exposé au midi; de là, se de-sécher, être aride, altéré, avoir soif,
Sy (tsahal), briller. I se dit en particulier du cri aigu des an ΠῚ ΠΧ qui perce l'oreiile; comme ce qu brile perce la vue; de là, 1° Peun r, Jer. v, 8. — 2° Pous:er des cris de jrie, tressailiir d'allésresse, ce qui peut s'expliquer aussi d’une certaine splene deur, d'un certain brillaut que la joie répand sur le visage, IS. xn, 6; Jer. xxxt, 7.
=> (tsahar), comme le précédent, briller, resplendir. A l’hiphil, faire l’uuile, à la couleur ὁ ill'inte, Job xxiv, 11. La Vulgate tridnit meridiantur, travailler au soleil de midi; maïs ce sens ne s’.dapte pas aussi bien au contexte.
mn (/sohar), 4° lumière, jour, et, par métonymie, la fenêtre par où vieat le jour, Gen. vi, 16. — 2° Le duel C3 (tsohorcim), pro; rement lumière double, s’entend de l'heure de midi, alors que le soleil est le plus chaud et semble doubler ses rayons. Dans 168 pays chauds, ce moment est consacré au